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Clément Baude (Traducteur)
ISBN : 2757803859
Éditeur : Points (30/04/2008)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 366 notes)
Résumé :
Quand Julius Hertzfeld, un célèbre psychiatre de San Francisco, apprend qu'il n'a plus que quelques mois à vivre, que fait-il ? Il contacte l'un de ses anciens patients, l'arrogant Philip Slate, accro au sexe, rigide, asocial et manipulateur, le plus grand échec de sa carrière, devenu depuis psychothérapeute.
Au centre de cette relation : Schopenhauer...


Aussi publié sous le titre suivant :
«Apprendre à mourir : la méthode Schop... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
andman
  02 février 2014
Un an c'est court quand la mort est au bout !
L'espérance de vie du docteur Julius Hertzfeld, un psychiatre de 65 ans atteint d'un mélanome, n'est guère plus élevée. Veuf depuis dix ans, le pauvre Julius ne sait plus à quel saint se vouer et la première personne qu'il contacte n'a pas vraiment une âme de Bon Samaritain...
De toute la carrière de Julius, Philip Slate est de loin le patient le plus antipathique. Asocial et obsédé sexuel, Philip a suivi une longue thérapie qui a malheureusement échoué vingt ans auparavant. Depuis cet échec, il a trouvé remède à son obsession dans la philosophie de Schopenhauer et semble aujourd'hui ''entré sur les terres de la sérénité testiculaire''.
Installé comme Conseil en philosophie et désireux d'exercer le plus tôt possible le métier de psychothérapeute, il a besoin d'un tuteur. Julius accepte d'endosser ce rôle sous réserve que Philip passe six mois comme patient dans sa thérapie de groupe.
Le lecteur découvre avec Philip les sept personnes qui se réunissent chaque lundi au domicile de Julius, situé dans un quartier huppé de San Francisco.
Les échanges verbaux, francs et directs, tournent en grande partie autour de la sexualité des uns et des autres sans occulter les relations conflictuelles avec leurs proches.
La personnalité misanthrope de Philip, ses longs moments de mutisme, sa façon de se référer systématiquement à la philosophie de Schopenhauer lorsqu'on sollicite son avis, exaspèrent dans un premier temps les patients, sous l'oeil d'un Julius perplexe qui peine parfois à cadrer les débats.
“La méthode Schopenhauer” écrit par Irvin David Yalom en 2005 est un roman surprenant. Psychiatre de formation, l'écrivain américain réussit à sensibiliser le lecteur à deux de ses grandes passions : la psychologie et la philosophie.
Avant chaque séance hebdomadaire chez Julius, l'écrivain s'intéresse dans un court chapitre à la vie du philosophe Arthur Schopenhauer né à en 1788 à Dantzig.
Platon et Kant ainsi que les textes sacrés hindous ont inspiré l'oeuvre de Schopenhauer, empreinte avec constance du tragique de la condition humaine.
Cette oeuvre a marqué les esprits des deux derniers siècles, ainsi le père de la psychanalyseSigmund Freud s'inspira-t-il de la pensée du philosophe pour mettre en évidence l'importance sous-estimée des aspirations sexuelles de l'être humain.
“La méthode Schopenhauer” est un roman vivant. Malgré les affres des différents personnages, sa lecture est loin d'être triste. de surcroît le lecteur a vraiment l'impression d'aborder, sans difficulté majeure, de nombreux concepts philosophiques.
Le personnage le plus sympathique du livre, le docteur Julius Hertzfeld, trouvera-t-il dans la formidable énergie de son groupe de patients la force nécessaire pour surmonter les angoisses de sa fin de vie imminente ?
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Roggy
  13 avril 2019
Et la magie opère, encore et toujours. Irvin Yalom, magicien de la vulgarisation philosophique et psychologique, frappe fort une fois de plus signant un roman qui parle d'une des figures marquantes de la philosophie et qui se lit comme un bon roman.

Oui ça devient la spécialité de ce grand écrivain qui nous présente cette fois-ci Schopenhauer, la complexité de ses pensées et son héritage et comment il a influencé de nombreux philosophes.
Irvin Yalom continue à cultiver l'art du mélange des genres et nous ouvre les portes d'un monde clos qu'il connaît parfaitement bien, celui des thérapies de groupe.
Il allie faits réels et livre l'essentiel des thèmes chers à Schopenhauer tels la volonté comme principe fondamental, le rapport de l'homme à la souffrance, à la passion amoureuse, à la mort, le tragique de la condition humaine et la théorie du détachement.
Pas très jojo les pensées du bonhomme, mais sous la plume de Yalom qui les adapte à la réalité d'un groupe d'individus en quête de lumière, on arrive à saisir l'essentiel de la question de l'équilibre précaire qui est celui de la vie elle-même.
L'écriture est tenue et les personnages sont astucieusement bien construits. Ce roman permet de savourer les multiples facettes de cet auteur qui a l'art de nous intéresser à des sujets en apparence compliqués mais qui deviennent accessibles et fascinants !
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TCHITAT92
  09 avril 2019
Première immersion dans l'univers de Monsieur Yalom : j'y ai nagé avec délice, évoluant entre le flot romanesque et ses personnages hauts en couleurs, ses dialogues bien pensés, des vagues de culture générale au fil du récit de la vie du grand philosophe Shopenhauer (que l'on appréciera ou détestera, c'est selon, mais ce n'est pas la question), et une marée psychanalytique qui emporte tout sur son passage, nous dévoilant dans ses rouleaux les arcanes de la thérapie de groupe, de l'intérieur, et du fonctionnement de la cure psychanalytique dans son ensemble.
Bien sûr, c'est une fiction, pas un essai , mais c'est fluide, passionnant, ça coule de source !
Ce roman semblera une méduse dont la piqûre urticante démangera pendant des jours, à ceux qui se noient d'ennui dans la psychanalyse, mais les amateurs plongeront dans ses eaux avec bonheur, sans masque, et y apprécieront les réflexions intelligentes sur la Maladie, le rapport aux autres, la Mort, la Vie, ... de quoi s'occuper les méninges un petit moment ! ;)
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Alcapone
  01 novembre 2011
La méthode Schopenhauer est un roman hybride qui combine fiction, psychobiographie et pédagogie psychothérapeutique (termes utilisés par Irvin Yalom dans ses remerciements). L'histoire s'articule autour d'une thérapie de groupe savamment orchestrée par Julius Hertzfeld, un psychothérapeute californien de renom. Alors que Julius apprend qu'il ne lui reste qu'un an à vivre, il décide de contacter Philip Slate, ce patient retors qu'il n'a jamais réussi à soigner de son addiction au sexe. Depuis leur dernier entretien, quinze ans ont passé. Philip est devenu professeur de philosophie et il ne jure que par Arthur Schopenhauer mais son comportement hautain et distant n'a pas évolué. Ensemble, Julius et Philip décident par intérêt personnel de sceller un pacte : Julius accepte de former Philip au conseil en philosophie à la condition qu'il accepte d'intégrer son propre groupe de travail. En retour, Philip offre au psychothérapeuthe une chance de réparer son échec ou du moins de le comprendre avant de mourir... On comprend donc pourquoi les deux hommes sont liés par la relation du Je-Cela développée par Martin Buber. "Buber était un philosophe juif allemand qui est mort il y a environ cinquante ans, et dont le travail porte sur la rencontre véritable entre deux êtres : la relation du Je-Tu, une relation pleine et profondément réciproque qui s'oppose à la relation du Je-Cela, laquelle néglige l'altérité de l'autre et utilise plus qu'elle ne rapproche." p.304
Alternant habilement les chapitres entre le travail de la thérapie de groupe de Julius et la biographie du célèbre misanthrope, Irvin Yalom propose ici une excellente introduction à l'oeuvre de Schopenhauer. La philosophie de Schopenhauer que Philip Slate a découvert grâce au roman les Buddenbrook de Thomas Mann, lui aurait permis de se défaire de son addiction. Malheureusement, c'est la philosophie même de Schopenhauer qui l'éloigne d'autrui et il lui reste encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir prodiguer des conseils en philosophie. Au fil des séances, l'on découvre en même temps que les autres membres du groupe, qui était Schopenhauer à travers le personnage de Philip qui s'y identifie en tous points.
Yalom invite son lecteur à réfléchir sur les thèmes chers au philosophe allemand : ainsi, la mort, la solitude, la relation aux autres, la sexualité et l'image que l'on a de soi, sont analysés sous l'angle de la métaphysique volontariste... Et je remercie l'auteur de la faculté qu'il a de rendre accessibles les théories du philosophe allemand. Ainsi, Arthur Schopenhauer, qui ne souhaitait entretenir aucun attachement de quelque nature que ce soit avec les autres (il emprunte en effet à l'Hindouisme, aux Upanishad (उपनिषद्) et au Bouddhisme), était-il pessimiste (pessimisme : la vie humaine est une perpétuelle douleur).
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guika
  30 août 2010
A peine achevée la lecture de « Et Nietzsche a pleuré », je me suis lancé dans un nouveau roman de Irvin Yalom : « La méthode Schopenhauer ». Une première édition du même livre était sortie sous un titre plus explicite quelques années plus tôt : « Apprendre à mourir. La méthode Schopenhauer ». En effet, le thème central de ce livre, c'est comment la lecture de Schopenhauer peut-elle être une aide pour supporter de vivre avec l'angoisse de la mort.
Les personnages centraux de l'histoire sont Julius Hertzfeld et Philip Slate. le premier, psychothérapeute, apprend qu'il a un cancer, et qu'il lui reste au mieux une année à vivre en bonne santé. Philip est un ancien patient de Julius, et surtout son plus grand échec professionnel. Il n'avait pas réussi à l'époque à délivrer Philippe de son obsession sexuelle. Julius décide de contacter Philip, qui est lui-même devenu entre temps psychothérapeute. Ils passent ensemble un marché : Julius sera le tuteur dont Philip a besoin pour s'installer, et en échange Philip reprendra ses séances auprès de Julius dans le cadre d'une psychothérapie de groupe.
Commençons tout de suite par la faiblesse de ce livre : les personnages sont parfois caricaturaux, et le style plutôt didactique, pour ne pas dire pédagogique. On sent derrière le romancier un praticien habitué aux comptes rendus cliniques. Pourtant, malgré ces maladresses, je n'ai décroché à aucun moment, et j'ai lu ce roman jusqu'au bout avec un réel plaisir. Je pense que c'est paradoxalement la vitalité qui nourrit ces pages qui m'a finalement captivé. On sort de cette lecture rasséréné. J'ai pensé à cette formule qu'on doit à Spinoza : « l'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie. » C'est ce qui traverse le livre, une réflexion sur la mort mène inexorablement à un questionnement sur la vie.
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Citations et extraits (138) Voir plus Ajouter une citation
andmanandman   01 février 2014
Les enfants privés de l’amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s’aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement pour aimer la vie.
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andmanandman   30 janvier 2014
Quand il commença son internat, il découvrit que les chambres du personnel étaient adjacentes au dortoir de l’école d’infirmerie, qui pullulait de jeunes infirmières nubiles en adoration perpétuelle devant les médecins. C’était une véritable confiserie, et il ne se priva pas d’en goûter tous les bonbons.
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PiertyMPiertyM   08 juillet 2015
Le talent, c'est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher ; le génie, c'est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir. (Schopenhauer)
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andmanandman   05 février 2014
La définition de l’ami par Aristote, est celui qui tire de vous ce que vous avez de meilleur et de plus sain, se rapproche de ma vision du psychothérapeute idéal.
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AunryzAunryz   30 janvier 2019
Les sermons sur la vie et sur la mort, Julius les connaissait aussi bien que n'importe qui. Il était d'accord avec les stoïciens, pour qui "dès notre naissance, nous commençons à mourir", et avec Epicure, qui disait : “La mort n'est rien pour nous, car quand nous sommes, la mort n'est pas là et, quand la mort est là, nous ne sommes plus."
En tant que médecin et psychiatre, il avait susurré ces mêmes paroles de consolation aux oreilles des mourants. Bien que convaincu que ces sombres réflexions fussent utiles à ses patients, jamais il n'avait envisagé qu'elles pussent le concerner lui.
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