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> Marthe Robert (Traducteur)

ISBN : 2070368408
Éditeur : Gallimard (1976)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 364 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

" Les Contes de Grimm ", qui n'en a jamais entendu parler ? Cette œuvre fait partie de l'imaginaire collectif. Elle traverse les époques sans prendre une ride et touche toutes les générations, aussi bien les enfants que les adultes. Si cet... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 16 décembre 2012

    nekomusume
    J'ai relu attentivement Les Contes de Grimm dans le cadre du Challenge Disney et bien sur, j'en ai profité pour revoir les films avec ma fille…
    Je vais commencer par le vaillant Petit Tailleur, dont je me rappelais surtout la version de ma maman, très proche du court métrage Disney d'ailleurs. C'est en fait l'histoire d'un personnage assez d'insignifiant qui prend la grosse tête et va dire à tout le monde qu'il est capable d'en tuer 7 d'un coup… il s'agit de mouches mais tout le monde croit qu'il s'agit d'hommes. Fort de cette supercherie et grâce à sa ruse, il finira par épouser la fille d'un roi et devenir roi à son tour. Et même à déjouer les plans de sa femme pour se débarrasser de lui. Dans la version Disney, pas de tromperie ni de roublardise, le tailleur entend une conversation et pensant qu'il s'agit de mouches, il annonce qu'il en tue 7 d'un coup. Tout le monde croit qu'il s'agit de géant et le voici charger d'éliminer celui qui terrorise la région. Ici le héros de l'histoire est de toute bonne foi et se trouve embarqué dans une histoire qui le dépasse. L'épreuve à surmonter est unique, le roi s'acquitte de sa promesse sans aucune mauvaise grâce (contrairement à l'histoire originelle où il tente d'imposer de nouvelles conditions) et la princesse est ravie d'épouser ce vaillant personnage. Bref une histoire basée sur la ruse, la roublardise, avec un héros assez peu sympathique pour le lecteur comme pour les autres personnages du conte en fait est devenu un héros parfait, au grand cœur et plein de bons sentiments.
    Raiponce est un conte que j'aime beaucoup. Un père assez peu regardant échange son enfant à naitre contre une salade pour sa femme enceinte et capricieuse. La pauvre enfant qui a échappé à une famille pour le moins atypique, se retrouve gardée par une sorcière qui l'enferme dans une haute tour sans porte ni fenêtre pour l'empêcher de la quitter. Elle vient la voir tous les jours en grimpant accrochée à ses cheveux (AÏE !). Un jour le fils du roi découvre la tour, entend la voix de Raiponce et observe la sorcière grimper. Il monte à son tour, tombe amoureux de la jeune fille et ensemble mettent au point un plan d'évasion digne de point break… Sauf que la demoiselle étourdie laisse échapper l'info à sa geôlière qui lui coupe les cheveux et l'abandonne dans le désert. Quand le prince arrive, elle lui crève les yeux en le précipitant dans les épines et le laisse errer pendant des années. Enfin il retrouve Raiponce (et ses jumeaux, rare un conte où ils avouent avoir croqué la pomme avant le mariage), les larmes de la belle le guérissent de sa cécité et ils se marient et vivent heureux, bla, bla, bla… Alors dans la version Disney, il ne reste que la jeune fille aux longs cheveux en haut d'une tour et la sorcière gardienne. Pas de prince mais un voleur, pas d'amour au départ mais une grande envie de liberté de la part de la jeune fille. du coup l'esprit du conte est bien loin et si l'emprisonnement de Raiponce peut être interprété comme une tentative de la préserver du monde et des hommes en général, qui échoue d'ailleurs lamentablement, rappelant le fait qu'il est nécessaire que la jeune fille fonde son propre foyer ; le film de Disney, quant à lui, ne parle que de l'attrait de la liberté, une seule composante du conte, le point de vue de la prisonnière. La sorcière du conte garde Raiponce car elle la veut pour elle seule, ce qui peut être une forme d'amour, tandis que la sorcière du film la garde par intérêt puisqu'elle a besoin de ses cheveux ; elle a d'ailleurs essayé de se passer de la jeune fille en lui coupant les cheveux. de même, pas de famille indigne pour Raiponce mais un couple royal a qui ont a enlevé l'enfant puisque la magie que la sorcière cherchait dans la plante est passée dans l'enfant. Je trouve que ce conte est un des plus dénaturé de ceux que Disney a fait, je n'y retrouve presque rien de ce que j'aime dans le conte d'origine.
    Cendrillon…. Cendrillon. On a tous une version de Cendrillon dans notre esprit. Et bien la version de Grimm est éloignée de celle que j'avais en mémoire. Est-ce que finalement j'ai été formatée par Disney ? Non je ne crois pas. Mais l'histoire est quand même très différente. La jeune Cendrillon n'a pas perdu son père mais n'a pas de marraine, elle a la tombe de sa mère sur laquelle pousse un noisetier où vient chanter un oiseau qui va lui faire des cadeaux. (C'est peut être de là que viennent les oiseaux dans le film de Disney ?) La belle-mère empêche Cendrillon de se rendre au bal en lui donnant du travail supplémentaire mais il s'agit ici de plats de lentilles jetés dans la cendre et qu'elle doit trier le plus vite possible. Heureusement, les pigeons viennent l'aider. Malheureusement la belle-mère refuse toujours et c'est l'oiseau qui va donner à Cendrillon ses robes. Oui, ses robes car il y trois jours de fête, et les trois fois, elle dansera avec le prince et lui échappera… la troisième fois toutefois, il fera enduire les marches du palais de poix pour essayer de la retenir et c'est ainsi qu'il se retrouvera avec la fameuse chaussure. Il ira dans la famille de Cendrillon (et nulle part ailleurs) et chaque fille essaiera la chaussure, pour pouvoir la mettre les aînées se couperont qui l'orteil, qui le talon, le prince n'y aurait vu que du feu sans l'oiseau providentiel qui attire son attention sur le sang. Quand enfin Cendrillon chausse le soulier, il reconnait son visage (enfin, il n'aurait pas pu commencer par là ?). Les méchantes belles-sœurs sont punies lors du mariage puisque des oiseaux leur crèvent les yeux sur le trajet. Alors le film passe sous silence toutes les mutilations, et simplifie l'histoire en ne faisant qu'une seule fête et en donnant une marraine fée. de plus, pas de carrosse citrouille, de souris transformées en chevaux…. Mais peut-être est-ce la version de Perrault, que vais m'empresser d'aller relire… pour le plus grand bonheur de ma fille…
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 15 décembre 2012

    LydiaB
    Comme j'en parlais dernièrement dans un billet, je suis allée remettre le nez dans ces bons vieux contes. Ils ont bercé mon enfance. Pour moi, les textes étaient écrits par les deux frères. Quelle ne fut pas ma surprise, des années plus tard, d'apprendre qu'en fait, Jacob et Wilhelm n'avaient fait que compiler des contes déjà existants ! Mais bon, après tout, auteurs ou compilateurs, cela ne change rien au plaisir que j'ai pu prendre à lire et relire ces histoires.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-du-xixe-si%C3%A8cl..
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 01 juillet 2012

    Aline1102
    Quelle joie de retrouver ces Contes qui ont bercé la jeunesse de tous les enfants ! Les lointains souvenirs de l'enfance nous reviennent petit à petit au fil de la lecture: murmure des après-midis pluvieux où l'on restait dans nos chambres à lire ces Contes tous ensemble, en buvant du chocolat chaud et en croquant quelques biscuits.

    De grandes leçons de morale sont illustrées dans ces Contes collectés par les frères Grimm. Ainsi, les méchants sont toujours punis de leurs mauvaises actions et les pauvres, bien souvent méritants et travailleurs, voient leur destin s'améliorer subitement, jusqu'à devenir immensément riches. Cela peut sans doute prêter à sourire de nos jours, mais il faut replacer ces petits histoires dans leur contexte: publiés à l'origine au début du XIXe siècle, ces Contes provienne tde la tradition orale allemande. Transmis de génération en génération, souvent parmi les familles de paysans, ils étaient plus que certainement destinés à leur donner courage et à leur faire espérer une amélioration de leur sort s'ils vivaient de façon vertueuse.

    Mais malgré la présence de jolies princesses et de rois fabuleusement riches ou encore de paysans pauvres et dignes, ces Contes sont loins de l'idée que l'on se fait d'un conte de fée destiné aux enfants. Les méchants gnomes, les belle-mères cruelles et les personnages manipulateurs sont nombreux et apportent une dimension très sombre à certains de ces Contes. Et même si leur méchanceté est compensée par la bonté des autres personnages, on ne peut s'empêcher d'avoir à l'esprit l'image d'une forêt dense et sombre lorsque l'on découvre ces histoires.

    Ces Contes permettent toutefois de passer un très bon moment au milieu de créatures parfois fantastiques et dans des contrées fabuleuses que l'on aurait très envie d'explorer. A redécouvrir, sans hésiter!
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    • Livres 5.00/5
    Par Bibliolibra, le 21 janvier 2012

    Bibliolibra
    Quand je lis Les contes de Grimm, je me dis mais voila! C'est ça la vraie vie: des histoires qui ne finissent pas toujours bien, des rencontres pas toujours bienveillantes, et surtout un monde qui est loin d'être rose...
    Voila des Contes qu'il faut raconter aux enfants en âge de comprendre la vie.
    Je suis d'accord qu'il est important de préserver ,en cette courte période d'innocence, cette petite part de merveilleux qui disparaît une fois que l'on a ouvert les yeux sur la réalité des choses. Mais il est important aussi de ne pas les noyer dans un monde trop utopique et leur ouvrir doucement mais surement l'esprit à un monde qui peut être dangereux. Les préparer à se protéger: qu'ils comprennent que le monsieur qui donne des bonbons à la sortie de l'école ne leur veut pas que du bien. Qu'ils comprennent que les princes ou princesses charmant(e)s ne sont pas toujours là pour leur sauver la mise. Qu'ils comprennent que le monde des adultes n'est pas le monde de Oui-Oui.
    Alors, certes j'adore les dessins animés de Walt Disney qui ont bercé mon enfance et encore certaines de mes soirées actuelles, mais comme il est ô combien dommage qu'ils ne correspondent pas davantage aux vrais Contes d'antan!
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 19 octobre 2012

    Gwen21
    Ce qui m'a particulièrement captivée avec Les contes de Grimm, c'est qu'à ma propre surprise, j'ai été placée devant un phénomène paradoxal encore jamais ressenti en littérature : l'écroulement de mes clichés.
    Ou plutôt, pour être exacte, l'écroulement des clichés qui m'ont été inculqués dans mon enfance via Walt Disney (pour ne citer que le plus grand coupable), les livres pour enfants, mes parents... A savoir, que les VRAIS Contes de Grimm, les authentiques, les non-adaptés, les purs, les originaux ne sont carrément pas féeriques du tout ! Ce sont des récits très noirs et violents et beaucoup moins roses et magiques qu'on le pense.
    Vous ouvrez le recueil en pensant en apprendre juste un peu plus sur Blanche-Neige, Cendrillon, Le Petit Chaperon rouge et La Belle au bois dormant, toutes ces adorables figures riantes et enjolivées de votre enfance et... vous vous heurtez à un monde mu par les sentiments et les actes les plus vils parmi lesquels figurent en tête la jalousie, la vengeance, la soif de pouvoir, l'infanticide, etc...
    En résumé, j'ai pris une claque !
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Citations et extraits

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  • Par Villoteau, le 01 mars 2013

    Avant que j'accède à votre désir, il me faut avoir trois robes, une dorée comme le soleil, une argentée comme la lune, et une brillante comme les étoiles : en outre j'exige un manteau fait de mille peaux et de mille fourrures, pour lequel chaque animal de votre royaume devra donner un morceau de sa peau..

    ("Peaux-de-Mille-Bêtes")

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  • Par litolff, le 22 novembre 2010

    Il était une fois une chèvre qui avait sept jolis petits chevreaux.
    Un matin, elle les rassembla et leur dit :
    - Mes enfants, je dois aller dans la prairie. N'ouvrez la porte à personne. Surtout, prenez garde au loup ! S'il arrivait à entrer dans la maison, il vous mangerait tout crus ! Ce coquin sait se déguiser et jouer la comédie.
    - Ne t'inquiète pas, répondirent les chevreaux, nous ferons bien attention.
    Tu peux partir sans crainte.
    Peu de temps après, quelqu'un frappa à la porte...
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  • Par LydiaB, le 15 décembre 2012

    — Eh ! monsieur le renard, cria de nouveau le chat, vous voilà bien embourbé avec vos cent arts divers ! Si vous n’aviez su que grimper comme moi, vous seriez en ce moment un peu plus à votre aise.

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  • Par brigittelascombe, le 17 juillet 2011

    "Miroir, miroir joli,
    Qui est la plus belle au pays?"
    Celui ci répondit: "Madame la reine, vous êtes la plus belle ici
    Mais Blanche Neige est encore mille fois plus belle"

    La reine en fut épouvantée.Elle devint jaune et verte de jalousie...
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  • Par brigittelascombe, le 17 juillet 2011

    La vieille marchande n'était autre que la méchante mécréante.Garde toi bien de ne laisser entrer personne quand nous ne serons pas là.

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