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ISBN : 2283032725
Éditeur : Buchet-Chastel (22/08/2019)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Entre 2005 et 2009, dans une communauté mennonite isolée de la Bolivie, appelée la colonie du Manitoba, du nom de la province du Canada, de nombreuses filles et femmes, le matin venu, éprouvaient de la difficulté à émerger du sommeil. On les avait agressées durant la nuit, et leur corps meurtri saignait. Il s’est avéré que huit hommes de la colonie s’étaient servis d’un anesthésiant vétérinaire pour plonger leurs victimes dans l’inconscience et les violer. Ce qu’ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  19 août 2019
Ce roman est inspiré d'un fait divers odieux et dramatique qui s'est déroulé dans une communauté mennonite* implantée en Bolivie. Entre 2005 et 2009, dans la colonie de Manitoba, de multiples viols et agressions sexuelles ont été commis, pendant la nuit, sur de femmes mennonites de 3 à 65 ans. Ces actes monstrueux ont d'abord été mis sur le compte de l'imagination des femmes, d'agressions par des fantômes ou des démons, avant qu'on ne découvre qu'ils avaient été perpétrés par huit hommes de la colonie, qui utilisaient un spray à la belladone pour anesthésier au préalable leurs victimes. Ces hommes ont par la suite été condamnés et emprisonnés.
Le récit (romancé) prend pour point de départ l'idée que les coupables sont en voie d'être libérés sous caution et de revenir à la colonie. Huit des femmes victimes d'agressions se réunissent alors à la hâte en une sorte de conseil pour décider de ce qu'elles vont faire face à ce retour annoncé. Trois possibilités : ne rien faire ; partir vers l'inconnu ; rester pour affronter leurs agresseurs. Leurs discussions sont retranscrites par August, le jeune instituteur de la colonie. Houleux, orageux, ces débats sont difficiles et les enjeux et implications de chaque option sont fondamentaux, dans un contexte où les femmes sont analphabètes et ne connaissent strictement rien du monde extérieur, et où elles sont depuis toujours enfermées dans le carcan du patriarcat et de la religion, au point que c'est une révolution pour elles d'imaginer une société où "les femmes seront autorisées à penser", où "les filles apprendront à lire et écrire". Tout aussi hallucinant d'observer que, dans la mentalité de ces hommes, les femmes sont, quoi qu'il arrive, coupables de quelque chose, alors qu'en toute objectivité, elles sont les victimes pures et simples de ces monstres : "si, en effet, les agresseurs n'avaient pas été conduits en ville et que les autres hommes ne les y avaient pas suivis pour payer leur caution et obtenir qu'ils reviennent dans la colonie, où ils seront en mesure de recevoir le pardon de leurs victimes et obtenir qu'elles soient pardonnées à leur tour par Dieu, ces femmes ne se seraient pas réunies". Certaines se révoltent : "Nous n'avons pas à obtenir le pardon des hommes de Dieu, crie-t-elle, quand nous ne cherchons qu'à protéger nos enfants contre la dépravation d'hommes brutaux qui, souvent, sont ceux-là mêmes à qui nous devons demander d'être pardonnées. Si Dieu est un Dieu aimant, Il nous pardonnera Lui-même. Si Dieu est un Dieu vengeur, Il nous a créées à Son image. Si Dieu est tout-puissant, pourquoi n'a-t-Il pas protégé les filles et les femmes de Molotschna ?"
A côté de la mise en lumière de ces événements et de la condition (révoltante) de ces femmes, le récit pose beaucoup de questions philosophico-religieuses intéressantes sur le pardon, la vengeance, la foi. Il interroge aussi la vie quasi-autarcique des mennonites : "A Molotschna, la chance n'existe pas. Il est péché d'y croire. Il est honteux de pleurer. Comme tout est voulu par Dieu, rien, dans Sa création, n'est laissé au hasard. Si Dieu a créé le monde, pourquoi ne voulons-nous pas y vivre ?"
Un livre très riche, mais dont la lecture est parfois pénible : la retranscription des discussions des femmes, telle qu'elle se déroule à l'oral avec des arguments qui fusent en tous sens, donne par moment une impression de décousu, voire de cacophonie. Quant aux digressions larmoyantes d'August, elles contrastent certes avec la combativité des femmes, mais je n'en ai pas vu l'intérêt pour l'histoire. Au final, "Ce qu'elles disent" est un récit un peu froid et répétitif, original et intéressant, qui rappelle que la religion a souvent bien peu d'égards envers les femmes.
En partenariat avec les Editions Buchet-Chastel via Netgalley.
*Le mennonisme est un mouvement chrétien anabaptiste (càd en faveur du baptême des enfants une fois atteint l'âge de raison, et non dès la naissance), issu de la Réforme protestante. Les mennonites sont fondamentalement pacifistes et, en dans les colonies boliviennes à tout le moins, rejettent toute modernité, vivent essentiellement de l'agriculture et n'ont de contacts avec le "monde extérieur" que pour l'achat de matières premières et la vente de leurs récoltes (Wikipédia).
#CeQuellesDisent #NetGalleyFrance

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pompimpon
  15 septembre 2019
Elles sont mennonites, vivant en autarcie dans la colonie de Molotschna, en Bolivie. Illettrées, elles doivent suivre les préceptes de la Bible tels qu'ils leur sont transmis par leur évêque, Peters, et appliqués par les hommes de la communauté.
Elles ne parlent que le bas-allemand, ne connaissent rien du pays où elles vivent, ignorent tout de ce qui borde les différentes communautés mennonites, n'ont que très peu de contacts avec l'extérieur.
Elles ont presque toutes été victimes de viols répétés, de nuit, après avoir été droguées.
Peu importe leur âge, peu importe leur situation.
D'abord chacune se tait, croit qu'il s'agit d'un cauchemar, d'une punition divine, l'oeuvre de Satan ou de fantômes… Mais de toutes petites filles sont également victimes. Alors, les femmes commencent à parler de leurs nuits en enfer et se rendent compte que le cauchemar est le même pour toutes. Qui plus est, il dure depuis plusieurs années.
L'évêque Peters accuse le diable, qui a bon dos.
Mais ce n'est pas le diable, ce sont des hommes de la communauté qui violent les femmes, les jeunes filles, et les fillettes, la nuit, une communauté où beaucoup sont apparentés, cousins, soeurs, pères, nièces, fils, cousines, frères, mères, neveux, filles…
Les hommes partis en ville, elles ont deux jours pour décider de ce qu'elles vont faire : rester et ne rien faire, rester et lutter, partir.
C'est ce que les femmes ont voté entre elles, loin du regard des hommes, loin de celui de l'évêque Peters qui compte leur demander de pardonner à leurs agresseurs ou de devoir quitter la colonie.
Certaines femmes veulent rester et ne rien faire.
Les deux autres choix ont obtenu le même nombre de voix, c'est pourquoi huit femmes se réunissent au nom des autres pour trancher entre rester et lutter ou partir.
August Epp, l'instituteur de la colonie qui de ce fait n'est pas perçu comme une menace par les femmes, prendra en notes les débats parce qu'elles veulent en garder une trace, même analphabètes.
Le 6 juin 2009, les femmes Loewen, Greta, Mariche, Mejal et Autje, et les femmes Friesen, Agata, Ona, Salomé et Neitje retrouvent Auguste Epp dans le fenil d'Erneast Thissen. le 7 au soir, elles devront être parvenues à un accord à présenter aux autres femmes qui refusent de se résigner.
August Epp raconte ce qu'il entend, Ce qu'elles disent.
Comment rester en accord avec ce qui est écrit dans la Bible ? Savent-elles réellement ce qui y est écrit ? Apprendront-elles à lire et écrire pour le savoir ? Comment continuer à croire, à respecter leur foi ? Comment protéger leurs enfants ? Demanderont-elles une place égale à celles des hommes ? Peuvent-elles le faire ? le feront-elles ?
Quid des hommes qui n'ont pas participé ? Des garçons de moins de quinze ans ?
Ces questions peuvent-elles se résoudre en restant et en luttant ? Ou bien en partant sans même attendre le retour des hommes, marquant par là-même qu'il s'agit de leur choix à ELLES et non d'une décision de l'évêque Peters ?
Toutes les questions sont cruciales. Toutes les réponses sont importantes. Toute décision prise est essentielle.
Tout compte, chaque mot, chaque silence.
Dans ce monde qui considère les femmes à peine au-dessus des animaux, et encore !, elles apprennent à inventer ensemble un mode de vie qui leur soit personnel, un équilibre, loin au sens propre ou au sens figuré des violences subies.
La narration est simple, August Epp prend ses notes à la volée, les mots sont ceux qu'elles disent comme elles les disent.
Et s'il commence par parler de lui, c'est pour expliquer cette place particulière qu'il a au sein de la communauté, qui lui permet d'assister à ces réunions.
C'est un roman bouleversant. On est assis dans le fenil d'Erneast Thissen avec ces huit femmes. Comme August, on les voit au fil des pages, elles qui se connaissent depuis toujours, de la plus jeune à la plus âgée, devoir dépasser leurs différents, leurs agacements, leurs colères rentrées, leurs jugements sur les manies des autres, pour faire émerger leur vérité : elles sont femmes, elles sont victimes et refusent de continuer à l'être, elles veulent prendre leur vie en main ou plutôt l'arracher des mains des hommes de la colonie, elles veulent penser par elles-mêmes.
Et ce chemin qui part d'une obéissance aveugle aux hommes de la communauté "parce que c'est écrit dans la Bible" à la remise en cause de ce que ces mêmes hommes leur transmettent de ladite Bible, d'une existence toute dévolue aux règles et aux autres à une volonté d'édicter leurs règles elles-mêmes, c'est un tremblement de terre pour chacune.
Mais c'est surtout une renaissance.
Toutes vont prendre conscience de leurs possibilités, de leurs forces, l'une après l'autre, au détour d'une phrase. Comme une intelligence commune qui s'éveille, pour le meilleur, avec effort, forçant le respect.
"Nous voulons que nos enfants soient en sécurité.
Nous voulons rester fidèles à notre foi.
Nous voulons pouvoir penser."
Nous voulons pouvoir penser.
Inspiré de faits réels dont Miriam Toews signale qu'ils se sont reproduits ensuite dans la même communauté mennonite en Bolivie après l'incarcération des premiers violeurs, ce roman rend hommage à ces femmes qui méconnaissent leurs ressources jusqu'au moment de les rassembler pour s'extraire du joug imposé par des hommes méritant à peine ce nom, tant ils sont brutaux, arrogants, méprisants, sûrs de leur supériorité supposée sur ces êtres nés, pensent-ils, avec pour seule fonction de leur obéir aveuglément.
Les victimes réelles avaient 65 ans pour la plus âgée, 3 ans pour la plus jeune. Cent-trente cas ont été répertoriés, dans une communauté où le silence est la règle…
Par la force de son écriture, Miriam Toews leur a donné une voix.
Merci à elle, aux éditions Buchet-Chastel et à NetGalley de m'avoir permis la découverte de cet ouvrage.
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tynn
  05 juillet 2019
Miriam Toews donne voix aux femmes mennonites dans une singulier roman/récit s'inspirant d'un véritable fait divers dramatique: le viol collectif et répété organisé par les hommes d'une colonie de Bolivie dans les années 2000.
L'auteure canadienne, elle-même enfant mennonite, élevée dans un esprit ouvert et tolérant a rompu néanmoins avec la communauté pour aller à l'université. Elle garde toute légitimité pour s'intéresser de près au sujet, en poser le contexte dans une dérive sectaire fondamentaliste voire criminelle, donner éclairage sur la condition archaïque des femmes et leur rendre justice.
Le livre se concentre sur deux jours de discussions féminines:
Il faut prendre une décision communautaire avant la remise en liberté sous caution des coupables:
-ne rien faire et continuer à vivre auprès de leurs agresseurs,
-se venger ou pardonner,
-oser partir vers un monde qu'elles ne connaissent pas.
L'enjeu est de taille pour des femmes analphabètes, piégées par leur éducation et leur spiritualité. Par des personnalités différentes et des échanges passionnés et parfois belliqueux, la parole se libère, laissant entrevoir la vie quotidienne d'un mouvement évangéliste chrétien aux dérives sectaires fortes.
Et au-delà des faits dramatiques et révoltants se dévoile une intimité féminine touchante, comme une planche de survie.
Les échanges posent sur table de nombreux thèmes de réflexion autant philosophiques que théologiques, où la croyance s'oppose au pragmatisme. Une invitation à réfléchir sur les notions de courage, de vengeance, de pardon et d'amour.
C'est là tout l'intérêt du livre qui m'a paru souvent redondant par cet aspect très théâtralisé et sans pause narrative des conversations.
A découvrir…
#netgalley
#rentreelitterairesept2019
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AudreyT
  28 août 2019
***
Elles se pensaient en sécurité, entourées de leurs maris, leurs frères, leurs oncles... Elles croyaient que leur foi les protégerait... Elles imaginaient que la violence et la souffrance viendraient du monde extérieur... Huit femmes de la colonie mennonite de Molotschna vont faire la triste découverte d'un monde qui s'écroule. Elles ont été abusées, trahies et vont devoir faire un choix... Deux jours suffiront-ils à changer toute une vie ?
Le roman de Miriam Toews est un roman fort. Touchée par ce qu'ont vécu ces femmes, émue par la véracité des faits, j'ai été désarçonnée et bousculée par l'écriture de l'auteur.
Huis clos oppressant, Ce qu'elles disent est avant tout l'image de femmes qui se lèvent, doucement, se mettent à genoux pour plus de force, et tentent de prendre un envol mérité.
C'est un roman difficile à suivre, pas tant par les scènes de violence, plutôt brumeuses et survolées, que par l'écriture de Miriam Toews. Elle a choisi de nous plonger au coeur des discussions de ces femmes, dans leurs digressions, leurs querelles, sans que les dialogues soient détachées du texte, sans que l'on puisse réellement reprendre notre souffle.
La forme du récit se prête à la pesanteur de l'ambiance, à la lenteur de l'histoire...
C'est donc avec une pointe de regret que j'ai laissé ces femmes en marge, que je me suis sentie comme étrangère, en marge, de leur doute, de leur peur et de leur élan d'espoir et de courage.
Car il en faut pour sauter dans l'inconnu, s'effaçant devant la nécessité de mettre en sécurité ses enfants, remettant en cause sa foi et ses croyances...
Merci à NetGalley et aux Editions Buchet-Chastel pour leur confiance.
Lien : https://lire-et-vous.fr/2019..
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mariech
  27 août 2019
Roman inspiré d'un fait divers qui s'est passé il y a quelques années en Bolivie , des femmes ont subi des viols durant leur sommeil .
Grande particularité , ça c'est passé dans une communauté mennonite et ce roman est écrit par une jeune femme ayant vécu sa jeunesse dans une telle communauté .
J'ai lu que l'auteur disait que la communauté où elle a vécu , était beaucoup plus moderne .
Ici dans le roman , nous sommes dans une communauté complètement fermée sur le monde extérieur , tout ce qui vient de l'extérieur est banni , interdit et les femmes sont analphabètes.
Au début vu le contexte particulier , on pense que c'est l'oeuvre du diable avant d'accepter l'impensable que c'est bien l'oeuvre des hommes .
On suit une assemblée de femmes pendant plusieurs jours , elles vont essayer de trouver une issue et ont trois solutions : pardonner , partir ou rester et se battre .
Comment vivre après de tels actes ? , comment protéger leurs enfants ? , voilà certaines questions abordées .
Ce livre pose de bonnes questions , suscite des débats et c'est une bonne chose .
Le fonds est très intéressant , la forme m'a par contre rebuté , c'est monotone .
J'aurai aimé rencontrer l'auteur , qui j'ai vu participe à des débats de lecteurs , j'aurai aimé lui poser des questions sur la vie dans sa communauté à elle , en apprendre plus sur ces hommes et ses femmes mennonites .
Une lecture très intéressante malgré quelques petits défauts .
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critiques presse (4)
LaPresse   20 mai 2019
Quatre ans après son bouleversant roman inspiré du suicide de sa soeur, la Canadienne Miriam Toews revient avec un titre percutant qui fait écho au mouvement #metoo.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   26 avril 2019
Miriam Toews dévoile les propos de mères, filles et sœurs dans un roman vibrant.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Chatelaine   26 avril 2019
Miriam Toews dévoile les propos de mères, filles et sœurs dans un roman vibrant.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LaPresse   25 avril 2019
Leurs questionnements sont justes, leur sororité, inspirante. Et le débat, brûlant d'actualité dans cette nouvelle ère où garder le silence ne fait plus partie des options.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
pompimponpompimpon   15 septembre 2019
Si j’ai bien compris, nous, les femmes, avons déterminé trois choses auxquelles nous estimons avoir droit.
Lesquelles ? demanda Greta.
Nous voulons que nos enfants soient en sécurité, répond Mariche. Elle s’est mise à sangloter doucement, elle a du mal à parler, mais elle poursuit quand même. Nous voulons rester fidèles à notre foi. Nous voulons pouvoir penser.
Commenter  J’apprécie          90
pompimponpompimpon   15 septembre 2019
Mariche déclare que c’est la possibilité que les femmes créent leur propre carte qui a provoqué l’épisode de Mejal. Pas une peur consciente de la cartographie artisanale, ajoute-t-elle, mais bien de ce que cela implique : nous sommes les seules responsables de notre destinée. Nous nous aventurerons en terrain inconnaissable.
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pompimponpompimpon   15 septembre 2019
Bon, dit Agata, puisque tu ne crois pas à la vie éternelle, nous avons intérêt à nous grouiller. Tu es d’accord pour dire qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps ?
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FuyatingFuyating   18 juin 2019
Elle continue de crier : elle détruira toute créature vivante qui s'en prend à son enfant, elle arrachera ses membres un à un, elle profanera son corps et l'enterrera vivante. Elle mettra Dieu au défi de la frapper à mort, là, sur-le-champ, si elle a péché en mettant son enfant à l'abri du mal et en détruisant ce mal pour qu'il ne puisse plus s'attaquer à d'autres. Elle mentira, elle persécutera, elle tuera les méchants et elle dansera sur leurs tombes et brûlera en enfer pour l'éternité avant de laisser un seul autre homme assouvir ses pulsions violentes sur le corps de sa fille de trois ans.
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PenelopePenelope   17 juin 2019
Pourquoi cette évocation - l'amour, le souvenir de l'amour, le souvenir de l'amour perdu, la promesse de l'amour, la fin de l'amour, l'absence de l'amour, le besoin brûlant, brûlant d'amour, le besoin d'aimer - provoque-t-elle un tel déchaînement de violence ?
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Videos de Miriam Toews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Miriam Toews
Entretien avec Miriam Toews à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 21 juin 2019. Découvrez les mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman 'Ce qu'elles disent', paru aux éditions Buchet-Chastel.
Un grand merci à Fabienne Gondrand pour l'interprétation.
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