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> Jean-François Patricola (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266163779
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 338 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identit... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 16 janvier 2013

    kathy
    Silvia et Dorante contraints par leurs pères à se marier sans se connaître, imaginent un stratagème pour se découvrir avant de convoler. Chacun de son côté et à l'insu de l'autre, décide d'échanger ses habits avec son domestique, qui eux prendront la place de leur maitre. Dans un décor de cubes mouvants et transparents, figurant le labyrinthe du coeur, nous assistons à une troublante partie de cache cache dans le cadre d'un spectacle de la Comédie Française diffusé hier soir sur France 2. Une belle performance mise en scène par Stoev Galin.
    Au final, Le Jeu de l'amour et du hasard, une pièce de Marivaux à la fois légère et cruelle.
    http://www.france2.fr/videos/75534021
    http://www.francetv.fr/culturebox/le-jeu-de-lamour-et-du-hasard-le-bijoux-de-marivaux-ce-soir-sur-france-2-130973
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 27 juin 2010

    vincentf
    Inversion des rôles, quiproquos, l'amour passe quand même, les maîtres restent les maîtres, les valets, les valets, tout est bien qui finit bien, marivaudage réussi, on tombe amoureux au premier regard, on peine à le dire, on fait souffrir pour le plaisir de bien sentir qu'on est aimé. Mécanique bien huilée. De l'ancien saupoudré d'un peu de moderne, beaucoup de conventions qui échappent. Deux barrières : la scène et le siècle, des mots faits pour être dits plus que pour être lus (mon vieux refrain sur le théâtre à lire, sempiternelle déception) et des mots d'un jadis qui n'évoque plus grand chose pour nous. Des valets et des maîtres qui s'épousent... lieu commun... Ici, le dilemme est factice. On s'amuse. Légèreté d'un temps où l'on ne prenait pas encore au sérieux les inéluctables évolutions qui ne seront graves que quand elles seront révolutions.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 17 juin 2011

    cicou45
    Une pièce remplie d'humour dans laquelle la jeune Silvia, à qui l'on veut imposer un fiancé qu'elle ne connait pas, demande à sa servante, Lisbette, de prendre sa place pour juger de la sincérité de celui qu'on lui destine. Cependant, ce qu'elle ignore, c'est que le jeune Dorante, le fiancé, a eu de son côté la même idée.
    Magnifique quiproquo dans lequel le spectateur, ou le lecteur, est le seul témoin. Une histoire hilarante où tout finit bien puisque chacun et chacune va finalement finir par tomber amoureux de la personne qui lui est destinée. L'écriture de Marivaux est légère et la pièce se lit en un rien de temps. J'ai également eu la chence de la voir jouée sur scène par une troupe bourré de talent et dans un théâtre splendide à Aix-en-Provence et je n'ai qu'une chose à vous dire : cela vaut le coup d'œil !
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    • Livres 4.00/5
    Par jwpack, le 29 avril 2012

    jwpack
    Les pièces de théâtre ne sont pas ce qui est le plus populaire en terme de littérature ces temps-ci. Pourtant, ces classiques sont souvent très faciles à lire et nous permettent de passer un bon moment détente. Ce fut le cas de l'oeuvre « Le jeu de l'amour et du hasard » de Marivaux.
    Il s'agit d'une comédie en trois actes et en proses représentée pour la première fois le 23 janvier 1730 par des acteurs italiens à l'hôtel de Bourgone. Plusieurs adaptations cinématographiques ont vu le jour depuis, dont un film argentin et des téléfilms.
    Tout d'abord, la pièce est très courte, elle sera donc très promptement parcourue, ce qui est un avantage pour les néophytes comme moi dans ce type de littérature. Ça se lit très bien en déplacement, entre deux pavés ou bien en attente pour un quelconque rendez-vous. de plus, vous attirerez les regards en feuilletant une oeuvre de Marivaux en public. Quelle culture! Quelle intelligence!
    L'humour est présent du début à la fin. En effet, c'est une comédie et le contexte rocambolesque imaginé par l'écrivain devient rapidement sens dessus dessous avec d'innombrables situations qui font rire. de la plaisanterie, du désir et une petite machination, que demandez de mieux? Il s'agit de vrai marivaudage.
    Les sujets abordés sont relativement simples : l'amour, la hiérarchie et le mariage. L'auteur mise sur ces trois éléments pour coudre une intrigue amusante qui ne cesse de nous faire sourire en coin. de plus, il faut bien se l'avouer, l'amour est un thème encore extrêmement populaire aujourd'hui. Sous l'angle de l'usurpation d'identité, le propos devient très intéressant. En y ajoutant la belle plume de Marivaux, alors là! du vrai marivaudage… Ah! Ce mot ne vous dit rien? En effet, le terme « marivauder » vient de cet auteur. Ceci signifie: échanger, tenir, des déclarations galantes et délicates.
    Par contre, on se doute bien de la finalité. Même si ce n'est, évidemment, pas le plus important de l'oeuvre comme ce serait le cas d'un roman policier, par exemple. Il y a aussi la rapidité avec laquelle ça se lit qui peut poser problème. En effet, nous n'avons pas réellement le temps de connaître ni de nous attacher aux personnages, tout va trop hâtivement. Ce ne sont que des menus détails, il va sans dire.
    Finalement,
    Bien qu'écrite au 18e siècle, il s'agit d'une pièce théâtrale rafraîchissante, humoristique qui vous fera passer un court, mais bon moment. 8 sur 10.
    On aime : l'humour, la lecture rapide, les intrigues amoureuses
    On n'aime pas : l'évidence de la fin, les personnages pas assez approfondis

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2012/04/27/le-jeu-de-lamour-et-du-hasard..
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    • Livres 4.00/5
    Par Yumiko, le 25 juillet 2012

    Yumiko
    Quelle idée sublime derrière cette pièce. Les futurs époux prennent les positions de leur valet et servante pour apprendre à connaître leur alter ego, sans savoir que les « maîtres » ne sont pas les vrais. Humour, situations rocambolesques, imprévus, l'histoire prend une proportion incroyable pour le plaisir du lecteur. Car finalement tel est pris qui croyait prendre…
    J'ai beaucoup rigolé lors des rencontres entre les faux serviteurs et faux maîtres. Les différences de régistre flagrantes entre les deux duos sans que personne ne se pose de questions, des relations qui évoluent dans un sens imprévu, que de bonheur du début à la fin de cette oeuvre.
    Marivaux nous offre des dialogues sublimes servis par un style délicieux. Une très bonne pièce drôle et qui laisse le sourire aux lèvre.
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Citations et extraits

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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 08 mai 2013

    SILVIA - Tu peux te passer de me parler d'amour, je pense?
    DORANTE - Tu pourrais bien te passer de m'en faire sentir, toi.
    SILVIA - Ah ! je me fâcherai : tu m'impatientes ; encore une fois, laisse là ton amour.
    DORANTE - Quitte donc ta figure.

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  • Par Thifaine, le 12 avril 2012

    Tu ne sais ce que tu dis, dans le mariage, on a plus souvent affaire à l'homme raisonnable qu'à l'aimable homme: en un mot, je ne lui demande qu'un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu'on ne pense. On loue beaucoup le sien, mais qui est-ce qui a vécu avec lui? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l'esprit? N'en ais-je pas vu moi qui paraissent avec leurs amis les meilleurs gens du monde? C'est la beauté, la douceur, l'enjouement même, il n'y a pas jusqu'à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu'on leur trouve [...] Oui, fiez vous y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d'heure après pour laisser place à un visage sombre, brutal, farouche, qui devient l'effroi de toute une maison.

    Acte I Scène 1
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  • Par VACHARDTUAPIED, le 11 avril 2013

    DORANTE
    Tu ne dois la confidence que je vais te faire, qu'à l'estime que j'ai pour toi.
    SILVIA
    Je le crois ; mais tâche de m'estimer sans me le dire, car cela sent le prétexte.
    DORANTE
    Tu te trompes, Lisette : tu m'as promis le secret ; achevons, tu m'as vu dans de grands mouvements, je n'ai pu me défendre de t'aimer.
    SILVIA
    Nous y voilà, je me défendrai bien de t'entendre, moi ; adieu.
    DORANTE
    Reste, ce n'est plus Bourguignon qui te parle.
    SILVIA
    Eh qui es-tu donc ?
    DORANTE
    Ah, Lisette ! C'est ici où tu vas juger des peines qu'a dû ressentir mon coeur.
    SILVIA
    Ce n'est pas à ton coeur à qui je parle, c'est à toi.
    DORANTE
    Personne ne vient-il ?
    SILVIA
    Non.
    DORANTE
    L'état où sont toutes les choses me force à te le dire, je suis trop honnête homme pour n'en pas arrêter le cours.
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  • Par Kaya, le 12 février 2013

    ARLEQUIN. Eh oui, mon beau-père et ma femme, autant vaut ; je viens pour épouser, et ils m’attendent pour être mariés, cela est convenu, il ne manque plus que la cérémonie, qui est une bagatelle.
    SILVIA. C’est une bagatelle qui vaut bien la peine qu’on y pense.
    ARLEQUIN. Oui, mais quand on y a pensé on n’y pense plus.

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  • Par VACHARDTUAPIED, le 11 avril 2013

    SILVIA, LISETTE.

    SILVIA
    Mais encore une fois, de quoi vous mêlez-vous, pourquoi répondre de mes sentiments ?
    LISETTE
    C'est que j'ai cru que dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde ; Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu'il vous marie, si vous en avez quelque joie ; moi je lui réponds qu'oui ; cela va tout de suite ; et il n'y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui-là ne soit pas vrai, le non n'est pas naturel.
    SILVIA
    Le non n'est pas naturel ; quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands charmes pour vous ?
    LISETTE
    Eh bien, c'est encore oui, par exemple.
    SILVIA
    Taisez-vous, allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n'est pas à vous à juger de mon coeur par le vôtre.
    LISETTE
    Mon coeur est fait comme celui de tout le monde ; de quoi le vôtre s'avise-t-il de n'être fait comme celui de personne ?
    SILVIA
    Je vous dis que si elle osait, elle m'appellerait une originale.
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Video de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

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Vidéo de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

Extrait de la pièce de théâtre "L'Ile des Esclaves" de Marivaux, mise en scène Irina Brook. Réalisation : Roberto-Maria Grassi











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