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EAN : 9782867464201
312 pages
Liana Lévi (10/09/2009)
4.03/5   19 notes
Résumé :
Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s’apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l’Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S’appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d’ensemble de cet événement majeur du XXe siècle, depuis sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Il y a nombreux livres sur le procès de Nuremberg, le premier grand procès où ont été jugés les grands dignitaires nazis. Celui-ci fait partie des meilleurs résumés du procès. On ne pourrait pas espérer moins de Annette Wieviorka.

Dès le début 1942 les alliés envisageaient déjà un procès à la fin de la guerre pour punir les responsables au cas où, bien sûr, l'Allemagne serait vaincue.

Puis l'Allemagne a été vaincue. Commencent les tractations sur le contenu du procès les accusations, les inculpés et l'endroit du procès. de ces tractations ont fait partie les quatre vainqueurs : États Unis, Angleterre, France et Russie. de ces quatre pays, seules la France et la Russie ont eu la guerre dans ses frontières.

Beaucoup de discussions jusqu'à arriver à un accord. Pour la liste d'accusés, quelques noms inconditionnels puis chaque pays a rajouté quelques noms. le choix le plus complexe, puisque philosophique et de droit, a concerné les accusations, qui devaient être, autant que possible, cohérentes avec les règles de droit déjà existantes. Finalement, le choix s'est porté sur quatre : plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et génocide (crimes contre l'humanité).

Annette Wieviorka décrit ces tractations puis le déroulement du procès, puis un chapitre pour chaque accusation, reprenant les points les plus importants.

Quelques découvertes intéressantes au cours du procès, lors des dépositions des témoins. La plus importante a sûrement été l'existence d'un certain Adolf Eichmann et de son rôle dans la "solution finale de la question juive".

Un autre point intéressant a été la discussion sur le massacre de Katyn, où 15.000 officiers polonais ont été assassinés. À l'époque les Allemands et les Russes s'accusaient mutuellement. Sans preuves, ce point a été sorti de la discussion. Ce n'est qu'en 1990 que Mikhaïl Gorbatchev avoue la responsabilité de la Russie dans ce massacre.

L'héritage le plus important de ce procès est, me semble-t'il, la première définition de Génocide et Crime contre l'humanité.

C'est un livre très bien écrit, comme la plupart de ceux de cet auteur.
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Mettre en place un tel procès ne fut pas aisé, pas plus dans les jugements à porter que dans les aspects logistiques. Dressé au milieu d'une ville en ruines, ce tribunal internationnal eut les accusés les plus prestigieux de la seconde guerre, à commencer par les grands noms du IIIème Reich.
Annette Wieviorka nous décrit cet événement historique avec grande précision, mettant en avant les problèmes rencontrés comme les jugements rendus.
A lire absolument.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
(p. 305)

"Nous entendions prononcer une damnation éternelle contre la mémoire du nazisme et des diaboliques humains qui l'avaient incarnée. À cette différence près que, pour nous, le souvenir des hommes et des crimes devait être, pour cette malédiction, non pas anéanti mais, bien au contraire minutieusement conservé".
Edgar Faure
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Que quatre grandes nations exaltées par leur victoire, profondément blessées, arrêtent les mains vengeresses et livrent volontairement leurs ennemis captifs au jugement de la loi est l’un des plus grands tributs que la force paya jamais à la raison. […]
Le sens commun de l'humanité exige que la loi ne soit pas limitée à la simple punition de crimes ordinaires commis par de petites gens. Il faut que la loi atteigne également les hommes qui possèdent de grands pouvoirs et qui en font un usage délibéré et concerté, afin de mettre en mouvement une série de maux qui n'épargnent aucun foyer dans le monde […].
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Nous ne pouvons pas fusiller ou empoisonner ces 3 500 000 juifs mais nous pouvons néanmoins prendre des mesures qui, d'une manière ou d'une autre, aboutiront à leur extermination.
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[…] une doctrine qui, niant toutes les valeurs spirituelles, rationnelles ou morales sur lesquelles les peuples ont tenté depuis des millénaires de faire progresser la condition humaine, vise à rejeter l’humanité dans la barbarie, non plus dans une barbarie naturelle et spontanée des peuples primitifs, mais dans une barbarie démoniaque puisque consciente d'elle-même et en utilisant à ses fins tous les moyens matériels mis par la science contemporaine à la disposition de l’homme. […] Cette doctrine monstrueuse est celle du racisme.
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Le journaliste R.W. Cooper note que le fait "que les puristes aient accueilli le mot "génocide" moins comme un crime contre l'humanité que comme un crime contre la langue anglaise témoigne que nombre de personnes n'ont pas encore compris la terrible signification de ces procédés."
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Videos de Annette Wieviorka (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Annette Wieviorka
A quelques jours de la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian, "La Grande Librairie" propose une réflexion sur la mémoire. Pourquoi et comment se souvenir ? Deux historiennes, deux témoins et une romancière livrent autant de récits sensibles et nécessaires. Augustin Trapenard accueille ainsi Michelle Perrot pour "S'engager en historienne", publié chez CNRS Editions, Annette Wieviorka pour "Anatomie de l'Affiche rouge", paru au Seuil, Robert Birenbaum pour "16 ans, résistant", édité chez Stock, Marie Vaislic pour "Je ne savais pas que j'étais juive", publié chez Grasset, et Claire Deya pour "Un monde à refaire", paru aux Editions de l'Observatoire.
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