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Laurent Bury (Traducteur)
ISBN : 2746712210
Éditeur : Autrement (04/11/2008)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Nous sommes dans l'Angleterre victorienne. Margaret Mackenzie, une vieille fille de trente-cinq ans, fait tout à coup un bel héritage. Bientôt les prétendants se pressent... Désemparée, elle hésite entre son cousin John Ball, veuf et père d'une nombreuse famille ; Samuel Rubb, l'associé de son frère, quelque peu filou ; et le révérend Maguire, qui aurait été si beau sans son oeil défectueux. La situation se complique lorsque l'héritage est remis en cause... Il va fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  14 avril 2018
Après avoir successivement soigné son père puis un de ses frères, Miss Mackenzie se retrouve enfin libre à trente-cinq ans .
Enfin, libre , c'est vite dit...
On est dans l'Angleterre victorienne , et même si Miss Mackenzie , vient d'hériter d'une jolie fortune , elle ne peut pas non plus faire n'importe quoi ...Alors qu'elle n'est ni très jolie, ni très intelligente (dixit l'auteur) , et qu'elle a mené jusqu'ici une existante confinée, tout d'un coup les prétendants affluent . Qui choisira-telle entre le clergyman hyper intéressé( qui a besoin d'elle pour acheter une cure ), son cousin veuf et désargenté ( qui a besoin d'elle pour renflouer le domaine et s'occuper de ses 9 enfants )et l'associé de son frère ( qui a besoin d'elle pour renflouer les caisses de son entreprise) , on peut dire que le choix est restreint !
Il n'est question que de raison, d'arrangements et bien sur, en aucun cas d'amour .
Alors même que son 2° frère l'ignorait royalement du temps où elle jouait les gardes malades , lui et sa femme trouverait totalement normal qu'elle se sacrifie pour subvenir aux besoins de leurs 7 enfants ...
Son héritage est convoité méchamment de tous les côtés, chacun étant persuadé qu'il en fera meilleur usage que miss Mackenzie !
Malgré quelques longueurs et quelques lenteurs, Anthony Trollope nous dresse un portrait psychologique brillant de la place de la femme dans son époque . A trente cinq ans, une femme est considérée comme une vieille fille si elle n'est pas mariée et n'a presque pas d'autres choix que de se placer sous la protection d'un homme ou de sa famille .
Le roman décolle vraiment dans sa deuxième moitié et l'on tremble à l'idée que miss Mackenzie se dépouille de tout, elle est si généreuse.
Un peu trop gentille pour la lectrice du 21 ° siècle que je suis . J'aurais préféré la voir un peu plus pugnace , un peu moins "brebis", un peu moins "flottante" , Margaret va s'affirmer un peu plus vers la fin et faire un choix,
un choix dicté par la raison , par son milieu .
Beaucoup moins romantique que Jane Austen, Anthony Trollope nous propose une fin heureuse mais quand on gratte un peu , miss Mackenzie ne méritait elle pas mieux ? Ne pouvait elle pas espérer mieux ?
Un portrait de (vieille !) fille de trente cinq ans , qui fait quand on y réfléchit bien , assez froid dans le dos . On a de la chance de vivre dans notre siècle, voilà ce que j'ai pensé en refermant ce livre ...
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jeunejane
  27 janvier 2017
Miss Mackenzie a trente-six ans dans les années 1860 en Angleterre. Après avoir soigné son frère, elle hérite de sa fortune au détriment de son autre frère Tom qui a une famille nombreuse.
Le noeud de l'histoire tourne autour des trois prétendants de Margaret Mackenzie, tous trois intéressés par sa fortune toute récente.
Tout cela se passe dans une époque où la religion est très stricte.
Dans la petite ville où elle réside, deux clans s'opposent : un plus libre et traditionnel où l'on commet la terrible mauvaise action de jouer aux cartes et l'autre appelé la basse église , les protestants, où le représentant est plus sévère que partout ailleurs.
Margaret essaie de rester neutre mais ce n'est pas facile et elle se préserve de ses prétendants car elle n'est pas dupe.
Elle tente aussi de garder un esprit critique.
L'intérêt du roman réside dans les intrigues qui se jouent autour de la "jeune" femme mais surtout dans le style d'écriture de l'auteur.
Margaret, est sympathique et généreuse. La lecture ne nous livre pas d'éventuels futurs maris très séduisants : nous devons nous contenter du strabisme de Mr Maguire , du crâne chauve de John Ball et du côté ordinaire de Sam Rubb.
Non seulement, Anthony Trollope nous décrit admirablement la société dans les années 1860 autour de Londres mais il écrit merveilleusement bien avec une traduction agréable et un humour très perceptible.
L'originalité du livre réside dans les apartés que l'auteur nous livre en faisant des commentaires sur ce qu'il écrit comme s'il était spectateur de son histoire et c'est un vrai régal!
Challenge pavés 2016-2017
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juliette2a
  12 juillet 2013
Première plongée dans l'oeuvre de Trollope avec Miss MacKenzie, roman majeur du XIXème siècle.
Etant depuis longtemps une passionnée de Jane Austen ou encore Elizabeth Gaskell, j'ai pris un grand plaisir à dévorer ce roman et je me suis retrouvée au côté de l'héroïne éponyme, Margaret, dans l'Angleterre de la fin du XIXème, traversant avec elle les différentes péripéties de ce livre.
En effet, le point initial de cette histoire est l'héritage dont bénéficie Margaret MacKenzie, alors âgée de trente-cinq ans suite à la mort de son frère aîné. Sa vie prend alors un tournant radical et les prétendants -hier peu nombreux- se multiplient dès lors...Margaret doit faire face à trois "véritables" prétendants, tous différents : Mr. Samuel Rubb Junior, l'associé de son frère, filou et cupide ; Mr. Jeremiah Maguire, un clerc dévoué mais avec un physique quelque peu rebutant, mais surtout Sir John Ball, le cousin de Margaret, pauvre et élevant un grand nombre d'enfants.
Finalement, après de multiples rebondissements, Margaret fera un choix capital en épousant (bien évidemment par amour) l'un de ces trois "gentlemen" et finira par être heureuse.
Ce roman constitue une véritable satire sociale, à travers des personnages antipathiques, comiques, cupides, bref, que le lecteur a du mal à apprécier, et Trollope dresse donc un portrait peu flatteur de la société de son époque, qui, est d'ailleurs largement valable aujourd'hui encore.
Bref, une très belle lecture qui m'a encore une fois enchantée, et que je conseille bien sûr à tous !
A lire !!
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Annette55
  02 septembre 2014
Nous voici plongés dans un ouvrage typiquement anglais, au coeur de l'Angleterre Victorienne, écrit en1865, passionnant à découvrir!
Une vieille fille de trente cinq ans, Margaret Mackenzie,hérite de huit cents livres de rente et aussi de la liberté d'en faire ce qu'il lui plairait....
Bientôt, les prétendants se pressent.....
Désorientée,que va t- elle faire de sa vie?
Souhaite t- elle la vie d'une vieille fille fortunée?
Celle d'une épouse comblée ou non?
"Elle se croyait si insignifiante qu'elle n'avait pas le droit de s'attendre à l'amour".
"En vérité, elle se méprisait et s'estimait trop médiocre pour être aimée".
Le mariage serait- il pour elle le moyen ultime du bonheur?
Qui choisir parmi ses prétendants? Samuel Rubb, l'associé de son frère, un brin vénal, au plus malhonnête? À qui elle pardonnera d'ailleurs sa fourberie?
Le révérend Maguire dont la beauté manifeste est abîmée par un strabisme désolant?" Comment un homme doté d'un tel visage, d'un tel menton, et même d'un tel oeil gauche pouvait - il être accablé par un tel oeil droit?".....lui qui se révèlera cupide, menteur et mesquin....
Son cousin John Ball, veuf, de dix ans son aîné, père de nombreux enfants,amoureux surtout des affaires financières, " souillé" par les cours de la Bourse, soucieux de l'argent de Margaret?
Âme sensible, voire sentimentale, miss Mackenzie bénéficie d'une liberté dont elle ne sait que faire.
Elle s'installe à Littlebath, ville provinciale élégante, un lieu de résidence à la mode.
Elle se laisse conduire par un groupe religieux exalté mais rompt avec eux dés lors que sa liberté individuelle est amputée par leur fanatisme.
Miss Mackenzie offre un très beau portrait de femme, aspirant à la liberté intégrale: " une femme seule devrait être plus libre qu'une femme mariée de faire ce qu'elle veut".
" J'aimerais tant faire ce que j'ai envie"...dans une société corsetée où les femmes sont maintenues dans une minorité.....
L'auteur nous offre de beaux moments de comédie sociale, d'humour féroce , parfois désopilant!,de satire discrète, à travers des personnages cupides, antipathiques ou comiques, de savoureux portraits subtils, amusants ou sarcastiques, souvent empreints de cynisme.
L'âme humaine est décortiquée ainsi que les codes sociaux de l'époque si rigides et tortueux!
Un beau roman, en vérité,près de cinq cents pages réjouissantes, un style maîtrisant l'intrigue et la psychologie des personnages pourtant nombreux, ajouté à l'analyse fine du caractère de l'héroïne principale à qui il a fallu beaucoup de sang froid, d'intelligence et de sensibilité afin de déjouer tous les pièges tendus!
Un don d'observation acéré dans une société vouée au conformisme, au paraître et aux faux semblants!
Du grand art!
Enfin, ce n'est que mon avis!
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AgatheDumaurier
  27 janvier 2016
Après avoir lu toutes les critiques, je ne sais pas trop quoi rajouter.
Si : Anthony Trollope est, pour son époque et même peut-être encore maintenant, un bien sympathique féministe. (Merci maman, la si drôle et intelligente Frances T.) On ne trouve jamais sous sa plume de grands jugements généraux du genre : "mais elle était plus sensée que ne le sont en général les femmes" ou "bien qu'elle fût femme, elle avait -étonnamment-un cerveau" ou encore "elle se laissait facilement emporter par l'hystérie qui caractérise le sexe faible"(type Thomas Hardy et confrères du XIXème, et encore lu récemment chez Huysmans -la peste soit de ces bonshommes aveugles.) Donc, chez Trollope Anthony, rien de ce genre de remarque. Tout le monde est traité à la même enseigne :
-Margaret, "vieille" fille de 35 ans (au secours, je suis bonne pour l'hospice), est parfois "faible", souvent forte, jamais lâche, néanmoins toujours tentée de se sacrifier, et Trollope montre bien que c'est son éducation qui parle, et non son sexe. Dans l'implicite du texte, on voit bien quand même que ce qu'elle peut espérer de mieux, c'est de s'occuper de 9 enfants qui ne sont pas à elle et d'une belle-mère épouvantable, après avoir juré obéissance au moins pire de ses prétendants...La faute à la société...Elle a brûlé tous ses poèmes de jeunesse qui parlaient d'amour et de passion.
-Les prétendants : cupides, malhonnêtes, hypocrites, bêtes (c'est le narrateur lui-même qui le dit à propos de John Ball) et aussi un peu généreux et sensibles (Rubb, Ball) ...Mais quand même bien lâche (Ball), mais pas tout le temps (Ball)
-Lady Ball : O my God quelle horrible sorcière ! Parfois "vive", mais aussi -heureusement- très très bête.
-Mrs Mackenzie : la bonne fée, la plus maline, capable de faire de chacun absolument ce qu'elle veut en un tournemain. L'antidote aux Stumfold, Lady Ball, Sarah Mackenzie, Maguire ... Elle les écrase tous d'un frémissement de mousseline à pois noirs et d'un petit chapeau de deuil ravissant et très cher. Ma préférée, qui arrive bien tard.
Sous l'humour présent à toutes les pages, le terrible corset de cette société affleure partout, et se resserre, se resserre, si l'on cherche à bouger, comme Margaret. L'envie d'argent étouffe tous les sentiments. Aucun ne demeure pur dans ce nid de vipères, et il faut bien, comme Margaret brûlant ses poèmes, y renoncer.
Certaines critiques disent que John Ball ne fait pas rêver. Je pense que c'est tout à fait calculé. On ne peut pas dire que ça se termine bien. On peut juste dire que ça se termine mieux que cela l'aurait pu.
Je me demande si le mieux n'aurait pas été, et peut-être l'auteur y pense-t-il, un autre prétendant. Car Margaret y renonce, il me semble, pour des raisons fallacieuses -fidélité envers la famille, classe sociale, en bref, éducation et dressage. Mais ce n'est pas non plus certain. Il y a des zones d'ombres dans ces personnages qui paraissent si clairs, et ce narrateur si bavard...Ce qui ajoute encore au charme un peu vénéneux finalement du roman.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   09 octobre 2014
Certaines femmes semblent prendre un réel plaisir à s’installer au chevet d’un malade pour s’y rendre utiles. Elles commencent généralement par se dépouiller de tous leurs charmes féminins adventices et par se vêtir de probité rigide, inhabituelle et sans attraits. Elles restent douces, peut-être plus douces que jamais dans leurs mouvements, mais tout ce qu’elles font a un caractère de décision qui ne ressemble guère à leur façon d’agir ordinaire. Le malade, s’il n’est pas assez malade pour être incapable de réfléchir sur la question, a l’impression d’être un bébé qu’il a vu la nourrice prendre dans son berceau, tapoter sur le dos, nourrir puis remettre dans sa petite couche, le tout sans violence ou tyrannie indue, et pourtant avec un certain sentiment de toute-puissance envers l’enfant. L’homme a perdu sa vitalité et, prostré, alors que son état lui barre l’accès à tout effort spontané, il se sent plus femme que la femme elle-même.
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RebusRebus   15 mars 2014
Mrs Stumfold ne descendait jamais de son trône, sauf pour la femme de l'évêque qui, en retour, regardait Mrs Stumfold de haut. Mais bien que vivant dans une atmosphère de flagornerie servile, elle avait su admirablement préserver sa sérénité ; elle parlait d'elle-même (et peut-être se concevait) comme une pauvre mortelle pécheresse. Cependant, lorsqu'elle insistait sur cet élément de son humanité, l'épouse du carrossier agitait la tête et finissait par frapper du pied, de rage, en jurant que même si tout le monde n'était que poussière et vermine, et même si, par nature, Mrs Stumfold devait bien sûr être incluse dans tout ce monde, la poussière et la vermine ne se montraient jamais avec si peu des souillures de l'humanité que dans le coeur de Mrs Stumfold. De sorte que, même si l'on ne pouvait nier, pour des raisons de cohérence de l'univers, que Mrs Stumfold ne soit que poussière et vermine, pourtant, dans sa poussiéritude et sa verminitude, elle était si peu poussiéreuse et si peu vermineuse qu'il y avait quelque chose d'injuste, même de sa part, à évoquer ce seul fait.
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iris29iris29   12 avril 2018
Il y a des femmes , de rang très haut mais de fortune très basse, dotées à tel point de cette grâce spécifique à l'aristocratie qu'elles montrent à chaque mot, à chaque pas, à chaque port de tête qu'elles sont parmi les grands de ce monde et que l'argent n'a rien à voir avec cela .
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jeunejanejeunejane   27 janvier 2017
Malgré leur antipathie, un certain degré de confiance était nécessairement apparu entre elles. Deux personnes qui se voient souvent, à l'exclusion de toute société, en viennent à se confier leurs pensées, même si aucune affection ne les unit.
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JoohJooh   15 octobre 2014
On a pu dire que les femmes ont pour le mariage un désir qui confine à la démence. Je crois que ce désir, à supposer qu’il soit aussi général qu’on le dit, n’a rien de dément.
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