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EAN : 9782072939679
224 pages
Gallimard (11/03/2021)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 11-03-2021
Le temps de la poésie n’est pas celui des horloges ni de la mesure commune. Aussi l’intitulé de ce livre, en forme d’injonction sidérale, m’a-t-il été offert par un copain taoïste qui trinquait joyeusement un soir de pleine lune à une encablure de l’An mille… Séduire l’univers !
Mais sur le chemin des étoiles et des exoplanètes une pandémie incurablement terrestre est venue assujettir nos desti... >Voir plus
Que lire après Séduire l'univers - A contre-peurVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Le recueil "Séduire l'univers" d'André Velter plonge son lecteur dans un monde poétique riche en émotions et en réflexions. L'auteur entrevoit la poésie comme un moyen de capturer l'inexprimable pour nous emmener dans un voyage où les mots se transforment en ponts entre les limites du langage et l'immensité de l'âme humaine.

La première partie du recueil, "à contre-peur", résonne particulièrement avec moi en raison de ses réflexions sur la période du confinement lié au COVID-19. Les poèmes évoquent les craintes et les inquiétudes de cette période, créant ainsi un lien entre l'expérience personnelle de l'auteur et celle du lecteur. Bien que ces poèmes aient moins d'attrait littéraire pour moi, ils ont suscité une résonance émotionnelle grâce à leur évocation sincère de ce moment partagé de l'histoire. On nous a confiné, puis déconfiné, et reconfiné, etc...

La partie centrale du recueil, "Séduire l'univers", sans m'avoir marqué plus que cela, abrite tout de même trois poèmes qui ont capturé mon attention de manière particulière.
Ils font partie d'une série de sept poèmes, "LIGNES D'OMBRE" accompagnant des photographies en noir et blanc d'Olivier Deck (dans un autre recueil) autour de leur admiration commune pour le roman "La ligne d'ombre", de Conrad.
Chacun d'eux présente une exploration profonde de thèmes liés à la transition, à la perte et à la nostalgie. Les images poétiques comme "la barre de l'horizon" deviennent des métaphores visuelles de la séparation entre les rêves et la réalité, entre ce qui a été abandonné et ce qui a été préservé en nous. Ces vers résonnent avec une mélancolie subtile, tout en explorant les coins obscurs de l'âme humaine dans lequel on peut s'identifier et qui nous porte à réfléchir.

Un bon moment de poésie grâce à André Velter qui parvient à créer un dialogue profond avec son lecteur, à travers des lignes soigneusement ciselées à la musicalité souriante.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Avant l’instant,
  
  
  
  
Avant l’effraction, la fracture,
Avant la matière sombre des âges,
Avant l’azur des jours et des nuits,
Rien que l’énergie noire.

Avant le secret,
Avant le gong du silence, la blessure,
Avant la résurgence des mystères,
Avant le palimpseste des métaphores,
Rien que l’énergie noire.

Avant l’inconnu,
Avant l’abîme à naître, la brûlure,
Avant la mise en ordre du chaos,
Avant le nom même du néant,
Rien que l’énergie noire.

Avant l’effroi,
Avant l’incendie sans ravage, la démesure,
Avant le déluge aride,
Avant la forge implacable des destinées,
Rien que l’énergie noire.

Avant la perte,
Avant la dépense sans retour, l’aventure,
Avant la part souveraine et maudite,
Avant l’insoutenable beauté,
Rien que l’énergie noire.

Avant la fable,
Avant l’hypothèse de Dieu, l’augure,
Avant le battement de paupières du désastre,
Avant l’ironie de tout cela,
Rien que l’énergie noire.

Avant le réel,
Avant le swing de la raison, la rature,
Avant l’idée du compte à rebours,
Avant le premier zéro,
Rien que l’énergie noire.

Avant la vision,
Avant l’agonie de l’origine, l’obscure,
Avant le continuum des limbes,
Avant l’écoute calcinée des nébuleuses,
Rien que l’énergie noire.

Rien que le rien,
Rien que l’autre versant,
Rien que l’autre rive,
Rien que le bord à bord de l’absence,
Rien que l’énergie noire.
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NOIR COURAGE
  
  
  
  
Ni la nuit ni le néant,
Mais la ténèbre à l’œuvre,
Renaissante
Où que se portent les yeux.

La Voie n’est obscure
Qu’au premier abord,
Du sang et de l’or
Palpitent en secret :

Du sang pris à témoin
D’un rythme de terre et de carbone,
Et de l’or arraché
Aux cendres des bûchers.

Tout destin passé au noir
Connaît ce champ d’action,
Cet espace sans pardon
Qui blesse et régénère,

Qui d’une même lumière
S’en va payer comptant
Les amours, les alarmes,
Ce palimpseste d’os et de peau

Où rien n’est écrit
Une fois pour toutes.
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La poésie dit exactement
ce qu'elle dit qui ne se peut dire,
avec ou sans contrainte,
avec ou sans métaphore,
mais avec assez d'âme et de sang
pour rétablir l'union des impossibles
qui mêlent le dénuement et la gloire,
la lumière, le souffle, le vide
et le sentiment d'une perte qui se voue
à tout ce qui figure une sorte d'au-delà.
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Ce n’est pas là reprendre
  
  
   

[…]
Ce n’est pas là reprendre souffle ni éclaircir sa voix
pour moduler un chant qui se voudrait sûr de ses charmes,
Mais sacrifier à une dignité rétive aux oraisons,
accueillante aux vents contraires,
Qui cherche en l’espace d’un distique, d’une strophe, d’un poème,
l’asymptote où se touchent
Une vérité inconnue, réelle,
à peine liée à la peau du monde

Et le sortilège primordial, orphique,
si dévoué au continuum des univers :
Un tel effleurement ne se révèle que par surprise,
ne requiert ni carte, ni ascèse, ni prière

Pour peu que l’on s’entête à ne rien usurper.
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HÉLIOS
(à Sophie, le 16 janvier 2018)
  
  
  
  
Pour tout périple sur terre
Il faut un cheval de cœur
Qu’il soit ici ou ailleurs
Dans la force et la lumière
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Videos de André Velter (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Velter
Avec Marc Alexandre Oho Bambe, Nassuf Djailani, Olivier Adam, Bruno Doucey, Laura Lutard, Katerina Apostolopoulou, Sofía Karámpali Farhat & Murielle Szac Accompagnés de Caroline Benz au piano
Prononcez le mot Frontières et vous aurez aussitôt deux types de représentations à l'esprit. La première renvoie à l'image des postes de douane, des bornes, des murs, des barbelés, des lignes de séparation entre États que l'on traverse parfois au risque de sa vie. L'autre nous entraîne dans la géographie symbolique de l'existence humaine : frontières entre les vivants et les morts, entre réel et imaginaire, entre soi et l'autre, sans oublier ces seuils que l'on franchit jusqu'à son dernier souffle. La poésie n'est pas étrangère à tout cela. Qu'elle naisse des conflits frontaliers, en Ukraine ou ailleurs, ou explore les confins de l'âme humaine, elle sait tenir ensemble ce qui divise. Géopolitique et géopoétique se mêlent dans cette anthologie où cent douze poètes, hommes et femmes en équilibre sur la ligne de partage des nombres, franchissent les frontières leurs papiers à la main.
112 poètes parmi lesquels :
Chawki Abdelamir, Olivier Adam, Maram al-Masri, Katerina Apostolopoulou, Margaret Atwood, Nawel Ben Kraïem, Tanella Boni, Katia Bouchoueva, Giorgio Caproni, Marianne Catzaras, Roja Chamankar, Mah Chong-gi, Laetitia Cuvelier, Louis-Philippe Dalembert, Najwan Darwish, Flora Aurima Devatine, Estelle Dumortier, Mireille Fargier-Caruso, Sabine Huynh, Imasango, Charles Juliet, Sofía Karámpali Farhat, Aurélia Lassaque, Bernard Lavilliers, Perrine le Querrec, Laura Lutard, Yvon le Men, Jidi Majia, Anna Malihon, Hala Mohammad, James Noël, Marc Alexandre Oho Bambe, Marie Pavlenko, Paola Pigani, Florentine Rey, Yannis Ritsos, Sapho, Jean-Pierre Siméon, Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Murielle Szac, Laura Tirandaz, André Velter, Anne Waldman, Eom Won-tae, Lubov Yakymtchouk, Ella Yevtouchenko…
« Suis-je vraiment immortelle, le soleil s'en soucie-t-il, lorsque tu partiras me rendras-tu les mots ? Ne te dérobe pas, ne me fais pas croire que tu ne partiras pas : dans l'histoire tu pars, et l'histoire est sans pitié. »
Circé – Poèmes d'argile , par Margaret Atwood
+ Lire la suite
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