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ISBN : 2221190246
Éditeur : R-jeunes adultes (12/11/2015)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 232 notes)
Résumé :
Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n'envisagez pas qu'elle puisse être mise en doute. Et si vous n'étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l'incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d'une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (117) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  28 avril 2016
Quand un roman pour adolescents est un coup de coeur de John Green (" Nos étoiles contraires"), je prend .
Quand , sur la couverture du même roman , coulent des encres bleues du plus bel effet... je prend .
Quand un roman parle de la schizophrénie chez une adolescente, je... je me dis : "Yes you can"!
Alex ,jeune américaine souffre de cette pathologie grave que l'on pourrait résumer ( en gros) , à une perte de contact avec la réalité, des hallucinations et des délires . Elle entend des voix qui critiquent ou commentent ses actions . Les schizophrènes n'ont pas conscience de leur maladie (anosognosie), c'est pour cela que l'on parle de trouble psychotique et pas de névrose .
Alex veut absolument réussir à être une ado comme les autres , et passer son bac, intégrer une université . Après avoir été renvoyée de son précédent lycée pour avoir mis le feu au gymnase, elle fait sa rentrée dans un nouvel établissement et veut réussir son intégration. Nouveau départ, nouveaux amis, et peut-être bien un amoureux en prime, on dirait bien que notre Alex est en train de réussir. A moins que?
Sur un ton à la fois poétique et poignant , l'auteur nous entraîne dans l'esprit d'Alex. Ses doutes, sa réalité , ses voix-off, ses délires .
Et c'est juste magique et très beau , il y a du Boris Vian dans cette plume... Amusant, parfois, flippant à d'autres moments .
Francesca Zappia fait preuve de beaucoup d'inventivité stylistique .
Un roman pour ados ET adultes .
Une auteur à suivre.
Et un futur rôle en or pour une jeune actrice ...
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Ydamelc
  23 novembre 2015
Roman qui m'a intrigué lors d'une masse critique. Mais pas de chance, je n'ai pas été sélectionnée... Pas grave !...
Jusqu'au moment où je l'ai aperçu, me tendant les bras ! Oui ! Oui ! Je vous assure ! Si beau ! Si tentant ! ...
Je suis faible, oui... Une belle parure et je me laisse emporter les yeux fermés...
Et que dire du titre ? Franchement ! Il arrache, quoi ! Quoi de plus beau ?
Je t'ai rêvé
J'ai les yeux plein d'étoiles ! Je fond ! Je plane !
Qu'est ce que j'aimerais que l'on me le dise ! Pas besoin de long discours, ça me suffirait comme déclaration d'amour !
Je t'ai rêvé
Ouahou ! Quoi !
Je suis une éternelle ado ! Oui...
Un sujet grave, tabou, abordé par des adolescents, à l'âge du premier amour, des premiers émois. Un vocabulaire et des situations adaptés à tous les âges, de la tendresse, des maladresses, du romantisme... Je suis cliente et friande !
Un joli roman ! Comme j'en rêve, à chaque fois.
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Lunartic
  10 octobre 2018
Il me tardait vraiment de lire ce roman dès que j'eus posé les yeux sur lui dans la librairie du coin. le titre, Je t'ai rêvé, semblait nous inviter dans une rêverie enchanteresse, poétique, une histoire hors du commun, du temps, de l'espace qui saurait me toucher en plein coeur. Quant au titre original, à savoir Made you up, cela correspond beaucoup plus à la représentation qu'Alex se fait de Miles, à la relation qu'elle entretient avec lui, comme si elle... Ben, comme si elle l'avait rêvé, inventé rien que pour elle.
Dans un sens plus large, cela m'évoque la construction de l'identité, ou encore l'imagination, qui nous fait divaguer, qui nous emporte, et qui nous fait inventer la réalité, pièce par pièce. (Cela colle bien à l'intrigue d'ailleurs, qui correspond à un puzzle à assembler pour reconstituer le vrai, la réalité) Cela m'inspirait véritablement, je me voyais sous la pluie artistique de la couverture, d'un bleu presque trop beau pour être vrai, un parapluie au-dessus de ma tête, à attendre mon rêve, qu'on m'emporte dans une belle aventure livresque, et je sentais que ce roman de la Collection R, qui ne m'a pas déçue jusqu'à présent, pourrait réussir cette prouesse.
Qui plus est, John Green, un de mes écrivains de Young Adult favori, plébiscitait ce roman. Que demander de plus ? Je sais que mon avis est propre à moi et qu'il ne doit pas être influencé par un écrivain que j'adore, mais justement c'était l'occasion de tenter ma chance. Quand on a la chance que notre C.D.I. possède un tel ouvrage dans ses rayons, on se jette dessus et on profite de l'occasion. C'est avec fébrilité que j'ai commencé à tourner les pages de ce roman. Je ne savais pas à quoi m'attendre, du moins à quelque chose d'extraordinaire.
Et, après ma lecture, je peux vous assurer que je ne savais effectivement pas sur quoi j'allais tomber. C'est comme dans Forrest Gump – et c'est reparti, cette citation culte, je la ressors tout le temps (incorrigible Nanette) : La vie, c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Voyez Je t'ai rêvé comme une boîte de chocolats (ça donne tout de suite envie hein)... aux homards. Wait... wait... whaaaat ?! Ben oui, rouge homard comme les cheveux si particuliers de notre héroïne, ou encore tout simplement comme sa passion des homards. Je vous en bouche un coin là, avouez !
Dès le début du roman, on se sent de suite déroutés, pris de court... comme dans un rêve en somme. Un rêve passager, qui nous traverse de part en part, doux, insaisissable, et qui nous laisse sonné et un peu perdu dans notre définition de la réalité à notre réveil. Ce serait cette jolie métaphore que j'utiliserais pour décrire ce roman si... si atypique. Je dois l'admettre, je suis un peu à court de mots pour bien détailler ce que j'ai vécu au travers de cette lecture. Cela m'a tellement surprise et éberluée que j'en suis encore sonnée.
Je t'ai rêvé, c'est l'histoire de deux êtres, qui sont au banc de la société, incompris, et qui vont vivre des choses hautes en couleurs et vraiment pas communes, à l'instar de leur statut de marginal. Certains lecteurs ont détesté ce roman, en ont été hautement déçus. Je peux les comprendre car je m'attendais à un autre rêve que celui-là moi aussi. Mais les rêves sont imprévisibles, n'est-ce pas ? Ils sont spontanés et ils viennent à nous d'eux-même, ce sont eux qui décident.
Je sais que ce livre est venu à moi et j'en suis heureuse. J'ai vécu quelque chose de court, bref, il faut dire que ce roman se lit comme un petit pain (expression toute faite de Nanette bonjour), mais d'intense et que je ne suis pas prête d'oublier. Des petits fragments de rêve resteront ancrés dans ma mémoire, peut-être flous mais indélébiles. Tel un mirage qu'on ne peut s'enlever de l'esprit.
Vous vous demandez sûrement comment est-il possible qu'un tel roman, qui semble les pieds bien ancrés dans la réalité avec son histoire de marginaux rebuts des autres élèves du lycée, qui ont de surcroît des problèmes familiaux en plus de problèmes d'intégration dans la société, puisse nous inviter au rêve. Mais la réalité est un rêve mes très chers. Je sonne un peu chat du Cheshire là, mais vous allez vite comprendre...
L'histoire nous est racontée par sa protagoniste, Alexandra, Alex pour les intimes, qui se prénomme ainsi car ses parents sont férus d'histoire (ils sont historiens) et qu'ils voulaient à la base un garçon pour pouvoir l'appeler Alexandre, comme Alexandre le Grand. Ça envoie du pâté comme prénom, n'est-ce pas ? Alexandra pourrait sembler être une jeune fille banale, qui travaille dans un dinner pour se faire une place dans le monde du travail et même dans le monde tout court, qui a des cheveux d'un rouge si flamboyant, si... homard, que tout le monde pense que c'est une couleur, alors qu'ils sont parfaitement naturels ses cheveux.
Je suis sûre que vous vous dites que ce n'est pas très passionnant tout ça. Alors qu'en fait, chaque détail compte. Comme nous, Alexandra a une identité, une histoire, sa personnalité, et des petits détails sur son existence qui ponctuent sa vie, qui semblent si banals alors qu'en réalité, ils sont fondamentaux car ils constituent ce qu'elle est, son vécu, ce qu'elle a traversé.
Déjà, à travers chaque petit instant qu'Alexandra vit, j'ai compris une fois de plus que ma vie était simple, comme celle des sept milliards d'âmes sur cette planète Terre, mais merveilleuse comme dans un rêve parce-que c'est la mienne, et qu'elle est saupoudrée de moments de joie, de tristesse intense, de fous rires, de larmes, de petits moments entre amis, de bouleversements profonds... Dans le titre Je t'ai rêvé, je pense qu'in fine Alexandra ne rêve pas d'une autre personne, d'une âme soeur (enfin si, elle rêve de ça aussi au final), mais qu'elle se rêve surtout elle-même, d'une vie où on l'accepterait et qui ne la piégerait plus.
Je t'ai rêvé, c'est bien plus qu'une histoire d'amour improbable et hors du commun, c'est l'histoire d'une vie, d'une personne qui ne demande qu'à exister et à ne pas être prise pour un monstre, pour une folle à lier. Car Alexandra est atteinte d'une maladie qu'on appelle schizophrénie. Nous, lecteurs, nous ressentons cette maladie de l'intérieur durant la lecture, car nous avons le point de vue de la malade. le jeune écrivain qu'est Francesca Zappia (oui, c'est une femme, tout va bien, simplement j'évite d'écrire écrivaine) réussit ici un brillant tour de force en nous faisant douter de la réalité de chaque mot qu'elle emploie, de chaque phrase, de chaque rencontre qu'Alexandra fait, de chaque événement qu'elle vit.
Comme si, nous aussi, nous étions malades et que nous ne sachions plus faire la différence entre l'abstrait, l'imagination destructrice, et ce qui est concret, la réalité. Je vous l'accorde, c'est fort peu par rapport à ce que de vrais schizophrènes peuvent vivre au quotidien, mais c'est une expérience de lecture extrêmement enrichissante, qui appelle à la tolérance et à l'amour de l'être humain, à la compréhension. A aucun moment je n'ai considéré Alex comme une folle, une cinglée, une malade mentale.
Enfin si, elle est malade, mais elle en est consciente, bien plus que ses propres proches ne pourraient le croire, et j'ai ressenti une peine immense pour elle, qui ne demande qu'à être aidée et qui est regardée comme un déchet, un danger ambulant. Seul Miles, avec ses aaaaa-gah-gah (traduction : magnifiquement magnifiques) yeux bleu océan, bleu glace, bleu marine, bref toutes les teintes de bleu, va la contempler, pas seulement la voir, l'apercevoir, avec un regard autre, un regard compatissant, empli d'amitié puis d'amour inconditionnel.
Pour un garçon considéré comme insensible et effrayant, c'est un comble tout de même ! Comme quoi, ne jugez pas les gens selon leur apparence, ou ce que vous croyez savoir sur eux : tout simplement car vous ne les connaissez pas, vous ne connaissez pas leur histoire, leur présent, leur passé, leur futur, ce qu'ils deviendront. Laissez-leur une chance, tout le monde mérite d'accomplir son existence en vue du bonheur plein, entier.
C'est une leçon que même Alexandra et Miles vont apprendre et retenir en se rencontrant l'un l'autre, et en apprenant à se supporter. J'ai adoré les voir se chamailler, avancer à tâtons, se chercher, se trouver. Vous trouverez peut-être leur histoire d'amour incongrue, non naturelle. Dans ce cas, je vous conseille d'y regarder à deux fois. Parce-que leur histoire, elle m'a fait vibrer, elle m'a renversée et je n'en suis pas sortie indemne.
Miles est un garçon très intelligent, major de sa promo, mais il s'en fiche, il insupporte les gens car il n'est pas assez expressif, il ne sait pas comment réagir face à ses sentiments qui sont exacerbés. Il m'a un peu fait penser à moi car je suis également une personne qui 'pleure de l'intérieur', j'ai du mal à faire ressortir mon intériorité et du coup, les gens me prennent pour quelqu'un d'insensible et me jugent, comme lui.
J'ai été souvent cataloguée comme la fille sauvage, qui ne veut de contact avec personne. Miles, lui, est vu comme étant un gros connard dans son genre. J'ai pu facilement m'identifier à lui, qui ressent tous ses sentiments de manière amplifié et qui exorcise ce mal qui le ronge par l'écriture. Quand vous me lisez, je suis plutôt émotive non ? J'espère ne pas être glaciale car l'écriture, ça me permet d'exprimer qui je suis, mes diverses humeurs, et ce qui me fait vibrer en moi. Bref, c'est pas moi le sujet ici, c'est Miles...
Ce garçon m'a chamboulée. Il peut sembler très antipathique, froid, étranger, alors qu'en réalité, il est le plus attentionné envers Alex. J'espère vraiment tomber sur un gars comme lui un jour, car ça ne court pas les rues... Miles a un humour particulier, qui a fait mouche avec moi (en même temps, je ris de tout, je vous l'assure) et un coeur gros comme ça mais qui souffre à cause de la bêtise humaine, des préjugés, de l'ignorance, de la négligence de son père, de l'injustice que subit sa mère...
Bref, j'ai l'impression que j'en dis beaucoup trop là, je vais m'arrêter. Miles n'est pas le prince charmant, Miles est loin d'être parfait, mais perso, je m'en fiche de l'idéal de perfection. Ce que je sais en revanche, c'est que j'aurais adoré jouer au jeu des devinettes à 20 questions avec lui, car il possède une intelligence incroyable, un charme propre à lui, il est brillant et mérite d'être aimé.
Je suis contente qu'Alex et lui se soient trouvés des amis sous la forme des membres du club d'entretien du gymnase : ce qui était une punition et une contrainte a forgé une amitié solide qui les lie tous. le baraqué et compréhensif Art, la pétillante Jetta qui appelle Miles mein Chef (ça me faisait toujours rigoler ça), la belle Théodora au caractère bien trempé et deux incorrigibles jumeaux, mais comment on pourrait se passer d'eux ?
J'oublie sûrement d'autres personnages formidables, complexes, drôles, touchants dans cette chronique alors je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même. La petite Charlie (d'après Charlemagne, s'il vous plaît), la petite soeur d'Alexandra, est un véritable amour, elle m'a fait trop craquer et rire tant elle est choupinette ! Leur amour entre soeurs m'a fait versé quelques larmes, je le reconnais sans mal. Ce roman m'a fait traversé diverses strates d'émotions, et j'en suis ressortie vidée mais plus forte et heureuse. J'ai refermé le livre avec un sourire béat peint sur les lèvres, je crois que ça veut tout dire.
Pour conclure, je dirais que je commence à comprendre l'enjeu de la première de couverture. le bleu environnant, qui s'abat mais avec tendresse, sur le parapluie d'Alexandra, reconnaissable entre mille avec ses cheveux rouges homard qui sont de famille, représente le bleu des yeux de Miles, qui couvent sa chérie, la protège, et la regarde avec admiration, douceur, et avec un amour indéniable dans lequel on pourrait se noyer (trop tard...).
Le parapluie, ce serait les tentatives d'Alex pour assurer la sécurité de Miles dans le roman, contre la société (car il y a un autre plan narratif avec un mystère du passé noir à résoudre et dans lequel Miles est impliqué malgré lui) et contre elle-même et sa maladie qu'elle ne sait pas combattre, malgré ses efforts pour se raccrocher à la réalité. Mais au final, Alex finit par sourire, car elle a Miles, des amis, dont un meilleur ami prénommé Tucker qui ne veut que son bien et qui l'a toujours épaulé (même si, comme tout le monde, il a fait des bêtises aussi).
Alex a su traverser et affronter tout ça, et je suis ressortie de son parcours tumultueux et plein d'épines grandie et chamboulée dans ma vie personnelle. Si avec tout ça je ne vous ai pas convaincue de vous laisser tenter par ce roman, je ne sais plus quoi déployer d'autre comme armada. Tenez le vous pour dit : John Green is always right. C'est une maxime de mon cru, criante de vérité, je sais...
L'écriture de Francesca Zappia, fraîche, barrée, et multicolore comme l'ensemble de ses personnages et de leur introspection m'a énormément plu. Elle est un jeune écrivain à suivre, moi je vous le dis. J'ai vu sur Booknode qu'elle avait publié un autre roman qui se prénomme Eliza and her monsters. J'espère de tout coeur qu'il sera publié en France, ce serait merveilleux, car il m'a l'air d'être un autre roman à côté duquel il ne faut pas passer.
Sur ces paroles élogieuses, je vous laisse entre les pages de cet excellent et particulier livre, tandis que moi, je vais aller monter une association de défense des homards et en libérer de l'aquarium du supermarché le plus proche de chez moi. Ceux qui ont lu le livre, vous comprendrez très bien mon délire, j'en suis persuadée. Ce livre vous est chaudement recommandé par Nanette, parole d'amie. COUP DE COEUR ♥
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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Ariane84
  12 octobre 2018
La lecture de ce roman fut pour moi une pluie d'émotions entremêlées, attachement fort à la jeune héroïne Alex et à son ami Miles, tendresse, espoir, désespoir, identification, souvenirs...
Une lecture tellement bouleversante qu'un flot d'angoisses est remonté à la surface à la moitié du livre, et j'ai enchaîné ma lecture sans interruption jusqu'à la fin, avec les yeux inondés de larmes.
Cela va être difficile pour moi de trouver les mots justes pour décrire un peu ce livre, je vais néanmoins essayer.
La jeune Alexandra, dix-sept ans, est une américaine qui vit depuis l'âge de sept ans avec la schizophrénie et ses symptômes : perte de contact avec la réalité, altération du processus sensoriel (hallucinations auditives et visuelles) et du fonctionnement de la pensée (idées obsessionnelles et délirantes).
Nous la suivons au cours d'une année scolaire, année marquée pour elle par un changement de lycée et par sa rencontre avec Miles qui sera un réconfort pour elle mais aussi une source de difficultés.
Alex est une héroïne forte et courageuse qui ne demande qu'à avoir une vie normale, mais souffre de difficultés sociales importantes et d'un fort sentiment de rejet.
Ses doutes, ses peurs et ses questionnements sont en partie ceux d'une adolescente de son âge : premiers amours, peur de l'avenir, envie de s'intégrer dans sa classe, etc.
Mais son année sera marquée par plusieurs crises...
Le monde d'Alex est un monde unique plein de sensations et de couleurs, inaccessible aux autres mais ouvert au lecteur qui plonge profondément dans ses pensées si riches et son psychisme si complexe.
Il faut à mon sens accepter de se laisser embarquer par Alex et de se laisser surprendre (ou non... en effet cela n'a pas été mon cas) par les événements.
La schizophrénie (et la schizophrénie à début très précoce encore plus) est une maladie très mal connue du grand public et je suis contente que ce livre puisse donner un éclairage intime sur cette maladie, qui génère une souffrance immense pour les malades et leur entourage, très loin de l'image froide véhiculée par les médias de masse.
C'est un livre qui pourra toucher tout le monde et surtout ceux qui connaissent un peu la maladie mentale quelle qu'elle soit, on ne peut qu'être ému par ce roman.
L'écriture de l'auteure est fraîche et vivante, parfaite pour l'histoire d'Alex.
C'est poignant, c'est fort, c'est poétique, c'est parfois flippant, c'est tragique... c'est beau.
Un titre magnifique pour un immense coup de coeur...
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PiertyM
  15 décembre 2018
Un livre magnifique, touchant et percutant! Alex souffre d'une maladie pas du tout ordinaire. Elle voit ce que les autres ne voient pas, elle entend ce que les autres n'entendent pas. La réalité lui échappe, et lui faire dire qu'elle ne peut pas avoir une vie normale pas comme les autres...
La lecture est plus que passionnante, l'auteure rassemble autant d'ingrédients pour ne pas nous laisser sombrer avec la nature sombre de livre. Elle nous fait pénétrer l'univers d'Alex avec beau coup de facétie, jovialité! Une belle lecture!
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Eques_SharoronEques_Sharoron   20 février 2016
-Choisis quelqu'un, ai-je dit .
-Quoi ?
J'ai souri .
-Choisis quelqu'un .
Il a hésité puis a souri à son tour .
-D'accord . Vas-y .
-Est-ce que cette personne est morte ?
-Non.
-Est-ce qu'elle vit à l'étranger ?
-Non .
Une femme, en vie, américaine. Il n'avait peut-être pas cherché la difficulté.
-Est-ce qu'elle a un rapport avec East Shoal ?
-Oui .
J'ai dit un truc au pif .
-Est-ce qu'elle fait partie du club ?
Un silence .
-Oui .
-Jetta .
Il a secoué la tête .
J'ai froncé les sourcils .
-Theo ?
-Non .
-Si ce n'est ni l'une ni l'autre, alors ça ne peut être que moi .
Il a cillé .
-C'est moi ?
-Tu es la seule à laquelle je pense, a-t-il répondu .
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iris29iris29   27 avril 2016


Boule magique n°4 :

Est-ce que je suis cinglée?
CONCENTREZ-VOUS ET REPOSEZ LA QUESTION.
Est-ce que je suis cinglée?
REPONSE FLOUE , ESSAYEZ ENCORE .
Est-ce que je suis cinglée?
JE NE PEUX PAS REPONDRE MAINTENANT .
JE PREFERE NE RIEN DIRE POUR L ' INSTANT .
CONCENTREZ VOUS ET REPOSEZ LA QUESTION.
JE PREFERE NE RIEN DIRE POUR L' INSTANT.
REPONSE FLOUE , ESSAYEZ ENCORE.
JE NE PEUX PAS REPONDRE MAINTENANT.
REPOSEZ LA QUESTION PLUS TARD.
REPOSEZ LA QUESTION PLUS TARD.
REPOSEZ LA QUESTION PLUS TARD.

+ Lire la suite
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lessorciereslessorcieres   12 février 2016
-les gens disent que les adolescents se croient immortels, et je suis d’accord. Mais il y aune différence entre se croire immortel et savoir qu’on peut survivre. Si on se croit immortel, on devient arrogant, parce qu’on pense qu’on mérite le meilleur. Survivre, c’est avoir connu le pire et être capable de continuer malgré tout. Ça veut dire faire des efforts pour obtenir ce que l’on veut, même si ça paraît impossible, même si tout se met en travers du chemin. Et une fois qu’on a survécu, on se remet. Et on vit.
+ Lire la suite
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tearslesstearsless   30 octobre 2015
Je ne pouvais me payer le luxe de prendre la réalité pour acquise. Je ne peux pas dire que je détestais tous ceux qui le faisaient, puisque c'était le cas du monde entier. Je ne détestais personne. C'est juste que je vivais dans mon monde.
Mais ça ne m'a jamais empêchée de souhaiter vivre dans celui des autres.
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YdamelcYdamelc   20 novembre 2015
Je me suis arrêtée devant lui en souriant. Il m'a rendu mon sourire et s'est penché pour m'embrasser. Un sentiment a explosé dans mon ventre, comme si rien ne serait plus jamais pareil. Comme si quelqu'un avait enfin soulevé le couvercle de mon aquarium et que je respirais l'air incroyablement frais.
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