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ISBN : 2070376966
Éditeur : Gallimard (1986)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 199 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une jeune Américaine, Judith, va devenir l'héroïne la plus extraordinaire de l'histoire de l'humanité. Mais avant il y aura eu une guerre gigantesque, puis la paix, une prospérité fantastique, mais dangereuse. Un péril monstrueux menace alors l'humanité d'une destructio... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 06 avril 2013

    ibon
    La Chine surpeuplée est en guerre contre les USA. le président américain, craignant les micros chinois, tient un conseil de guerre, à poil, sur une plage de nudistes pour préparer une riposte étonnante.
    C'est donc avec ce ton décalé, drôle, que débute cette nouvelle histoire de fin du monde.
    Barjavel, pour l'un de ses derniers romans (1982) et contrairement à ses débuts, installe une fois de plus une héroïne pour sauver le monde, Judith. On la découvre à 15 ans, dans une Europe neutre et prospère, un peu perdue devant deux prétendants, Orlof et Rory, ne sachant lequel choisir.
    En bon scénariste, l'auteur va recoller tous les morceaux de ces intrigues loufoques et distiller ses thèmes favoris: les dangers du progrès et l'amour absolu
    comme ultime recours.
    Ses plus belles pages sont encore une fois à la fin de l'histoire pour magnifier cet amour entre deux êtres qui se retrouvent et ...
    C'est tragiquement beau.
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    • Livres 3.00/5
    Par 100choses, le 10 février 2012

    100choses
    A peine, quelques jours après avoir reposé Les Dames à la licorne, j'ai eu envie de retrouver la plume de Barjavel. Par chance, m'attendait dans ma mini-pal, ce titre récupéré cet été dans la bibli à l'abandon de chez mon grand-père. Pas de résumé au dos, donc une fois de plus, totale surprise en ouvrant le bouquin. le seul indice était la référence à la pièce de Shakespeare du même nom…
    Je dois dire que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire cette-fois-ci. Les deux premiers tiers ont un côté assez grotesque et s'il m'arrivait d'avoir le sourire, je ne comprenais pas bien où Barjavel voulait nous emmener. Il m'a d'ailleurs fallu près d'une semaine pour lire ces 200 premières pages. Je ne trouvais pas particulièrement l'envie d'ouvrir mon livre pour en poursuivre la lecture. Et puis, je ne sais pas, si je trouvais certains détails vraiment d'actualité, l'ensemble me semblait un peu daté…
    En revanche, à partir du moment où j'ai entamé la troisième partie, j'ai été incapable de reposer mon livre et j'ai lu ces 100 dernières pages d'une traite. Cette dernière partie est carrément oppressante, à la fois cohérente avec les pages précédentes et en même temps, proposant une telle rupture ! En entamant cette dernière partie, je suis littéralement restée en arrêt pendant 2 secondes, juste abasourdie par ce que je venais de lire, et ensuite j'ai tourné les pages avec frénésie tant la tension est grande. Cette dernière partie est effrayante de réalisme (SPOILER : effacé ici, à lire sur le blog). C'est franchement flippant, tant tous ces détails sortis de l'imagination de Barjavel, collent à notre réalité, et j'ai beaucoup aimé la réflexion menée même si certaines thèses et certains thèmes m'ont un peu moins convaincue que d'autres. Petit pincement au coeur notamment, en découvrant l'évocation d'une République judéo-arabe Unie…
    Si j'ai retrouvé certains aspects communs avec La nuit des temps, j'ai ici été beaucoup plus touchée par l'histoire de Judith et Olof que par celle de Coban et Elea. Mais une fois de plus, je suis peut-être désabusée et aigrie, mais un tel amour me laisse assez dubitative…En fait, la souffrance et la soif d'absolu d'Olof m'ont touchée, mais une fois que nos deux héros sont réunis, j'y ai tout de suite moins “cru”. Cet amour trop pur, parfait, infini, exclusif m'a laissée de marbre voir agacée. de même, leur action finale m'a semblée un peu trop mélodramatique…Mais bon, comme je l'ai dit, je suis un vieux machin sociopathe et ronchon. En revanche, j'ai aimé toutes les références bibliques liées à ce couple.
    Enfin, c'est assez marrant de lire ce roman en 2012, récit apocalyptique qui évoque même la prophétie de Saint Malachie. Je ne l'ai pas fait exprès et je suis horripilée par tous ces babillages sur la fin du monde prévue pour le mois de décembre, mais là le clin d'œil m'a amusée, je me suis dit que le hasard faisait quand même plutôt bien les choses. Et j'ai réalisé que j'ai énormément suivre la fuite des gens sur les routes de France, tout voir s'écrouler autour d'eux et la façon dont ils réagissaient ou bien abandonnaient. Cela m'a fait pensé à ces images de l'Exode de la population pendant la 2nde Guerre Mondiale qui illustraient mes bouquins d'histoire. C'est un thème que j'aimerai retrouver dans une future lecture… Barjavel semble avoir si bien compris le comportement humain, c'est fascinant pour l'apprenti-anthropologue que je suis et ça me donne des envies d'expérience grandeur nature…
    Bref, une lecture qui n'a pas été un coup de coeur, mais qui malgré un début difficile a su me scotcher dans les dernières pages. Cela ne sera sans doute jamais mon texte favori de Barjavel, mais je suis contente d'avoir fait cette découverte.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2012/02/10/barjavel-rene-la-tempete/
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 06 février 2010

    Seraphita
    Dans un monde ravagé par une guerre qui s'enlise, une jeune fille de 15 ans, Judith, s'éveille à la vie et connaît son premier émoi amoureux dans les bras d'un ingénieur polonais, Olof, qui projette de l'emmener vers les étoiles. Après la guerre, vient le temps de la paix, procurée par L.M. (« love molecule »), une particule qui apporte l'amour. Mais avec la paix, survient la destruction progressive de la planète qui est recouverte d'une épaisse couche nuageuse et manque d'oxygène. Une catastrophe va alors survenir. Seule Judith peut sauver l'humanité et retrouver du même coup son amour de jeunesse.
    Un formidable roman, mais un roman qui ne laisse pas le lecteur intact… Je suis ressortie bouleversée de cette belle et terrible histoire, une histoire d'amour en premier lieu. Barjavel signe là un roman très noir, mais qui délivre également un message d'espérance. La folie destructrice de l'homme, manifeste en temps de guerre comme en temps de paix, est bien pointée et analysée, notamment du côté des dirigeants. L'entrée en matière du roman, le conseil des baigneurs, conseil de crise qui réunit de hauts dirigeants de la planète pour décider de l'issue de la guerre, m'a semblé assez abrupte, ne donnant pas trop envie de se plonger dans le roman. Mais il faut persister et on est vite captivé par l'histoire. La véritable intrigue – la catastrophe – survient assez tardivement, néanmoins l'histoire est attirante, bien écrite, avec une pléthore de détails tout droit sortis de l'imaginaire fécond de l'auteur (descriptions d'objets futuristes, de problèmes techniques résolus par une société avant-gardiste, …). Sur les trois livres que j'ai lus de Barjavel le voyageur imprudent », « Ravage » et celui-ci), je constate que le thème de la guerre revient, avec son lot d'horreurs, de morts et de destructions. Je n'hésite pas à mettre 5 étoiles, du fait de la fin, notamment, que j'ai beaucoup aimée. Un roman sur la folie humaine, une histoire d'amour, qui apportent un espoir mesuré, malgré un fond très noir.
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    • Livres 4.00/5
    Par stefferon, le 08 décembre 2012

    stefferon
    Barjavel L'Enchanteur m'a encore pris dans ses filets.
    Une histoire simple : juste la fin du monde.
    La mort tutoie l'amour. le grand, avec un grand A. L'Amour unique dans lequel les amants plongent et oublient tout.
    Ecrit en 1982, ce texte brûle d'actualité : dérèglement climatique, guerres, courses au profit...
    Beaucoup l'ont rêvé, Barjavel l'écrit : un vaccin contre la guerre est découvert et la paix "éclate".
    Mais les hommes dans leur trop, très grande stupidité rendent la paix encore plus dangereuse que la guerre...
    Avec humour, amour, mots enjôleurs, Barjavel nous emmène dans ses utopies et moi j'accroche !
    J'adore.
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    • Livres 5.00/5
    Par Megelio, le 09 juin 2014

    Megelio
    Barjavel nous offre une nouvelle fois une histoire de fin du monde et d'amour tragique dans La Tempête mais comme d'habitude, le style est efficace et surprenant et on se laisse happer par le récit. L'idée de la « molécule de l'amour » est originale, avec elle, toute méchanceté ou violence est supprimée chez les humains. A côté de ça, les puissances mondiales possèdent toujours des bombes meurtrières et seule Judith que l'on suit tout au long du roman semble pouvoir sauver la Terre de ceux qui restent insensibles à cette molécule.
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Citations et extraits

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  • Par Megelio, le 28 mai 2014

    Il soupira. Il haïssait la minute où, dans la folle inconscience de sa jeunesse, il avait décidé de faire de la politique. Il aurait voulu être en train de pêcher à la ligne, à cinq cents kilomètres du plus proche récepteur de radio ou de T.V. Le monde était fou, personne n’y pouvait plus rien, et la plus abominable place dans l’univers, c’était le fauteuil présidentiel qui se trouvait sous son derrière.
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  • Par gill, le 29 septembre 2012

    "La tempête" évoque une fois encore une guerre mondiale, mais cette fois l'Europe est neutre et s'enrichit. Et c'est justement l'excès de prospérité qui, une fois la guerre finie, devient une menace.
    On reconnaît là l'idée d'une fin du monde par saturation, redoutée par les écologistes et souvent traitée par la SF des années 70.
    Mais Barjavel ne veut pas se laisser gagner par la sinistrose ambiante. Il imagine un couple d'amants dont le sacrifice aidera l'humanité à survivre. Une fin à la fois tragique et euphorique : la fin des aventures de René Barjavel dans le genre littéraire qu'il a aimé plus qu'un autre...
    (extrait de la préface du recueil "Romans extraordinaires" paru chez "Omnibus" en 1995)
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  • Par Penelope, le 08 octobre 2013

    La preuve est faite... L'espèce humaine et malfaisante, destructrice, et rien ne peut la corriger. Plus elle accroit ses connaissances et ses techniques, plus elle se montre incapable de les maîtriser. Il semble qu'une imbécilité collective perverse se développe en elle, dans la même mesure où s'y révèlent les intelligences individuelles. Celles-ci lui donnent des moyens de création, et celle-la les transforme aussitôt en moyens d'anéantissement.
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  • Par miroska56, le 16 avril 2014

    La preuve est faite... L'espèce humaine et malfaisante, destructrice, et rien ne peut la corriger. Plus elle accroit ses connaissances et ses techniques, plus elle se montre incapable de les maîtriser. Il semble qu'une imbécilité collective perverse se développe en elle, dans la même mesure où s'y révèlent les intelligences individuelles. Celles-ci lui donnent des moyens de création, et celle-la les transforme aussitôt en moyens d'anéantissement.
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  • Par Penelope, le 08 octobre 2013

    La paix tomba sur le nations et ce fut le désastre. Toute leur vie, leur économie, leur organisation, étaient tendues vers un but unique: la guerre. Le but disparu, la corde de l'arc, en un instant; se ramollit, et les nations n'eurent plus en main qu'une quenouille.

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Panorama international de la science fiction
Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...








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