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ISBN : 2351762665
Éditeur : Editions Galaade (29/03/2013)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Conçu comme une adresse aux nouvelles générations de thérapeutes et de passionnés, néophytes aussi bien que professionnels, L?Art de la thérapie offre les méthodes et réflexions de plus de vingt-cinq ans d?expérience qu?Irvin Yalom condense habilement en une série de brefs chapitres thématiques.

De la révélation de soi aux avantages et aux risques du métier, du sujet inévitable de la mort au composants existentiels de la thérapie, L?Art de la thérapie e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
jblartigot
  16 juillet 2019
C'est simple, de petites vignettes cliniques pour illustrer ses propos.
Ce n'est pas mon livre de chevet mais ça confirme le fait que la création d'un espace de parole est sacrement salutaire.
Les neuro sciences sont relativisées.. C'est rassurant surtout de la part d'un américain...
Ce type est la couille droite de Freud, un soupçon ep philosophie, une pincée de science, du saupoudrage de croyance mais surtout beaucoup de convictions. J'aime ça
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Euths
  18 mai 2014
Très bon livre surtout pour les jeunes psychologues ou étudiants en psychologie. le livre est facile à lire, l'auteur est authentique et les conseils qu'on peut y trouver ne sont pas donnés à la fac... (même si on s'en doutait avant d'avoir fini de lire le livre). Un peu redondant à certain moment. Ce livre reste quand même précieux et y revenir de temps en temps ne fait pas de mal.
En somme un bon livre pour les jeunes thérapeutes.
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EtrangesHistoires
  02 mai 2014
Dans ce livre, un psychiatre nous parle psychologie et philosophie mais aussi de certains cas marquants de patients qu'il a eu en thérapie tout au long de sa vie professionnelle. A travers son ouvrage, il nous donne des conseils à nous lecteurs mais surtout aux générations de psychologues et psychiatres qui prendront sa suite au fil du temps.
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critiques presse (1)
Telerama   22 mai 2013
Son livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   15 septembre 2013
Tant qu'un patient persistera à croire que ses problèmes principaux résultent d'éléments qui échappent à son contrôle -actions provenant d'autres que lui, nervosité, injustices sociales, gènes- le thérapeute ne pourra lui apporter qu'une aide limitée. Nous pouvons témoigner de la sympathie, suggérer des méthodes pour réagir aux agressions et à l'injustice de la vie ; nous pouvons aider le patient à acquérir la sérénité, ou lui apprendre à modifier son environnement avec plus d'efficacité.

Mais si nous espérons un changement plus significatif, nous devons encourager nos patients à assumer leur responsabilité - en d'autres termes, à appréhender la façon dont eux-mêmes contribuent à leur propre détresse. [...]

L'acceptation de la responsabilité est un premier pas essentiel dans le processus thérapeutique. Une fois que l'individu reconnaît son rôle dans la création d'une situation difficile, il prend conscience qu'il a, et lui seulement, le pouvoir de changer cette situation.

Revenir sur sa propre vie et accepter qu'on est responsable de son propre accomplissement peut déboucher sur un véritable regret. Le thérapeute doit anticiper ce regret et s'efforcer de le modifier. J'incite souvent mes patients à se projeter dans le futur et à réfléchir à la façon dont ils peuvent vivre désormais afin que d'ici cinq ans ils puissent regarder en arrière sans que le regret vienne les submerger à nouveau.

(P159)
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GabySenseiGabySensei   15 septembre 2013
A propos du sens de la vie

Nous sommes des créatures en quête de sens par malchance jetés dans un univers qui n'en a intrinsèquement aucun. Une de nos tâches majeures est de lui en prêter un assez fort pour donner une raison d'être à la vie tout en niant par une manœuvre ambiguë être les inventeurs de ce sens. Nous en concluons donc qu'il était là "quelque part", à notre disposition. Cette quête permanente de système de sens nous plonge souvent dans des crises de sens.

Les individus qui suivent une thérapie parce qu'ils s'interrogent sur le sens de la vie sont plus nombreux que ne l'imaginent la plupart des thérapeutes. Jung rapportait qu'un tiers de ses patients venaient le consulter pour cette raison. Leurs plaintes prenaient différentes formes : "ma vie n'a aucune cohérence", "je n'ai de passion pour rien", "pourquoi suis-je en vie ? dans quel but?", "la vie a sûrement une signification plus profonde", "je me sens si vide - regarder la télé tous les soirs me donne l'impression d'être bon à rien, inutile", "même aujourd'hui à l'âge de cinquante ans je ne sais toujours pas ce que j'aimerais faire quand je serai plus vieux".

J'ai fait un rêve autrefois (décrit dans La Malédiction du chat hongrois) dans lequel j'étais au seuil de la mort dans une chambre d'hôpital, et je me trouvais soudain dans un parc d'attractions (dans un train fantôme de la maison des horreurs). Alors que le wagon pénétrait dans la gueule noir de la mort, j'apercevais soudain ma mère décédée dans la foule des spectateurs et je l'appelais : "Momma, Momma, comment suis-je?"

Le rêve, et surtout mon cri "Momma, Momma, comment suis-je?" m'a longtemps hanté, non à cause de la représentation de la mort dans le rêve, mais à cause de ses sombres implications sur le sens de la vie. Se pouvait-il que j'ai vécu toute mon existence avec pour objectif principal d'obtenir l'approbation de ma mère ? Parce que j'avais une relation difficile avec elle et attachais peu de prix à son assentiment quand elle était en vie, le rêve était d'autant plus incisif.

La crise de sens décrite dans le rêve m'incita à explorer ma vie d'une façon différente. Dans une histoire que j'écrivis aussitôt après le rêve, j'engageais une conversation avec le fantôme de ma mère afin de combler la brèche existant entre nous et de comprendre comment s'entremêlaient et s'opposaient les sens que nous donnions à la vie.

Certains ateliers expérientiels utilisent divers procédés pour encourager le discours sur le sens de la vie. Le plus courant est peut-être de demander aux participants ce qu'ils souhaiteraient en guise d'épitaphe sur leur tombe. La plupart des enquêtes sur le sens de la vie mènent à une discussion sur des objectifs tels que l'altruisme, l'hédonisme, le dévouement à une cause, la générativité, la créativité, l'actualisation de soi. Beaucoup ont l'impression que les projets prennent une signification plus profonde, plus forte s'ils transcendent le soi - en d'autres termes s'ils sont dirigés vers quelque chose ou quelqu'un d'extérieur à eux-mêmes, comme l'amour d'une cause, d'une personne, d'une essence divine.

Le succès précoce des jeunes millionnaires high-tech débouche souvent sur une crise existentielle qui peut être éclairante sur les systèmes de sens qui ne font pas appel à la transcendance de soi. Beaucoup de ces individus commencent leur carrière avec une vision claire -réussir, gagner beaucoup d'argent, avoir une bonne vie, acquérir le respect de ses collègues, prendre sa retraite tôt. Et c'est exactement ce que font un nombre sans précédent de ces jeunes trentenaires. Mais quand surgit la question : "Et maintenant? Qu'en est-il du reste de ma vie, des prochaines quarante années?"

La plupart de ces jeunes millionnaires continuent de faire plus ou moins la même chose : ils créent de nouvelles sociétés, tentent de renouveler leur succès. Pourquoi? Eux-mêmes disent qu'ils doivent prouver que leur réussite n'était pas due au hasard, qu'ils peuvent y arriver seuls, sans partenaire ni mentor. Ils hissent la barre plus haut. Pour être sûrs qu'eux-mêmes et leur famille sont à l'abri du besoin, qu'il ne leur faut plus un ou deux millions en banque, mais cinq, dix, voire cinquante millions pour se sentir en sécurité. Ils ont conscience de la vanité et de l'irrationalité de cette quête d'argent qu'ils ne peuvent dépenser, mais cela ne les arrête pas. Ils se rendent compte que c'est du temps qu'ils devraient consacrer à leur famille, à ceux qui leur sont proches, mais ils sont simplement incapables de cesser de jouer le jeu. "L'argent est à portée de main, me disent-ils. Je n'ai qu'à me baisser pour le ramasser." Ils doivent faire des affaires. Un promoteur immobilier m'a raconté qu'il aurait l'impression de disparaître s'il s'interrompait. Beaucoup redoutent de s'ennuyer -même la plus petite bouffée d'ennui les pousse à reprendre précipitamment leur activité. Schopenhauer disait que l'envie en soi n'est jamais assouvie - dès qu'un désir est satisfait, un autre naît. Bien qu'il puisse y avoir de très courts répits, une brève période de satisfaction, elle se transforme sur-le-champ en ennui. "Toute vie humaine, dit-il, est ballotée entre la souffrance et l'ennui."

Contrairement à ma façon d'aborder les autres ultimes préoccupations existentielles fondamentales (la mort, la solitude, la liberté), je préfère une approche oblique du sens de la vie. Il nous faut pénétrer dans un des nombreux sens possibles, en particulier dans celui qui est fondé sur la transcendance de soi. C'est un engagement essentiel, et c'est en identifiant les obstacles qui s'opposent à cet engagement, en participant à leur suppression, que nous, thérapeutes, avons notre utilité. La question du sens de la vie, comme l'a enseigné Bouddha, n'est pas édifiante. On doit s'immerger soi-même dans le fleuve de la vie et laisser la question s'éloigner.

(P153)
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GabySenseiGabySensei   30 août 2013
En outre la grande majorité des individus qui sont demandeurs d'une thérapie ont des problèmes relationnels fondamentaux ; dans la plupart des cas les individus sombrent dans le désespoir parce qu'ils sont incapables de nouer et de maintenir des relations interpersonnelles enrichissantes et durables. La psychothérapie basée sur le modèle interpersonnel a pour but d'éliminer les obstacles qui s'opposent à des relations satisfaisantes.

(P68)
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GabySenseiGabySensei   30 août 2013
Éliminer les obstacles à la croissance personnelle

Lorsque je faisais mes premiers pas d'étudiant psychothérapeute, l'ouvrage le plus utile qu'il m'ait été donné de lire fut Neurosis and Human Growth, de Karen Horney. Et le concept le plus utile que proposait ce livre était la disposition naturelle montrée par l'être humain à l'accomplissement de soi. Si les obstacles qui s'y opposent sont éliminés, d'après van Horney, chaque individu peut devenir un adulte mature, pleinement accompli, tout comme un gland devient un chêne majestueux.
"Tout comme un gland devient un chêne..." Quelle image merveilleusement libératrice et éclairante! Elle a changé pour toujours ma conception de la psychothérapie en m'offrant une nouvelle vision de mon travail : ma tâche était d'éliminer les obstacles qui bloquaient la voie de mes patients. Je n'avais pas à accomplir la totalité du travail ; je n'avais pas à insuffler à mon patient le désir de se développer, la curiosité, la volonté, l'amour de son prochain et de la vie, le sens de la loyauté ou une myriade de caractéristiques qui font de nous des êtres pleinement humains. Non, tout ce que j'avais à faire était d'identifier et d'éliminer les obstacles. Le reste viendrait de lui-même, nourri par les forces d'actualisation intérieures au patient.

(P19)
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EtrangesHistoiresEtrangesHistoires   08 janvier 2014
Le langage de Nietzsche est aussi puissant que glaçant ; essayez de le lire vous-même à voix haute.

----Et si un jour, ou une nuit, un démon te suivait dans ta suprême solitude et te disait :
- Cette vie, telle que tu la vis actuellement, telle que tu l'as vécue, il te faudrait la revivre encore une fois, et d'innombrables fois ; et il n'au aura en elle rien de nouveau, au contraire ! La moindre douleur et la moindre joie, la moindre pensée et le moindre soupir, ce qu'il y a d'infiniment grand et d'infiniment petit dans ta vie reviendra et tout reviendra dans le même ordre - cette araignée aussi et ce clair de lune entre les arbres, et aussi cet instant et moi-même. L'éternel sablier de l'existence se retournera sans cesse - et toi avec lui, poussière des poussières !
Ne te jetterais-tu pas contre terre en grinçant des dents et ne maudirais-tu pas le démon qui parlerait ainsi ? Où bien as-tu déjà vécu un instant assez prodigieux pour lui répondre :
- Tu es un dieu, et jamais je n'ai entendu chose plus divine !
Si cette pensée s'emparait de toi, tel que tu es, elle te transformerait peut-être mais peut-être t'anéantirait-elle----

A mes yeux, ce passage offre un puissant moyen d'action thérapeutique, en particulier la notion finale de l'expérience de pensée de Nietzsche selon laquelle, si vous maudissez le démon qui vous a tenu un tel discours, si vous détestez l'idée de répéter votre existence telle que vous l'avez vécue (au cas où vous auriez choisi de la revivre), il n'existe alors qu'une seule explication - vous ne vivez pas votre vie, votre unique vie, comme vous le dévriez !
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Videos de Irvin D. Yalom (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irvin D. Yalom
Extrait de "Le Problème Spinoza" d'Irvin Yalom lu par Philippe Sollier. Editions Audiolib. Parution le 27 novembre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-probleme-spinoza-9782367629414
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