C'est avec grand bonheur que je me suis plongée dans cette fresque historique de
Ken Follett, qui nous ramène en Angleterre 200 ans après les « Piliers de la terre » et qui nous fait voyager pendant 37 ans au moment de la guerre entre la France et l'Angleterre et l'épidémie de Peste.
4 enfants, un chevalier, une poursuite meurtrière et une lettre très mystérieuse. 4 ingrédients qui sont le point de départ de ce roman.
10 ans ont passé et nous retrouvons les 4 enfants Gwenda, Caris, Merthin et Ralph. Nous allons suivre leur histoire pendant 27 ans, pendant lesquelles, bonheur et malheur, espoir et déception vont se succéder dans temps morts.
Comme dans «
Les Piliers de la Terre », les personnages sont nombreux mais ne présente qu'un voire deux traits de caractères, pas plus et sont soit du coté des bons soit du coté des mauvais.
Ils sont tous attachants pour les gentils et très détestables pour les méchants.
J'ai surtout vibré grâce à Caris, jeune femme indépendante qui rêve de devenir médecin alors qu'au moyen-âge seuls les prêtres peuvent obtenir ce titre. La vie ne lui épargne rien pendant les ¾ du livre. Dès que le bonheur s'approche très prêt d'elle, bang !!! un rebondissement que l'on ne voit pas venir et bonjour tristesse et déception. Mais j'ai adoré le fait qu'elle ne baisse pas les bras et se bat pour ses idées jusqu'au bout.
J'ai aimé aussi Merthin dont le destin est lié à Caris. Je l'ai trouvé très attachant. Lui aussi à un but et ferra tout pour l'atteindre malgré les embuches et les déceptions.
J'ai aussi suivi Gwenda avec plaisir qui ferra tout pour que Wulfric l'épouse. J'ai adoré son courage et sa détermination.
Par contre, m'ont fortement agacé Ralph, trop imbu de sa personne qui ne veut que réussir à n'importe quel prix, Godwin, prieur fourbe et manipulateur et Philemon dont l'espièglerie et la fourberie m'ont très fortement sorti par les yeux.
Au fil de la lecture, on ressent tout le travail, encore une fois, de recherche sur cette époque et particulièrement sur les méthodes médicales qui nous paraissent aberrantes et dénuées de tout bon sens, surtout face à la peste. On se rend bien compte du poids de l'église, de son pouvoir et aussi de sa « connerie ».
Le style de l'auteur est toujours aussi agréable à lire. Il sait y faire pour que toutes les descriptions passent bien et ne soient pas barbantes.
Par contre, en ce qui concerne la lettre, ne vous attendez pas à la voir surgir très vite; elle n'est la que pour servir les desseins de certaines personnages vers le milieu du livre et ensuite vers la fin.
Donc j'ai adoré cette nouvelle fresque de
Ken Follett qui se finit bien pour les personnages gentils après énormément d'embuches et de rebondissements et qui n'épargne pas les méchants.
J'ai un seul conseil : N'ayez pas peur du nombre de pages de ce livre. Foncez. Vibrez avec les personnages. Soyez triste avec eux. Plongez dans ce roman.
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