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Clément Baude (Traducteur)
ISBN : 2757803891
Éditeur : Points (04/10/2007)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 297 notes)
Résumé :
Psychanalyste reconnu, Ernest Lash est en proie au doute: en se montrant plus proche de ses patients ne parviendrait-il pas à de meilleurs résultats? Quand Carol Leftman, brillante et séduisante avocate, entre dans son cabinet, il met en pratique sa nouvelle théorie. Mauvaise pioche: Carol, convaincue que son mari l'a quittée sur les conseils dudit psychanalyste a décidé de le piéger...
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
andman
  12 février 2016
S'octroyer un petit moment de plaisir en compagnie du psy le plus connu de San Francisco ne mange pas de pain. Alors que le tarif de ses confrères dépasse allègrement les 150 $ la séance, s'immerger dans l'univers d'Irvin Yalom est à la portée du plus grand nombre.
Voyons donc si “Mensonges sur le divan” procure un bienfait comparable aux autres romans de cet auteur généreux !
L'intrigue repose sur la personnalité bien affirmée de trois san-franciscains : une brillante avocate d'affaires, Carolyn Astrid, et deux psychothérapeutes, les docteurs Marshal Streider et Ernest Lash.
Marshal est un homme entre deux âges, quelqu'un d'ambitieux qui vise la présidence de l'Institut psychanalytique du Golden Gate. C'est un fervent partisan de la pensée freudienne selon laquelle la seule option offerte au thérapeute est l'interprétation, ni plus ni moins.
Marshal a dans sa clientèle, comme cela se pratique couramment, un jeune confrère, Ernest, dont il apprécie l'honnêteté intellectuel. Celui-ci profite de cette supervision pour approfondir ses connaissances psychanalytiques. Il se démarque toutefois de son aîné en faisant sienne l'idée jungienne que le psy doit inventer un nouveau langage thérapeutique pour chaque patient et se promet d'explorer au plus vite le fameux “entre-deux”, cette zone qui sépare le patient du thérapeute.
‘'Mensonges sur le divan'' devient pleinement réalité le jour où la très séduisante Carolyn entre pour la première fois dans le cabinet d'Ernest avec la ferme intention de se venger. Son mari, qui fréquente assidûment depuis cinq ans ce même praticien, vient de quitter le domicile conjugal la laissant seule avec leurs deux enfants. Pour elle il n'y a pas de doute possible : Ernest a encouragé son homme à prendre la tangente.
Irvin Yalom s'emploie à démystifier l'univers feutré de la psychanalyse tout en s'interrogeant sur le degré de latitude laissé à chaque thérapeute quant au choix du chemin menant à la guérison du patient.
De surprises en rebondissements, le lecteur se délecte de situations truculentes où perce parfois un érotisme du plus bel effet. Par certains côtés ‘'Mensonges sur le divan'' s'apparente à un vaudeville tant les occasions sont nombreuses de sourire en tournant les pages.
Irvin Yalom fait partie de mes auteurs préférés. Que de bons moments passés déjà à m'imprégner de son savoir et de sa joie de vivre !
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Marple
  12 janvier 2014
Ce petit roman qui démystifie complètement la psychanalyse m'a, paradoxalement, donné envie d'y plonger avec Ernest Lash ! C'est donc avec plaisir et même jubilation, parfois, que j'ai lu cette description intelligente et pleine d'humour des petits et gros travers des hommes et des psychanalystes...
Tout gravite autour d'Ernest Lash et de Marshal Streider, deux psychanalystes de San Francisco aux pratiques, aux motivations et aux patients très différents. On les suit dans leur cabinet, chez eux, aux réunions de l'association professionnelle, dans leurs loisirs, avec leurs proches, sans rien perdre de leurs pensées les plus secrètes, libido débordante, appât du gain, doutes ou manigances.
Le tout est lié par l'histoire de Carol, une avocate impitoyable, revancharde et allumeuse face à Ernest qu'elle accuse d'être responsable de son divorce... qui va devenir l'avocate-confidente de Marshal, dans des circonstances assez délirantes d'escroquerie, de guerre des psys et de rappel des patients.
Bien troussée et (presque) réaliste, l'histoire n'est qu'un prétexte pour aborder des thèmes plus profonds : la vérité, le mensonge et les apparences, la volonté de bien faire face à la comptabilité frénétique de l'argent empoché ou perdu, l'orgueil, l'aveuglement et l'obstination, la sérénité quand on se sent bien avec soi-même...
Bref, ces Mensonges sur le divan sont pour moi une belle découverte pour commencer l'année littéraire 2014, au point que je pourrais même peut-être envisager de m'allonger sur un divan un de ces jours (mais pas pour y raconter des mensonges).
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Kittiwake
  27 mai 2015
Thriller psychanalytique ou psychanalyse à suspens? Les deux!
Un sacré coup de griffe adressé au milieu psychanalytique new-yorkais (qui n'est pas pire ni meilleur que le reste de la communauté mondiale), sur un fond de complot machiavélique et de stratégie carriériste, qui fait du roman un excellent moment de lecture.
Maîtres et disciples, couples à la dérive, escrocs patentés défilent sur le divan, et comme l'indique le titre, les mensonges s'alignent au fil des pages.
L'humour est au rendez-vous : l'histoire de l'escroquerie peut faire rire si elle ne fait pas pleurer, mais le sommet est atteint lorsqu'une avocate sollicitée pour cette affaire de margoulin endosse le rôle de thérapeute pour notre psy arnaqué.
C'est peu de dire que l'analyse psychologique des personnages est fine et pointue. Les dialogues sont savoureux et la traduction parfaite (à savoir qu'elle se laisse oublier)
Irvin Yalom est une valeur sûre si l'on veut se donner quelques frissons tout en explorant avec minutie, guidé par quelqu'un qui connaît le propos de l'intérieur, le monde des professionnels de la psychologie

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Eric75
  06 août 2012
Psychiatre de profession, Irvin D. Yalom s'autorise manifestement à restituer dans ses romans toutes les observations, anecdotes et théories accumulées lors de la pratique de son gagne-pain officiel. Dans ce roman très divertissant, Yalom parvient à éviter le piège du jargon et de la démonstration thésarde, on est ici plus proche de la comédie de boulevard égrillarde que du séminaire de psychopathologie.
Les petits travers et les gros défauts de nos contemporains, Yalom les connaît bien. La fascination du sexe, la soif de pouvoir, la cupidité, l'orgueil, le démon du jeu, le désir de vengeance… constituent les rouages élémentaires de la construction psychique de ses personnages qui sont ici mis en scène avec un vrai sens de la comédie.
On apprend comment le psychiatre libidineux Seymour Trotter finit par se taper sa patiente nymphomane au mépris des règles les plus élémentaires du métier, comment l'effacé Justin Astrid parvient enfin à quitter sa femme, comment l'intellectuel Ernest Lash envisage de mettre au point une nouvelle thérapie révolutionnaire (mais bien naïve) s'appuyant sur la vérité et la transparence totale avec son patient, comment la bouillonnante Carol Leftman projette de se venger de son mari qui l'a larguée, comment le cupide Marshal Streider décide d'arrondir ses fins de mois, comment le joueur compulsif Shelly Merriman découvre une méthode lui permettant de gagner au poker, comment l'escroc imaginatif Peter Macondo exploite sans vergogne la crédulité de ses semblables…
On se régale à la lecture de ce livre, en suivant les parcours croisés et les interactions des différents personnages qui, à un moment ou à un autre, finissent tous par s'allonger sur le « divan » et à se confier. Les objectifs individuels, les secrets dévoilés, les petites compromissions et les grosses manipulations, finissent par tisser un scénario cohérent qui tient en haleine. le lecteur, piégé, ne peut plus lâcher le livre avant la fin. Irvin D. Yalom a invente un genre nouveau, dont il est d'ailleurs peut-être l'unique représentant : le thriller psychanalytique « parlé », car l'action est ici essentiellement racontée, que ce soit sur le divan ou non. Et maintenant, il est temps de vous allonger sur votre canapé pour une petite séance… de lecture !
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soleil23
  18 mai 2012
Voilà, je suis presque à la fin de ce roman et j'avais hâte de vous en parler...
Est ce que vous avez déjà lu un livre qui vous parle ? Vous pose des questions ? Vous sonde au plus profond de votre inconscient ?
Eh bien, ce roman le fait avec une telle ingéniosité que l'on s'y prend au jeu et vite on se retrouve sur le fameux "divan" (avouez que celui de la couverture est reposant !!!), là où se sont installés tour à tour les personnages de l'histoire : les patients.
Mais qui sont-ils ?? et que viennent -ils chercher ??
1- Belle, la femme belle, tourmentée, suicidaire et dont la hantise est le vide !
2- Justin, l'homme qui soigne son mal par un mal plus grave. Qui croit trouver le bonheur...mais ce n'est qu'un leurre.
3- Ernest le Psychothérapeute qui se fait superviser à son tour car il est aussi un homme qui hésite, se trompe et essaye d'appliquer une méthode non conventionnelle "la Thérapie-vérité".
4- Marshall, le grand expert dans le domaine, qui analyse, dissèque les mots avec aplomb, qui déconcerte par sa froideur preuve irréfutable de sa maîtrise.
5- Carol, la femme bafouée, humiliée et qui, une fois, sur le divan, met son pied à l'étrier pour une course à la vengeance. Et c'est là aussi que se dévoile tout l'art machiavélique de la Femme.
Les récits se croisent et les vies s'imbriquent l'une à l'autre dans le mensonge ou la vérité, nul ne peut le savoir.
J'ai trouvé ce roman riche et émouvant à souhait, un vrai coup de coeur.
Alors si vous voulez en savoir plus sur :
- le code déontologique de la psychothérapie
- les quatre sentiments fondamentaux
- comment plonger dans les abysses d'un homme ou d'une femme
- les dérapages dans cette profession
et beaucoup d'autres techniques et secrets, alors vous savez ce qui vous reste à faire !
Bonne lecture à tous et à toutes
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Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   06 août 2012
- Il avait appris ça du vieux Jung, c'est sûr.
- Très certainement. Jung n'avait aucun scrupule à sauter sur ses patientes. Presque tous ces grands patriarches de la psychanalyse étaient des cavaleurs invétérés : Otto Rank sautait Anaïs Nin, Jung se tapait Sabina Spielrein et Toni Wolff, et Ernest Jones tringlait à peu près tout le monde, au point de devoir quitter au moins deux villes après des scandales sexuels. Sans parler de Ferenczi, qui avait vraiment beaucoup de mal à ne pas poser les mains sur ses patientes. Freud fut à peu près le seul à ne pas se laisser aller à ce genre de choses.
- Peut-être parce qu'il était trop occupé à enfiler sa belle-sœur Minna.
- Non, je ne crois pas. Il n'y a pas de preuve indiscutable là-dessus. Je pense que Freud est arrivé très vite dans le fameux royaume de la sérénité testiculaire.
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Bruno_CmBruno_Cm   09 octobre 2015
... Marshal a l'air de savoir ce qu'il fait, je veux dire, après tout il y a dans ce métier des choses qu'on ne connaît pas par hasard. La psychothérapie est une science vieille de presque un siècle...
- Une science ? Tu plaisantes ? A peu près aussi scientifique que l'alchimie, et encore !
- Très bien. Alors la psychothérapie est un art, si tu préfères..." Ernest vit la grimace de Paul et tenta de corriger le tire. "Oh, et puis merde, tu vois bien ce que je veux dire : le domaine, le champ, la tentative... Disons que pendant cent ans, beaucoup d'esprits brillants ont travaillé dans ce secteur. Freud était loin d'être un crétin, et tu sais bien que peu de gens lui arrivent à la cheville. Et tous ces psy qui passent des dizaines, des centaines, des dizaines de milliers d'heures à écouter leurs patients. Bon, mais voilà ce que dit Marshal : que ce serait le comble de l'arrogance d'ignorer tout ce qu'ils ont appris, de simplement tout reprendre à zéro et d'improviser."
Paul secoua la tête. "N'écoute pas ces conneries selon lesquelles le simple fait d'écouter engendre invariablement la connaissance. L'écoute indisciplinée, la concrétisation de l'erreur, l'inattention sélective, les prophéties autoréalisatrices ou encore le fait de pousser inconsciemment le patient à te dire ce que tu voulais entendre : ces choses existent aussi, elles sont bien réelles.
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tamara29tamara29   13 novembre 2013
- Excuse-moi, Paul, mais j'ai du mal à t'imaginer subvenant aux besoins sexuels des femmes privées de désir.
- Oui, mais je ne passe pas mon temps à me plaindre. Entre nous, je n'ai pas une bite à la place du cerveau, du moins plus maintenant... Et je ne le regrette pas. La vieillesse a du bon, tu sais. D'ailleurs, je viens juste de terminer une ode à la "sérénité testiculaire".
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art-bsurdeart-bsurde   08 avril 2013
Le docteur Trotter titubait dans le hall, son corps se balançant péniblement entre deux cannes. Il était plié en deux et tenait ses cannes très écartées, presque à bout de bras. Ses belles pommettes fermes et son menton avaient encore fière allure, mais toutes les parties plus molles de son visage avaient été colonisées par des rides et des taches de vieillesse. De lourds replis de peau pendaient à son cou et des touffes de poils blancs sortaient de ses oreilles. L'âge n'avait pourtant pas abattu cet homme : quelque chose de jeune, voire d'enfantin, avait survécu. Mais quoi ? Peut-être ses cheveux, gris et épais, à la coupe militaire ; ou alors son accoutrement, une veste en jean bleue sur un pull à col roulé blanc.
Ils se présentèrent l'un à l'autre au seuil du bureau. Le docteur Trotter fit deux pénibles pas pour entrer dans la pièce, leva soudain ses cannes, se retourna vigoureusement et, comme par le plus grand des miracles, fit une pirouette directe jusqu'à son siège.
" Dans le mille ! Surpris , hein ? "
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namelessnameless   18 février 2016
- C'est long 5 ans. Je ne connais personne qui soit resté en thérapie tout ce temps.
- Je constate que tu ne connais pas bien l'industrie de la psychothérapie. Tu as des psys qui seraient prêts à te voir toute la vie.

Page 117
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Vidéo de Irvin D. Yalom

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