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Le quatuor de Jérusalem tome 2 sur 4

Jean-Daniel Brèque (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
EAN : 9782221101285
480 pages
Robert Laffont (20/10/2005)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
Dans une échoppe poussiéreuse du vieux Jérusalem, Cairo Martyr, le musulman noir aux yeux bleus vendeur de poudre de momies, O'Sullivan, l'Irlandais catholique marchand d'amulettes sacrilèges, et Munk Szondi, le Hongrois sioniste trafiquant d'armes, se lancent en ce dernier jour de 1921 dans une partie de poker qui durera douze ans et qui a pour enjeu rien de moins que le contrôle absolu de Jérusalem. Toutes les fortunes du Moyen-Orient se pressent à leur table de j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Deuxième tome après le «Codex Sinaïticus» d'une quadrilogie sur le moyen-orient ou il est question d'une méga partie de poker dont l'enjeu n'est ni plus ni moins que la possession de Jérusalem, la ville trois fois sainte.
Un drogman, musulman noir aux yeux bleus, un trafiquant d'armes Juif porteur d'une montre à trois cadrans contradictoires et un marchand d'amulettes sacrilèges catholique affublé autrefois pour passer inaperçu d'une robe noire de religieuse de l'Ordre des Pauvres Dames dans un café sale battent les cartes: ce trio improbable entame une partie qui va durer 12 ans.
Un lieu mythique, une histoire loufoque dont l'origine remonte des siècles auparavant des personnages hors norme, une époque mystérieuse, le début du XX siècle, où l'aventure était encore possible et féconde.
Edward Whittemore réécrit l'histoire à sa façon, beaucoup de fait réels, historiques ou supposés comme tels parfois invraisemblables et beaucoup d'imagination: des faits inventés plus vrais que nature. Cette refonte de l'histoire est empreinte de beaucoup d'humour, parfois féroce et on sent que Whittemore a pris beaucoup de plaisir à nous mystifier. Une farce des milles et unes nuits du moyen-orient.
On ne se lasse pas d'écouter Whittemore nous raconter les Sarah, banquières et maîtresses femmes qui tricotent en régulant les masses monétaires internationales, ni le jeune Cairo faisant sont apprentissage pendant des années par une momie desséchée dans son cercueil
ni l'Albanais paranoïaque et troglodyte aux moeurs étranges, réfugié sous le Grand Canal, à Venise ni de l'irlandais O'Sullivan Beare devenu Prêtre Jean selon hadj Harun qui pénètre dans le passé et en dessous de Jérusalem par une porte de coffre-fort, ni de Munk sioniste hongrois, ni du japonais Kikuchi devenu un ardent juif et bien d'autres Des histoires fortes et fortement saugrenues et encore je ne parle pas du singe blanc et onanique.
Un sympathique Page-turner pseudo historique, bizarroïde. Est-ce bien raisonnable d'écrire de telles histoire?
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Voir mon avis sur le premier tome. Ce deuxième opus est le meilleur avec le premier. Dommage que cette série ne soit pas assez connue. Lu et passionné
à leurs sorties par la qualité et le foisonnement des idées. Romans parfois ardus, mais très souvent captivant.
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Peut-être LE grand roman du Moyen-Orient, par un ex-agent de la CIA inspiré et subtil (2).

Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2014/12/29/note-de-lecture-le-quatuor-de-jerusalem-edward-whittemore/
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Le second tome de cette trilogie, une bonne occasion de passer encore quelques jours en déraison littéraire.
Lien : http://lescarnetsdannesolang..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Aux premières lueurs de l’aube en ce début d’été, un baron junker et son épouse, tous deux nus, vieillissants, obèses et suants, se tenaient debout au sommet de la Grande Pyramide dans l’attente du lever du soleil.
L’atmosphère était chaude et le désert figé, on était en 1914, et ce noble couple d’au-delà de la Poméranie venait d’accomplir le rêve de toute une vie, faire l’amour au point du jour au sommet de la Grande Pyramide, en retirant une profonde et épuisante satisfaction.
A quelques blocs de pierre du sommet se trouvait un homme qui s’était livré sur eux à diverses pratiques, un ancien esclave noir, aujourd’hui drogman expérimenté, du nom de Cairo Martyr. Pour le baron et son épouse, ce moment était le point culminant de leur longue existence ; pour Martyr, il ne s’agissait que d’un banal lever de soleil qui lui avait rapporté vingt livres sterling pour services rendus.
Il bâilla et alluma une cigarette.
Le soleil poignit au-dessus de l’horizon, et le baron et la baronne écartèrent les bras pour l’accueillir, et leur peau et leurs cheveux étaient d’une pâleur qui les rendait presque invisibles au sein de l’aurore du désert.
Sueur luisante et graisse pourrissante. Aurore. Cairo Martyr tira paresseusement sur sa cigarette et se tourna vers le nord en entendant le lointain vrombissement d’un avion.
C’était un petit triplan en provenance d’Alexandrie, qui remontait le Nil en direction de la capitale pour y transporter le courrier du matin. Martyr le vit grossir et comprit qu’il fonçait droit sur la pyramide. Encore quelques secondes, et il distinguerait la fringante silhouette du pilote, un Anglais souriant avec casque de cuir et lunettes de vol, son écharpe blanche volant au vent.
Baissez-vous, hurla-t-il. Baissez-vous.
Mais le baron et la baronne, tout à leur extase, n’entendirent ni sa voix ni le bruit de l’avion. La grosse boule rouge qui montait au-dessus de l’horizon les avait hypnotisés, inondant de sa chaleur leurs corps décatis. L’avion battit des ailes pour saluer dans la gaieté le monument le plus impressionnant jamais érigé par l’homme, puis vira gracieusement pour remettre le cap au sud.
Cairo Martyr se leva, n’en croyant pas ses yeux. L’homme et la femme quasi invisibles se dressaient toujours sur le sommet, les bras grands ouverts, mais ils étaient désormais privés de tête, décapités par l’aile la plus basse du triplan. Les cadavres massifs s’attardèrent quelques secondes, puis basculèrent doucement pour disparaître de l’autre côté de la pyramide.
Cairo Martyr fixa le soleil naissant. Sa cigarette lui brûla les doigts et il la lâcha.
Le courrier du matin en 1914.
Un salut plein de gaieté à l’Antiquité.
Et une étonnante machine volante tranchant dans le vif l’ordre ancien et nonchalant du XIXème siècle, le vieux monde désormais incapable de survivre en cette ère mécanique battant des ailes et virant sur les flots d’un vent de hasard.
Ce fut lors de ce choc vertigineux, de cette prise de conscience qui le saisit ce matin-là, au sommet de la Grande Pyramide, que Cairo Martyr comprit que c’en était fini de sa période de servitude victorienne. Plus jamais il n’honorerait des Européens en vacances, dans les arrières-salles du souk ou à bord de felouques dérivant sur le Nil. C’en était fini de l’époque où les colonialistes prenaient le soleil sur les pyramides. L’ère victorienne avait perdu la tête.
Pour le baron junker et la baronne, tout autant que pour Cairo Martyr, le XIXème siècle venait de connaître une fin abrupte en cette aube du début d’été 1914, bien que, pour le reste du monde, quelques semaines dussent encore s’écouler avant que l’on accepte un peu partout la nouvelle donne.
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Peut-être bien. Mais quand même, la lumière est différente ici. Elle est quasiment palpable, il est impossible de lui échapper, et c’est pour cela que la Grèce a toujours été une idée plus qu’un lieu.
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