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> Olivier Magnani (Traducteur)

ISBN : 2266166050
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tokyo, début des années 1940. Tetsuko, alias " Totto-chan ", mène la vie dure à son institutrice qui finit par la renvoyer. Ses parents l'inscrivent alors à Tomoe, petite école éprise de liberté où de vieux wagons font office de salles de classe. Là-bas, l'expérience de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 10 mars 2012

    le_Bison
    Tokyo, début des années 1940.
    Totto-Chan est une petite fille de 6 ans. Affectueuse, charmante, elle semble tellement « kawaï ». Pourtant, en classe, aux dires de ses professeurs, elle est tout l'inverse. Chahuteuse, bruyante, elle passe ses journées à la fenêtre de sa classe en interpellant les passants et les musiciens de rue, jusqu'au jour où elle se fit renvoyer de son école primaire.
    L'univers japonais étant extrêmement conformiste, ce renvoi précoce sera vécu, pour ses parents comme une terrible honte, une véritable tragédie. En fait, à posteriori, cela va s'avérer être une formidable chance pour Totto-Chan, l'occasion de prendre un nouveau départ dans la vie, de se construire un vrai caractère et de trouver sa voie. Parce que la vraie héroïne de ce roman n'est pas cette petite fille tellement mignonne, tellement vivante (voir hyperactive, n'en déplaise à certains médecins psychologues) mais Tomoe, sa nouvelle école.
    Tomoe est en fait un établissement scolaire pas tout à fait comme les autres. L'école hébergeant uniquement une cinquante d'enfants de tous milieux sociaux, parfois « hors normes » mais avec un gros cœur, se compose en fait de quelques wagons désaffectés et retransformés en salle de classe.
    Avec un directeur aussi sensible et intelligent que M. Kobayashi, ces (ses) enfants vont pouvoir s'épanouir à merveille dans ce nouvel environnement scolaire. Un lieu où toute activité, physique ou intellectuelle entraîne et provoque un apprentissage, même dans l'amusement et le divertissement. Un maître qui vous enseigne la botanique lors de promenades dans les parcs et jardins, qui vous apprend même des cours de cuisine ou qui vous donne le droit de ne plus avoir peur des fantômes... L'élève n'est pas ici pour suivre un enseignement dicté par des livres mais pour évoluer suivant son propre enseignement, ses propres capacités et aussi ses ambitions. En plus des matières théoriques dites « classiques » (du style mathématiques, physique, anglais,...), l'enfant développera au mieux ses aptitudes, sera maître de son destin, apprendra à connaître et à aimer les autres sans préjugés physiques, raciaux ou sociaux. Les règles ne sont pas dictées par une table des lois promulguée par une autorité « bienveillante » mais suivent uniquement le bon sens et le respect. A chacun son rythme, à chacun son éducation, à chacun son épanouissement personnelle !
    Plus un livre sur la jeunesse nippone de ces années d'avant-guerre, ce roman vous trace un modèle d'éducation et de scolarisation idéale qui ne m'apparaît pas si utopique que cela, une éducation que chaque parent (en tout cas, j'en fait parti) souhaiterait (à mon grand regret au conditionnel) pouvoir offrir à sa progéniture pour leur plus grand bien, pour leur développement intellectuelle, pour leur confiance en soi, et tout simplement pour rentrer parfaitement dans la vie qui ne s'annoncera pas si aisée que cela, à l'aube de la guerre du Pacifique...

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 26 janvier 2014

    JulyF
    Récit d'enfance, portrait d'éducateur, témoignage d'une méthode pédagogique, tout ça en un livre se déroulant dans le Japon triomphant des années 1940. La narratrice prend des mots simples pour raconter son école primaire, où des enfants un peu différents apprenaient à vivre ensemble sans se moquer des autres, respectés par des adultes qui savaient les pousser vers le meilleur d'eux-mêmes. On y découvre aussi bien des aspects du Japon que des rappels du confort de la vie avant 1950, et la leçon de pédagogie du directeur de l'école est magistrale.
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 09 décembre 2011

    nekomusume
    Dans ce livre, on suit Tott-Chan, une petite fille qui n'arrive pas à rester en place en classe, à suivre l'enseignement dans des classes traditionnelles du japon d'avant-guerre. Et puis un jour sa maman l'emmène dans une école différente, et là Totto-Chan découvre une école installée dans des wagons au milieu d'un parc, des élèves différents, des enseignants et un directeur qui ont créé une école selon leurs conviction, sans contrainte mais basée sur la responsabilisation des élèves. Et çà marche pour Totto-Chan.
    Entre Libres enfants de Summerhill et école Montessori, un roman agréable à lire, plein de candeur enfantine.
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    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2011

    chocobogirl
    Tokyo, années 40. Une petite fille surnommé Totto-Chan vient d'être renvoyée de son école. En effet, à 6 ans, Totto-Chan est une élève curieuse et active qui perturbe la classe par ses questions, sa bougeotte et son incapacité à rester tranquille.
    Ses parents décident alors de l'inscrire dans une école un peu différente, Tomoe, tenu par Sosaku Kobayashi.
    Le directeur présente en effet une approche totalement nouvelle dans son école qui met en valeur l'écoute, la liberté et la tolérance. Les cours sont donnés dans d'anciens wagons de trains, les élèves choisissent la matière qu'ils étudient,...etc.
    Peu à peu, la petite fille va découvrir de nouvelles valeurs et devenir une écolière assidue.
    Tetsuko Kuroyanagi nous raconte ici ses propres souvenirs d'écolières. Devenue une vedette de la télévision, elle choisit de nous parler de son parcours hors norme au sein d'une école qui la fit devenir une personne honnête et bonne.
    Le récit nous est conté par la voix de Totto-Chan elle-même. Innocente et naive, elle décrit ses journées dans sa nouvelle école. Nous assistons au fil des chapitres à une successions d'anecdcotes qui trace le portrait de Tomoe, de son directeur et de ses méthodes éducatives.
    La petite fille est attendrissante et son innocence est charmante à voir. Ses réflexions terre à terre et faisant preuve de bon sens font souvent sourire. On admire la pédagogie pratique du directeur qui sait parler aux enfants et accepter leurs différences.
    " Au grand étonnement de la fillette, le portail de cette nouvelle école était fait de deux troncs d'arbres pas très hauts et couvert de feuilles.
    - Il pousse dans la terre, ce portail, dit Totto-Chan à sa mère "
    Pourtant, au fil des pages, la lecture m'est devenue franchement agaçante.
    Le langage enfantin employé par la petite fille, touchant au début, finit à la longue par être franchement quelconque. D'un point de vue littéraire, le texte n'a finalement aucun intérêt. On y trouve en plus beaucoup de répétitions.
    On se demande d'ailleurs pourquoi ce choix de l'auteur d'employer la troisième personne du singulier pour parler d'elle-même... Même si l'auteur a voulu retranscrire ses souvenirs et sentiments d'enfants, elle aurait été beaucoup plus inspirée de parler avec sa langue et sa vision d'adulte. Ansi le texte manque cruellement du recul et de l'analyse qu'on aurait attendu sur ce concept de pédogogie différente.

    Le texte n'est finalement qu'une succession d'anecdoctes qui se suivent, sans aucun lien.
    Totto-Chan grandit et évolue mais son regard reste toujours un peu gnan-gnan.
    Car de la mièvrerie, il y en a dans ce roman qui nous offre un monde sucré et rose où tout va pour le mieux.
    Des parents qui comprennent tout, des élèves qui se respectent sans jamais se disputer, etc...
    La guerre sous-jacente, évoquée au détour d'un chapitre, ne changera pas grand chose à la vision idyllique de cet univers. Il faudra que l'école par un bombardement soit détruite pour que l'image parfaite se fissure.
    Bref, vous aurez compris que cette lecture m'a plutôt ennuyée. Dommage car le postulat de départ était intéressant mais le parti pris de faire parler la petite fille a clairement empêché une analyse un tant soit peu poussée et intelligente de cette expérience hors-norme.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-totto-chan-tetsuko-kur..
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    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 25 décembre 2009

    akialam
    Croyez-moi ou non, mais j'ai acheté cet ouvrage pour sa couverture! J'ai trouvé très joli ce portrait de fillette et après avoir jeté un coup d'oeil au titre et au résumé, j'ai décidé d'en faire l'acquisition.
    Ce livre est particulièrement intéressant dans la description de la méthode d'éducation à l'école primaire Tomoe. le concept est assez simple : donner plus d'autonomie aux élèves en privilégiant les expériences réelles aux livres (pourtant présents), en les laissant autonomes dans leur façon d'organiser leur travail, en les laissant prendre des initiatives et en développant leur individualité créative. Néanmoins, je tiens à préciser que l'école comptait une cinquantaine d'élèves, répartis en petites classes, ce qui permet de mettre ce genre de pédagogie en place, contrairement à des effectifs plus importants, qui rendent nécessaire l'apprentissage "en groupe" et donc pour "le plus grand nombre", car on a rarement le temps de s'occuper des élèves au rythme différent, au risque de ralentir la progression de l'ensemble de la classe.
    Alors oui, cette méthode est probablement idéale, en fournissant un ensemble de connaissances communes à tous les élèves tout en les laissant approfondir les domaines qui les intéressent. En maintenant donc leur motivation à apprendre. Cela me rappelle un reportage que j'avais vu il y a quelques années sur certaines écoles dans les pays du Nord, réputés pour leur éducation, où il n'y a pas de classe à proprement parler, juste des niveaux par matière et où un élève peut donc suivre des cours de niveau élevé en mathématiques et moyen en histoire, par exemple, ce qui lui permet de progresser à son rythme partout. Peu importe l'âge. Cela semble idéal aussi.
    Néanmoins, il est difficile à mettre en place ce genre de structures sur de gros effectifs. Peut-être, justement, faut-il ce genre de classes pour aider des élèves laissés de côté par le système scolaire "du plus grand nombre". Mais les français répugnent à mettre en place des structures spéciales que l'on juge souvent (à tort) comme des classes "pour nuls" stigmatisant les "mauvais élèves", estimant qu'un élève sera "tiré vers le haut" par le niveau général de sa classe, alors que les trois quarts du temps, il est purement et tout simplement largué. De toute évidence, il est de toutes façons impossible d'adapter ce genre de méthode, ou celle de Tomoe, à l'ensemble de la population française. Peut-être, du coup, est-ce aux parents de créer cet environnement favorable à l'épanouissement et à l'ouverture d'esprit de leur enfant. Non?
    En tout cas, les anecdotes sont amusantes, et le système éducatif tout en douceur est très convaincant, on sent toute la gratitude le l'auteur, ancienne élève, pour le directeur, et pour cette pédagogie qui ne laisse personne sur le bord du chemin, en s'occupant de chacun, selon ses besoins. Une lecture agréable pour faire la connaissance d'une petite fille espiègle et touchante.

    Lien : http://akialam.over-blog.com/20-categorie-10029163.html
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Citations et extraits

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  • Par erellwen, le 12 mai 2010

    Le directeur laissait les enfants se baigner sans maillot, mais il n'existait aucune règle établie à ce sujet. Ainsi, ceux qui avaient apporté le leur pouvaient se baigner avec s'ils voulaient. Et si l'on décidait de se baigner sur un coup de tête, comme ce jour-là, on pouvait le faire totalement nu. En réalité, le directeur ne voulait pas que les enfants entretiennent une curiosité malsaine vis-à-vis du corps de leurs camarades de l'autre sexe, et il trouvait contraire à la nature de vouloir à tout prix cacher sa nudité. C'est pourquoi il leur permettait de se baigner nus. Mais il voulait aussi leur faire comprendre que tous les corps étaient beaux à voir.Certains élèves de Tomoe avaient eu la polio, comme Yasuaki-chan, ou souffraient de problèmes de croissance, mais le directeur était convaincu qu'en jouant nus avec leurs camarades, ces enfants pourraient surmonter leur honte et leurs complexes d'infériorité. De fait, les élèves handicapés, assez timides au début, se détendaient vite et n'éprouvaient plus la moindre gêne une fois pris au jeu.
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  • Par erellwen, le 12 mai 2010

    En trouvant Totto-chan dans une telle situation, la plupart des adultes se seraient écriés: "Non, mais qu'est-ce que tu es en train de faire?" ou "C'est dangereux, arrête tout de suite!", tandis que certains, à l'inverse, lui auraient proposé leur aide. Mais le directeur, lui, s'était contenté de lui demander de tout bien remettre en place une fois qu'elle aurait terminé. "Quel remarquable pédagogue", pensa la mère de totto-chan lorsque sa fille lui rapporta l'incident.
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  • Par erellwen, le 12 mai 2010

    A Tomoe, jamais il n'avait été nécéssaire de demander aux enfants de marcher en rang, de ne pas faire de bruit dans le train ou de ne pas laisser de détritus derrière eux après avoir fini de manger. En vivant jour après jour avec leurs camarades, ils avaient compris par eux-mêmes qu'il ne fallait pas pousser les plus petits et plus faibles que soi, qu'il était honteux d'avoir recours à la violence, qu'il fallait ramasser les détritus quand on en trouvait par terre, ou encore qu'il fallait faire tout son possible pour ne pas gêner les autres.
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  • Par erellwen, le 12 mai 2010

    La maternelle que M. Kobayashi venait de créer était radicalement différente des maternelles traditionnelles.. "Ne transformez pas les enfants pour qu'ils entrent dans un moule, avait-il précisé à son équipe d'enseignants. Laissez-les s'épanouir naturellement. Leurs rêves dépassent les limites de vos projets éducatifs".

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  • Par le_Bison, le 10 mars 2012

    Avant de fonder son école, M. Sôsaku Kobayashi s’était rendu en Europe afin de voir comment l’on enseignait aux enfants à l’étranger. Il avait alors visité de nombreuses écoles primaires et s’était entretenu avec des éducateurs. Et un jour, à Paris, il avait fait la connaissance de Jacques-Dalcroze, aussi brillant pédagogue que compositeur. Celui-ci s’était longtemps demandé comment apprendre aux enfants à écouter et à ressentir la musique avec leur cœur plutôt qu’avec leurs oreilles, comment éveiller leur sensibilité afin qu’ils perçoivent la musique comme un tout vivant, en mouvement, et non comme une matière inerte, sans vie. Et finalement, l’idée lui était venue, en regardant des enfants sauter dans tous les sens, d’inventer une gymnastique fondée sur le rythme et à laquelle il donna le nom de « rythmique ».
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