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ISBN : 2371190489
Éditeur : Piranha (02/09/2016)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Hsu Ming-Chang suit son épouse en Allemagne où il s'enferme dans un monde de lectures et de silences. Elle finit par le quitter. Installé désormais à Berlin dans la solitude, il attend qu'une fonctionnaire décide de lui prolonger ou non son visa, et cherche un sens à sa vie.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  12 novembre 2016
Xu Mingzhang est un exilé. Géographique, mais aussi de lui-même. Entre ici, Berlin, où il vit et là-bas, Taïwan, où il est né, il n'a pas de maison, pas de lieu où il se sente chez lui. le principal personnage du premier roman de Tsou Yung-Shan est, à première vue, un homme seul, depuis que sa femme l'a quitté, et sans ambition. Sans personnalité, même, ce que le livre va réfuter, lentement, explorant la routine de cet exilé, sa claustration, ses obligations continuelles de remplir des formalités administratives afin de renouveler son permis de séjour. La salle d'attente, titre du roman symbolise aussi bien l'endroit où Xu vient régulièrement, au ministère des affaires étrangères, que plus symboliquement l'état dans lequel il se trouve, dans une identité confuse. En parallèle, l'ouvrage suit d'autres personnages qu'il croise : une employée du ministère, allemande qui a perdu toutes ses illusions, vieillie avant l'âge et malade ; une mère de famille d'origine biélorusse, perdue entre deux cultures ; une jeune artiste, mi-allemande, mi-turque. le roman procède par répétitions, dans une atmosphère de tristesse et de mélancolie. La pluie et la grisaille recouvrent Berlin. La plume de Tsou Yung-Shan, délicate et fluide, nous attache à ces êtres égarés et fragiles. Son style évoque parfois L'étranger de Camus. Au bout, il y a une petite lueur d'espoir. Ici, là-bas ou ailleurs, la vie continue.
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Hamisoitil
  06 septembre 2016
La salle d'attente est un livre assez intéressant dans l'ensemble car il dépeint avec beaucoup de subtilité, l'immigration actuelle. Sauf que cette fois-ci, nous partons de Taiwan pour se poser en Allemagne, plus précisément à Berlin.
Xu Mingzhang et sa femme se sont connus sur les bancs de la fac à Taipei. Ils sont très différents aux yeux de la famille et amis. Elle, par exemple, est une étudiante exemplaire qui cherche à découvrir le monde. Lui, est beaucoup plus sur la réserve, beaucoup plus renfermé et préfère rester dans son coin pour lire des livres.
Pourtant, malgré cette différence si flagrante, tous les deux décident de partir à Berlin, pour un nouveau départ. Mais voilà, une fois arrivés, la réalité les rattrape et c'est tout seul que Xu continue son chemin. Sa femme a demandé le divorce.
Alors, comment vivre dans un pays qui n'est pas le tient ? Comment se faire comprendre quand la langue n'est pas la même ? Comment trouver du travail, un domicile etc... ???
Voilà toutes les difficultés auxquelles Xu va devoir être confronté pour être en règle et vivre en Allemagne.
La première étape va être cette salle d'attente où l'on te considère plus comme un numéro de dossier qu'un simple demandeur. Mais faut bien passer par là pour prolonger son visa. Pis faut aussi trouver un logement, apprendre la langue, même si Xu n'aime pas côtoyer le monde.
On le découvre fade jusqu'à la moitié du livre pour s'éclore tout doucement vers la fin de l'histoire. Xu, je ne l'ai pas trouvé très passionnant, à vrai dire, ce gars est tout simplement ennuyeux. Et même si le problème de la langue est un frein énorme pour lui, il ne fait rien d'extraordinaire à part être dans son coin et lire. D'ailleurs, j'ai bien plus apprécié tous les personnages qui gravitent autour de lui. Y avait presque du suspens avec eux.
Si le thème principal est l'immigration, je trouve qu'il n'est pas assez décortiqué. On le survole pour avoir un simple aperçu. Bien dommage !
En conclusion :
Ce livre se lit assez bien mais comme le personnage principal est d'un genre mou, et qu'il ne se passe pas grand chose au final, à mon avis, la lecture peut s'avérer être longue malgré le peu de pages. A vous de voir !
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zagzaguel
  27 octobre 2016
J'ai reçu ce livre avec la masse critique (je remercie Babelio et les editions Piranha pour l'envoie). Il m'a fallut du temps pour le lire malgré le peu de pages.
Car c'est un livre lent. Il faut dire que le titre en dit long...
Nous suivons Xu Mingzhang, un chinois immigré en Allemagne qui doit renouveler régulièrement son visa pour pouvoir rester en Allemagne. Sa vie se résume à attendre, attendre son tour dans la file, mais aussi attendre de vivre véritablement car il a toujours laissé les évènements décider pour lui. Il réalise qu'il doit prendre sa vie en main, prendre des décisions mais il retombe très vite dans sa nonchalance.
En fait toute sa vie, Xu s'est retrouvé dans une salle d'attente, mais nous assistons au fil des pages à un changement imperceptible qui le conduira ensuite à en sortir.
Tout au long du roman il est question d'immigration et surtout d'appartenance. Appartenons-nous au pays d'où l'on vient, à celui où on arrive, ou bien un peu des deux, ou d'aucun? Tant que Xu ne pourra répondre à cette question qui finalement est le fondement de ce livre, Xu n'avancera pas.
C'est donc une quête d'identité que l'auteur nous narre avec lenteur, retours en arrière et digressions. le thème est plein de promesse, l'idée est bonne, mais la mollesse du personnage m'a parfois exaspéré, et se poser sans cesse les mêmes questions sans qu'il avance m'a pas mal frustré.
De plus le présent de narration m'a quelque peu laissé perplexe, et les répétitions dans les tournures de phrases m'ont perdu, voire agacé.
En bref, le thème est intéressant mais le style lent et répétitif m'ont refroidi très régulièrement ce qui m'a poussé à prendre autant de temps pour le lire.
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MarieKey
  13 octobre 2016
La salle d'attente s'ouvre de la même façon dont elle se termine : avec simplicité. Dans ce premier roman de l'auteur Taïwanaise Tsou Yung-Shan, je me suis à nouveau heurtée avec plaisir à cette écriture pleine de langueur avec un côté très simpliste, très épuré, que je retrouve (et adore) énormément dans la littérature asiatique.
C'est comme écouter une mélodie neutre mais ponctuée de notes poétiques qui lui donnent un charme froid mais interpellant et dont la beauté se révèle progressivement. J'ai beaucoup aimé voir Xu Migzhang parler de la façon dont il se sent, de sa relation passée avec sa femme, de cette étrange sentiment d'humidité qui enrobe les choses autour de lui, de son appartement à son coeur, ou bien sa façon de parler des arbres, de l'eau, de l'air. Pas de fioritures, juste des pensées brèves et succinctes attrapées au vol.
Pour peu qu'on accepte de se poser un instant (impossible de lire le roman ailleurs que chez moi au calme, c'est une histoire qu'on doit prendre le temps de découvrir), on se retrouve emporté dans la lassitude et la monotonie de ces personnages étrangers ou allemands (l'histoire se déroulant en Allemagne), qui gravitent autour du thème de l'immigration. le ton des différents récits est loin d'être édulcoré, l'atmosphère globale du roman est très grise, l'écriture n'a pourtant rien de lourde, on se laisse porter par le fil des différentes histoires (qui s'entrecroisent ça et là) sans s'enliser une seule seconde dans cette espèce de lassitude et de tristesse qui gravitent autour des personnages.
Concernant l'immigration, la façon dont le thème est abordé est très juste. Les questions identitaires sur ce qui définie un homme à propos de ses racines, de l'endroit d'où il vient et vers l'endroit où il atterri, des barrières culturelles et linguistiques sont amenées avec finesse. Même si le sujet n'est pas totalement approfondi car on reste dans un constat rendu très subjectif par les points de vues des personnages, il est très appréciable d'avoir un regard surtout porté sur le ressenti et non sur le côté froid, clinique et administratif de l'immigration.
Pas de chiffres ici, juste de l'humain ! C'est ce qui fait de la salle d'attente un livre très intéressant à découvrir. Et malgré la lourdeur apparente du ton du récit, il est facile de se laisser emporter par tous ces personnages dont les histoires de vie nous renvoient peut-être, à un moment où l'autre, à ce que nous aurions été, à ce que nous pourrions, un jour, être.

Lien : http://desmotsenvrac.blogspo..
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Pepparshoes
  18 octobre 2016
Ce roman fait partie de la sélection de livres de la rentrée littéraire qui me tentaient particulièrement. Entre l'Asie et l'Allemagne, je savais qu'il allait me toucher, et je n'ai pas eu tord. Un grand merci à Babelio et aux éditions Piranha pour l'envoi de ce roman.
J'aime énormément les romans où les personnages sont travaillés, où on va réellement à leur rencontre, afin qu'on puisse se plonger dans leur univers. Et ce roman livre exactement cela. J'ai beaucoup apprécié Mingzhang, personnage très simple, qui n'a pas besoin de grand chose pour vivre physiquement, mais qui n'a toujours pas trouvé ce dont il a besoin pour vivre psychologiquement. Il va rencontrer Mme Meyer, Maria de prénom, une employée du Ministère des Affaires Etrangères. Elle ne considère pas les gens assis en face d'elle comme des personnes, mais comme des numéros de dossiers. Il rencontrera également une autre Maria, biélorusse, étrangère, comme lui, malheureuse, comme lui. Elle va l'héberger jusqu'à un certain temps.
J'ai apprécié rencontrer ces personnages. Voyager dans leur passé, dans leur présent, dans leurs rêves et leurs illusions. Ils sont tous entrain de chercher leur place, les allemands, les biélorusses, les taïwanais… L'immigration est le thème principal de ce roman, et Xu m'a beaucoup touché, parce qu'il semble perdu. Si l'allemand et l'anglais nous semblent des langues accessibles, pour de nombreuses personnes, qui viennent des pays d'Europe de l'Est ou d'Asie, ou encore du Moyen-Orient, qui ont une toute autre écriture que nous, c'est absolument faramineux comme apprentissage. Et pourtant, Xu va essayer, Maria va essayer…
Mais la grande question est : sont-ils chez eux ? Ont-ils laissé leur coeur là d'où ils viennent ? Ou est-il dans leur valise, prêt à être transporté à l'autre bout du monde ? le questionnement, pour les personnages eux-même, est très important. Cette analyse du « chez-soi » m'a beaucoup touché. On pense pouvoir être chez soi partout, mais est-ce vraiment le cas ?
Ce roman est pour moi une réussite, je l'ai beaucoup apprécié, parce qu'en peu de pages, il nous rappel que les immigrés sont aussi des humains, avec leurs sentiments et leurs besoins affectifs. Une petite pépite psychologique que je recommande.
Lien : https://sorbetkiwi.wordpress..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice   07 juin 2016
7h30. Il est assis dans la salle d'attente du bureau du ministère des Affaires étrangères, la tête baissée. Il n'a pas lu, pas regardé autour de lui pour passer le temps. Parfois, des gens, à côté de lui, discutent dans des langues différentes ; le plus souvent, il ne comprend pas. Parfois, du couloir, lui parviennent des bruits de conversations en chinois. Avant, il aurait levé la tête, à présent il n'y fait même plus attention.
+ Lire la suite
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VivrelivreVivrelivre   28 juillet 2017
Le système administratif ne se soucie pas des individus, il ne se préoccupe que de savoir si l’identité de chaque individu est légale ou pas. L’existence des hommes n’a pas de poids, elle ne pèse pas plus que ce dossier que l’employé a dans les mains et sur lequel est collé une étiquette avec nom et prénom. Les individus ici deviennent des matériaux, des codes-barres, des papiers officiels, rien d’autre et il n’est pas besoin de plus.

Chaque personne qui arrive ici suit les documents qui la représentent et va d’une pièce à l’autre. Tous ceux qui ne savent pas dans quel bureau aller attendent dans la salle d’attente. Attendre. Dévorés par la noirceur de leur cœur, ils deviennent des étrangers à eux-mêmes.
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flambotteflambotte   05 février 2017
(...) Les parents et l'enfant ont des relations si pleines et lumineuses qu'en comparaison, il est lui-même encore plus vide et terne, il n'a pas entendu son propre rire depuis trop longtemps, Xu Mingzhang pense que s'il l'entendait, il en aurait peur. (...)
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paul208paul208   30 juin 2016
Il est assis dans la salle d'attente du bureau du ministère des Affaires étrangères, la tête baissée. Il n' pas lu, pas regardé autour de lui pour passer le temps. Parfois, des gens à coté de lui discutent dans des langues différentes; le plus souvent, il ne les comprend pas. Par moments lui parviennent du couloir des bruits de conversations en chinois. Avant, il aurait levé la tête, à présent il n'y fait même plus attention.
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paul208paul208   30 juin 2016
Quand sa femme lui avait annoncé qu'elle voulait le quitter, il n'avait rien dit, il s'était plongé dans le roman qu'il tenait à la main, il avait évité de la regarder en face, elle avait attendu, attendu de voir s'il allait enfin se décider à dire quelque chose, mais il n'avait rien dit, il donnait l'impression d'accepter cela facilement, mais ils savaient tous deux que c'était de sa part une attitude de refus.
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