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EAN : 9782070328017
197 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/1995)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 378 notes)
Résumé :
"Le monde des théories n'est pas le mien. Ces réflexions sont celles d'un praticien. L'œuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman. C'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai fait parler." M. K.

« Dois-je souligner que je n'ai pas la moindre ambition théorique et que ce livre n'est que la confession d'un praticien ? L'œuvre de chaque romancier contient une vision impl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  21 janvier 2013
Contrairement à ce que pourrait laisser entendre son titre, ce livre n'a pas l'ambition de présenter une conception objective de l'art romanesque, mais plutôt de rassembler quelques textes (sept) où Kundera présente son sentiment bien personnel sur la littérature et sur sa propre personne en tant qu'écrivain : « le monde des théories n'est pas le mien. Ces réflexions sont celles d'un praticien. » (7)).
Concrètement, on y retrouve des réflexions sur certains écrivains, Kafka et Broch particulièrement, ainsi que sur sa démarche d'écrivain proprement dite, de même que l'expositions d'un lexique de concepts qui lui sont chers et d'un discours fait à l'occasion de la réception du prix Jérusalem en 1985.
Pour Kundera, un écrivain digne de ce nom doit s'inscrire quelque part parmi ceux qui le précèdent. Une simple répétition d'une forme déjà existante serait une superfluité complètement inepte. Pour compter, ou pour mériter de compter, il faut ouvrir une possibilité originale qui soit construite à partir d'une connaissance intime des grands maîtres. C'est pourquoi, tout au long de l'ouvrage, les références aux grands noms de la littérature occidentale qui l'ont influencé sont constantes. Si sa réflexion ne se veut pas objective, elle n'est donc pas non plus une pure affirmation subjective, mais plutôt une position existentielle assumant sa différence personnelle.
L'ensemble se lit très facilement et constitue une stimulation à l'écriture et à la lecture qui est toutefois empoisonnée par l'argumentation élégamment éloquente que fait l'auteur à propos de la mort de l'Europe ainsi que du sens de la littérature européenne.
Pour prendre le passage le plus directement explicite à ce sujet, Kundera écrit dans son lexique à propos de l'Europe:
"Au Moyen Âge, l'unité européenne reposait sur la religion commune. À l'époque des Temps modernes, elle céda la place à la culture (art, littérature, philosophie) qui devint la réalisation des valeurs suprêmes par lesquelles les Européens se reconnaissaient, se définissaient, s'identifiaient. Or, aujourd'hui, la culture cède à son tour la place. Mais à quoi et à qui? Quel est le domaine où se réaliseront des valeurs suprêmes susceptibles d'unir l'Europe? Les exploits techniques? le marché? La politique avec l'idéal de démocratie, avec le principe de tolérance? Mais cette tolérance, si elle ne protège plus aucune création riche ni aucune pensée forte, ne devient-elle pas vide et inutile? Ou bien peut-on comprendre la démission de la culture comme une sorte de délivrance à laquelle il faut s'abandonner avec euphorie? Je n'en sais rien. Je crois seulement savoir que la culture a déjà cédé la place. Ainsi l'image de l'industrie européenne s'éloigne dans le passé. Européen: celui qui a la nostalgie de l'Europe."(150-151)
Ha! C'est si vrai! Elle est si triste notre actualité! Si médiocre! Ce grouillement continuel où s'étale l'inculture et la mécréance sans queue ni tête, sans cause ni fin, par simple frénésie désespérée d'une vitalité bestiale. Je suis tellement européen, tellement nostalgique de l'Europe!
Et c'est aussi tellement formidable de trouver parfois quelques autres âmes qui soient aussi (mélancoliquement ou non) éprises des splendeurs passéistes! La douleur c'est quelque chose de bien réel, avec son poids bien à elle, sa quantité propre, sa mesure exacte et lorsqu'on la partage, elle se réparti sur plusieurs supports jusqu'à devenir supportable, maîtrisable et enfin, guérissable. La présence d'un autre qui soit différent de l'actualité, n'est-ce pas déjà l'ouverture d'un futur à l'horizon de l'Europe? Qu'en pensez-vous?
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JacobBenayoune
  27 mars 2020
Dans ce livre très intéressant pour tout amoureux de la lecture, Milan Kundera, en praticien talentueux, nous livre son art de romancier avec une fluidité suave, nous menant dans les arrière-fonds de la composition romanesque. Pour ce faire, il illustre ses idées par son propre parcours et par les oeuvres de ses modèles littéraires (Kafka, Broch, Musil et Gombrowicz…) issus de ce qu'il appelle la littérature de l'Europe centrale. Ainsi, ce livre est l'occasion pour le lecteur de découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de plusieurs romanciers importants mais aussi de comprendre l'art de Milan Kundera et sa conception du roman.
Selon Milan Kundera le roman trouve son existence dans le fait d'exprimer ce que lui seul peut exprimer. Car si, par exemple, le bovarysme était expliqué sous forme d'essai, il n'aurait aucun attrait, de même que la bureaucratie selon Kafka. Bref, le romancier précède le psychologue et le sociologue. de plus, le roman qui est le genre le plus européen, a une relation étroite avec l'Histoire de l'Europe et la conscience européenne.
Autre idée que Kundera illustre dans son livre est celle qu'un romancier doit suivre la sagesse de son roman. C'est-à-dire qu'un romancier en élaborant sa trame romanesque, il doit suivre cette intelligence du roman, un cheminement logique que l'oeuvre exige (« Quand Tolstoï a esquissé la première variante d'Anna Karénine, Anna était une femme très antipathique et sa fin tragique n'était que justifiée et méritée. La version définitive du roman est bien différente, mais je ne crois pas que Tolstoï ait changé entre-temps ses idées morales, je dirais plutôt que, pendant l'écriture, il écoutait une autre voix que celle de sa conviction morale personnelle. Il écoutait ce que j'aimerais appeler la sagesse du roman. »). Par conséquent, un auteur est celui qui se cache derrière son oeuvre et n'apparait que par elle (une idée assez blanchotienne).
L'art du roman est un livre où l'on trouve aussi l'Histoire du roman et comment chaque auteur contribuent au développement du genre, mais aussi les différentes inspirations romanesques.
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JeanLouisBOIS
  11 mai 2012
Avec l'Art du roman, Milan Kundera entamait en 1986 son exploration d'une question qui l'a préoccupé tout au long de son oeuvre de romancier: Qu'est-ce que le roman? Que nous apporte le roman? En quoi est-il indispensable?
On pourrait craindre que le livre répondant à ces questions s'avère théorique, indigeste et ne s'adresse qu'aux seuls spécialistes. Tel n'est pas le cas! La grande force de Milan Kundera, c'est de parler à ses lecteurs avec une certaine simplicité, une certaine proximité. Il ne prétend pas faire le tour de la question. Il cherche par petites touches à atteindre le coeur du sujet en tant qu'auteur particulier ayant ses goûts et sa vision de la littérature. A partir de sept textes indépendants et apparemment disparates (essai, critique, discours officiel, dictionnaire personnel, entretiens, notes), il aborde différentes facettes du caractère indispensable du roman en tant que genre.
Pour Kundera, " le chemin du roman se dessine comme une histoire parallèle des Temps modernes" (p.20) et de la culture européenne. En illustration, il nous dit avoir été particulièrement sensible à quatre "appels" créateurs(p.26 à 28):
- Appel du jeu: Dans Tristram Shandy de Sterne et Jacques le fataliste de Diderot.
- Appel du rêve: Dans l'oeuvre de Kafka.
- Appel de la pensée: Dans L'Homme sans qualité de Musil et dans Les Somnambules de Broch.
- Appel du temps: Chez Broch, Aragon et Fuentes.
En résumé, pour l'auteur d'origine tchèque, est un roman toute narration qui permet d'appréhender l'existence humaine dans toute sa globalité en apportant un éclairage original, c'est-à-dire inexistant avant lui. le roman est le fruit d'une histoire qui le travaille, qu'il dépasse et dont il révèle, mieux que par tout autre approche, un aspect ou une "réalité enrichie"; ce surcroit de compréhension passe essentiellement par une forme particulière, un "style". C'est l'adéquation du sujet et de la façon de le rendre qui constitue le roman dans son unicité, dans sa valeur et dans sa nécessité. A ces conditions, le roman se hisse à la hauteur des plus grandes oeuvres d'art.
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Tandarica
  01 mai 2015
Contrairement à ce qu'on nous apprend à l'école ou à l'université (recentrer l'auteur dans son époque, son mouvement, etc.), ce livre conçoit le roman dans son contexte mondial. Kundera par exemple fait des parallèles entre son oeuvre et celles de Cervantes, Kafka, Broch, Sterne et bien d'autres. Sa vision du roman : l'étude de l'homme à travers des egos expérimentaux (les personnages). Entre autres concepts importants développés : le kitsch, qui est une sorte de sentimentalisme qui vise à l'universalité (définition très abrégée) et que Kundera abhorre tout particulièrement.
Comme l'indique sebbys, c'est au fond un livre de critique littéraire qui réussit à ne jamais être ennuyeux et qu'on a plaisir à lire, ce qui est un tour de force.
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Pingouin
  06 août 2019
Ouvrage lumineux sur la théorie du roman vue par un praticien.

On y trouve les thèses fondamentales de Kundera sur l'art du roman, qu'il développera dans ses essais suivant.

Ma lecture de cet ouvrage commence à remonter, que les lecteurs de mon hommage pensent à m'en pardonner.

Mais l'idée principale est que le roman est le terrain du doute, de l'incertain, de l'insécurité. Vouloir défendre une thèse dans un roman est une contradiction dans les termes. le roman à thèse bascule nécessairement d'un de ces deux côtés : soit ce n'est pas un roman, et dans ce cas son auteur peut bien défendre une thèse, soit c'en est un, et dans ce cas sa thèse est broyée par la machine romanesque : il n'en reste qu'une hypothèse, développée par le roman.

Développement de la notion de problématique existentielle. le roman est le parcours d'un ego confronté à une telle problématique. Il nous donne à voir l'existant épuré des oeillères qui nous empêchent de le saisir au quotidien.
Apport personnel : le réel n'est pas l'existant. A nouveau, qu'on me pardonne si la notion mobilisée dans son ouvrage n'est pas "l'existant" (c'est peut-être l'être) ; mon imprécision est sue mais j'ai en tête les implications de la notion que je vise même sans en retrouver le nom.

Lecture indispensable pour qui entend réfléchir sur ce qu'est le roman.
Nous avons la chance de vivre un temps où le dernier des grands romanciers respire encore le même air que nous (Philip Roth ne respire plus je crois ?). Profitons-en.

Qu'on s'entende bien : il reste des bons, et même des excellents romanciers. Mais Kundera fait partie de la caste des plus grands romanciers de tous les temps. Sincèrement, il a saisi le mouvement romanesque comme personne d'autre. Il s'y est inscrit pour bâtir l'une des oeuvres littéraires les plus lumineuses de tous les temps.
Lisez-le tant qu'il se peut toujours qu'en finissant le livre vous vous disiez : j'espère qu'il en écrira d'autres.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   24 avril 2021
Je n'utilise jamais le mot Tchécoslovaquie dans mes romans, bien que l'action y soit généralement située. Ce mot composé est trop jeune (né en 1918), sans racines dans le temps, sans beauté, et il trahit le caractère composé et trop jeune (inéprouvé par le temps) de la chose dénommée. Si on peut, à la rigueur, fonder un Etat sur un mot si peu solide, on ne peut pas fonder sur lui un roman. C'est pourquoi, pour désigner le pays de mes personnages, j'emploie toujours le vieux mot de Bohême. Du point de vue de la géographie politique, ce n'est pas exact (mes traducteurs se rebiffent souvent), mais du point de vue de la poésie, c'est la seule dénomination possible.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   12 avril 2021
On demande à Karel Capek pourquoi il n'écrit pas de poésie. Sa réponse : "Parce que je déteste parler de moi-même." Le trait distinctif du vrai romancier : il n'aime pas parler de lui-même. "Je déteste mettre le nez dans la précieuse vie des grands écrivains et jamais aucun biographe ne soulèvera le voile de ma vie privée", dit Nabokov. Italo Calvino avertit : à personne il ne dira un seul mot sur sa propre vie. Et Faulkner désire "être en tant qu'homme annulé, supprimé de l'histoire, ne laissant sur elle aucune trace, rien d'autre que les livres imprimés". (Soulignons : LIVRES et IMPRIMES, donc pas de manuscrits inachevés, pas de lettres, pas de journaux.)
D'après une métaphore célèbre, le romancier démolit la maison de sa vie pour, avec les briques, construire une autre maison : celle de son roman. D'où il résulte que les biographes d'un romancier défont ce que le romancier a fait, refont ce qu'il a défait. Leur travail, purement négatif de point de vue de l'art, ne peut éclairer ni la valeur ni le sens d'un roman. Au moment où Kafka attire plus l'attention que Joseph K., le processus de la mort posthume de Kafka est amorcé.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   14 avril 2021
L'esprit du roman est l'esprit de complexité.
Chaque roman dit au lecteur : "Les choses sont plus compliquées que tu ne le penses." C'est la vérité éternelle du roman mais qui se fait de moins en moins entendre dans le vacarme des réponses simples et rapides qui précédent la question et l'excluent. Pour l'esprit de notre temps, c'est ou bien Anna ou bien Karénine qui a raison, et la vielle sagesse de Cervantes qui nous parle de la difficulté de savoir et de l'insaisissable vérité paraît encombrante et inutile.
L'esprit du roman est l'esprit de continuité : chaque oeuvre est la réponse aux oeuvres précédentes, chaque oeuvre contient toute l'expérience antérieure du roman. Mais l'esprit de notre temps est fixé sur l'actualité qui est si expansive, si ample qu'elle repousse le passé de notre horizon et réduit le temps à la seule seconde présente. Inclus dans ce système, le roman n'est plus OEUVRE (chose destinée à durer, à joindre le passé et l'avenir) mais événement d'actualité comme d'autres événements, un geste sans lendemain.
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enzo92320enzo92320   17 janvier 2020
« REPETITION. Nabokov signale qu'au commencement d'Anna Karénine, dans le texte russe, le mot 'maison' revient huit fois en six phrases et que cette répétition est un artifice délibéré de la part de l'auteur. Pourtant, dans la traduction française, le mot 'maison' n'apparaît qu'une fois, dans la traduction tchèque pas plus de deux fois. Dans le même livre : partout où Tolstoï écrit 'skazal' (dit), je trouve dans la traduction proféra, rétorqua, reprit, cria, avait conclu, etc. Les traducteurs sont fous des synonymes. (Je récuse la notion même de synonyme : chaque mot a son sens propre et il est sémantiquement irremplaçable). Pascal : 'Quand dans un discours se trouvent des mots répétés et qu'essayant de les corriger on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut les laisser, c'en est la marque.' La richesse du vocabulaire n'est pas une valeur en soi : chez Hemingway c'est la limitation du vocabulaire, la répétition des mêmes mots dans le même paragraphe qui font la mélodie et la beauté de son style. Le raffinement ludique de la répétition dans le premier paragraphe d'une des plus belles proses françaises : 'J'aimais éperdument la Comtesse de… ; j'avais vingt ans et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le plus aimé, partant le plus heureux des hommes…' (Vivant Denon : Point de lendemain.) (Voir : LITANIE.) »

(Folio, p.169)
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Myriam3Myriam3   28 janvier 2018
Le roman (comme toute la culture) se trouve de plus en plus dans les mains des médias; ceux-ci, étant agents de l'unification de l'histoire planétaire, amplifient et canalisent le processus de réduction; ils distribuent dans le monde entier les mêmes simplifications et clichés susceptibles d'être acceptés par le plus grand nombre, par tous, par l'humanité entière.
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Vidéo de Milan Kundera
Ariane Chemin est Grand reporter au Monde. La journaliste relève le défi de raconter la vie d'un homme qui n'a absolument aucune envie qu'on le fasse. Milan Kundera refuse depuis près de 40 ans toute interview. Cet écrivain contemporain considéré comme un maître par ses pères, est conté dans un livre à la fois de récits et d'enquêtes où il faut déjouer les pièges des services secrets Tchèques ainsi que ceux d'un écrivain qui tient à son anonymat. "À la recherche de Milan Kundera" est publié aux éditons du Sous-Sol.
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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>Littérature : généralités>Biographie littéraire>Oeuvres de fiction, romans (119)
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