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ISBN : 2283032725
Éditeur : Buchet-Chastel (22/08/2019)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Entre 2005 et 2009, dans une communauté mennonite isolée de la Bolivie, appelée la colonie du Manitoba, du nom de la province du Canada, de nombreuses filles et femmes, le matin venu, éprouvaient de la difficulté à émerger du sommeil. On les avait agressées durant la nuit, et leur corps meurtri saignait. Il s’est avéré que huit hommes de la colonie s’étaient servis d’un anesthésiant vétérinaire pour plonger leurs victimes dans l’inconscience et les violer. Ce qu’ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  05 juillet 2019
Miriam Toews donne voix aux femmes mennonites dans une singulier roman/récit s'inspirant d'un véritable fait divers dramatique: le viol collectif et répété organisé par les hommes d'une colonie de Bolivie dans les années 2000.
L'auteure canadienne, elle-même enfant mennonite, élevée dans un esprit ouvert et tolérant a rompu néanmoins avec la communauté pour aller à l'université. Elle garde toute légitimité pour s'intéresser de près au sujet, en poser le contexte dans une dérive sectaire fondamentaliste voire criminelle, donner éclairage sur la condition archaïque des femmes et leur rendre justice.
Le livre se concentre sur deux jours de discussions féminines:
Il faut prendre une décision communautaire avant la remise en liberté sous caution des coupables:
-ne rien faire et continuer à vivre auprès de leurs agresseurs,
-se venger ou pardonner,
-oser partir vers un monde qu'elles ne connaissent pas.
L'enjeu est de taille pour des femmes analphabètes, piégées par leur éducation et leur spiritualité. Par des personnalités différentes et des échanges passionnés et parfois belliqueux, la parole se libère, laissant entrevoir la vie quotidienne d'un mouvement évangéliste chrétien aux dérives sectaires fortes.
Et au-delà des faits dramatiques et révoltants se dévoile une intimité féminine touchante, comme une planche de survie.
Les échanges posent sur table de nombreux thèmes de réflexion autant philosophiques que théologiques, où la croyance s'oppose au pragmatisme. Une invitation à réfléchir sur les notions de courage, de vengeance, de pardon et d'amour.
C'est là tout l'intérêt du livre qui m'a paru souvent redondant par cet aspect très théâtralisé et sans pause narrative des conversations.
A découvrir…
#netgalley
#rentreelitterairesept2019
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soleil
  30 juin 2019
Bolivie 2009. Voici déjà 4 ans qu'au sein de la colonie mennonite de Manitoba, des enfants, jeunes filles, femmes, se réveillent couvertes de coups, sang, violées, sans n'avoir rien perçu. La seule explication donnée à ces femmes est qu'en raison de leurs péchés, Satan les a punies. Mais elles ne croient pas à cette explication. Il s'avère que des hommes au sein de la communauté ont endormi ces femmes avec un puissant anesthésiant et les ont agressées durant la nuit. La plus jeune n'avait que 3 ans. La plus âgée n'avait plus de dents en raison des coups portés.
L'auteur, mennonite, relate dans ce roman la réunion de 8 femmes qui doivent prendre une décision. Rester, se battre ou partir. August, instituteur considéré comme un sous-homme,va retranscrire aux côtés de ces femmes les minutes de leurs décisions. Personne ne doit savoir ce qui se fomente. Aucune ne sait écrire. Leurs pensées, ce qu'elles veulent faire, vont être consignées par lui. Prises dans les rets d'une religion qui les oppresse, ne parlant pas l'espagnol, ne sachant ni lire ni écrire, que faire ? 
Ce sujet m'intéressait et je connaissais le mode de vie de ces mennonites mais je dois avouer que j'ai manqué d'émotions pendant cette lecture. L'auteur retrace de façon très factuelle, minutée, les réunions de ces femmes. Il n'y a aucune émotion alors même que le récit se consacre aux échanges entre ces femmes. 
J'ai dans un premier temps pensé que cela était dû à l'éducation de ces femmes (et de ces hommes) où la manifestation du sentiment amical, amoureux, n'a pas sa place.
Par ailleurs il y a trop de digressions dans le récit et l'on a du mal ensuite à se réinstaller dans l'histoire.
Le seul moment où j'ai été émue fut à la fin lors du monologue d'August et lorsque l'on apprend certains faits sur sa vie.
L'auteur révèle très bien les contradictions de cette communauté et l'impasse dans laquelle se trouvent ces femmes : si elles ne pardonnent pas à ces hommes, elles iront en enfer ; si elles pardonnent à ces hommes, ils ne seront plus excommuniés et regagneront la communauté. de plus ce roman a le mérite de mettre en lumière des fait trop longtemps cachés au sein d'une communauté repliée sur elle-même.
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Stemilou
  15 juillet 2019
Histoire vraie romancée Ce qu'elles disent m'a profondément attristée et choquée. L'auteure donne la voix à huit femmes de tous âges vivant dans une colonie mennonite de Bolivie; elles ont toutes subies à plusieurs reprises un viol. Un viol planifié, organisé par plusieurs hommes de la colonie. Ces tyrans endormaient leurs victimes avant d'abuser d'elles et de les laisser inconscientes, la plus jeune d'entre elles avait moins de cinq ans.
Cet ouvrage n'est pas une révolte contre le viol mais contre une éducation qui prône le pardon plutôt que la punition, même si leur religion leur enseigne la non-violence elles savent très bien que ces atrocités ne sont pas l'oeuvre du diable mais de leurs voisins, frères, pères et cousins. Il est question de la condition de la femme dans ces colonies archaïques où elles se retrouvent analphabètes et enfermées dans leur religion.
Ces femmes ont quarante huit heures pour décider de leur avenir, avant que les bourreaux ne soient remis en liberté sous caution. Faut-il pardonner et continuer à vivre auprès d'eux? Faut-il partir, quitter la colonie? Il y aura de vifs échanges entre ces huit femmes aux caractères si différents mais avec la même volonté d'aller de l'avant. Leur entrevue sera consignée par un homme et la décision sera prise après de nombreux débats autour de la religion et de ce qui est bon de faire pour les siens et pour ne pas s'attirer les foudres de Dieu.
On assiste à une libération, un épanouissement et surtout à une volonté de fer de la part de femmes quasiment soumises aux décisions de leur mari. Et ce qui m'a le plus touchée est ce désir de protéger à tout prix les enfants et ce rapprochement entre femmes meurtries.
Ce récit montre tout le courage dont peu faire preuve un être pour sa survie, ces femmes notamment qui ne connaissent rien du monde au-delà de leur colonie préfèrent s'y perdre que de rester. Je pense qu'il n'y a rien de plus à dire sur ces femmes.
La narration par contre est un peu lourde parfois mais l'intérêt pour un tel sujet permet de passer outre.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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AnnaDelRio
  15 juillet 2019
Ce qu'elles disent, puisqu'elles ne peuvent l'écrire, huit femmes mennonites en témoigneront auprès d'un narrateur en rupture de ban, scribe docile et bienveillant de leur tragédie.
Dans le monde en vase clos de la communauté qui les a vues grandir, l'hypocrisie et les non-dits ont atteint leur acmé : alors que, d'année en année, plusieurs d'entre elles sont tour à tour retrouvées droguées, battues et violées, diables et âmes pécheresses ne parviennent plus à les convaincre d'une telle adversité. Les femmes savent, désormais... et elles ont quarante-huit heures pour choisir entre partir, se battre ou bien rester – et ainsi, reprendre en main leurs destins.
Inspiré d'une histoire vraie, le roman de Miriam Toews ne laissera personne indifférent : brutal dans les faits, d'une poésie rare pourtant, il questionne, chavire, déconcerte et son écho porte le cri d'une émancipation féminine aussi légitime que nécessaire.
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Arwen78
  21 juin 2019
Belle histoire que celle de ces femmes qui ont une grande décision à prendre. Ce huit clos est original et l'histoire de August se mêle à l'histoire de ces femmes et également à celui d'Ona. L'écriture et l'histoire m'ont bien plu, mais j'ai eu énormément de mal à rentrer dans ce récit. J'ai trouvé les personnages de On a et de August très attachants. Ce livre est un hommage aux femmes de toute la terre.
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critiques presse (4)
LaPresse   20 mai 2019
Quatre ans après son bouleversant roman inspiré du suicide de sa soeur, la Canadienne Miriam Toews revient avec un titre percutant qui fait écho au mouvement #metoo.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   26 avril 2019
Miriam Toews dévoile les propos de mères, filles et sœurs dans un roman vibrant.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Chatelaine   26 avril 2019
Miriam Toews dévoile les propos de mères, filles et sœurs dans un roman vibrant.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LaPresse   25 avril 2019
Leurs questionnements sont justes, leur sororité, inspirante. Et le débat, brûlant d'actualité dans cette nouvelle ère où garder le silence ne fait plus partie des options.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
FuyatingFuyating   18 juin 2019
Elle continue de crier : elle détruira toute créature vivante qui s'en prend à son enfant, elle arrachera ses membres un à un, elle profanera son corps et l'enterrera vivante. Elle mettra Dieu au défi de la frapper à mort, là, sur-le-champ, si elle a péché en mettant son enfant à l'abri du mal et en détruisant ce mal pour qu'il ne puisse plus s'attaquer à d'autres. Elle mentira, elle persécutera, elle tuera les méchants et elle dansera sur leurs tombes et brûlera en enfer pour l'éternité avant de laisser un seul autre homme assouvir ses pulsions violentes sur le corps de sa fille de trois ans.
+ Lire la suite
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PenelopePenelope   17 juin 2019
Pourquoi cette évocation - l'amour, le souvenir de l'amour, le souvenir de l'amour perdu, la promesse de l'amour, la fin de l'amour, l'absence de l'amour, le besoin brûlant, brûlant d'amour, le besoin d'aimer - provoque-t-elle un tel déchaînement de violence ?
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IJKLM__PIJKLM__P   18 juin 2019
Ona parle. Comme les anciens et l’évêque de Molotschna ont décidé que nous n’avions pas besoin de soutien psychologique à la suite des agressions, puisque nous étions inconscientes au moment où elles se sont produites, sommes-nous obligées ou même capables de pardonner ? De pardonner une chose qui n’est pas arrivée ? Une chose que nous ne pouvons pas comprendre ? Qu’est ce que ca veut dire en gros ? Que « le monde » si nous ne le connaissons pas, ne peut pas nous corrompre ? Sommes-nous libres parce que nous ignorons que nous sommes en prison ?
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FuyatingFuyating   17 juin 2019
Il est possible de quitter quelque chose ou quelqu'un dans un état d'esprit donné et d'arriver ailleurs dans un autre, tout à fait inattendu.
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ThereisanAlieninthelibraryThereisanAlieninthelibrary   23 juin 2019
J’ai songé à lui expliquer les hémisphères, lui raconter que nous avons l’obligation de partager le soleil avec d’autres régions du monde, qu’une personne observant la terre depuis l’espace verrait jusqu’à quinze levers et couchers de soleil en une seule journée – et qu’en partageant le soleil l’humanité pourrait apprendre à tout mettre en commun, apprendre que tout appartient à tout le monde !
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Videos de Miriam Toews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Miriam Toews
Entretien avec Miriam Toews à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 21 juin 2019. Découvrez les mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman 'Ce qu'elles disent', paru aux éditions Buchet-Chastel.
Un grand merci à Fabienne Gondrand pour l'interprétation.
Retrouvez toutes les critiques de 'Ce qu'elles disent' sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Toews-Ce-quelles-disent/1123724
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