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Vincent Gavaggio (Traducteur)
ISBN : 2070783049
Éditeur : Gallimard (11/01/2007)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 30 notes)
Résumé :

Une lettre révèle au célèbre détective Kindaichi Kosuke qu'une tragédie sanglante va se dérouler dans la petite ville de Nasu.

C'est là, dans le Japon blessé d'après guerre, que vient de s'éteindre le vieux Sahee, patriarche du trust Inugami. Il laisse trois filles, qui convoitent chacune l'héritage pour leur fils unique. Il laisse un blason dont la hache, le koto et le chrysanthème sont les trois symboles, avant de devenir les clés d'un rébu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  05 novembre 2016
Bon, j'avoue, je savais bien que je ne m'ennuierais pas en lisant ce livre, eût égard aux divers avis que j'avais déjà vu dessus. le tout était de savoir si ça me plairait !
Et bien oui ! J'ai trouvé l'intrigue bien construite. Après, il est vrai que le style, les expressions, les métaphores et les tournures de phrases sont parfois étranges pour nous. Or, je viens tout juste de commencer à apprendre le chinois la semaine dernière, et je peux vous dire que j'admire grandement les personnes qui arrivent déjà à lire dans ces langues ultra-compliquées (le japonais, le chinois, le coréen etc qui se ressemblent vu de notre petit bout de lorgnette mais ne sont pas du tout les mêmes, en plus) quand ils ne sont pas originaires d'un des pays où elles sont utilisées, alors pour les traduire dans un style français à peu près cohérent, ça doit être vraiment difficile. Bref, un gros bravo au traducteur !
En fait, on ressent par tous les pores de ce livre qu'on a affaire à une autre culture. Les descriptions, les réactions des personnages, leurs caractères même, c'est très différent de ce que nous trouvons dans nos polars occidentaux. Disons que ça fait "exagéré". Un peu, d'ailleurs, la même impression que quand on regarde leurs films... Mais du coup c'est assez amusant à lire. L'enquêteur Kindaichi Kosuke (en japonais le nom de famille précède le prénom, à savoir) est un personnage rigolo, je pense que c'est à dessein, voulu par l'auteur.
On oscille entre le H. Poirot sérieux et la parodie à la Ellery Queen en permanence, parce que sur le fond, l'histoire est une histoire de famille profondément dramatique et complexe, les meurtres horribles et les personnes impliquées sont torturées, à la fois intérieurement et par leur entourage. Les réactions exacerbées, les violents frissons et la haine des regards, la situent clairement dans les pays du soleil levant, ces pays où, à force de contrôle, quand le contrôle se perd, tout est réaction niveau 1000.
Bref, j'ai passe un très très bon moment de lecture, malgré les quelques instants de perplexité que m'ont provoqué certaines phrases étrangement tournées pour nous. ("Les molécules appelant les molécules", notamment... Oo )
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kuroineko
  13 janvier 2019
Le titre La hache, le koto et le chrysanthème m'a intriguée, depuis son rayonnage de la bibliothèque. Comment une arme/outil, un instrument de musique traditionnelle et une fleur chère à la symbolique nippone pouvaient se retrouver mêlés à une intrigue criminelle? Une seule façon de le savoir : emprunter le roman et le lire.
Chose faite, j'en ressors avec un avis contrasté. Yokomizo Seishi place le début de son histoire à l'automne 1949, dans un lieu paisible au bord du lac Nasu. L'aspect charmant du paysage ne parvient néanmoins pas à faire totalement oublier la situation de défaite après-guerre. Nombre de soldats ne sont toujours pas démobilisés quatre ans après la capitulation du Japon.
C'est dans ce contexte qu'arrive Kindaichi Kosuke, détective à la réputation bien assise, à la demande pressante d'un avocat qui sent venir d'effroyables événements pour la famille Inugami, fief dun trust industriel de la soie. le chef de famille, Sahee, est décédé huit mois auparavant. Homme peu ordinaire, il a dressé un testament qui ferait se battre les plus paisibles montagnes. Alors ce testament dans une famille où haine et jalousie sont particulièrement exacerbées, l'avocat a de quoi se faire du souci... L'auteur prévient tout de suite : c'est à une série d'assassinats qu'il nous invite. Et pas n'importe comment s'il vous plaît! Avec art et esthétique.
Yokomizo Seishi respecte en effet le contrat qu'il semble établir avec le lecteur. Les meurtres sortent effectivement de l'ordinaire. Il multiplie les semi - révélations douteuses et les péripéties, histoire d'embrouiller un peu plus son monde. Et même son détective. Un type singulier lui aussi : s'il ne paye pas de mine à première vue, sa fâcheuse tendance à se gratter bruyamment la tête des deux mains en cas d'excitation (intellectuelle, cela va sans dire) ou tension le fait remarquer. Et compte tenu de l'imbroglio de l'affaire et du caractère particulier des membres du clan Inugami, c'est à se demander comment il ne finit pas le crâne en sang à la dernière page.
Bref, on ne s'ennuie pas dans ce roman et les fausses pistes et chausse-trappes tendus par l'auteur donnent envie de connaître le dénouement, même si une partie se devine en amont. Ce qui m'a en fait empêchée de ressentir un réel enthousiasme à cette lecture, c'est l'aspect artificiel et comme inabouti de la narration. La construction de l'intrigue fonctionne mais c'est comme s'il s'agissait d'un premier jet demandant à être peaufiné en terme de style et d'écriture. Peut-être est- ce dû à la traduction? Je l'ignore.
De plus, je n'ai pas trouvé le personnage de Kindaichi Kosuke très intéressant, contrairement à d'autres exemples de détectives. Il m'a semblé que ses investigations consistaient principalement à suivre le commissaire de police quand un nouveau meurtre survenait.
Je suis satisfaite d'avoir terminé le roman et d'avoir obtenu réponse pour l'intrigue posée par le titre. Mais je ne crois pas que je lirai d'autres enquêtes du détective gratteur.
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MarieC
  07 juin 2014
A sa mort, un riche industriel laisse un bien curieux testament : sa fortune ira à celui de ses petits-fils que choisira d'épouser la petite fille de son bienfaiteur. Des obligations diaboliques, qui vont provoquer une série de meurtres sanglants dans la famille... Un roman des années cinquante, à la fois très rationnel et riche en rebondissements dignes des feuilletons les plus échevelés : mystérieux personnage masqué, empreintes digitales truquées, cigarettes empoisonnées, vipères glissées dans le lit. Nous sommes quelque part entre Fantômas, Rouletabille et Ellery Queen, pour une intrigue tirée au cordeau.

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sl972
  29 septembre 2017
Un riche industriel, le patriarche Inugami, vient de mourir, laissant derrière lui trois filles, quatre petits-enfants et une pupille. Chacune des trois filles espèrent voir son fils hériter mais quelle n'est pas leur surprise quand, à la lecture du testament, elles apprennent que le choix est placé entre les mains de la pupille de leur père : celui qu'elle choisira comme époux sera celui qui héritera. On imagine facilement l'ambiance tendue qui règne dans la maisonnée.
Peu de temps avant la lecture du funeste testament, l'inspecteur Kindaichi Kosuke reçoit une mystérieuse lettre qui l'informe qu'une tragédie approche, ce qui n'est pas faux : les membres de la famille Inugami commencent à mourir les uns après les autres. Au centre des meurtres, on retrouve les trois emblèmes de la famille : la hache, le koto et le chrysanthème
J'ai commencé ce livre et je ne l'ai pas lâché avant de l'avoir terminé, tant j'étais fascinée par cette histoire. Un héritage, une famille qui se déchire, des crimes,… on retrouve l'ambiance des romans policiers classiques que j'apprécie tant. En même temps, nous sommes au Japon, dans une ambiance bien différente de celle que nous connaissons, et il est impossible de l'oublier. En bref, un pur moment de plaisir !
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Nyuka
  28 avril 2015
Véritable coup de coeur ! Un livre que j'ai lu il y a une dizaine d'années mais qui me laisse encore un excellent souvenir !
Dévoré en une soirée ! Prêté à plusieurs amis, et à chaque fois, les personnes ont été conquises alors qu'elles ne baignaient pas forcément dans la littérature japonaise !
Le meilleur pour moi de Seishi Yokomizo !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   04 novembre 2016
Mais, à ce moment-là, Kindaichi Sosuke remarqua quelque chose... Tamayo avait ouvert la bouche, comme pour parler... La seconde suivante, elle avait fermé net et la bouche et les yeux. Elle avait repris son impassibilité de sphinx.
Kindaichi Kosuke ne put alors empêcher une certaine irritation de lui remonter en bouillonnant du ventre.
Qu'est-ce que Tamayo avait voulu dire, qu'elle n'avait pas dit ?
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TatooaTatooa   03 novembre 2016
Pour les journalistes toujours voraces, l'étrange testament de Inugame Sahee devint un excellent sujet d'articles.
Transmis par une certaine agence de presse, le contenu du testament et tous les détails concernant les froids conflits de la famille Inugami furent dispersés dans tout le Japon.
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kuroinekokuroineko   12 janvier 2019
C'est ainsi qu'à l'âge de quatre-vingt-un ans, Inugami Sahee acheva une vie bien remplie. Rétrospectivement, cette seconde même fut le point de départ de l'horrible tragédie qui devait ensanglanter la famille Inugami.
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kuroinekokuroineko   12 janvier 2019
Quand un homme devient riche et célèbre, il est toujours enclin à se parer d'une belle généalogie. Pour Sahee, il n'y eut rien de tel. Tourné vers les membres de son entourage, il déclarait d'un air désinvolte que l'homme, quel qu'il soit, est toujours nu à sa naissance.
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TatooaTatooa   05 novembre 2016
Jamais jusqu'à ce jour, Kindaichi Kosuke n'avait vu une femme aussi belle. Vraiment, jamais il n'aurait imaginé qu'il puisse y avoir sur terre une beauté comme celle de Tamayo qui, la tête légèrement rejetée en arrière, maniait les avirons d'un air joyeux.
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