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ISBN : 207282463X
Éditeur : Gallimard (06/06/2019)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 113 notes)
Résumé :
Le carrefour des Cinq Rues, qui donne son nom à l’un des quartiers les plus fréquentés de Lima, est ici le décor d’une brillante comédie de mœurs aux multiples rebondissements, dont le centre étoilé est occupé par un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel.
Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : la presse à sensation ne pouvait rêver mieux. Le respectable et riche ingénieur Enrique («Quique») Cárdenas, mais éga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  01 avril 2019
J'ai lu plusieurs livres de Mario Vargas Llosa et ils m'avaient tous plu. C'est pourquoi j'avais de grandes attentes envers ce roman, Aux Cinq Rues, Lima. Malheureusement, la magie n'a pas opéré cette fois. Pourtant, l'idée était originale, ce carrefour de cinq rues où autant de personnages voient leur destin se croiser et s'entrecroiser dans une métropole au bord du gouffre. Toutefois, son traitement ne m'a pas convaincu, je me suis ennuyé énormément.
le roman s'ouvre sur Marisa Cardenas au lit avec Chabela. Non pas que je sois prude mais je ne voyais pas en quoi cette relation servait le propos de l'histoire. Et les pages et chapitres suivants ne m'ont pas éclairé non plus à ce sujet. Ça ressemblait plsu à de l'exibitionisme littéraire. Puis on passe à son époux Enrique, ingénieur et entrepreneur important, qui subit le chantage de Rolando Garro, directeur d'un magazine à potins. C'est que ce dernier possède des photos compromettantes… Mauvaise idée tout de même, puisque l'homme d'affaires dispose du soutien du régime.
Comme je l'écrivais plus haut, l'idée est originale mais aucun des personnages, aucun, n'a réussi à m'émouvoir. À aucun moment ! À part peut-être la courageuse journaliste Riquiqui mais, à son entrée tardive, c'était trop tard. Ils pouvaient tous mourir que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid.
Plus on avance dans le moment, l'intrigue prend des proportions inquiétantes. Ce qui n'était qu'une histoire de chantage, voire de moeurs, se transforme en un réquisitoire politique flirtant avec la vraie histoire, le régime autoritariste d'ALberto Fujimori qui régna au Pérou de 1990 à 2000. Malheureusement, j'avais plus l'impression que Vargas Llosa réglait ses comptes. Ça m'a laissé un goût amer.
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Annette55
  28 septembre 2017
J'ai lu avec grand plaisir, il y a un moment, quelques oeuvres, de cet écrivain titulaire du prix Nobel de littérature, notamment "La fête au bouc"qui dénonçait, de façon magistrale, la barbarie de la dictature et dressait un portrait moral de son pays, un livre puissant, féroce !
Dès le début de cet ouvrage, nous sommes à nouveau immergés dans une ère de dictature où les indices du climat anxiogène se multiplient : explosions quotidiennes dans les rues, enlèvements avec demande de rançon imputés aux députés d'extrême gauche ........et l'ombre menaçante du "Docteur" , chef du service de renseignements d'Alberto Fujimori .
L'industriel Enrique Cárdenas ne s'en tire pas mal, une entreprise prospère , une épouse charmante, un train de vie fastueux ........
Las! Jusqu'au jour où un certain Rolando Garro, directeur d'un journal à scandale, Strip-tease , en possession de photos très compromettantes pour l'ingénieur menace de les publier......
Je n'en dirai pas plus .
Car c'est l'un des noeuds inextricables de l'intrigue menée avec maestria par l'auteur pour pointer la manipulation de la presse par le pouvoir politique, -- un abîme infernal où est tombé le Pérou par la faute d'un régime autoritaire, cleptomane, manipulateur et criminogène -----
Ce livre est aussi le domaine du sexe joyeux, oui, joyeux, une savoureuse comédie de moeurs, égrillarde, libertine et érotique , qui risque de ne point plaire aux esprits chagrins ; dans laquelle l'écrivain désigne la sphère intime, surtout la vie sexuelle de l'individu comme le lieu d'une résistance à l'oppression politique ! -- une sphère menacée, à protéger sans cesse de l'intrusion du pouvoir .
Nous croisons une vaillante journaliste, tentant de démêler le vrai du faux, un vieux poète malheureux, flanqué de son chat Séraphin, déambulant dans le quartier des Cinq Rues, le chef de la police politique du dictateur Fujumori , comme je l'ai écrit plus haut .
Une critique dévastatrice , pétrie d'humour et de dérision, qui nous révèle l'immense hypocrisie de la bourgeoisie péruvienne durant les années Fujimori, l'histoire morale d'un Pérou très abîmé par la déraison, qui dénonce joyeusement la domination et l'arrogance des puissants .
Secrets d'alcôve , regards indiscrets, liaisons sulfureuses dont je garderai le secret, presse à scandale sur fond de dictature, intrigue à tiroirs avec un final tout à fait renversant , délectable, où tous les protagonistes du roman sont convoqués.
"On ne joue pas avec le pouvoir quand le pouvoir est en jeu, à la fin c'est toujours une question de vie ou de mort ".
Ce n'est que mon humble avis, bien sûr !
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Jean-Daniel
  20 septembre 2018
Prix Nobel de littérature en 2010, Mario Vargas Llosa est le seul écrivain non francophone à avoir été publié de son vivant dans la Pléiade ; seuls seize écrivains francophones avaient connu cette « consécration » avant lui. Vargas Llosa s'était présenté à la présidence de la république en 1990 mais avait été battu par Alberto Fujimori, triste personnage condamné depuis pour crimes et corruption.
Le titre du roman renvoie à un des quartiers les plus animés de la capitale du Pérou, Lima. C'est dans ce quartier que Vargas Llosa a décidé de concentrer les moments clés de son roman. Qu'un prix Nobel de littérature écrive un roman policier peut étonner, il y a toutefois une dimension politique dans ce roman où apparaît Fujiromi, son vainqueur pour la présidence du Pérou.
Un énorme scandale ouvre le récit. Presse à scandale, collusion mafieuse, chantage, secrets d'alcôve sur fond de dictature, assassinats politiques, prévarications en tous genres, le roman se présente comme une comédie avec de multiples rebondissements, et où les évènements s'enchainent. Le Pérou des années 1990 était traumatisé par le terrorisme et la guerre civile, le chaos politique et social, la paranoïa que provoquait le couvre-feu et l'incertitude sur l'avenir. La dictature utilisait le journalisme de caniveau comme une forme de répression. Les gens étaient paralysés par la peur d'être traînés dans la boue par une presse à scandale qui était financée par l'Etat.
Le fond du roman est politique et cette manipulation des médias est un des piliers de l'intrigue imaginée par Vargas Llosa qui excelle à décortiquer les rouages de ce journalisme de caniveau et à faire le portrait de ses rédacteurs. L'auteur pose un regard sans complaisance sur son pays.
Au fil de ses ouvrages, Vargas Llosa a peaufiné une technique de « narrations télescopiques » et de « vases communicants », selon ses propres termes, qu'il tire de Faulkner. Ce procédé consiste à entrecroiser simultanément plusieurs conteurs et plusieurs histoires qui se déroulent en des lieux et époques différentes. Les derniers chapitres présentent cette alternance propre à Vargas Llosa, celle-ci peut dérouter les lecteurs non habités à son style d'écriture. Un très bon roman où à travers de multiples rebondissements des protagonistes de fiction croisent des personnages réels.
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SugarRay
  26 juin 2019
Grand lecteur de Vargas Llosa et connaisseur du Pérou, je ne peux qu'être très déçu par ce livre. En dépit du fait que la lecture de ce texte demeure facile, on ne peut que ressentir un profond agacement, voir une grande colère au fil des pages.
En premier lieu, le mépris de classe décomplexé de Vargas Llosa (déjà perceptible dans "Qui a tué Palomino Molero?", "Lituma dans les Andes", "Tour et Détour de la vilaine fille", "Le héros discret"), est à déplorer. On est fatigué à lecture des descriptions des penthouses liméniens de l'autosatisfaction à peine dissimulée de l'auteur de décrire le "bon goût" de ceux de son monde, et de noter, à l'inverse, cette propension assez grossière de caricaturer les classes populaires en les rendant crasses, idiotes et dangereuses. La description de Lima se réduit à une opposition assez grotesque des quartiers riches aux quartiers pauvres, entre lesquels, semble-t-il, les 6 millions d'habitants (dans les années 1990) ont disparu.
En second lieu, on est également fatigué de constater à de très nombreuses reprises des anachronismes. le récit se déroule entre le début et le milieu des années 1990 (les guérillas sont encore actives) et pourtant, Vargas Llosa fait référence à des envois de mails, à des téléphones portables, emploie le terme "fake news", sans parler de la référence à la compagnie LAN Pérou qui n'est entrée en activité qu'à la fin des années 1990. Tous ces éléments sont la preuve, semble-t-il, d'un manque de travail de documentation et, in fine, d'une paresse (assumée?) de Vargas Llosa dans la préparation de son livre. Cela va de pair, de mon point de vue, avec cette vision caricaturale et fantasmée de la vie liménienne à travers laquelle le bourgeois Vargas Llosa se contente d'exprimer un point de vue très cliché, et peu importe du reste. On est donc loin de la complexité des descriptions sociales faites par exemple dans "La Ville et les chiens", qui restera son chef-d'oeuvre. Mais Vargas Llosa était à l'époque, encore un écrivain.
C'est là qu'il faut en effet en venir: Vargas Llosa ne fait plus de littérature, il "donne à voir" sa représentation (idiote) du monde comme le ferait le premier quidam venu en étant accoudé au bar du café situé en bas de chez lui. Sauf que le quidam n'a pas le privilège d'être publié chez Gallimard. Vargas Llosa, qui assume depuis longtemps des positions polémiques sur la politique et les rapports ethnico-sociaux au Pérou, distille dans ce livre un point de vue méprisant sur son pays d'origine, lui qui assume son gout du luxe et son choix de revendiquer publiquement sa nationalité espagnole comme une manière de s'être tirer d'affaire de l'enfer péruvien.
On ressort ainsi de la lecture des "5 rues" avec le sentiment d'avoir entendu déblatérer pendant des heures un bourgeois assumé pétri de croyances absurdes ne faisant plus le moindre effort pour rendre son récit crédible et intelligent. le tout est saupoudré de descriptions se voulant érotiques mais qui sont loin de conduire à l'excitation réel du lecteur en demeurant surtout l'expression de fantasmes grossiers et peu originaux. Sur ce dernier point, et alors que tout le récit des "5 rues" tourne autour du (supposé) voyeurisme exacerbé de la société péruvienne, on pourra dire que Vargas Llosa été fidèle à la réalité...
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JMLire17
  16 juillet 2019
Avec " Aux Cinq Rues, Lima ", on peut penser que Mario Vargas Llosa a voulu régler quelques comptes avec celui qui l'a battu aux élections Péruviennes en 1990, le président Fujimori, qui par la suite, sous prétexte de lutter contre l'insurrection armée menée par le " Sentier Lumineux ", a mis en place une dictature. Il montre les collusions entre le pouvoir politique et la presse dans le but de discréditer les opposants, ainsi que la facilité avec laquelle le dit-pouvoir se débarrassait de ceux qui lui désobéissaient, mais également la force de certains journalistes pour résister au régime, et contribuer à le faire tomber. Ce qui surprend dans ce roman, c'est le choix de l'auteur de mettre en scène deux couples de la haute société péruvienne empêtrés dans un scandale sexuel, et pour se faire d'y décrire des scènes sulfureuses de relations libertines. Pendant une partie de la lecture on se demande si le roman est à la hauteur du Prix Nobel qui a couronné l'oeuvre de Mario Vargas Llosa en 2010, puis malgré quelques scènes très sensuelles, on se rend compte que à nouveau cet auteur majeur de la littérature sud-américaine dénonce encore les travers des dictatures qui gangrènaient voire gangrène encore cette région du monde. Enrique Cárdenas est un puissant industriel péruvien, victime d'un chantage de la part du Rolando Garro, le directeur de Strip-tease un journal à sensation qui établit son succès sur le voyeurisme de ses lecteurs, car des photos compromettantes le montre participant à une orgie avec des prostitués. Peu après la publication des photos, un meurtre est commis. Enrique est soupçonné, pour se défendre il sollicite l'aide de son ami avocat Luciano Casasbellas. Pendant que les deux hommes échafaudent sa défense , leurs épouses Marisa et Chabela entretiennent des relations très intimes. Heureusement dans ces histoires scabreuses émerge une femme journaliste Julieta Leguizamón dite La Riquiqui à cause de sa petite taille, c'est elle qui va dénoncer le vrai commanditaire du meurtre. le lecteur est happé par le rythme de l'écriture de Vargas Llosa, déstabilisé souvent, notamment dans le chapitre titré: le tourbillon, car sans transition on passe d'un personnage à l'autre, mais ne parle-t-on pas de tourbillon lorsqu'une personnalité fait l'objet d'un acharnement médiatique. Il excelle dans la création de ses personnages de fiction qu'il agrémente toujours de particularités qui les situent bien et qu'il intègre parfaitement aux personnages existant où ayant existé. Bien qu'il soit très différent de ses précédents livres, tel que " le Héros discret " où le " Rêve du Celte ", j'ai également eu beaucoup de plaisir à lire Aux Cinq Rues, Lima.
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critiques presse (6)
LeMonde   17 juillet 2017
Pour facile à lire et amusant qu’il soit, ce roman peut être lu comme une réflexion sur cette étrange et dérangeante nouvelle frontière. La post-vérité, ou le fake plausible.

Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   12 juillet 2017
Vargas Llosa sait comment mener plusieurs lignes narratives simultanément sans jamais égarer son lecteur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   12 juillet 2017
Scandale public d'Enrique, double vie de Marisa, serions-nous dans un polar? Plutôt dans une réflexion romanesque sur le pouvoir [...]
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   12 juin 2017
Vargas Llosa semble faire de moins en moins la différence entre littérature et chronique politique : pourquoi pas ?
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   07 juin 2017
Secrets d'alcôve, presse à scandale... : sur fond de dictature, le grand écrivain péruvien brode une captivante intrigue à tiroirs.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   19 mai 2017
Alors qu’un scandale de grande ampleur menace d’éclater au Pérou, deux couples de la haute société prennent conscience que la vie est trop sérieuse pour être vécue tristement.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   04 juillet 2017
On était déjà aux Cinq Rues et la Riquiqui descendit du bus. Elle parcourut à pied les sept blocs qui séparaient l'arrêt de sa maison, sur l'avenue du Lieutenant Arancibia, en passant par tous les lieux qu'elle connaissait comme sa poche et en répondant d'un hochement de tête ou d'un geste de la main au salut de ses connaissances : le médium de Piura qui recevait ses clients uniquement de nuit - à l'heure propice au dialogue avec les esprits -, l'apothicaire qui occupait la petite maison où, disait-on, était né Felipe Pinglo, le grand compositeur de valses ; la villa Heeren qui, à ce qu'il paraît, avait été au XIXe siècle un ensemble composé des demeures les plus élégantes de Lima et qui était aujourd'hui un monceau de ruines que se disputaient charognards, chauves-souris, drogués et bandits ; la maison de la Limbomane, l'avorteuse ; l'église du Carmel et le petit couvent des sœurs franciscaines de l'Immaculée Conception.
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Annette55Annette55   28 septembre 2017
"Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit, dans tous les peuples et dans toutes les cultures..Mais surtout au Pérou..
Je suppose que vous le savez mieux que personne: nous sommes un pays de commères..Nous voulons connaître les secrets des gens et , de préférence, les secrets d'alcôve.En d'autres termes, et pardon pour la grossièreté, qui baise avec qui et comment ils le font.......Fourrer son nez dans l'intimité des personnalités en vue : Des puissants, des célébrités, politiciens, hommes d'affaires, sportifs, chanteurs , des Importants ........."
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   02 juillet 2017
À peine l'avait-il vu entrer dans son bureau que l'ingénieur Enrique Cárdenas - Quique pour les intimes - avait ressenti un étrange malaise. Qu'est-ce qui l'incommodait chez ce journaliste qui s'avançait en lui tendant la main ? Sa dégaine de Tarzan roulant des mécaniques comme le roi de la jungle ? Ce petit sourire de rat qui fripait son front sous ses cheveux gominés et plaqués sur son crâne comme un casque de métal ? L'étroit pantalon en velours côtelé mauve qui moulait comme un gant son petit corps étriqué ? Ou ces souliers jaunes à semelle compensée pour le grandir ? Tout dans sa petite personne lui parut ridiculement laid.
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PiatkaPiatka   03 juillet 2017
Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit. Dans tous les peuples et toutes les cultures. Mais surtout au Pérou. Je suppose que vous le savez mieux que personne : nous sommes un pays de commères. Nous voulons connaître les secrets des gens et, de préférence, les secrets d'alcôve. En d'autres termes, et pardon pour la grossièreté, qui baise avec qui et comment ils le font.
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BibaliceBibalice   05 mai 2017
Chabela était restée dormir et, maintenant, Marisa sentait la plante de son pied sur son pied droit : légère pression, douce sensation, tiède, délicate. Comment se faisait-il qu’elles soient si près l’une de l’autre dans ce lit conjugal tellement vaste qu’en le voyant Chabela avait lancé en riant : « Ça alors, Marisette, tu peux me dire combien de personnes dorment dans ce lit géant ? » Elle se rappela qu’elles s’étaient couchées chacune dans son coin respectif, à un demi-mètre l’une de l’autre pour le moins. Laquelle avait glissé dans son sommeil à tel point que le pied de Chabela soit en ce moment posé sur le sien ?
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