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EAN : 9782072706295
304 pages
Éditeur : Gallimard (18/05/2017)
3.24/5   199 notes
Résumé :
Le carrefour des Cinq Rues, qui donne son nom à l’un des quartiers les plus fréquentés de Lima, est ici le décor d’une brillante comédie de mœurs aux multiples rebondissements, dont le centre étoilé est occupé par un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel.
Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : la presse à sensation ne pouvait rêver mieux. Le respectable et riche ingénieur Enrique («Quique») Cárdenas, mais éga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
3,24

sur 199 notes

Sachenka
  01 avril 2019
J'ai lu plusieurs livres de Mario Vargas Llosa et ils m'avaient tous plu. C'est pourquoi j'avais de grandes attentes envers ce roman, Aux Cinq Rues, Lima. Malheureusement, la magie n'a pas opéré cette fois. Pourtant, l'idée était originale, ce carrefour de cinq rues où autant de personnages voient leur destin se croiser et s'entrecroiser dans une métropole au bord du gouffre. Toutefois, son traitement ne m'a pas convaincu, je me suis ennuyé énormément.
le roman s'ouvre sur Marisa Cardenas au lit avec Chabela. Non pas que je sois prude mais je ne voyais pas en quoi cette relation servait le propos de l'histoire. Et les pages et chapitres suivants ne m'ont pas éclairé non plus à ce sujet. Ça ressemblait plsu à de l'exibitionisme littéraire. Puis on passe à son époux Enrique, ingénieur et entrepreneur important, qui subit le chantage de Rolando Garro, directeur d'un magazine à potins. C'est que ce dernier possède des photos compromettantes… Mauvaise idée tout de même, puisque l'homme d'affaires dispose du soutien du régime.
Comme je l'écrivais plus haut, l'idée est originale mais aucun des personnages, aucun, n'a réussi à m'émouvoir. À aucun moment ! À part peut-être la courageuse journaliste Riquiqui mais, à son entrée tardive, c'était trop tard. Ils pouvaient tous mourir que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid.
Plus on avance dans le moment, l'intrigue prend des proportions inquiétantes. Ce qui n'était qu'une histoire de chantage, voire de moeurs, se transforme en un réquisitoire politique flirtant avec la vraie histoire, le régime autoritariste d'ALberto Fujimori qui régna au Pérou de 1990 à 2000. Malheureusement, j'avais plus l'impression que Vargas Llosa réglait ses comptes. Ça m'a laissé un goût amer.
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Annette55
  28 septembre 2017
J'ai lu avec grand plaisir, il y a un moment, quelques oeuvres, de cet écrivain titulaire du prix Nobel de littérature, notamment "La fête au bouc"qui dénonçait, de façon magistrale, la barbarie de la dictature et dressait un portrait moral de son pays, un livre puissant, féroce !
Dès le début de cet ouvrage, nous sommes à nouveau immergés dans une ère de dictature où les indices du climat anxiogène se multiplient : explosions quotidiennes dans les rues, enlèvements avec demande de rançon imputés aux députés d'extrême gauche ........et l'ombre menaçante du "Docteur" , chef du service de renseignements d'Alberto Fujimori .
L'industriel Enrique Cárdenas ne s'en tire pas mal, une entreprise prospère , une épouse charmante, un train de vie fastueux ........
Las! Jusqu'au jour où un certain Rolando Garro, directeur d'un journal à scandale, Strip-tease , en possession de photos très compromettantes pour l'ingénieur menace de les publier......
Je n'en dirai pas plus .
Car c'est l'un des noeuds inextricables de l'intrigue menée avec maestria par l'auteur pour pointer la manipulation de la presse par le pouvoir politique, -- un abîme infernal où est tombé le Pérou par la faute d'un régime autoritaire, cleptomane, manipulateur et criminogène -----
Ce livre est aussi le domaine du sexe joyeux, oui, joyeux, une savoureuse comédie de moeurs, égrillarde, libertine et érotique , qui risque de ne point plaire aux esprits chagrins ; dans laquelle l'écrivain désigne la sphère intime, surtout la vie sexuelle de l'individu comme le lieu d'une résistance à l'oppression politique ! -- une sphère menacée, à protéger sans cesse de l'intrusion du pouvoir .
Nous croisons une vaillante journaliste, tentant de démêler le vrai du faux, un vieux poète malheureux, flanqué de son chat Séraphin, déambulant dans le quartier des Cinq Rues, le chef de la police politique du dictateur Fujumori , comme je l'ai écrit plus haut .
Une critique dévastatrice , pétrie d'humour et de dérision, qui nous révèle l'immense hypocrisie de la bourgeoisie péruvienne durant les années Fujimori, l'histoire morale d'un Pérou très abîmé par la déraison, qui dénonce joyeusement la domination et l'arrogance des puissants .
Secrets d'alcôve , regards indiscrets, liaisons sulfureuses dont je garderai le secret, presse à scandale sur fond de dictature, intrigue à tiroirs avec un final tout à fait renversant , délectable, où tous les protagonistes du roman sont convoqués.
"On ne joue pas avec le pouvoir quand le pouvoir est en jeu, à la fin c'est toujours une question de vie ou de mort ".
Ce n'est que mon humble avis, bien sûr !
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Jean-Daniel
  20 septembre 2018
Prix Nobel de littérature en 2010, Mario Vargas Llosa est le seul écrivain non francophone à avoir été publié de son vivant dans la Pléiade ; seuls seize écrivains francophones avaient connu cette « consécration » avant lui. Vargas Llosa s'était présenté à la présidence de la république en 1990 mais avait été battu par Alberto Fujimori, triste personnage condamné depuis pour crimes et corruption.
Le titre du roman renvoie à un des quartiers les plus animés de la capitale du Pérou, Lima. C'est dans ce quartier que Vargas Llosa a décidé de concentrer les moments clés de son roman. Qu'un prix Nobel de littérature écrive un roman policier peut étonner, il y a toutefois une dimension politique dans ce roman où apparaît Fujiromi, son vainqueur pour la présidence du Pérou.
Un énorme scandale ouvre le récit. Presse à scandale, collusion mafieuse, chantage, secrets d'alcôve sur fond de dictature, assassinats politiques, prévarications en tous genres, le roman se présente comme une comédie avec de multiples rebondissements, et où les évènements s'enchainent. Le Pérou des années 1990 était traumatisé par le terrorisme et la guerre civile, le chaos politique et social, la paranoïa que provoquait le couvre-feu et l'incertitude sur l'avenir. La dictature utilisait le journalisme de caniveau comme une forme de répression. Les gens étaient paralysés par la peur d'être traînés dans la boue par une presse à scandale qui était financée par l'Etat.
Le fond du roman est politique et cette manipulation des médias est un des piliers de l'intrigue imaginée par Vargas Llosa qui excelle à décortiquer les rouages de ce journalisme de caniveau et à faire le portrait de ses rédacteurs. L'auteur pose un regard sans complaisance sur son pays.
Au fil de ses ouvrages, Vargas Llosa a peaufiné une technique de « narrations télescopiques » et de « vases communicants », selon ses propres termes, qu'il tire de Faulkner. Ce procédé consiste à entrecroiser simultanément plusieurs conteurs et plusieurs histoires qui se déroulent en des lieux et époques différentes. Les derniers chapitres présentent cette alternance propre à Vargas Llosa, celle-ci peut dérouter les lecteurs non habités à son style d'écriture. Un très bon roman où à travers de multiples rebondissements des protagonistes de fiction croisent des personnages réels.
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Meps
  27 septembre 2020
Écrit-on de la même façon quand on nous a révélé qu'on était un des auteurs majeurs de son époque ? Car c'est tout de même de ça dont il s'agit quand on a reçu le prix Nobel de littérature... J'ai sans doute déjà lu le livre d'un auteur déjà Nobelisé mais je ne m'étais pourtant jamais posé cette question. Je découvre Vargas Llosa par ce livre de 2015 (5 ans après le Nobel) et je me demande s'il ressemble au reste de son oeuvre.
J'aime essayer de saisir l'âme littéraire d'un continent (une certaine pudeur dans les sentiments chez beaucoup d'auteurs asiatiques par exemple). Je n'ai pas forcément beaucoup de connaissance de la littérature sud-américaine (Garcia Marques, Coelho, Sepulveda pour citer les plus connus) mais j'ai pu constater une plus grande liberté dans l'évocation de la sexualité, une plus grande exubérance, un côté multicolore qui colle bien au multiculturalisme de ces pays.
Ces caractéristiques se retrouvent chez Vargas Llosa, mais le thème comme le style m'ont paru fort convenus, en tout cas dans les trois premiers quarts du livre. le thème et le traitement m'ont d'ailleurs fait penser au Journal d'un enlèvement de Garcia Marquez, qui est sans doute le livre que j'ai le moins aimé de l'auteur. La réalité politique de leurs pays ne peut laisser insensibles les grands auteurs sud-américains. Vargas Llosa évoque ici avec justesse et sévérité les années Fujimori où l'association terrorisme-pouvoir dictatorial rend la vie quotidienne très difficile à supporter par la population. Les deux "ennemis politiques" se nourrissent l'un l'autre, la dictature trouvant sa justification dans la lutte contre le terrorisme. Ce qui est un peu gênant, c'est que le portrait de ces "années noires" se termine par l'évocation d'un nouveau président et d'un pays apparemment apaisé... alors qu'on sait que la corruption a continué à miner le pouvoir en place, même à l'heure actuelle.
Le côté faits divers lubrique d'une bonne partie du roman m'a laissé assez indifférent, mais le style adopté dans le chapitre Un tourbillon, vers la fin du livre, m'a beaucoup plus intéressé et m'incite à retenter bientôt l'expérience Vargas Llosa. Tout l'intérêt du livre réside pour moi dans la façon de brosser le portrait de la société depuis les classes les plus favorisés jusqu'aux personnes les plus démunies. L'auteur prend souvent des contre pieds, faisant se relever de leur fange des personnages qu'on l'avait vu juger durement quelques pages auparavant. le message en filigrane que rien n'est aussi simple et limpide qu'il ne paraît, qu'il faut se méfier des apparences et ne pas juger trop vite et trop sévèrement les gens est finalement assez bien amené et l'on passe finalement un moment agréable. J'irais sans faute découvrir les oeuvres qui l'ont rendu célèbre, plutôt que celles qu'il a écrite une fois la célébrité acquise !
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BenoitMX
  16 décembre 2020
Nous sommes dans les années 90 et il n'est pas encore question d'Internet ou de la prolifération des écrans actuelle : on est encore au temps des magazines et de la bonne vieille télé… Mais peu importe, au Pérou comme dans les démocraties occidentales, l'époque est déjà à cette frénésie d'alimenter la demande voyeuriste du public, et ceci parce que, comme dit le journaliste Rolando Garro, « le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit (…) nous voulons connaître les secrets et, de préférence, les secrets d'alcôve. »
Alors de photos volées en révélations scabreuses, c'est le rouleau compresseur du « poids des mots, [du] choc des photos » qui est décrit dans ce roman : il fonctionne comme la rumeur qui, une fois lancée, ne peut plus être arrêtée… A cet égard, le grand héros du livre est le magazine Strip-tease, capable de défaire les notoriétés et les carrières des artistes, mais aussi des hommes d'affaires ou des politiques… Mais ce grand déballage, l'irrespect de plus en plus assumé de la barrière entre le privé et le public – qui était pourtant l'une des plus digne conquête de l'individu moderne – ne semble pas encore le pire aspect du déferlement médiatique. Ne finit-il d'ailleurs pas par avoir des effets positifs en politique ? – je n'en dis pas davantage pour ne pas spoiler…
La pire tragédie est ailleurs, dans un autre aspect du pouvoir médiatique – et s'il est un regret à avoir, c'est que cet aspect ne soit évoqué qu'assez furtivement. Il apparaît dans les regrets poignants de Juan Peineta : celui-ci a connu son heure de gloire comme récitant public de poésie… mais il a commis l'erreur d'accepter, pour l'argent, un poste de guignol à la télé. Il y a perdu son honneur, car dans ce nouveau contexte, ce que l'on attendait de lui n'était plus la qualité de ses déclamations, mais la simple incarnation d'un personnage de déclamant que les autres guignols pouvaient baffer à leur guise… Dérive des attentes sociales et de l'offre médiatique : c'est qu'on ne veut pas seulement du voyeurisme, mais aussi de la vulgarité, du défoulement, des exutoires…
Juan Peineta n'a même pas pu se maintenir dans l'emploi, une campagne de dénigrement menée par Rolando Garro ayant obtenu son renvoi – pas assez vulgaire… Il n'est plus connu désormais que comme cet homme pathétique qui agonit son ancien persécuteur de lettres de protestation, perdant peu à peu la mémoire (un comble pour un récitant !), touchant et philosophe malgré tout : « il en riait tout seul : ‘Quelle triste sortie pour le célèbre Juan Peineta !' » Il incarne ainsi le naufrage de toute forme un tant soit peu raffinée de l'esprit à l'ère du déferlement médiatique. Il est le clown blanc de cette farce terrible : l'esprit meurt et tout le monde rit.
La tonalité burlesque de ce livre, avec son côté « comédie de moeurs », par moment licencieuse (cf les toutes premières pages), pourra dérouter les amateurs de Mario Vargas Llosa : loin de ses chefs d'oeuvre, la donne sociale est ici caricaturale, et l'atmosphère lourde de dictature, de terrorisme passe au second plan – ce n'est qu'un décor… Pourquoi un tel parti-pris de la farce ? Non que le sujet ne soit pas grave – il s'agit tout de même de l'avilissement de l'homme, par un nouveau pouvoir en plein essor, et pas des moins pernicieux... Mais c'est que, comme dit Kundera dans L'art du roman, « l'union d'une forme frivole et d'un sujet grave dévoile nos drames dans leur terrible insignifiance. »
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critiques presse (6)
LeMonde   17 juillet 2017
Pour facile à lire et amusant qu’il soit, ce roman peut être lu comme une réflexion sur cette étrange et dérangeante nouvelle frontière. La post-vérité, ou le fake plausible.

Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   12 juillet 2017
Vargas Llosa sait comment mener plusieurs lignes narratives simultanément sans jamais égarer son lecteur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   12 juillet 2017
Scandale public d'Enrique, double vie de Marisa, serions-nous dans un polar? Plutôt dans une réflexion romanesque sur le pouvoir [...]
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   12 juin 2017
Vargas Llosa semble faire de moins en moins la différence entre littérature et chronique politique : pourquoi pas ?
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   07 juin 2017
Secrets d'alcôve, presse à scandale... : sur fond de dictature, le grand écrivain péruvien brode une captivante intrigue à tiroirs.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   19 mai 2017
Alors qu’un scandale de grande ampleur menace d’éclater au Pérou, deux couples de la haute société prennent conscience que la vie est trop sérieuse pour être vécue tristement.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   04 juillet 2017
On était déjà aux Cinq Rues et la Riquiqui descendit du bus. Elle parcourut à pied les sept blocs qui séparaient l'arrêt de sa maison, sur l'avenue du Lieutenant Arancibia, en passant par tous les lieux qu'elle connaissait comme sa poche et en répondant d'un hochement de tête ou d'un geste de la main au salut de ses connaissances : le médium de Piura qui recevait ses clients uniquement de nuit - à l'heure propice au dialogue avec les esprits -, l'apothicaire qui occupait la petite maison où, disait-on, était né Felipe Pinglo, le grand compositeur de valses ; la villa Heeren qui, à ce qu'il paraît, avait été au XIXe siècle un ensemble composé des demeures les plus élégantes de Lima et qui était aujourd'hui un monceau de ruines que se disputaient charognards, chauves-souris, drogués et bandits ; la maison de la Limbomane, l'avorteuse ; l'église du Carmel et le petit couvent des sœurs franciscaines de l'Immaculée Conception.
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Annette55Annette55   28 septembre 2017
"Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit, dans tous les peuples et dans toutes les cultures..Mais surtout au Pérou..
Je suppose que vous le savez mieux que personne: nous sommes un pays de commères..Nous voulons connaître les secrets des gens et , de préférence, les secrets d'alcôve.En d'autres termes, et pardon pour la grossièreté, qui baise avec qui et comment ils le font.......Fourrer son nez dans l'intimité des personnalités en vue : Des puissants, des célébrités, politiciens, hommes d'affaires, sportifs, chanteurs , des Importants ........."
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   02 juillet 2017
À peine l'avait-il vu entrer dans son bureau que l'ingénieur Enrique Cárdenas - Quique pour les intimes - avait ressenti un étrange malaise. Qu'est-ce qui l'incommodait chez ce journaliste qui s'avançait en lui tendant la main ? Sa dégaine de Tarzan roulant des mécaniques comme le roi de la jungle ? Ce petit sourire de rat qui fripait son front sous ses cheveux gominés et plaqués sur son crâne comme un casque de métal ? L'étroit pantalon en velours côtelé mauve qui moulait comme un gant son petit corps étriqué ? Ou ces souliers jaunes à semelle compensée pour le grandir ? Tout dans sa petite personne lui parut ridiculement laid.
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MepsMeps   27 septembre 2020
Tout ça est clair pour moi, sauf que je ne sais pas encore le principal, dit Ceferino Arguello en avalant sa salive. Je sais bien que ma voix tremble, Riquiqui, et que je suis encore une fois mort de trouille. Parce que je n'ai pas les couilles pour affronter la vie comme toi. Je suis un trouillard et j'en suis fier. Je veux pas être un héros, ni un martyr, je veux seulement vivre jusqu'à la fin de mes jours, avec ma femme et mes trois enfants. Pourquoi tu me racontes tout ça, putain ? Tu vois pas que tu me mets dans la merde ? Maintenant que je me sentais enfin en sécurité, tu reviens me coller au poteau. On peut savoir ce que tu attends de moi, Riquiqui ?
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PiatkaPiatka   03 juillet 2017
Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit. Dans tous les peuples et toutes les cultures. Mais surtout au Pérou. Je suppose que vous le savez mieux que personne : nous sommes un pays de commères. Nous voulons connaître les secrets des gens et, de préférence, les secrets d'alcôve. En d'autres termes, et pardon pour la grossièreté, qui baise avec qui et comment ils le font.
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Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. Javier Cercas, auteur de Terra Alta qui lui valut en 2019 le 68e prix Planeta, est à l'honneur de cette nouvelle séance du cycle « En lisant, en écrivant ».
QUI EST JAVIER CERCAS ? Né en 1962 à Ibahernando, dans la province de Cáceres, Javier Cercas est un écrivain et traducteur espagnol. Après des études de philologie, il enseigne la littérature à l'université de Gérone, pendant plusieurs années. En 2001, son roman Les Soldats de Salamine – sur fond de Guerre civile espagnole – remporte un succès international et reçoit les éloges, entre autres, de Mario Vargas Llosa, Doris Lessing ou Susan Sontag. Ses livres suivants, qui s'inspirent souvent d'événements historiques et de personnages ayant réellement existé, rencontrent le même accueil critique et sont couronnés de nombreux prix : Prix du livre européen (2016), Prix André Malraux (2018), Prix Planeta (2019), Prix Dialogo (2019). Son oeuvre est traduite en une vingtaine de langues. Il est également chroniqueur pour le quotidien El País.
De Javier Cercas, Actes Sud a publié : Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), À la vitesse de la lumière (2006), Anatomie d'un instant (2010), Les Lois de la frontière (2014, prix Méditerranée étranger 2014), L'Imposteur (2015), le Mobile (2016), le Point aveugle (2016), et le Monarque des ombres (2018). Son nouveau roman, Terra Alta, paraîtra en mai 2021.
En savoir plus sur les Masterclasses – En lisant, en écrivant : https://www.bnf.fr/fr/master-classes-litteraires
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