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Georges Roux (II) (Illustrateur)
EAN : 9782010055935
474 pages
Éditeur : Hachette (07/10/1992)
3.94/5   40 notes
Résumé :
William J. Hypperbone, l'un des plus éminents membres de l'Excentric Club de Chicago, vient de mourir, laissant une fortune de 60 millions de dollars et aucun héritier !
Son testament cause un grand émoi dans Chicago, sur tout le territoire américain et dans le monde entier : il lègue toute sa fortune à celui des six participants choisis au hasard qui gagnera une partie basée sur les règles du «Noble Jeu de l'Oie» et qui s'intitule «Le Noble Jeu des États-Uni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  24 octobre 2020
Le Testament d'un excentrique, comme P'tit-Bonhomme, est un « voyage extraordinaire » de Jules Verne qui mériterait d'être plus connu.
William J. Hypperbone est un millionnaire de Chicago (état de l'Illinois) qui vient de mourir. Dépourvu d'héritier, il manifeste son excentricité dans son testament : six habitants de Chicago tirés au sort et un individu dont il garde le nom secret participeront à un Jeu de l'oie tout à fait original dont les différentes cases seront représentées par les états américains distribués aléatoirement ; le gagnant sera évidemment celui qui atteindra la case 63ème case (Iillinois ) avec le nombre exact de points, en évitant autant que faire se peut les différents types de pénalités prévues pour certains états !
C'est le notaire désigné par le millionnaire qui jettera les deux dés pour chacun des sept participants, tirages au sort qui les expédieront aux quatre coins du pays...
La présentation des joueurs dans le chapitre quatre est particulièrement savoureuse : un marin irascible, un jeune peintre de talent, un avare patenté, un boxeur aux capacités intellectuelles très limitées, un journaliste énergique, une orpheline réservée…
Le roman est riche en rebondissements, des rebondissements d'ailleurs particulièrement cocasses quand ils concernent certains de ces personnages pittoresques (l'avare, le boxeur…).
Mais, malheureusement, le rythme est inégal, car le roman comporte aussi de nombreux passages qui relèvent plus d'un guide touristique ou d'un manuel de géographie que d'un roman d'aventures...
A lire donc, mais en parcourant ou en sautant les passages en question !
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Witchblade
  22 juin 2016
Livre lu en version ebook.
Je l'avais acheté en compagnie d'autres de Jules Verne lors d'une promo à la Fnac. J'ai donc profité d'un long trajet en voiture pour essayer de le découvrir mais le style de ce roman ne m'a pas plu avec cette accumulation de noms en tous genres.
J'ai abandonné à la fin du premier chapitre, soit après 16 laborieuses pages et à 2% du livre d'après ma liseuse. On commence l'histoire par la description de la constitution d'un cortège et des mesures prises par la police de Chicago pour la procession qui va démarrer. À part une profusion de détails et de noms, on ne sait pas grand chose de ce cortège, ni le pourquoi ni le comment. Je pensais lire une courte nouvelle mais au vu des stats de la liseuse et de ma vitesse pour 16p, je préfère encore abandonner car je n'ai pas retenu grand chose de ma lecture que j'ai lu en diagonale pour certains passages rébarbatifs.
Comme vous l'aurez compris, la bonne découverte n'a pas été au rendez-vous mais je ne m'avoue pas vaincue par le style très particulier de M. Verne. Je testerais une autre fois une de ses nombreuses nouvelles, parmi les moins connues du public littéraire, en espérant au pire les faire découvrir à d'autres. Comme tous les goûts sont dans la nature, je vous conseille donc de découvrir ce roman pour vous en faire votre propre avis.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Pas-chacha
  13 janvier 2021
Un roman dont je n'avais jamais entendu parler. Et pourtant, un vrai roman d'aventures écrit en feuilleton, dans la lignée des autres romans de Jules Verne.
Le principe: un homme très riche, n'ayant pas été excentrique dans sa vie, décide de l'être dans sa mort et lance une partie de jeu de l'oie géante où les cases sont tout simplement les différents états des Etats-Unis. L'enjeu: Devenir son héritier.
Nous sommes en 1897 et les Etats (Unis) sont loin les uns des autres quand il s'agit de s'y rendre en temps record, par le bateau, le "stage", la diligence, le train voire le bateau ou la bicyclette.
Six chicagois tirés au sort, et un outsider inconnu. Les voilà lancés à l'aventure au gré des coups de dés. Certains visitent, d'autres auraient pu visiter...
Ce n'est qu'un prétexte pour Jules Verne pour nous offrir avant l'heure un vrai guide touristique des Etats-Unis.
Alors certes c'est devenu ennuyeux plus de 120 ans après quand nous avons de vrais guides touristiques ou internet. Pourtant, j'ai été emballée par ce livre, où les péripéties les plus invraisemblables ( qui rappellent que c'est un roman considéré comme roman jeunesse) nous permettent de découvrir des villes dont je n'avais jamais entendu parler.
C'est didactique, et bien sûr la volonté de l'auteur, qui a dû abattre un considérable travail de recherche à l'époque. J'aurais très envie de le faire découvrir et l'étudier avec des enfants à l'aide d'un atlas des Etats-unis en suivant les pérégrinations des joueurs et leurs trajets tout en s'attardant pour regarder des photos des endroits traversés.
Bref, à ne lire qu'avec une carte des états-unis et un bon guide de voyage ou internet pour voir en images de quoi on parle. C'est ce que j'ai fait, et ça m'a donné envie de découvrir à mon tour les Etats-Unis.
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paulmaugendre
  20 septembre 2018
En ce vendredi 3 avril 1897, règne une effervescence inhabituelle dans Chicago. Un char tendu de draperies d'un rouge éclatant traverse la ville, accompagné de toutes les personnalités de la cité, hommes politiques, journalistes, riches entrepreneurs, et combien d'autres invités à défiler, précédés d'orchestres et d'orphéons, salués par une foule nombreuse estimée à plusieurs centaines de milliers d'individus, tous sexes et âges confondus.
Les applaudissements fusent, il règne une espèce de joie diffuse, dont l'origine est pourtant mortuaire. Il s'agit de se rendre après quelques heures de marche jusqu'au cimetière d'Oakswoods, la plus grande et la plus célèbre nécropole chicagoise afin de procéder à l'inhumation de William J. Hypperbone.
A peine âgé de cinquante ans, ce milliardaire qui avait bâti sa fortune en spéculant sur les terrains immobiliers, est donc conduit à sa dernière demeure, un mausolée véritable petit palais où même est prévue une salle à manger avec tout ce qu'il faut pour se sustenter, vivres y compris.
Mais le plus curieux réside dans ce fameux testament qui va être lu devant une nombreuse assemblée. Passionné du noble Jeu de l'Oie au sein de son cercle, les Club des Excentriques, il a imaginé que six concurrents désignés au sort participeraient à un immense Jeu de l'Oie organisé selon les règles du dit jeu, les différents Etats composant les Etats-Unis figurant les cases de ce jeu. Et l'Illinois, état dont Chicago est la capitale, représenterait les cases où figure l'Oie. Mais tout est expliqué en détail dans ce roman ludique. le vainqueur recevant la coquette somme de soixante millions de dollars.
Et c'est ainsi que sortis d'un chapeau, maître Tornbrock, notaire, et George B. Higginbotham, le président du club, révèlent le nom des heureux candidats à cette course déterminée par deux dés, avec six millions de dollars de récompense à la clé pour le vainqueur.
Il s'agit de Max Réal, artiste peintre paysagiste de vingt-cinq ans qui commence à posséder une certaine renommée. Il est célibataire et adore sa mère, sentiment partagé réciproquement. Il se verra accompagné par un jeune noir, Tommy qui rêve d'être son esclave afin de ne plus avoir de problèmes financiers.
Tom Crabbe, boxeur, champion hors normes, puisqu'il peut avaler jusqu'à six repas par jour ce qui ne l'empêche pas de démolir ses adversaires. Mais la tête pensante est son entraîneur, John Milner, qui l'accompagne partout, et est son porte-parole officiel. Un couple figurant la tête et les jambes.
Herman Titbury, quarante-huit ans. Petit banquier et prêteur sur gages marié avec une maritorne, sorte de dragon femelle. le couple s'entend bien dans l'avarice, ce pourquoi ils n'ont pas eu d'enfant.
Harris T. Kimbale, journaliste, chroniqueur en chef de la Tribune. Trente-sept ans, célibataire, et fort estimé de ses confrères, qui se promet bien de ramener des articles sensationnels.
Lissy Wag, jeune femme de vingt et un ans, est sous-caissière dans un grand magasin. Elle partage son petit appartement avec Jovita Foley, vingt-cinq ans, vendeuse dans le même magasin.
Hodge Urrican, cinquante-deux ans, célibataire, officier de la marine des USA, en retraite depuis six mois et au caractère irascible et son faire-valoir qui se montre encore plus vindicatif que son mentor.
Mais un codicille figure en fin de ce règlement. Un septième candidat est prévu pour participer à ce jeu. Il s'agit d'un inconnu dont le patronyme n'est pas dévoilé. Il s'agit d'un certain XKZ et bien malin serait celui qui pourrait le décrire. Même le notaire affirme ne pas en savoir plus sur ce concurrent inédit.
Seule une femme participe donc à ce jeu grandeur nature, mais il ne s'agit que du simple hasard voulu par l'auteur, et le profil physique et psychologique de ces six candidats est plus détaillé dans le roman donc je en m'attarderai pas plus.
Le départ de ces concurrents s'échelonnera de deux jours en deux jours à partir du 1er mai 1897. C'est Max Réal qui va débuter le parcours. Il a quinze jours pour rallier Fort Riley dans le Kansas et connaître alors quelle sera sa prochaine destination qui lui sera signifiée par télégramme.
Il en sera de même pour les autres candidats qui devront se plier à plusieurs contraintes. Les voyages seront à leur charge, de même que les pénalités éventuelles, puisque certaines cases donnent lieu à paiement de primes, ou de retour en arrière. La date d'arrivée du vainqueur ne peut donc être déterminée et ce parcours peut prendre des semaines, voire des mois.
Nous suivons les différents participants lors de leurs différentes pérégrinations hasardeuses. Car tout ne tourne pas comme sur des roulettes, les impondérables s'accumulent. Ainsi tandis que l'un des candidats est malade, l'autre est confronté à des grèves de cheminots, un troisième risque de la prison pour avoir inconsidérément demandé un grog au whisky dans un état qui interdit la consommation d'alcool. Ou alors un participant arrive juste au dernier moment à son lieu de rendez-vous ayant traîné en route pour admirer le paysage et allier l'utile à l'agréable.
Si certains se retrouvent, par le lancer de dés, non loin de leur lieu de départ, l'état qui est désigné jouxtant l'Illinois, d'autres sont obligés de traverser les Etats-Unis d'Est en Ouest, puis à nouveau d'Ouest en Est, ce qui occasionne non seulement des frais mais oblige à un jonglage dans les moyens de transports. le train, naturellement, le bateau, le fiacre, le cheval et même une triplette, trois vélos en un, vont servir de moyen de transport.
Des cartes du pays sont éditées à des millions d'exemplaires afin que le bon peuple puisse suivre les déplacements des concurrents. Une curiosité naturelle, mais comme il s'agit d'un jeu, les parieurs sont nombreux. Chaque candidat se verra donc affublé d'un dossard fictif, une sorte de petit drapeau qui personnalisera sur les états concernés leur position.
Et, le lecteur s'en doute, l'épilogue se termine un coup de théâtre final, propre au roman populaire, alliant suspense et retournement de situation. Ce roman est le soixante-quatrième publié par Hetzel, d'abord en feuilleton d'abord dans le Magasin d'éducation et de récréation puis en deux volumes en 1899.
Il ne déroge pas à la ligne de conduite de Jules Verne qui ne se contente pas de mettre en scène des personnages participants à un jeu de hasard, mais il en profite pour alimenter ses jeunes lecteurs de détails géographiques, historiques et économiques en tous genres. Les itinéraires, les villes traversées, le nombre d'habitants et bien d'autres détails qui n'apportent pas grand-chose à l'intrigue mais au contraire la ralentissent.
S'il ne possède pas le souffle épique du Tour du monde en quatre-vingts jours, qui était un pari, réaliser un voyage en un temps déterminé, il faut quand même constater que cette intrigue est un tour de force, l'adaptation d'un jeu de salon en grandeur nature.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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SBys
  06 février 2018
Je me rappelle avoir lu le premier tome du testament d'un excentrique de Jules Verne sur une terrasse d'un café montréalais, devant un square, par une belle journée de juin. Un bon demi frais, le soleil qui me caressait les joues, je me suis plongé dans l'histoire loufoque de Jules Verne, où le testament d'un excentrique stipule que pour récupérer la fortune du malheureux défunt, des concourants se feront le combat dans une partie du jeu de l'oie, d'une version assez particulière, à la grandeur du territoire américain. C'est-à-dire qu'à chaque coup de dé, les participants devront se rendre, au gré du hasard, à l'endroit décidé sur la carte, en un nombre de jours limités. À l'instar du Tour du monde, ce jeu grandeur nature, permet à Jules Verne de mettre au défi les transports modernes, le train principalement et la complexité de ses horaires. Dans le premier tome, l'obligation pour certains participants, moins chanceux que d'autres, de traverser la moitié des États-Unis, puis de revenir sur leurs pas, permet de créer un suspens qui nous font tourner les pages les unes après les autres, et surtout, ce premier tome permet de présenter le caractère, parfois haut en couleur, des différents personnages.
Je gardais un assez bon souvenir du premier tome, pour que je me décide à chercher le deuxième tome avec sérieux. Je dirais que la deuxième partie du récit est beaucoup moins intéressante, voire même décevante. Les parcours en train ont perdu de leur intérêt: attrapera-t-il, n'attrapera-t-il pas sa correspondance ? On a compris. La répétition ralentit la lecture, on attend la fin de la partie avec impatience. C'est à ce moment que l'on se rend compte à quel point le texte a (mal) vieilli. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui on peut aller de Houston à Seattle, en passant par Chicago, en quelques heures que le texte se casse le cou, mais dans les descriptions minutieuses que Jules Verne fait de chaque petite ville où l'un des participants se rend ou traverse. Les quelques phrases descriptives pour présenter chacune de ces villes ont certainement été durement recueillies car, évidemment, en 1899, on est loin avant le premier petit routard ou Let's Go. On peut même imaginer que Jules Verne a dû recourir à des collaborateurs aux quatre coins des États-Unis pour dessiner les principaux traits de ces cartes postales. Si en 1899, cela relevait peut-être de l'exploit, aujourd'hui, ces passages descriptifs (qui occupent une grande partie du tome 2) est d'un ennui colossal. Il m'a tristement fait penser au déroulement des pages Wikipédia où, en trois-quatre lignes, on peut lire les principaux attraits d'une ville : le monument à ne pas manquer, le quartier où l'on peut bien manger, la température au mois d'août, etc.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ange77ange77   25 janvier 2016
Heureusement, on a l’excellente habitude, en Amérique, de se protéger soi-même, sans attendre de l’administration une aide qu’elle est incapable de donner.
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Fanvin54Fanvin54   06 janvier 2014
De fait, à vrai dire, ce qu'il y avait seulement d'excentrique dans leur manière de vivre en ce bas monde, c'était d'appartenir au dit club de Mohawk Street.
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SBysSBys   28 avril 2016
Aussi j'ai toujours pensé qu'il n'y a sur terre qu'une certaine somme de bonheur à la disposition des humains, et que l'un n'en prend sa part qu'au détriment de l'autre!...
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gerard-lepapygerard-lepapy   01 juin 2019
Tout en causant, les deux citoyens dont la postérité pourra regretter de ne connaître ni le nom ni la situation sociale, regardaient entre les mille files du pont les ferry-boats qui sillonnaient le fleuve, les bateaux à vapeur, les chalands, qui le remontaient ou le descendaient, passant sous le viaduc d'amont et les deux viaducs d'aval dont les railroads mettent en communication les deux Etats limitrophes.
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Vidéo de Jules Verne
Intervenants: François Da ROCHA CARNEIRO, docteur en histoire contemporaine de l'Université d'Artois, Marion FONTAINE, maîtresse de conférences HDR à l'université d'Avignon, Alexandre JOLY, doctorant en STAPS à l'Université de Picardie Jules Verne, Sylvain VILLE, maître de conférences à l'Université de Picardie Jules Verne.
Phénomène social et culturel majeur de la France contemporaine, le sport s'est imposé comme spectacle attirant d'importantes recettes en même temps qu'un public exigeant. À partir des exemples de la boxe et du football, la table-ronde entend éclairer la lente professionnalisation de l'acteur sportif sur un long XXe siècle.
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