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ISBN : 9791022608213
Éditeur : Métailié (04/10/2018)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 24 notes)
Résumé :
13 jours, c’est le délai que sa dernière petite amie, banquière recherchée par la police, a donné à Einar pour la rejoindre à l’étranger.

13 jours, c’est le temps qu’il va lui falloir pour décider s’il veut accepter la direction du grand journal dans lequel il a toujours travaillé.

13 jours, c’est le temps qui sera nécessaire pour trouver qui a tué la lycéenne dont le corps profané a été retrouvé dans le parc. Quelque chose dans son vis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  16 octobre 2018
Hello Mister, Mister Arni Thorarinsson, ravie de vous avoir alpagué lors d'une pause, lors du dixième festival de Littératures policières de Toulouse, vous étiez en train de fumer votre cigare, et dans un franglais excentrique je vous ai fait comprendre toute mon admiration pour l'ensemble de votre oeuvre et ma passion pour l'Islande, sa littérature, sa poésie... Installé à votre stand, encore toute émoustillée je suis revenue vers vous et, je ne pouvais plus qu' acheter votre dernier titre et obtenir une dédicace personnalisée qui montre quand même que l'échange de nos propos avait fonctionné. Ouf !
De retour à la maison, en moins de Treize heures (petit clin d'oeil au passage à Deon Meyer) j'ai dévoré vos Treize jours pour connaître le dénouement de l'enquête, menée en coopération et collaboration par l'équipe de Journal du soir et le commissariat de Reykjavik, que vous nous avez concocté pour ce xième volet des enquêtes d'Einur.
Une affaire délicate, la victime est une adolescente âgée de 15 ans, mais aussi difficile, les protagonistes sont tous sujets à des addictions (toxicomanie, alcoolisme,…) et les professionnels qui s'y penchent sont quant à eux poursuivis par leur propres démons.
Dans ce contexte il devient compliqué de faire des investigations, les témoins, les complices ont la mémoire qui flanche (trou de mémoire, état comateux...) et l'équipe de journalistes ainsi que le binôme de policiers ont les nerfs à cran. Surtout lorsque la frontière entre affaires professionnelles, questions privés et vie sentimentale, s'effrite .
Alors oui Treize jours ça peut paraître suffisant mais aussi trop court pour arriver à la résolution de l'affaire que vous nous avez orchestré. Mais les talents conjugués de vos journalistes, notamment la participation active de la fille d'Einar, Gunnsa, jeune étudiante de 17 ans en pleine révisons, vont à n'en pas douter relever défi.
L'intrigue et ses nombreux rebondissements présentent un focus sur les dangers avec lesquels surfent une partie de la jeunesse (toxicomanie, prostitution) tout en pointant les enjeux de la toile où vous nous montrer la nécessité d'une utilisation responsable et non compulsive des outils et des objets connectés. L'importance croissante du rôle des réseaux sociaux dans la vie quotidienne, professionnelle et privée , nous rappelle que le monde de l'information et de la communication est en constante mutation.
En toile de fonds, la restructuration du Journal du soir n'est pas encore achevé et ses efforts pour garder son indépendance (défendre le droit à l'information et la liberté de la presse) sont toujours d'actualité. Les tensions raciales et les contestations sociales décrites témoignent comme ailleurs d'une société qui digère mal les flux migratoires.
En tout cas le rythme est là, saccadé, et le lecteur se prends au jeu.
L'écriture ciselée , honorée par une formidable traduction d'Eric Boury, la construction du texte mettent en valeur l'épaisseur des personnages et la finesse de l'analyse psychologique.
Inutile de vous dire que j'ai adoré, j'ai retrouvé votre sensibilité qui m'avait tant ému dans le crime – histoire d'amour et j'ai même trouvé que comme un bon vin votre style se bonifiait.
J'ai particulièrement apprécié l'histoire d'amour sous-jacente de ces deux adolescents dont le ton dans sa tonicité m'a évoqué celle ressentie face à Shéhérazade, le film de Jean-Bernard Marlin. Si sur la pellicule le spectateur ne peut que subir l'histoire de Shéhérazade et de Zachary, sur les pages de votre roman noir elle est à imaginer à partir des statuts publiés sur Facebook par Klara Osk (Osk signifiant Désirée ...) , la jeune victime amoureuse de Pavel, « le Polonais ».
Vôtre polar comme ce film nous entraînent dans la promiscuité de l'enfer de la prostitution et des addictions de toutes sortes, nous mettant face à des ados qui se mettent en danger, minés par des histoires familiales douloureuses (décès, maladie, chômage …).
Je ne peux donc que vous conseiller Treize jours qui révèle le talent d'Arni Thorarinsson pour évoquer la fragilité d'êtres à la dérive, marginaux, déclassés, et sa lucidité face à une société qui laisse sa jeunesse se noyer. le tableau brossé est le même que l'on soit à Reykjavik où à Marseille
Treize jours une histoire très actuelle.
Nous sommes tous dans le même bateau… et l'heure de la mondialisation est bien planétaire .
Merci Mister Arni Thorarinsson, pour votre habileté, votre humanité et votre clairvoyance et ce polar à la respiration si particulière qui épouse celle de la nature, libérant des vibrations poétiques qui accompagnent les réflexions existentielles de votre journaliste.
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sandrine57
  13 novembre 2018
Encore une fois, Einar est à la croisée des chemins. Doit-il accepter le poste de directeur de la rédaction du Journal du soir ? Ou alors lui faut-il quitter l'Islande pour rejoindre Margret, son ancienne maîtresse recherchée par Interpol ? Avant de prendre sa décision, le journaliste décide de se lancer dans une dernière enquête : la disparition d'une lycéenne qui lui rappelle sa petite Gunnsa au même âge. Margret lui a laissé treize jours de réflexion, c'est donc dans ce délai qu'il va devoir trouver ce qui est arrivé à Klara Osk, une jeune islandaise comme tant d'autres, en manque de repères, tentée par l'argent facile, la fête, l'alcool, la drogue, une fille perdue dont il a retrouvé le corps, violé, profané et dont maintenant il veut trouver le meurtrier. Treize jours pour résoudre un crime, treize jours pour se choisir un avenir...
Est-ce parce que la société islandaise s'enlise dans la crise financière, la xénophobie, le pourrissement des relations familiales et sociales, mais depuis L'ombre des chats, les enquêtes d'Einar sont plus sombres et l'humour se fait plus rare. A la décharge de Thorarinsson, cette affaire est particulièrement sordide puisqu'elle touche la jeunesse; une jeunesse déboussolée, des parents démissionnaires, des familles qui se délitent, de mauvaises rencontres, des fugues, la drogue et la prostitution. Des exploités et ceux qui s'enrichissent à leurs dépens...Einar est toujours aussi pugnace même si sa fille Gunnsa lui vole parfois la vedette. Photographe au Journal du soir, elle mène de front des études universitaires et une carrière de journaliste débutante. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle est la digne fille de son père : obstinée et prête à tout pour approcher la vérité et la justice. de quoi faire réfléchir Einar qui pourrait se sentir pousser vers la sortie par la fougueuse jeune génération.
Au final, Treize jours reste un bon cru. Même si Einar a perdu de son mordant, l'arrivée de Gunnsa au journal apporte la nécessaire dose de fraîcheur et de spontanéité. Et la fin ouverte du roman donne bien sûr très envie de retrouver tout ce petit monde au Journal du soir ou ailleurs...
Un grand merci à Babelio et aux éditions Métailié.
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Didili
  18 novembre 2018
Tout d'abord et en premier lieu merci à Babelio et aux Éditions Métailié Noir pour l'envoi de ce livre dans le cadre de la Masse critique Mauvais Genre !
Un peu moins de 13 jours pour lire ce polar islandais. Je commence à bien m'habituer aux différents noms de famille, enfin heureusement que je ne lis pas à voix haute !
Klara Osk a disparu, son père inquiet va essayer de passer par le Journal du Soir pour la retrouver. Ainsi il va demander de l'aide à Einar, Sigurbjörge et aussi la fille d'Einar, Gunnsa qui fait des photos pour le journal.
Hélas dès les premières pages Klara Osk va être retrouvée par l'équipe de journalistes, morte.
Commence alors l'enquête journalistique qui doit faire attention de ne pas empiéter trop sur celle de la police où l'inspecteur chargé de l'enquête, Jonas est également empêtré dans une sale histoire.
L'enquête journalistique prends le pas sur celle de la police très vite.
Surtout avec Gunnsa qui va facilement s'infiltrer dans le milieu de cette jeunesse décadente pour essayer de trouver la vérité.
Qu'est-il arrivé à cette jeune femme ? La chronique sociale de cette jeunesse n'est pas rose : Sexe, drogues, chantages, pouvoir, prostitution, dangers des réseaux sociaux...
J'ai aimé le côté de ce polar et cette enquête journalistique. Je me suis demandée souvent si la presse pouvait prendre le pas sur le policier dans la réalité. Il y a une importante réflexion dans le livre sur la place de la presse pour mettre en avant les problèmes et essayer de trouver des solutions. Le pouvoir d'enquêter de façon indépendante est une valeur importante de la presse. L'auteur est également journaliste il sait de quoi il retourne.
Dans le livre on alterne avec une autre histoire, où Gunnsa est interrogée par la police à propos de son père... Einar est un personnage récurrent (je ne le savais pas avant de commencer cette lecture... ) et j'ai eu l'impression que j'avais manqué des informations et que je prenais l'histoire de ce journaliste un peu en court de route... La petite amie banquière est sans doute dans les autres romans de l'auteur... Mais j'ai eu du mal à m'intéresser à cette histoire parallèle ...
Einar m'a apparu comme un homme sympathique, la tête sur les épaules. Très attaché à sa fille et voulant pour elle le meilleur. Les liens qui les unissent sont forts et j'ai aimé leurs rapports à travers leur métier et leurs visions de la vie. le tempérament fonceur de Gunnsa m'a emballé !

L'enquête par les journalistes m'a bien plu et m'a apportée un regard différent sur les entretiens qui ne sont pas des interrogatoires et sur une façon de procédé plus libre.
Je vous laisserais découvrir la vérité, si la vérité existe ...
Auprès d'Einar l'énigmatique, et de Gunnsa la fonceuse.
Dans les profondeurs inquiétantes d'une jeunesse en perdition.
Quant à moi, j'essaierais de mieux connaitre Einar
en lisant d'autres romans de l'auteur !
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littleone
  28 octobre 2018
Einar, journaliste d'investigation au "Journal du soir" apprend qu'une jeune fille de 15 ans vient de disparaître. le selfie prit par la celle-ci sur son portable lui fait alors penser à sa fille Gunnsa. Vont-ils en parler dans l'édition qui va paraître ? et sous quelle forme ? la direction du journal lui a été proposée, va-t-il l'accepter ?
Gunnsa devenue photographe travaille également dans ce journal. Elle s'intéresse de très près aux problèmes rencontrés par la jeunesse : fugues, disparitions, drogues, réseaux sociaux... ce qui fait qu'elle utilise habilement toutes les ressources pour obtenir des renseignements pour faire avancer l'enquête ! le corps profané de la jeune fille sera retrouvé... Treize jours, c'est le temps donné à Einar par son amie recherchée par la police pour le rejoindre à l'étranger... ce sera le temps nécessaire pour boucler cette enquête... et savoir ce qu'il va advenir de la direction de ce grand journal
C'est grâce à l'opération "Masse critique" que j'ai pu lire ce dernier thriller d'un auteur qui m'était déjà connu et que j'appréciais. Il faut bien sûr un peu de temps pour se familiariser avec les noms islandais, mais que l'on se rassure c'est tout à fait possible. Il serait dommage de s'en priver, car en dehors de l'intrigue journalistique et policière, il s'agit aussi d'une fine analyse de la société... islandaise d'abord, mais en général également... c'est un peu triste mais il ne faut pas baisser les bras.
Bonne lecture ! et merci aux éditions Métaillé pour cet envoi.
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analyse
  07 novembre 2018
Je remercie les éditions Métailié pour m'avoir gentiment envoyé ce SP numérique afin que je découvre ce très bon thriller nordique sociétal ainsi que la plume percutante de son auteur . Je ne suis pas fan de thriller nordique car j'ai du mal à entrer dans les intrigues surement à cause des noms imprononçables des lieux et des personnages :lol: mais là j'ai fait un effort car cette quatrième de couverture me titillait et que j'avais vraiment envie de le lire.
Einar journaliste, reçoit un coup de téléphone de son ex petite amie qui a détourné de l'argent et qui se cache. Elle lui demande de le rejoindre et lui donne un ultimatum de 13 jours. Une adolescente a disparu. Elle est retrouvé peu de temps après assassinée. L'équipe du journal du soir est sur le coup. Comment cette jeune filles en arrivée là ? C'est qu'ils vont devoir trouver en travaillant conjointement avec la police.
Parallèlement, le journal du soir a besoin d'un nouveau rédacteur en chef, Einar va-t-il accepter ce poste?
L'auteur nous plonge dans une intrigue assez noire. Des jeunes gens fuguent et quelques fois disparaissent. Pourquoi ? Un thème qui je trouve n'est pas assez abordé dans les romans. Bravo à l'auteur qui a su le traiter admirablement avec justesse. Arni Thorarinsson nous plonge directement au coeur de cette intrigue sombre et préoccupante de que deviennent ces jeunes fugueurs . Il nous montre le mal être de ces jeunes et on s'apercevoir qu'au niveau familial bien souvent tout est rose vu de l'extérieur mais noir et plus complexe qu'on peut le penser vu de l'intérieur. Des parents pris par leur travail, une famille désunie, des enfants laissés à eux même… Ils se sentent seuls, délaissées, leur état psychologique est au plus bas… Ils font la mauvaise rencontre et tout bascule. Ils se droguent et pour payer leurs doses finissent par se prostituer pour leurs dealers. Ces jeunes leur appartiennent, une sorte d'esclavage moderne. J'ai aimé cette infiltration dans ce réseau. On comprend mieux ce genre de disparitions et pourquoi il est difficile pour la police de les retrouver une fois qu'ils sont dans cette spirale infernale. Dans cette enquête, l'auteur va effleurer le fait que certains islandais pensent que tout ça est du à l'immigration ce qui est nouveau pour ce pays. Ils en deviennent racistes. Ce sujet a été aborder simplement par l'auteur et sans jugement.
Ces faits sociétaux sont peut être "nouveaux " en Islande mais ce sont les mêmes problèmes qui sévissent un peu partout malheureusement y compris chez nous.
Ce thriller sociétal est habilement construit , maitrisé, et bien documenté, ce qui l'a rendu assez réaliste à mes yeux. Certainement du au passé de journaliste de l'auteur. L'auteur ne détaille pas les scène de violence, il a préféré choisir la subjectivité de notre esprit aux détails glauques et violents qu'il aurait pu nous décrire avec sa plume.
Il a fait le choix judicieux de mettre son personnage principal comme narrateur ce qui lui donne encore plus de profondeur et crédibilité. Il va relater sa progression et celle de ses collègues dans l'enquête sur la disparition puis la mort de cette adolescente fugueuse. J'ai vraiment aimé le fait que l'auteur ne reste pas en périphérie de l'enquête juste pour trouver le ou les coupables mais a choisit d'approfondir son sujet en cherchant le pourquoi du comment ses jeunes en arrivent ils là? Quels sont les facteurs qu'ils les font fuir de chez eux? Quel genre de personnes malsaines vont-ils croiser et suivre? Les personnages sont plutôt bien campés. J'ai adoré la fille de Einar qui travaille comme pigiste dans ce journal et met de la fraicheur, de la spontanéité et du dynamisme à cette enquête. C'est une fonceuse peut être un tantinet naïve. J'ai vraiment eu de l'empathie pour cette jeune fille qui ressemble beaucoup à son père que j'ai vraiment apprécié aussi même si il a beaucoup de défauts :lol: Juste un petit bémol sur la fin, je suis un peu comme Gunnsa j'ai de gros doutes au sujet d'Einar. Peut être y aura-t-il une suite pour m'éclairer :lol:
Un triller extrêmement actuel, rythmé par des rebondissements qui vous tiendront en haleine jusqu'au dernier mot
Lien : https://chapitrealire.wordpr..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili   18 novembre 2018
Enfin sachant qu'il s'est trouvé quelqu'un pour assassiner cette gentille et jolie jeune fille, tout est possible. Il n'y a aucune limite à ce dont l'être humain est capable. Ça se vérifie tous les jours. Nous ne sommes que des animaux. Nous sommes des prédateurs, des prédateurs en tenue de camouflage
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rkhettaouirkhettaoui   31 décembre 2018
Le délai est parfois plus long, ce qui n’arrange rien. Aujourd’hui, les flics attendent la dernière minute pour signaler les disparitions et les fugues. On nage en plein délire : certains gamins trouvent ça cool de voir leur nom dans un avis de recherche. Et encore, je ne parle pas du reste, de tous ces salauds et de ces pervers qui cherchent à entrer en contact avec les fugueurs, surtout si ce sont des filles, et qui font tout pour les attirer dans leurs filets dès qu’ils ont vent d’une disparition. Du coup, la police préfère recourir à d’autres méthodes pour les retrouver, elle attend le plus longtemps possible avant de publier un avis de recherche, sauf si la famille fait vraiment pression.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   30 juin 2019
Mes pensées vont et viennent avant de se fixer sur l'article que j'ai relu aujourd'hui au sujet des mômes qui, poussés par je ne sais quel dégoût, décident de fuir leur existence. En fait, personne ne sait vraiment pourquoi. Et les réponses toutes faites n'expliquent pas le phénomène. Leur décision s'explique parfois par l'isolement social, ils fuient le harcèlement que leur font subir d'autres gamins de leur âge, des adultes, voire des enseignants. Il arrive aussi qu'ils essaient d'échapper à un foyer en déliquescence, mais c'est loin d'être toujours le cas. Bien souvent, cette fuite les conduit dans un univers parallèle où la drogue règne en maître.
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rkhettaouirkhettaoui   31 décembre 2018
On s’entendait très bien, le seul bémol c’est que nos rencontres étaient plus ou moins régulières. C’était son côté alcoolo. Il m’a dit un jour avoir lu que les alcooliques aimaient plus la bouteille que leur propre personne et qu’ils se faisaient passer eux-mêmes avant tout le reste à l’exception de ladite bouteille. Mais ça ne valait pas pour sa relation avec moi. J’ai toujours eu l’impression qu’il m’aimait plus que lui-même et que cette fichue bouteille.
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DidiliDidili   18 novembre 2018


- Mon père m'a dit un jour que tout le monde avait bsoin de se mettre en danger. De manière à ce que la vie ne soit pas entière programmée d'avance et prévisible. Ne serait-ce que pour comprendre ce ue nous ne voulons pas, pour comprendre qu'en fait nous avons déjà tout ce que nous désirons.

- Mais quand on s'engage dans cette voie, on risque très vite de ne plus pouvoir rebrousser chemin, fait remarquer Jonas.

- Je me pose la même question que mon père : quoi de mieux qu'un grand danger pour mesurer la valeur de la vie ?

- Il avait peut être raison. Il n'empêche que nous recherchons avant tout la sécurité.
- Oui le problème est que cette sécurité est ennuyeuse à mourir au bout d'un certain temps, Jonas.
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