> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
> Anne Rabinovitch (Traducteur)

ISBN : 2070388018
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
C'était pendant la quatrième ou cinquième année de l'ère Taishô, il y a donc environ quarante ans.
Les enfants avaient l'habitude, le soir, de courir ça et là sur la route du village en criant " Les Shirobamba ! les Shirobamba ! " Ils poursuivaient ces petites bê... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 04 juillet 2010

    chocobogirl
    Shirobamba est le récit de l'enfance de Kosaku, petit garçon japonais de 9 ans, très largement inspiré de l'auteur lui-même. Sans être complètement autobiographique, le récit s'inspire en effet très fortement de la jeunesse de Inoué.
    Kôsaku vit dans un petit village, Yu-Ga-Shima, avec une vieille femme qu'il appelle Grand-mère Onui. Il s'agit en fait de la maitresse de son arrière grand-père décédé. Les parents de Kôsaku vivent à la ville en compagnie de sa jeune soeur et ont confiés sa garde à grand-mère Onui.
    Le jeune garçon grandit donc dans ce petit village de campagne où la vie est fort simple.
    On découvre le quotidien de Kosaku qui tourne autour de grand-mère Onui, de l'école et de la "maison d'en haut" où vivent ses vrais grand-mère et grand-père ainsi que leurs enfants et petit-enfants. le garçon y passe chaque jour retrouver ses oncles et ses tantes (du même age que lui) pour jouer en leur compagnie.
    Son univers se résume à ce petit cercle familier : le village, l'école, la maison d'en haut, les fêtes de villages, l'établissement de bains et la rivière où il va se baigner avec les copains. La ville lui est inconnue et sa visite annuelle à ses parents devient une véritable expédition. Kôsaku lui préfère largement son petit village et sa vie auprès de sa grand-mère qu'il refuse de quitter.
    Les différences entre gens de la ville et de la campagne sont fortes en ce début 19ème siècle et le roman est aussi prétexte à montrer le jugement négatif des citadins envers les autres habitants des villages. Ces derniers ne sont pas non plus épargnés et les ragots entre femmes et les rivalités famillilales sont fréquents. le qu'en dira-t'on n'épargnera d'ailleurs pas une des tantes de Kôsaku qui fera scandale par sa relation poussée avec un des hommes célibataires du village.
    C'est donc un portrait simple que nous livre Inoué sur la vie à la campagne à travers le regard innocent du jeune Kôsaku. L'écriture est sans fioritures et le texte n'a d'autre but que d'être un témoignage du temps qui passe. Il se passe peu de choses mais chaque détail compte pour l'auteur qui nous offre un beau souvenir nostalgique de son enfance.
    Kôsaku, insouciant, porte un regard honnête sur les choses sans la perversion et l'expérience des adultes. Il vit sa vie au jour le jour et apprécie les petits bonheurs quotidiens. Sa relation avec Grand-mère Onui est extrêmement touchante et pleine de sensibilité. La vieille femme lui voue une véritable admiration et Kôsaku le lui rend bien. Mais Kôsaku grandira, expérimentera les premières fois et découvrira la vie et la mort. Il apprendra que la douleur et la tristesse font aussi partie de la vie.
    Shirobamba est un très joli roman simple et touchant qui réveillera les souvenirs d'enfance de chacun tout en vous plongeant dans le quotidien d'un petit village japonais.
    A savoir : Inoué a donné une suite à l'enfance de Kôsaku dans son roman "Kôsaku" où nous retrouvons le jeune garçon, deux ans plus tard.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-shirobamba-yasuhi-inou..
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    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    AnneSo a adoré, et moi j'ai beaucoup aimé!
    La jaquette dit que "tous les japonais connaissent ce livre par coeur". J'ai fait ma petite enquête: c'est faux. Personne que je connais ne l'a lu, mais tous connaissent l'auteur Yasushi Inoue et l'oeuvre. Un peu comme nous avec notre Victor Hugo et ses misérables (jamais lu!)
    Pour moi c'est un 4/5 même si je regrette encore une fois que ce soit trop court....
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    • Livres 5.00/5
    Par Marigold, le 26 avril 2012

    Marigold
    La vie d'un jeune garçon élevé par sa "grand-mère" dans la campagne japonaise.
    J'ai adoré! Je vous conseille la suite, Kozaku!
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Citations et extraits

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  • Par chocobogirl, le 04 juillet 2010

    Quand ils en eurent assez de jouer ainsi, ils allèrent donner l'assaut du gouffre de Kinchaku, où se trouvaient les filles. Pour y aller, ils n'avaient qu'à descendre le courant en sautant de pierre en pierre. Quand elles étaient trop espacées, ils entraient dans l'eau. Il ne leur fallut même pas cinq minutes pour arriver à destination. Les filles avaient une serviette enroulée autour de la tête, qui leur servait à peine à se distinguer des garçons."À l'attaque ! " cria Yukio, debout sur un rocher, et les garçons se mirent à lancer une pluie de cailloux en direction du gouffre. Les filles n'eurent pas l'air particulièrement effrayées. Dès qu'elles aperçurent leurs assaillants, elles surent aussitôt ce qu'il leur restait à faire, mais conscientes du fait qu'elles n'étaient que des filles sans défense, elles semblaient presque y prendre un certain plaisir. Kôsaku aimait les voir, toutes nues, leurs affaires à la main, remonter le petit sentier escarpé qui menait à la route. De grand lis blancs fleurissaient au bord du chemin envahi par des nuages de libellules. Ses amis et lui avaient l'habitude de jouer près du gouffre jusqu'à la tombée de la nuit. Quand le soleil était vraiment couché et qu'ils ne pouvaient plus faire sécher leur carapace, ils savaient que le moment était venu de rentrer chez eux.
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  • Par chocobogirl, le 04 juillet 2010

    Les enfants, surtout ceux des petites classes, pensaient qu'il n'y avait rien de plus effrayant que les instituteurs. Les parents, de leur côté, quand les enfants ne leur obéissaient pas, disaient volontiers : « Je le dirai au maître d'école ! » et les gosses avaient si peur que, dans la plupart des cas, ils faisaient aussitôt ce qu'on leur demandait. C'étaient les parents qui inculquaient à leurs enfants la pensée que l'école était un endroit épouvantable et que les maîtres étaient redoutables
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  • Par Orphea, le 15 juin 2010

    Le mot shirobamba, qui signifiait " vieille dame blanche ", était en fait le surnom de ces insectes. On ne savait pas d'où ils venaient, mais on n'était pas étonné de les voir apparaître le soir venu. D'ailleurs, on ne savait pas exactement si c'était le soir parce que les shirobamba étaient là, ou inversement. Ces insectes étaient blancs quand il faisait encore jour, mais bleuissaient progressivement au fur et à mesure que la nuit tombait.
    Dès que les shirobamba prenaient des reflets bleus, on entendait les gens qui, sans quitter leur maison, appelaient les enfants pour les faire rentrer.
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  • Par Orphea, le 15 juin 2010

    Incipit

    C'était pendant la quatrième ou cinquième année de l'ère Taishô, il y a donc environ quarante ans. Les enfants avaient l'habitude, le soir, de courir çà et là sur la route du village en criant : " Les shirobamba, les shirobamba ! ". Ils poursuivaient ces petite bêtes blanches qui flottaient comme des flocons d'ouate dans le ciel commençant à se teinter des couleurs du crépuscule.
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Le fusil de chasse de Yasushi Inoué au Livre de Poche .
A bout de forces, trop fatiguée pour bouger le petit doigt je laissai machinalement mon regard s'attacher à ton reflet sur la vitre. Tu avais fini de frotter le canon et tu remontais la culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l'appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.Yasushi InouéLe fusil de chasse, ou les multiples facettes d'une impossible passion. Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. A l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.








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