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ISBN : 2266216716
Éditeur : Pocket (13/02/2014)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 300 notes)
Résumé :
Les très grands romans de serial killer se comptent sur les doigts d’une main : Le Dahlia noir, de James Ellroy, Le Silence des agneaux, de Thomas Harris, Le Poète, de Michael Connelly. Après Au-delà du mal, de Shane Stevens, nous sommes heureux de vous proposer un nouveau sommet du genre, Il, de Derek Van Arman.

«La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  24 septembre 2018
Quand Diana Clayton et ses deux filles sont retrouvées assassinées dans leur maison de Bethesda, une ville de la banlieue de Washington, pour Jack Scott le choc est rude. En effet, le directeur du VICAT, VIolent Criminal Apprehension Team, reconnaît dans le modus operandi, celui d'un tueur en série qu'il croyait mort en prison il y a belle lurette. A-t-il été abusé par cet homme retors et pervers ?
Au même moment, non loin de la maison des Clayton, le jeune Elmer Janson et son chien Tripode déterrent un squelette de sous un bowling désaffecté. A priori les ossements semblent trop anciens pour intéresser la police mais Frank Rivers, un flic aux méthodes peu orthodoxes, veut creuser l'affaire. Ce faisant, il attire l'attention de Jack Scott qui l'intègre à son équipe dans sa traque au tueur.
Mais cette chasse à l'homme ne saurait occulter que partout ailleurs dans le pays le crime continue, les prédateurs rodent, d'innocentes jeunes filles disparaissent. La mission du VICAT semble sans fin.
Probablement novateur à sa sortie en 1992, ''Il'' n'est plus aujourd'hui qu'un roman trop long qui raconte par le menu le travail et le méthodes de la police américaine dans sa traque des tueurs en série. Qui a vu Les experts ou Esprits criminels ne sera pas surpris par le VICAT et son arsenal de techniques d'investigation, de centralisation des données et d'habile mélange entre science et psychologie.
Côté flic, Jack Scott, proche de la retraite, très investi dans son métier, prototype de l'homme qui se ruine la santé et néglige sa vie privée en se consacrant corps et âme à son travail. Et Frank Rivers, borderline, cabossé par la guerre du Vietnam, dur au grand coeur, qui se fout des règles, des ordres pour mener ses propres combats. Un duo de choc qui ne donne pas dans l'originalité mais plutôt dans l'efficacité.
Et puis il y a les meurtres sordides, les tueurs pervers, les victimes innocentes...
Sombre et efficace, l'histoire aurait gagné à être raccourcie d'au moins 200 pages. Dire que c'est un roman culte est grandement exagéré, c'est un bon polar, sans plus.
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gruz
  13 février 2013
Évacuons les deux sujets tout de suite :
- non, ce n'est pas le thriller du siècle et il ne révolutionne pas le genre. Replacé dans le contexte de 1992, on peut cependant penser qu'il apportait un regard assez neuf à l'époque.
- le titre ne me semble définitivement pas adéquat, réducteur par rapport au type de récit proposé.
Ceci étant dit, « Il » est un bon roman, alliant les qualités d'un thriller à certains moments (dont le final), aux qualités du polar par sa volonté d'approfondir les sujets et les caractères (sur 765 pages tout de même !).
Le grand intérêt, même si le roman date, est cette étude psychologiques des serial killers dits « ludiques », par le truchement de deux personnages de flics assez formidables.
Van Arman prend son temps, sait garder la mesure et ne tombe pas dans la surenchère gratuite (malgré les sujets douloureux), c'est intelligent de sa part. Cette façon de procéder me fait penser aux romans de R.J. Ellory.
L'histoire en elle même n'est pas qu'un simple récit de tueur en série, elle est plus profonde, s'ancrant dans l'histoire du pays.
Bon, le bouquin n'est pas sans défaut à mon humble avis, je l'ai trouvé parfois trop volubile et de qualité inégale. L'écriture de l'auteur, tantôt très descriptive, tantôt émouvante, est parfois un peu lourde.
Ce n'est qu'un défaut mineur qui ne doit pas empêcher le lecteur, cherchant à se plonger profondément dans un récit solide, de se lancer dans l'aventure.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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LiliGalipette
  19 septembre 2015
John Scott est un policier psychologue spécialiste des tueurs dits récréatifs ou désaffectés. À la tête du VICAT, une unité spéciale qui étudie et poursuit ces criminels, il traque l'assassin de Diana Clayton et de ses filles. « Pendant plus de trente ans, des mères sans défense et leurs enfants avaient été piégés par le même prédateur humain, un animal sans âme. » (p. 301) Pendant ce temps, l'inspecteur Frank Rivers, un policier aux méthodes contestables, enquête sur le cadavre découvert sous un bowling par le jeune Elmer. Sur les routes, dans les environs, Gregory Corless et Seymor Blatt se livrent aux pires sévices sur des jeunes filles. « Vous êtes en train de m'expliquer que tuer leur permet de ressentir. » (p. 440) Quant à Jeffery Dorn et Irma Kiernan, ils forment un couple étrange, fondé sur l'aveuglement, le crime et le mensonge. « L'humanité, ça craint ; j'en ai toujours été convaincu. » (p. 257) John Scott et Frank Rivers vont associer leurs talents pour attraper les criminels, leurs affaires se rejoignant et se confondant, révélant des connexions qui remontent loin, jusqu'à la guerre de Sécession, et explorant une Amérique où des villes peuvent disparaître, recouvertes par d'autres et oubliées par l'histoire.
La traque est au coeur de roman : celle de la police qui poursuit les criminels et celle des tueurs qui chassent leurs prochaines victimes avec méthode et froideur. « Quand vous dépouillez un être humain de toute émotion, tout ce qui vous reste, c'est l'intellect, la faculté de raisonner, sans le contrôle de la conscience. » (p. 444) Entre les explications et les raisonnements, le texte progresse lentement, mais cette lenteur est calculée, savamment dosée afin d'accroître la tension. L'intrigue, bien que remontant sur des décennies, se déroule sur quelques jours où tout se joue en heures.
Le texte est très bien documenté sur les techniques de la police et la nature si particulière des tueurs en série. « le simple geste de tuer leur faisait plus de bien que le rêve le plus délicieux, plus de bien que des tombereaux d'argent, plus de bien que de posséder la planète entière. Tuer leur donnait la sensation d'être en vie et celle de ne connaître aucune limite, comme s'ils voyageaient dans le temps. » (p. 716) Les analyses psychologiques sont finement distillées dans le roman et renforcent la peur suscitée par les différents criminels.

Près de 1000 pages d'enquête et de peur : moi qui suis si réfractaire aux thrillers, je me suis laissée embarquée par celui-ci sans demander mon reste. Ça demande un estomac assez bien accroché, car certaines scènes sont d'un sordide à la limite du supportable. Ce roman (dont le titre original est bien mal traduit) fait plonger dans un monde où le mal se développe de façon exponentielle. Lisez et vous comprendrez !
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Bazart
  30 décembre 2013
Un roman culte écrit en 1992 aux USA, mais qui n'est sorti en France qu'en février 2013 (chez Sonatine) ,suite aux problèmes qu'a connu l' auteur, docteur en psychologie clinique, avec la justice, le FBI lui demandant de citer ses sources, l'auteur étant tellement bien documenté sur la traque aux sérial killer que c'en était forcément troublant...
IL a du coup acquis un statut de roman culte dans les thrillers mettant en scène un sérial killer, quelque part entre les best sellers du genre, du silence des agneaux de Thomas Harris) à Au-delà du mal de Shane Stevens ( déjà publié en France avec pas mal d'années de retard). Et effectivement, Il est un roman puissant et intense, terriblement noir avec des passages à la limite du soutenable, vu que les criminels dont parle le livre n'ont aucun mobile pour légitimer leurs crimes, à part, celui difficilement imaginable du besoin vital de tuer.
Et effectivement, on est saisi par la manière dont van Arman a réussi à décrire dans le moindre détail les raisonnements de ces êtres à l'esprit oh combien torturés et pervers. Et si généralement les enquêtes policière décrites dans les moindres détails m'ennuient toujours un peu, celle ci, concentrée sur quatre jours , est reconstituée avec une netteté impressionnante pour ce qui est des méthodes et procédures .

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bibliozonard
  14 avril 2014
Replongeons dans le siècle précédent le nôtre.
En 1989, au nord-est des États-Unis. L'histoire se déroule entre l'État de Ny – d'un bureau fédéral, le Vicat (unité spéciale pour les crimes violents, en principal : actes commis par les tueurs en série), dans la cime d'une des tours jumelles ; et celui du Maryland — Washington et quelques bourgades périphériques d'où les faits majeurs ont eu lieux.
À l'issue d'une recherche innocente et pleine de rêves d'aventures, Elmer Janson, un gamin chasseur de trésor, découvre des restes humains.
Madame Clayton et ses deux filles sont assassinées.
Une adolescente disparaît.
Et dans d'autres régions, des victimes tombent comme des mouches.
Le directeur du Vicat, l'agent spécial analyste John F. Scott (alias Jack, on ne sait pas pourquoi) – qui repère le caractère « serial killer » aux méthodes similaires à une affaire très ancienne qui pourtant était clôturée, et l'inspecteur de la police d'État du Maryland, Franck Rivers – qui tire la sonnette d'alarme sur des corrélations non exploitées entre de multiples faits ; seront amenés à mettre leurs ressources en commun afin de démêler tout ces mystères glauques.
L'auteur nous explique le fonctionnement méthodique et dénué de sensations émotionnelles chez le tueur récréatif (le sociopathe ?) et son opposé l'être humain dit « classique » capable d'émotions fortes et parfois perdu par la peur de la violence. L'exploitation de l'innocence naïve des gens pensant que rien n'arrive si ce n'est à l'autre est un filon favorable à ces assassins pour s'épanouir, par l'effet de surprise calculé, par la domination, par le contrôle de ces failles, par la jouissance de l'absence totale de maîtrise de soi, pour se rapprocher le plus possible de ce qui leur apparaît comme une émotion.
« Il » c'est l'histoire de chaque protagoniste et celles des villes concernées. Tout est présenté avec patience et propreté. Beaucoup de profondeur. J'ai beaucoup apprécié ce bouquin pour sa précision, le maintien de l'ordre dans tous ces éléments distribués. Une histoire au suspens évident. Assez proche du genre Shane Stevens quand même. C'est appréciable.
Par contre le titre, un exercice d'accroche évident auquel je préfère l'original qui amène plus à se poser des questions.
Just Killing time – tuer le temps (ou quelque chose dans le genre)
Pourquoi tant de longueurs ?
Certaines s'expliquent en se plaçant du point de vue des personnages.
Celui du tueur, méticuleux, à cheval sur le moindre détail pour que tout fonctionne sans dérapage.
Celui des inspecteurs, qui ne peuvent se permettre d'omettre un détail pour ne pas fausser les pistes de l'enquête en cours et peut-être rater l'occasion d'arrêter le ou les coupables.
Puis vient le ressenti des victimes, le placement du décor, etc.
Au final, oui il y a des moments où l'auteur tire un peu sur la ficelle pour des détails secondaires, mais cela n'entraîne pas de conséquences sur la trame générale. L'histoire évolue très bien. Prendre son temps pour lire ce livre en vaut la peine. le tout apporte une histoire malsaine avec une construction adéquate : en quatre parties, coupées de chapitres par scène. Celles-ci sont complètes, sans omettre le moindre grain de poussières ou souffle de vent pour l'action qui aura lieu. J'ai le sentiment que l'auteur a recherché cette perfection où l'omission serait ressentie comme un manque de sérieux pour l'histoire, pour la mémoire des gens disparus dans des conditions horribles (car il y a toujours une part de vraie dans certaines fictions...). Les longueurs sont crédibles et irréprochables.
Question ?
Si un tueur récréatif est amputé de sa capacité d'éprouver des sentiments comme l'aveugle qui n'a jamais vu les couleurs :
« Extérieurement, il semble parfaitement normal, il est d'une intelligence peu commune, éduqué, avec du savoir-vivre. Et pourtant, il ne ressent rien… Il ne subsiste pas la moindre étincelle d'émotion dans son âme, s'il n'en a jamais possédé une. » (P438)
Alors, n'est-il pas contradictoire d'écrire ceci en p547 ?
« Il adorait l'intimité de ces voix…, l'étalage obscène du comportement humain sous toutes ses formes ; au point qu'il répugnait à abandonner ces énigmes sans réponses. La vérité navrante, c'était qu'il y avait été obligé, bien à contrecoeur, car la conversation…, leur manière de jouer et de se taquiner, l'avait perturbé, l'inondant de souvenirs et l'emplissant de regrets. »
Comment le tueur peut-il adorer, répugner, être perturbé ou encore — et surtout — avoir des regrets dans ce cas-ci – à ce moment de l'histoire, il est seul, rumine et ne procède pas à une imitation de comportement pour passer inaperçu ?
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critiques presse (2)
LaPresse   17 juin 2013
L'enquête sera longue, méthodique, fouillée, alors que la liste des victimes s'allonge. Livre culte aux États-Unis, ce polar d'un réalisme rare entraîne le lecteur dans l'univers macabre et dément de ces anges du mal.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   07 février 2013
Les scènes d'anthologie sont légion, portées par l'écriture sobre et efficace de Van Arman.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
gruzgruz   07 février 2013
(conférence du directeur du ViCAT, le Violent Criminal Apprehension Team) :
- En 1985, 14 516 meurtres ont été commis en Amérique, classés sans mobile apparent, autrement dit, il s'agit là d'homicides perpétrés par de complets "inconnus", des individus qui n'en retirent rien, si ce n'est le meurtre en soi et pour soi.
Pour répondre à ces meurtres, seuls seize suspects ont pu être appréhendés. Neuf ont été condamnés et, comme je suis convaincu qu'aucun de nous ici ce soir ne s'imagine que neuf personnes aient pu accomplir autant de forfaits en aussi peu de temps, on en tirera les conclusions qui s'imposent.
Notons également que ce chiffre n'inclut pas les cinq mille cadavres supplémentaires qui relèvent chaque année de la catégorie des personnes non identifiées, et il s'agit apparemment là de victimes de meurtres. Il convient donc de noter que ce sont là des estimations prudentes.
+ Lire la suite
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sylsolsylsol   06 avril 2013
Mais ce que voulait Frank Rivers, en réalité, c'était vivre dans un monde où la vie ne serait pas si dépréciée, où elle aurait plus de valeur que n'importe quel objet de consommation. Des dealers tuaient des innocents tombés sous leurs balles perdues, et ils en rigolaient comme s'il venait de cueillir un vulgaire champignon, du style "Aujourd'hui, la cueillette a été bonne, je crois que je vais pouvoir me payer une Porsche". Devant le tribunal, des violeurs collectifs traitaient leurs victimes de trainées. Des pornographes qualifiaient leur torchon de littérature. Des tueurs à gages parlaient de leurs proies comme des déchets. Et les tueurs sexuels, quand ils évoquaient la traque qu'ils avaient fait subir à leurs victimes, avaient l'air d'évoquer une petite promenade de santé. La vie ne valait pas cher, aux Etats Unis, pas plus cher qu'au Vietnam, et l'imbécile qui vous soutenait le contraire n'était jamais monté au feu chez les Viets. Ou n'avait jamais vu la façon dont la justice américaine traitait les petites gens.
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plumedangeplumedange   15 juin 2014
« La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Comme Bundy, Statler, Gacey, Williams, Merrin et des centaines d’autres sur cette liste, ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball de Little League, ils prennent le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres, et ils récitent peut-être même le Notre Père avec vous, lors de vos réunions de famille.» Ainsi parle Jack Scott, directeur de l’agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu’une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c’est le début d’une chasse à l’homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré, devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique.

Roman choral, baroque, d’une ampleur peu commune, Il marque d’une pierre noire l’histoire du roman de serial killer. Cette descente vers le mal, angoissante et crépusculaire, au suspense implacable, outrepasse toutes les limites du genre, et nous donne un aperçu d’un réalisme rare sur les méthodes d’investigation de la police américaine. À tel point que l’auteur a été mis en examen par le FBI afin qu’il livre les sources lui ayant permis d’être aussi proche de la réalité. Problèmes judiciaires qui expliquent pourquoi ce livre, paru aux Etats-Unis en 1992 et immédiatement devenu culte, est resté inédit en France jusqu’à ce jour.
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SatineSatine   02 juillet 2015
Extrait 1 : Il traversa la pelouse, toujours confiant, toujours à l'aise. Il aperçut le crachotement muet d'une télévision projetant son halo, des hommes comme des papillons de nuit collés à une ampoule électrique, songea-t-il, des existences vides papillonnant de stupidité.
Et il les connaissait tous par leurs noms. En passant de maison en maison, rangée par rangée, il était capable d'énumérer leurs problèmes les plus intimes. Un couple avait un idiot de village pour fils. Un autre un épagneul affligé d'indigestion. Une femme s'était fait violer dans sa jeunesse. Une autre était sur le point de prendre sa retraite.
Marchant d'un pas nonchalant, flanquant un coup de pied dans un amas de feuilles, il se sentait comme un roi, comme si c'était son village, comme s'ils étaient ses sujets.

Extrait 2 : "En 1985, 14516 meurtres ont été commis en Amérique, classés Sans mobile apparent, autrement dit, il s'agit là d'homicides perpétrés par de complets inconnus, des individus qui n'en retirent rien, si ce n'est le meurtre en soi et pour soi. Pour répondre à ces meurtres, seuls seize suspects ont pu être appréhendés. Neuf ont été condamnés et, comme je suis convaincu qu'aucun de nous ici ce soir ne s'imagine que neuf hommes aient pu accomplir autant de forfaits en aussi peu de temps, on en tirera les conclusions qui s'imposent. Notons également que ce chiffre n'inclut pas les cinq mille cadavres supplémentaires qui relèvent chaque année de la catégorie des Personnes non identifiées, et il s'agit apparemment là de victimes de meurtres. Il convient donc de noter que ce sont là des estimations prudentes."
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 septembre 2015
« La plupart des tueurs en série n’ont rien à voir avec les mythes qu’ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. » (p. 40)
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