ISBN : 2351640861
Éditeur : Chiflet & Cie (2009)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Un hameau rural recroquevillé sur un drame jamais élucidé : la disparition du meunier dans les eaux boueuses du torrent. Mais il n'y a pas que le fantôme du malheureux que l'on croise par ici : les plus grands écrivains du moment sont venus s'inspirer du passé tourmenté... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Pascal Fioretto récidive après l'excellent "Et si c'était niais ?". Ce second opus est écrit dans le même esprit, avec pour fil conducteur un drame non élucidé (la disparition du meunier) et l'apparition successive de plusieurs personnages prêts à apporter leur contribution au déroulement de l'histoire (dans le livre précédent apparaissaient dans le récit les auteurs parodiés eux-mêmes, ici ce sont plutôt les personnages qui évoquent les héros des livres pastichés). Par exemple, les danois de Millenium débarquent dans le village, pour notre plus grand plaisir. Mais ce ne sont pas les seuls : 9 chapitres, donc 9 auteurs et 9 styles différents donnent lieu à des péripéties improbables entre les protagonistes issus d'univers littéraires différents.
    La parodie fait mouche, et on atteint paradoxalement les limites du procédé : le style est tellement bien imité que si un auteur déplait, il contribue à rendre son chapitre déplaisant (je déteste le style Sollers, et donc le chapitre qui lui est consacré, mais il est vrai, c'est une question de goût). Autre bémol, l'histoire ne semble pas trouver son dénouement et on attend une vraie chute au roman, qui se termine par une pirouette. Heureusement, une fois de plus, l'humour est salvateur et décapant ("On aurait dû fermer les volets" est à mourir de rire, surtout quand on comprend pourquoi, en effet, on aurait dû fermer ces p... de volets).
    Dans la même veine que "Et si c'était niais ?", ce livre jubilatoire est à recommander pour tous ceux qui aiment la lecture, la parodie et le second degré.
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  • Par biblio47, le 06 mai 2010

    biblio47
    Un pastiche de Pascal Fioretto.
    Qu'est-il arrivé au père Plasson, un brave vieux meunier de nos campagnes, disparu dans les méandres boueux de la Glavoise, près de Courtonac ?
    P. Fioretto imite le style de plusieurs auteurs célèbres pour dérouler son histoire. Comme l'intrigue de départ le laisse supposer, il débute avec le roman de terroir et change ensuite à chaque nouveau chapitre. A Christian Pignol succèdent d'autres vrais-faux auteurs célèbres tels Katherine Plancol, Zig Larsen, Muriel Burbery et d'autres. le fait de ne pas avoir lu auparavant certains des auteurs ne me semble pas être gênant pour apprécier l'exercice. Peut être certains lecteurs seront-ils vexés de voir des auteurs qu'ils apprécient un peu bousculés, mais P. Fioretto signe un pastiche dont la lecture m'a procuré de beaux éclats de rire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Thoxana, le 21 juin 2010

    Thoxana
    Cette nouvelle série de pastiches littéraires est tout simplement délirant : l'histoire en elle-même n'est qu'un prétexte (un vieil homme disparaît mystérieusement dans un village et un mystère entoure cette disparition). Différents personnages racontent les événements, chacun à leur façon, dans un style littéraire emprunté à un de nos écrivain à grand tirage. Tout cela ne tient pas forcément bien debout et n'a en soit pas un intérêt vital. En revanche, cet emprunt de style est fort réussi et on se régale !
    A conseiller à tout ceux qui ont aimé "Et si c'était niais", autre ouvrage excellent de l'auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 05 avril 2011

    wakinasimba
    Ca commence fort avec Christian Pignol et ses termes ruraux inconnus de moi-même qui m'ont plongés directement dans ce village. Puis les personnages de Katherine Plancol ont pris vie, rejoint par ceux de Muriel Burbery si bien croqués dans leurs travers, comme les tics d'écriture de Zig Larsen.
    Un seul m'a gêné, j'ai d'ailleurs "sauté" allègrement ce chapître, celui de Philippe Solers.
    Une nouvelle série de pastiches où l'on reconnait si bien les travers d'écriture des auteurs contemporains. C'est écrit avec intelligence et documentation, même si parfois, l'intrigue est un peu malmenée.

    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/03/27/20475532.html
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    • Livres 3.00/5
    Par patroche06, le 12 novembre 2011

    patroche06
    Pastiches plus ou moins réusies de P.Fioretto.
    Lhistoire simple de la disparition d'un meunier dans un hameau rural.
    Pancol, Larsen, Musso entre autres auteurs contemporains.
    Je pense qu'il faut avoir lu les auteurs originaux pour bien apprécier la pastiche...
    Le final laisse perplexe...
    Tout comme le livre !!!
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 octobre 2011

    [ Incipit ]

    - I - Christian Pignol "Les engoulevents de la Grange-aux-Loups"

    (Prix «Fonds de terroirs» de l'École des Grives)

    PROLOGUE : Les Ailes du vieux moulin

    L'hiver, la Glavoise est un torrent boueux dont les flots tumultueux charrient des arbres morts, des rochers noirs et des sangliers surgelés. Pourtant, sitôt passées les dernières neiges de mai, elle se métamorphose en une rivière paisible qu'on traverse à pied sec au lieudit du Gué-de-la-Corde. C'est là que le voyageur qui arrive à Courtonac par la route de Saint-Hilaire franchit la Glavoise, au Roc-de-la-Châtre. Un peu en aval, la route en pierre traverse le moulin abandonné du père Plasson. Devant le triste spectacle des ronces qui dévorent les meulines à foulon et les flaterets à courroie, on a bien du mal à croire que, jadis, les ânes, les boeufs et les femmes de Courtonac déchargeaient là leurs ballots de bressac frais pour qu'on les y moulût.
    Solide comme un linteau, son éternelle bamborgne à la bouche, le père Plasson transformait ici les précieuses gousses en une fécule à cataplasme, délicate comme de la peau d'oreille et fraîche comme un cul de pouliche.
    Le vieux moulin était fort prospère et, en entendant ses ailes fredonner dans le vent et le père Plasson jurer plus qu'à son tour, tout le bourg de Courtonac se sentait rassuré.
    Hélas, dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c'est qu'il est déjà sur le seuil. Qu'on lui ouvre en le prenant pour le facteur et alors, aveugle et sourd, il tue les bêtes, piétine les récoltes, engrosse les servantes, viole les poules et fait tourner le lait.
    C'est ainsi qu'un glacial jour de février, au cours d'un hiver comme on n'en avait pas enduré depuis bien longtemps, le père Plasson débaroula du godivot de brassage où il était monté frictionner une jarjille. Emporté par les jaumières de recoupe, il se débattit entre les pognards des jambailles, réapparut à l'aplomb des queutards, descendit à grand fracas la jambe de chien tribord, disparut entre deux meules et ne remit plus jamais les pieds au village.
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  • Par Brize, le 18 juin 2011

    (Zig Larsen)
    MICAEL PLONGEA DANS les albums [photos] en inscrivant des notes sur des feuilles blanches. A minuit, il avait rempli quinze pages de remarques et de questions reliées par des flèches de couleurs. L’image de la journée fatidique était devenue plus claire à l’exception de quelques pièces manquantes qui refusaient obstinément de prendre leur place dans le puzzle. Quel rôle Goebbels avait-il joué dans le premier accident ? Qu’était devenu le père Plasson après sa disparition dans les eaux de la Glavoise ? Le curé du village était-il affilié à la loge P2 comme semblait l’indiquer un verset apocryphe souligné dans son missel des dimanches ? Quelle raison les services secrets suédois avaient-ils de couvrir cette affaire ?
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  • Par Brize, le 18 juin 2011

    (Christian Pignol)
    Hélas, dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. […] C’est ainsi qu’un glacial jour de février, au cours d’un hiver comme on n’en avait pas enduré depuis bien longtemps, le père Plasson débaroula du godivot de brassage où il était monté frictionner une jarjille. Emporté par les jaumières de recoupe, il se débattit entre les pognards des jambailles, réapparut à l’aplomb des queutards, descendit à grand fracas la jambe de chien tribord, disparut entre deux meules et ne remit plus jamais les pieds au village.
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  • Par mandarine43, le 05 novembre 2011

    [ Patrick Modiamo "Hôtel obscur des amnésies perdues" ]

    La rue Carnot à Courtonac. Quand je la descends aujourd'hui, je repense à ce qu'elle fut hier. Pourtant, hier, en la remontant, je ne pensais pas à ce qu'elle serait aujourd'hui. Si le temps a un sens, c'est donc toujours le même. Après vient toujours avant. Ensuite, il y a pendant. Enfin, il y a après. Le présent, lui, arrive plus tard. Trop pour être du passé. Pas assez pour être du futur.
    Voilà ce que j'ai appris, au cours de mes étés à Courtonac, à la terrasse du Café de l'Univers.
    Le passé puis le présent mais jamais après le futur. Fût-il antérieur.
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  • Par mandarine43, le 04 novembre 2011

    [ Katherine Plancol "La valse jaune des tortues-crocodiles" ]

    Karine n'était pas une intellectuelle mais une sensitive. Déjà, elle n'écoutait plus. Elle contemplait le visage régulier du jeune professeur, son teint sain comme un carpaccio de bœuf bio. Et ses grands yeux à l'étonnement enfantin. Et ce souverain dédain d'une beauté insolente encore inconsciente d'elle-même. Elle éprouva une irrésistible envie de lui mordre une fesse.
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