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ISBN : 2841565807
Éditeur : Editions du Rouergue (01/10/2004)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 92 notes)
Résumé :
A l'école, on l'appelle l'Anéanti. Pas seulement parce qu'il collectionne les zéros : sa maison, à l'écart du village, est menacée d'être engloutie par une falaise qui s'effrite peu à peu. Et alors que tous, autorités, voisins, famille, conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s'accrochent à leur chez-eux. La mère surtout qui, depuis que la falaise menace, porte ses bijoux en permanence, et s'enfonce dans son refus et dans la dépressio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
carre
  21 avril 2013
Quel bon moment passé avec ce petit garçon de onze ans, qui tente de trouver sa place, de comprendre le monde des grands. Parents qui s'engueulent tout le temps, mère dépressive, père souvent absent, il trouve réconfort auprès du Pépé et de son oncle François. Et puis il y a la soeur de Paulo, mon Dieu qu'elle est belle !!! Mais un autre danger menace.
Claudie Gallay qui m'avait emballé avec son remarquable «  Les déferlantes », m'a de nouveau cueillit plein coeur, avec cette histoire toute simple. Claudie Gallay aime ces personnages, elle leur donne justesse et densité, avec le même bonheur. On prend faits et causes pour ce gosse qui ne demande qu'amour et douceur, l'écriture de Gallay est au diapason. Elle saisit ces instantanés de vie avec grâce et élégance. Découvrez ces Années cerises, elles sont savoureuses.
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moustafette
  13 mai 2011
Une maison au bord d'une falaise qui menace de s'effondrer à tout instant, une mère aux nerfs fragiles et à la main leste, un père souvent absent, un pépé canne à pêche et une mémé gâteaux, un bon copain, un vélo et des zéros à l'école. On a l'impression d'avoir déjà lu ça une centaine de fois, mais quand l'auteur s'appelle Claudie Gallay on s'embarque sans hésitation pour la cent unième.
D'un côté il y a des saveurs de tartines de pain beurrée couvertes de copeaux de chocolat, des séjours chez les grands-parents comme des petites percées de paradis quand ça tangue trop chez les parents, des courses à vélo dans la campagne ou la joie d'un voyage à la mer, de l'autre le sentiment de ne pas compter, que la vie peut ressembler à un château de sable, le corps qui parle quand les mots manquent... Bref, une histoire simple aux effluves de parfums d'enfance mêlés, les plus doux comme les plus amers.
"Je prends une feuille dans le tas et je fais un dessin. Quand j'ai fini, je lui montre.
- C'est une montagne ? il demande.
- C'est là-bas que je veux aller quand je serai grand, quand j'en aurai fini avec ici.
Il pose le dessin bien à plat sur le bureau et il le regarde attentivement. Il secoue un peu la tête.
- Dans ton dessin, il n'y a personne, pas de maisons, pas de routes. Où habitent les gens ?
- Il n'y en a pas, je dis. C'est que du silence.
Le silence, c'est quelque chose de grand, de rond, on peut s'enfoncer. Je lui montre avec mes mains. Je n'ai pas besoin de mots. Il comprend. Il note dans son cahier.
- C'est tout pour aujourd'hui, il dit, on a bien travaillé."
Laissez-vous toucher par ce petit héros pris dans les bourrasques des adultes et qui, tel un funambule, se balade sur la corde raide des émotions et tente tant bien que mal de conserver son équilibre tandis qu'autour de lui le monde s'écroule.
Entre nostalgie et mélancolie, ce livre résonnera chez ceux qui ont encore un peu mal à leur enfance mais qui gardent au fond d'eux quelques instants magiques qui leur ont donné la force de grandir.

Lien : http://moustafette.canalblog..
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ATOS
  26 juillet 2012
Décidément les pages de Gallay dessinent des rivages que nous avons toujours beaucoup de mal à quitter. La rythmique de l'écriture, sans doute?.. ou ces personnages autour desquels l'histoire se construit...
Les personnages ne sont jamais des prétextes chez Claudie Gallay. Ils en sont toujours le sujet.
Ce petit d'homme, l' Anéanti, traîne ses 10 ans au bout d'une ficelle. de sa falaise au bord de la décharge, jusqu'à la ferme de pépé, d'un banc d'école, jusqu'au parfum de son impossible fiancée, il se trimballe, cogne, regarde, écoute et se prend de méchantes taloches.
Il y a l'odeur, la chaleur des chevaux, des larmes qu'on voudrait reverser dans sa tête, le goût des crayons machouillés, des raviolis réchauffés, le regard des perches qui crèvent en plein soleil. Ce n'est pas un royaume, seulement des gens qui tiennent un enfant par la main au bord de leur falaise.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Ziliz
  21 juin 2011
Ce petit garçon de 11 ans est très touchant. Sa mère a "la haine des profs" et assaille l'instituteur de mots dans le cahier parce que son fils est en échec scolaire. Elle a la gifle et la punition faciles, prive même parfois son enfant d'aller à la ferme de ses grands-parents, pourtant véritable refuge de paix et d'amour pour lui. Elle le menace d'aller à l'école privée si ses résultats ne s'améliorent pas... Et puis, la mise en demeure de quitter la maison au bord de la falaise la pousse vers la dépression... Les parents se disputent, tout cela perturbe le petit garçon qui manifeste des troubles psychologiques. Heureusement, il reste le copain Paulo, la jolie soeur de celui-ci, les visites aux grands-parents, l'oncle François et ses paroles sages, apaisantes...
J'ai retrouvé le talent que j'ai découvert dans les romans pour adultes de Claudie Gallay, des personnages attachants comme dans "Les déferlantes" et "Mon amour ma vie", des conditions de vie difficiles pour un enfant comme dans ce dernier et "L'office des vivants". Et des petits phrases touchantes comme dans tous ses autres romans.
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Lucie_Ash
  06 février 2018
J'ai pourtant l'habitude des romans de Claudie Gallay qui me plongent dans une profonde mélancolie. Mais là, j'en ai été surprise, je ne sais pas pourquoi.
L'autrice prend la parole pour un jeune garçon de 10 ans (bientôt 11 !) qui vit avec ses deux parents dans une maison au bord d'une carrière qui menace de s'écrouler. Les journées se passent entre l'école, où il ne récolte pas de bonnes notes, la maison, où il n'est pas toujours bien traité par ses deux parents, et la ferme de ses grands-parents, où il prend soin des animaux. Au fur et à mesure, la carrière s'effrite de plus en plus, et une partie du terrain sombre dans un trou… Métaphore parfaite de la vie du petit garçon, qui s'effrite elle-aussi, entre violences verbales, psychologiques et physiques, et hypersensibilité.
Le récit prend la voix du garçon, exactement telle qu'elle pourrait être : il énonce des faits, parle avec son vocabulaire, évoque des sentiments qu'il ne comprend pas toujours. Je me suis beaucoup identifiée à lui, étant une grande sensible moi aussi. On a envie de le prendre dans nos bras, de le rassurer.
Le petit garçon vit une grande perte des repères. A la maison, ses parents ne sont pas à l'écoute : quand il ne va pas bien, qu'il ramène des mauvaises notes, leur fils devient un problème à régler bien plus qu'une petite âme à guérir. L'instituteur, qui subit les foudres de la mère du petit, ne peut (ne veut ?) donc pas vraiment l'aider non plus. Il a un copain, Paulo, qui est présent mais ne le comprend pas forcément. Ses débuts dans l'amour sont chaotiques eux aussi, puisqu'il s'est épris de la soeur de Paulo, de trois ans son aînée ; mais celle-ci ne peut que lui renvoyer un peu d'attention maternelle. Enfin, sa maison est au bord du gouffre, sur le point de basculer dans la carrière. S'il n'y avait les grands-parents, les animaux, le petit n'aurait donc rien à quoi se raccrocher. J'ai donc vécu ses jours à la ferme de la même manière que lui, comme de grands bonheurs !
Le roman nous contraint à attendre l'effondrement complet de la maison dans la carrière et en même temps la remontée de a pente pour la famille. Des espoirs que la mère finisse par consoler son fils, qu'elle joue avec lui ; que son père prenne sa défense ; que l'instituteur le prenne sous son aile. L'histoire est très poétique mais l'empathie que j'éprouve pour le personnage m'a rendue d'une tristesse qui colle à la peau !
Lien : https://folitteraires.wordpr..
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critiques presse (1)
Actualitte   30 juin 2011
Après lecture, un léger goût d’inabouti imprègne ; il a manqué la grâce et la profondeur. Mais le style très personnel de Claudie Gallay (phrases courtes, notamment) offre au récit une spontanéité agréable et un rythme fluide pour une lecture en continu, délicate et reposante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   21 avril 2013
Maman, elle fait les marchés. Elle vend des sardines et du poisson sec mais elle veut pas qu'on le dise. Elle dit "produits du terroir"...
Les produits du terroir ! Tu parles, on n'habite même pas la mer.
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spleenspleen   03 septembre 2011
Pépé est vieux et il va mourir .Comme Puce, le chien d'avant, comme Madame Ponce, la femme du rebouteux qu'on a retrouvé morte dans le jardin avec les limaces dessus.
Comme les enfants à la télé mais eux c'est plus facile, je les connais pas.
Je n'y vois plus rien.C'est les larmesqui font ça.J'en ai pleins les yeux.je renverse la téte pour qu'elle repassent dans mon cerveau .Il y en a trop, ça fait une épaisseur d'eau qui ne sait plus où aller.
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myriampelemyriampele   01 février 2012
Je n'ai pas assez de mains pour tout caresser.
Pour les chevaux, j'ai des sucres dans ma poche. Quand j'ai fini ma tartine, je bouchonne Gamine. c'est à cause du poulain qu'elle a dans le ventre. Je me fatigue sur elle, sur son dos, je frotte à pas savoir et elle adore ça. Ca lui chauffe le sang.
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myriampelemyriampele   22 janvier 2012
Les montagnes, elles se voient de loin. Un jour, j'irai les voir. Sûr, j'irai. Et si personne ne veut m'emmener, j'irai à pied. Je trouverai le chemin.
Maman, elle a quand même un peu raison pour le survêtement de papa. Il est vraiment laid mais c'est quand même pas ça qui peut dire si on aime quelqu'un ou pas.
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AproposdelivresAproposdelivres   11 octobre 2014
Heureusement, il y a les chevaux. Je dis ça même si je sais, les chevaux ne sont pas à moi. Ils sont à pépé, mais quand même. Quand je passe, je leur donne des sucres et du pain.
Maman n’aime pas les animaux. Elle dit toujours : « Tous ces poils ! … » Que ça lui donne des migraines et les animaux, il faut s’en occuper. Qu’il y a déjà tant à faire. Et puis quand on part en vacances, hein, qui c’est qui s’en occupe ? Je te le demande ?
- On ne part jamais en vacances, alors qu’est-ce que ça change !
Une taloche bien méritée, et puis va dans ta chambre, ça t’apprendra à être insolent.
Des fois, elle dit : « Il faudrait lui acheter une bête, un chien quoi », parce qu’elle me voit assis sur la pelouse. Triste.
- Pas besoin d’acheter, je lui réponds, je connais quelqu’un qui en donne.
Maman, il ne faut pas la regarder comme ça. Elle ne supporte pas.
Le chien, c’est quand elle voudra et puis les mâles, ça pisse partout, et les femelles, c’est toujours en chaleur.
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Vidéo de Claudie Gallay
Rencontre avec Claudie Gallay à la librairie la Galerne du Havre, pour la parution de "La beauté des jours".
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