> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2226190945
Éditeur : Albin Michel (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.91/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
Duma Key.

Une île de Floride à la troublante beauté, hantée par des forces mystérieuses. Elles ont pu faire d'Edgar Freemantle un artiste célèbre, mais s'il ne les anéantit pas très vite, ce sont elles qui auront sa peau !

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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ChristopheM, le 16 avril 2012

    ChristopheM
    Edgar Freemantel va nous démontrer que l'Amérique reste le continent de tout les possibles. le légendaire rêve américain n'est toutefois pas à l'abri de dérapage. C'est peut-être ce qui lui permet de glisser plus rapidement dans le chaos. Un chaos qu'Edgar ne croyait peut-être pas accessible depuis sa réussite professionnelle récompensée en millions de dollars. A 50 ans, excellent entrepreneur en travaux public, 2 enfants, mariés à une femme exemplaire, il est rattrapé par la faucheuse. Enfin presque, mais vu ce qui reste…celle-ci le choppe de prêt sur un Chantier. Il lui en coûtera un véhicule écrasé, un bras droit en moins, le crâne fracturé à plusieurs endroits et pour le plaisir d' « El Diablo », côtes et hanches chatouillées… Edgar en perd son langage, se découvre un comportement exécrable. Surtout sa femme, qui effrayée le quitte. Son psychologue lui conseille en plus d'une poupée anti colère (Reba), un traitement géographique pour pallier au suicide tant désiré.
    C'est à la villa Big Pink sur Duma key (une des îles du long de la côte de Floride) qu'Edgar trouvera refuge. Il se remet au dessin (si on peut dire que gribouiller quand on est au téléphone c'est dessiner), puis à la peinture. Il rencontre le jeune Jack (l'étudiant à tout faire) au petit soin pour lui. Ses nouveaux voisins, Wireman, un comique avec un pruneau dans la caboche qui vit avec Elisabeth atteinte d'Alzheimer. Une île d'estropiés en somme. Evidemment un mystère ronge l'île, une triste histoire horrible. L'inspiration d'Edgar atteint un niveau d'excellence surprenante et lui ouvre grand les portes du succès. L'horreur évoluera proportionnellement à la naissance de ses œuvres d'arts.
    Cette histoire est le passage de l'incarnation du rêve américain, que représente Edgar, à la plongée dans le cauchemar américain, que subit Edgar. le fantastique, l'imaginaire, la beauté et l'horreur du tout forment une magnifique toile surréaliste. Il n'y a pas de doute. Des personnages complets, attachants, amusants, tellement écorchés et étonnement encore lucide malgré leurs vies pourries. Ils sont atteints d'une certaine manière, mais juste ce qu'il faut pour être efficace au fil de l'histoire.
    Pourtant, la longueur était présente comme le coup de pinceau de trop. Je parle en format livre de poche, ici. « Je sais la longueur « d'attente » serait restée la même si je l'avais lu en format d'origine. C'était juste pour préciser où j'en étais dans mon petit format…. » Donc, l'histoire. Tout en douceur. A 400 pages, toujours tranquille, belle et étrange petit à petit. Pas de bousculade, ni de frayeurs. J'avais encore une moitié à lire donc en attente de quelque chose après une longue mise en place...Sachant que c'est dans les habitudes du king de ne pas nous présenter de la piquette et qu'il a tendance à meubler parfois, je continue. Et à 600 pages, je râle un peu : « Boudiou !(ne veut rien dire mais on peut l'interpréter comme bon sens) On dirait du Daniel Steel ou un truc dans le genre. Mince. Peut-être en attendais-je de trop. le premier king où je sens que c'est long ». Une fois ma pensée de base éructée, étonnamment c'est le moment dans le livre où tout se débloque. J'avale le reste de Duma key en plein suspens et malaise. Bien reprit sur ce dernier quart.
    En général, je n'ai pas été subjugué par cet opus même si j'ai apprécié le décor, le personnage et les interactions entre ces éléments qui donnaient « de belles couleurs ». L'écriture est parfaite, oserai-je soulever un poil négatif la dessus. Moi le Minimoys…
    Je suis bien d'accord avec « Fractal framboise » et sa chronique qui est bien plus technique et complète (http://www.fractale-framboise.com/2008/02/duma-key-stephen-king/) . le coup du ventriloque est un peu gros, quid des tableaux restants (cela dit si une tempête final nettoie tout, on s'en fou un peu), la riposte est un peu facile après tant de complication pour atteindre et supprimer la force maléfique…
    Finalement, c'est ouvrage est un beau dessin. Un Dali qui te parle, que tu regardes des heures durant et tu l'interprètes avec ce que tu peux, ce que tu comprends de l'art. L'art pour l'art. Couronné du Prix Bram Stoker 2008 quand même.
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    • Livres 4.00/5
    Par valunivers, le 13 mai 2010

    valunivers
    Dans Duma key, vous allez faire la connaissance d'Edgar Freemantle, un homme brisé par un accident de CHANTIER. Dans cet accident, il y laisse son bras droit, des jambes dans un sale état mais également des dommages au cerveau qui l'empêchent de trouver le juste mot quand il s'exprime. Déprimé, diminué, Edgar réagit avec colère quand il n'arrive pas à s'exprimer. Son épouse se lasse de devoir s'en occuper et de subir ses violences et sautes d'humeur. Un matin, elle décide de le quitter.
    Sur les conseils de son thérapeute, il part prendre l'air ailleurs, (avec Reba, sa poupée anti-colère), et pose ses valises sur l'île de Duma key. Il a surtout envie d'en finir avec la vie et pense le faire dans cette jolie maison rose qu'il loue. Mais Edgar est vite enchanté par l'île. Il va se lier d'amitié avec deux personnages importants et attachants : Elisabeth Eastlake atteinte de la maladie d'Alzheimer et propriétaire de l'île ainsi qu'un ancien avocat, Wireman, excentrique et philosophe.
    Freemantle se remet à peindre. Son talent est exponentiel au nombre de toiles qu'il peint. Ce n'est d'ailleurs pas le premier habitant de la maison rose à se découvrir ce talent. Il est comme habité par une force inconnue qui l'envoûte et peint avec rapidité et dextérité des scènes de plus en plus inquiétantes et qui semblent prédire l'avenir. De quoi devenir fou, de quoi se faire passer pour tel. Petit à petit, on avance sans vraiment sans rendre compte vers le paranormal et l'angoisse. Comme d'habitude, c'est long à se mettre en place, mais quand le lecteur a tous les éléments en main, la « descente aux enfers » peut vraiment commencer.
    Encore un bon cru de Stephen King. C'est un livre concernant la peine, l'amour, l'anéantissement, la colère et la joie (un roman assez proche de L'Histoire de Lisey). On y trouvera point d'horreur mais plutôt une réflexion sur les mécanismes et mystères de la création.
    Pour en discuter...

    Lien : http://www.valunivers.fr/2010/05/stephen-king-duma-key/
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    • Livres 5.00/5
    Par michaels, le 17 septembre 2010

    michaels
    A l'image de sa couverture, "Duma key" est pour moi rien plus ni moins qu'un tableau magnifique teinté de magies et d'horreurs. L'écriture de Stephen King est imparable. L'on s'attache encore ici aux personnages et une fois qu'on est vraiment attaché, prêt à subir des centaines de pages de routine, certes, mais rassurantes et plaisantes, alors que le temps et les pages paraissent figés et presque sans intérêt "fantastique", Stephen King nous plonge dans l'horreur pure et dure !
    De plus, Stephen King, ayant quitté sa très chère région du Maine pour la Floride, c'est dans une ambiance chaude et colorée, de cet État américain, que l'on se plonge dans l'histoire, et ça dépayse également ! Plus fantastique qu'un "Histoire de Lisey", moins macabre qu'un "Cellular", Duma key est un roman à vraiment ne pas manquer !
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    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 13 janvier 2012

    greg320i
    Quand l'intensité rejoint l'émotivité et quand l'humour rime avec amour ,préparer vous à lire un très grand livre! Un roman long sans fioriture ,jamais ennuyeux car on constate l'effort et le travail à bien mettre la trame en place à chaque chapitre. Prenant,bon,ennîvrant, mélodieux :voilà le programme dans ce Duma key qui peut être targuer de chef d'oeuvre et de véritable S. KING. Car la nouvelle vague ,le nouveau crénéau du maître du suspense semble être le dépaysement et intérogations sur les sentiments des humains . Ici on nage en plein bonheur, en pleine frayeur: la chaleur des êtres qui peuple ce brillant livre nous divulge une tendence à se demander si telle ou telle décision serer la bonne et quel impact cela prend sur la suite .
    Pour la petite histoire pour le décrire, c'est un croisement entre Dead Zone et Sac d'os avec emprunt de manière généreuse sur les meilleurs moments où le narrateur est taraudé sur ses envies destructrices et finalement relancé dans le bon côté à voir la vie comme elle se présente en acceptant un terrible et lourd handicap qui pourrait le placer en victime, mais comme d'habitude la morale,la prouesse à surmonter et franchir ses limites est ici brillament interprété et montrer de manière juste et honnorable.
    En valeur éstime et intrigue, le courage de l'auteur à reussi à mettre en oeuvre ce qui manquer peut-être à sa biographie: des vacances de rêves ou tout peut arriver et bien sûr l'impensable. Bref: un tableau complet qui fera date et ne manquera pas de rappeller la fin très inégal de Rose madder ici brillament mise en place.
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    • Livres 2.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 09 août 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    a) peut-on être et avoir été ? b) toutes les secondes chances sont-elles bonnes à prendre ? Interrogation que le héros kingien du jour, Edgar Freemantle, entrepreneur de travaux publics miraculeusement rescapé d'un accident de Chantier, aurait aimé ne pas avoir à se poser. Convalescent, amputé d'un bras et d'une partie de sa mémoire, lâché par son épouse effrayée par ses accès de colère, Edgar quitte son Minnesota natal pour la Floride, et ses illustres Keyes. Il élit donc domicile sur la petite île de Duma key, rencontre ses voisin, renoue avec la vie et un amour de jeunesse : la peinture.
    Disons-le franchement : on est, avec Duma key, dans du pur Stephen King. Lente – ô combien lente – mise en place, crescendo savamment orchestré, galerie de Braves Types américains qui se tapent des bières en se racontant des trucs et des bidules, digressions gentillettes sur l'Art avec tous les A majuscules possibles, avant le sprint des deux cents dernières pages qui foncent tête baissée dans l'antre de la Bête. Classique, rôdé, efficace. Je n'invente rien en rappelant que la force de Stephen King est d'être un grand réaliste, un artisan du petit fait vrai et de la simplicité qui fait mouche. Je n'invente rien en rappelant que la force de Stephen King est d'être un grand réaliste, un artisan du petit fait vrai et de la simplicité qui fait mouche.
    Après s'être réjoui, on s'interroge… Dites voir, il ne l'aurait pas déjà écrit 15 fois, ce roman-là ? On garde le décor, on change les accessoires, on jongle, on joue au bonneteau en espérant à moitié que le chaland n'y verra que du feu. Sauf que si King maîtrise bien son Maine natal, la Floride a des faux airs de carte postale. Un peu comme si l'auteur avait fait la liste de toutes les associations d'idées liées au Sunshine state et les avait toutes soiiiiiiiiiiigneusement incorporées au gruau.
    Enfin, derrière l'histoire d'Edgar Freemantle, « primitif américain » qui s'ignore, se dessine un portrait de l'artiste en Voyant – au sens propre, sinon ce ne serait pas drôle. Version pop & midnight movies. L'art comme une sorte de « sorcellerie évocatoire », un grand ouragan inexplicable qui balaie le conscient. le tout toujours au sens propre, des fois que l'on n'aurait pas saisi la métaphore au premier envol. le discours vaguement théorique lutte avec l'histoire d'horreur, on oublie de s'arrêter au premier sang, et les deux en pâtissent. King ne réécrira pas misery. Il ne parvient pas à dépasser le poncif, à le réinventer. Il a déjà bien du mal à ne pas se singer lui-même, dirait-on…

    Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.com/2011/08/loupes-stephen-king-dum..
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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 04 septembre 2011

    A un certain niveau, à moins d'être fou, nous connaissons tous les différentes voix que prend notre imagination, je crois.
    Et celles de nos souvenirs, bien entendu. Eux aussi ont des voix. Demandez donc à ceux qui ont perdu un membre, ou un enfant, ou dû renoncer à un rêve longtemps entretenu... Demandez à tous ceux qui se reprochent une mauvaise décision, en général prise dans la chaleur du moment (un moment qui, la plupart du temps, est rouge). Oui, nos souvenirs ont des voix. Souvent tristes et qui élèvent leurs clameurs comme des bras tendus dans la nuit.
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  • Par Myrtle, le 04 septembre 2011

    Exécuter un dessin (XI)

    Ne pas arrêter tant que le dessin n'est pas terminé. Je ne peux pas vous dire si c'est une règle cardinale ou non, n'étant pas professeur de dessin, mais je crois que cette simple phrase résume tout ce que j'ai essayé de vous dire. Le talent est une chose merveilleuse mais il ne suffit pas. Et il arrive toujours un moment - si l’œuvre est sincère, si elle provient de ce lieu magique où se confondent pensées, souvenirs, émotions - où vous allez vouloir abandonner, où vous allez penser que si vous posez votre crayon, votre vision va se troubler, votre mémoire vous échappera, où vous allez penser que la souffrance sera abolie. Je sais tout cela à cause du dessin que je fis ce jour-là - celui du rassemblement sur la plage. Une simple esquisse, mais je crois que lorsqu'on cartographie l'Enfer, une esquisse suffit.
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  • Par Myrtle, le 02 septembre 2011

    Toutefois, vous devez faire très attention, Edgar. Duma Key est un lieu très puissant... pour un certain genre de personnes. Il amplifie ces personnes-là. Des personnes comme vous.
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  • Par Myrtle, le 02 septembre 2011

    "Je vous aime bien, Edgar. Vous avez le style, vous avez la classe, jamais de votre cul, personne ne se lasse."
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  • Par Peggy, le 22 mai 2009

    La vérité n'est pas toujours belle. Parfois, la vérité, c'est le gros garçon.

    Les petites disent, C'est la frenouille de Libbit. Une frenouille avec des dents.
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