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EAN : 9782841565801
170 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (01/10/2004)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 110 notes)
Résumé :
A l'école, on l'appelle l'Anéanti. Pas seulement parce qu'il collectionne les zéros : sa maison, à l'écart du village, est menacée d'être engloutie par une falaise qui s'effrite peu à peu. Et alors que tous, autorités, voisins, famille, conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s'accrochent à leur chez-eux. La mère surtout qui, depuis que la falaise menace, porte ses bijoux en permanence, et s'enfonce dans son refus et dans la dépressio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
carre
  21 avril 2013
Quel bon moment passé avec ce petit garçon de onze ans, qui tente de trouver sa place, de comprendre le monde des grands. Parents qui s'engueulent tout le temps, mère dépressive, père souvent absent, il trouve réconfort auprès du Pépé et de son oncle François. Et puis il y a la soeur de Paulo, mon Dieu qu'elle est belle !!! Mais un autre danger menace.
Claudie Gallay qui m'avait emballé avec son remarquable «  Les déferlantes », m'a de nouveau cueillit plein coeur, avec cette histoire toute simple. Claudie Gallay aime ces personnages, elle leur donne justesse et densité, avec le même bonheur. On prend faits et causes pour ce gosse qui ne demande qu'amour et douceur, l'écriture de Gallay est au diapason. Elle saisit ces instantanés de vie avec grâce et élégance. Découvrez ces Années cerises, elles sont savoureuses.
Commenter  J’apprécie          550
Symphonie
  30 octobre 2019
Dans ce roman de Claudie Gallay, le narrateur, un jeune garçon de onze ans nous fait part de son quotidien entre ses parents, son Pépé et sa Mémé, son oncle François, son ami Paolo et la soeur de ce dernier dont il est secrètement amoureux. Entre un père alcoolique à la main leste aux reproches permanents et une mère dépressive, l'univers de Pierre-Jean n'est guère enviable.
Et lorsque les reproches fusent, cinglants entre ses parents, c'est toute une famille éclatée qui se touve au bord d'un précipice.
Si je n'avais pas lu Claudie Gallay depuis un moment dont " L'office des vivants " qui fut un véritable coup de coeur, je me suis régalée avec Les années cerises. Ce récit émouvant au possible m'a transporté et le langage du jeune garçon de onze ans m'a séduit. Certains passages m'ont rappelé la fraicheur enfantine dans " Les quatre jeudis " de Daniel Dupuy.
Une écriture sensible et grave, drôle et poétique, tous les ingrédients qui font la force des romans de Claudie Gallay.
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Billie72
  09 mai 2020
Un petit roman à la 1ère personne : c'est Pierre-Jean, douze ans, qui raconte. A l'école, Pierre-Jean ne fait pas d'étincelles et le maître a renoncé. À la maison, les parents ont la main leste, et Pierre-Jean sort jouer seul dans le jardin… jardin au bord d'une falaise qui s'effrite, menaçant de disparaître au fond de la carrière en emportant la maison. Pierre-Jean est souvent triste, dans son sommeil il « tape » le mur de sa chambre, avec ses poings et même avec sa tête, ce qui lui vaut quelques taloches supplémentaires et des séances chez le psychologue. Les bons moments, il les passe à l'extérieur, chez son copain Paulo dont la grande soeur cristallise tous ses fantasmes, ou chez Pépé et Mémé, qui ont plein d'animaux à la campagne et prodiguent de l'affection à leur petit-fils.
Pierre-Jean raconte son quotidien, ses craintes, ses petits bonheurs et aussi les grands, comme ces quelques jours au bord de la mer avec Pépé, Mémé et Tonton François.
Les Années Cerise est une bulle de tendresse et d'émotion, un petit récit qui une fois de plus témoigne du regard sensible que l'auteure porte sur la vie, tout simplement.
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moustafette
  13 mai 2011
Une maison au bord d'une falaise qui menace de s'effondrer à tout instant, une mère aux nerfs fragiles et à la main leste, un père souvent absent, un pépé canne à pêche et une mémé gâteaux, un bon copain, un vélo et des zéros à l'école. On a l'impression d'avoir déjà lu ça une centaine de fois, mais quand l'auteur s'appelle Claudie Gallay on s'embarque sans hésitation pour la cent unième.
D'un côté il y a des saveurs de tartines de pain beurrée couvertes de copeaux de chocolat, des séjours chez les grands-parents comme des petites percées de paradis quand ça tangue trop chez les parents, des courses à vélo dans la campagne ou la joie d'un voyage à la mer, de l'autre le sentiment de ne pas compter, que la vie peut ressembler à un château de sable, le corps qui parle quand les mots manquent... Bref, une histoire simple aux effluves de parfums d'enfance mêlés, les plus doux comme les plus amers.
"Je prends une feuille dans le tas et je fais un dessin. Quand j'ai fini, je lui montre.
- C'est une montagne ? il demande.
- C'est là-bas que je veux aller quand je serai grand, quand j'en aurai fini avec ici.
Il pose le dessin bien à plat sur le bureau et il le regarde attentivement. Il secoue un peu la tête.
- Dans ton dessin, il n'y a personne, pas de maisons, pas de routes. Où habitent les gens ?
- Il n'y en a pas, je dis. C'est que du silence.
Le silence, c'est quelque chose de grand, de rond, on peut s'enfoncer. Je lui montre avec mes mains. Je n'ai pas besoin de mots. Il comprend. Il note dans son cahier.
- C'est tout pour aujourd'hui, il dit, on a bien travaillé."
Laissez-vous toucher par ce petit héros pris dans les bourrasques des adultes et qui, tel un funambule, se balade sur la corde raide des émotions et tente tant bien que mal de conserver son équilibre tandis qu'autour de lui le monde s'écroule.
Entre nostalgie et mélancolie, ce livre résonnera chez ceux qui ont encore un peu mal à leur enfance mais qui gardent au fond d'eux quelques instants magiques qui leur ont donné la force de grandir.

Lien : http://moustafette.canalblog..
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saphoo
  27 décembre 2020
Un bon petit moment de tendresse passé avec ce petit garçon si touchant.
On retrouve les travers de sa famille et sa maison au bord de la falaise prête à s'écrouler.
J'aime beaucoup cette auteure pour sa plume et sa sensibilité. Elle traite les sujets toujours avec délicatesse et justesse et porte un regard bienveillant sur des situations parfois difficiles.
Un vrai moment de bonheur.
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critiques presse (1)
Actualitte   30 juin 2011
Après lecture, un léger goût d’inabouti imprègne ; il a manqué la grâce et la profondeur. Mais le style très personnel de Claudie Gallay (phrases courtes, notamment) offre au récit une spontanéité agréable et un rythme fluide pour une lecture en continu, délicate et reposante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   21 avril 2013
Maman, elle fait les marchés. Elle vend des sardines et du poisson sec mais elle veut pas qu'on le dise. Elle dit "produits du terroir"...
Les produits du terroir ! Tu parles, on n'habite même pas la mer.
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spleenspleen   03 septembre 2011
Pépé est vieux et il va mourir .Comme Puce, le chien d'avant, comme Madame Ponce, la femme du rebouteux qu'on a retrouvé morte dans le jardin avec les limaces dessus.
Comme les enfants à la télé mais eux c'est plus facile, je les connais pas.
Je n'y vois plus rien.C'est les larmesqui font ça.J'en ai pleins les yeux.je renverse la téte pour qu'elle repassent dans mon cerveau .Il y en a trop, ça fait une épaisseur d'eau qui ne sait plus où aller.
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myriampelemyriampele   01 février 2012
Je n'ai pas assez de mains pour tout caresser.
Pour les chevaux, j'ai des sucres dans ma poche. Quand j'ai fini ma tartine, je bouchonne Gamine. c'est à cause du poulain qu'elle a dans le ventre. Je me fatigue sur elle, sur son dos, je frotte à pas savoir et elle adore ça. Ca lui chauffe le sang.
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Billie72Billie72   05 mai 2020
Quand je fais ça, je ne pense pas.
Maman, elle dit que je suis méchant, que je la laisse seule et que je tape la nuit exprès pour la rendre folle. Ce n'est pas vrai. Elle devrait le comprendre puisque je suis son enfant.
Je tape, c'est plus fort que moi, comme les sabots des chevaux quand ils ont des mouches et que les mouches les piquent au plus tendre de la peau.
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myriampelemyriampele   22 janvier 2012
Les montagnes, elles se voient de loin. Un jour, j'irai les voir. Sûr, j'irai. Et si personne ne veut m'emmener, j'irai à pied. Je trouverai le chemin.
Maman, elle a quand même un peu raison pour le survêtement de papa. Il est vraiment laid mais c'est quand même pas ça qui peut dire si on aime quelqu'un ou pas.
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Vidéo de Claudie Gallay
Rencontre avec Claudie Gallay à la librairie la Galerne du Havre, pour la parution de "La beauté des jours".
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Née à Bourgoin-Jallieu en ...

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