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> Jean-François Patricola (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266163779
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 708 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identit... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 13 août 2013

    juliette2a
    Quelle brillante pièce de théâtre ! Décidemment, je suis charmée par les dramaturges français ! Après Molière, Alfred de Musset et Edmond Rostand, je découvre Marivaux, avec sa pièce le Jeu de l'Amour et du hasard.
    J'ai été emportée par l'histoire : une jeune femme, Silvia, est promise à Dorante, qui possède toutes les qualités d'un bon mari, honnête, beau, riche…Mais Silvia est farouchement opposée au mariage, et tente donc, avec la collaboration de sa femme de chambre Lisette, et de son père Monsieur Orgon, de découvrir si son prétendant est vraiment digne d'être aimé. Pour cela, elle a décidé d'échanger sa place avec Lisette, et ainsi, de mieux observer Dorante. Or, ce dernier a imaginé le même stratagème avec son valet Arlequin. Les rôles étant inversés, Silvia et Dorante seront-ils finalement faits l'un pour l'autre ?
    Le Jeu de l'Amour et du hasard est une pièce relativement courte, mais tellement passionnante ! On décèle d'ailleurs de légères touches d'humour, à travers le couple Arlequin / Lisette, parfaite copie de leurs maîtres, mais plus ridicules et superficiels. Finalement, la modernité de cette pièce est ce qui m'a le plus marquée ; le mariage arrangé est ici parfaitement dénoncé par Monsieur Orgon, père compréhensif, affectueux et sincère, et l'inversion des rôles, surtout pour des aristocrates, est plutôt rare à l'époque de Marivaux. C'est sans doute pour cela que le Jeu de l'Amour et du hasard est une pièce si célèbre encore aujourd'hui, traversant les siècles sans jamais être démodée…
    A lire !!
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 26 juin 2015

    sylvaine
    Peut être la pièce de théâtre français la plus jouée encore à ce jour , toujours inscrite au répertoire de la Comédie française bien que crée en 173O !
    Pièce à thèse, véritable manifeste contre le mariage de convenance qui était de mise en ce début de 18 ème siècle/
    Monsieur Orgon veut marier sa fille Silvia à Dorante le fils de l'un de ses très bons amis. Silvia ne peut contrarier son père mais obtient de lui la faveur de se faire passer pour Lisette sa servante et Lisette jouera son rôle tout cela pour apprendre à connaître son futur époux. Mais ne voilà t 'il pas que Dorante a fait de même et c'est Arlequin qui se fait passer pour lui aux yeux de Silvia .
    Seuls Monsieur Orgon et son fils sont au courant de la double imposture.
    Une pièce lue dans le cadre d'un challenge mais vraiment rien de vaut la scène et à mes yeux le théâtre se voit s'écoute s'entend bref cela doit vivre et respirer différemment que sur du papier
    incontournable classique parmi les classiques!
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 03 mai 2015

    Woland
    Préface, notes et commentaires : Patrice Pavis
    ISBN : 9782253037866
    Légèreté apparente et finesse psychologique profonde, on pourrait résumer l'oeuvre théâtrale de Marivaux à cette formule. Quoi de plus léger en effet, tout au moins au seul coup d'oeil, que l'intrigue de ce "Jeu de l'Amour et du Hasard" ?
    Sylvia, jeune fille de bonne famille, est promise en mariage au jeune Dorante, qu'elle ne connaît pas. Mais elle ne tient pas du tout à se marier dans de telles conditions : elle se méfie de ces mariages "arrangés" qui sont pourtant l'usage de son temps. de son côté, mais sans qu'elle le sache, Dorante veut bien l'épouser mais à condition de la connaître un peu auparavant et, pour ce faire, il demande à son père de l'expédier chez son futur beau-père, M. Orgon, en tant que valet de son propre serviteur, Arlequin. le père de Dorante accepte mais prend la précaution de prévenir en cachette celui de Sylvia, lequel, à son tour, en entretient son fils, Mario.
    Le plus amusant, c'est que Sylvia, ignorante du plan conçu par Dorante, réclame en quelque sorte la réciproque à son père. Oui, elle acceptera de rencontrer Dorante mais à une seule condition : elle se fera passer pour sa soubrette, Lisette, qui, elle, tiendra son rôle.
    On ne peut pas mélanger plus les masques, tâche en laquelle Marivaux est passé maître et qui lui a permis, sans doute aucun, de tenir, sous le sceau de l'amusement et du jeu, voire de la cocasserie, un discours en filigrane qui nous semble bien plus en prise avec notre propre époque qu'avec le XVIIIème siècle. Car que demandent et Dorante et Sylvia ? D'être aimés pour ce qu'ils sont vraiment, sans qu'interviennent en l'affaire les convenances du statut social. Ils n'en seront peut-être pas plus heureux pour autant - cela, nous ne le saurons jamais - mais au moins auront-il essayé.
    Dans le miroir, la même chose va se passer pour Lisette et Arlequin. On remarquera que tous deux sont évidemment très heureux à l'idée d'épouser et d'être épousés au-dessus de leur classe. Mais, quand tombent les masques, l'un comme l'autre s'aperçoivent que, en fait, ils s'aiment eux aussi pour ce qu'ils sont.
    Véritable tourbillon de grâce qu'illuminent des dialogues débordants d'esprit, "Le Jeu de l'Amour et du Hasard" vaut bien mieux que ce dont il a l'air. Certes, Marivaux fait appel aux astuces habituelles du théâtre de son temps et cette double coïncidence aurait eu fort peu de chance de se produire dans le monde réel. Mais l'histoire, si ténue qu'elle paraisse, enchante et révèle des personnages bien plus profonds qu'ils ne tiennent à le paraître. Tous se posent la grande et éternelle question de l'entente amoureuse : peut-elle exister ? peut-elle durer ? plus encore, peut-on être réellement heureux en défiant les conventions sociales ?
    Si l'on réfléchit un peu, on se dit que Marivaux se garde bien, en homme avisé, de nous fournir des réponses que lui-même ne connaît pas. Incurable optimiste, il suggère néanmoins que oui : cela se peut. Mais il conserve en lui une pointe de lucidité cynique, que le lecteur plus âgé percevra sans doute plus facilement qu'un être dépourvu de moins d'expérience, et qui redoute que non : cela ne se peut point.
    Pour autant, faut-il ne pas essayer ? Faut-il, en somme, ne jamais prendre de risque, ne jamais tenter sa chance ? ...
    En bon Verseau que je suis, je vous réponds, avec Marivaux qui, lui aussi, était Verseau : "Prenez des risques ! Tentez votre chance !" Mais, en bon Verseau aussi, j'ajouterai par précaution ce que, au siècle suivant, devait affirmer en consolation le grand Tennyson : "Mieux vaut avoir aimé en vain que de n'avoir jamais aimé ..." ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par oblo, le 20 juillet 2015

    oblo
    Créée en 1730, comédie en trois actes, le jeu de l'amour et du hasard est un marivaudage particulièrement réussi, quiproquo drôle qui mêle les destinées, les espoirs et les malheurs de Silvia, Dorante, Lisette et Arlequin. Silvia et Dorante sont promis l'un à l'autre mais, craignant que le mariage ne soit un ratage, ont envoyé devant leur promis(e) leurs propres domestiques, lesquels sont empruntés et gauche devant celui ou celle qu'ils croient être noble. Toutefois, les deux domestiques se plaisent, tandis que le même attrait s'exerce entre Silvia et Dorante, croyant chacun, dans un premier temps, avoir affaire à un domestique.
    Naturellement, les sentiments se réveillent avant que la vérité sociale n'éclate. Dès lors, pour chacun des personnages, un drame sentimental semble se préparer alors qu'il ne s'agit que d'un immense quiproquo, savamment entretenu par Marco, le frère de Silvia.
    L'ordre social n'est donc pas bouleversé par Marivaux qui se contente de semer le trouble dans l'esprit du lecteur ou du spectateur. La pièce est un ensemble de retournements de situation et de faux semblants, drôles, évidemment, qui est si propre à cet auteur si particulier qu'est Marivaux.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 16 janvier 2013

    kathy
    Silvia et Dorante contraints par leurs pères à se marier sans se connaître, imaginent un stratagème pour se découvrir avant de convoler. Chacun de son côté et à l'insu de l'autre, décide d'échanger ses habits avec son domestique, qui eux prendront la place de leur maitre. Dans un décor de cubes mouvants et transparents, figurant le labyrinthe du coeur, nous assistons à une troublante partie de cache cache dans le cadre d'un spectacle de la Comédie Française diffusé hier soir sur France 2. Une belle performance mise en scène par Stoev Galin.
    Au final, le jeu de l'amour et du hasard, une pièce de Marivaux à la fois légère et cruelle.
    http://www.france2.fr/videos/75534021
    http://www.francetv.fr/culturebox/le-jeu-de-lamour-et-du-hasard-le-bijoux-de-marivaux-ce-soir-sur-france-2-130973
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Citations et extraits

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  • Par Thifaine, le 12 avril 2012

    Tu ne sais ce que tu dis, dans le mariage, on a plus souvent affaire à l'homme raisonnable qu'à l'aimable homme: en un mot, je ne lui demande qu'un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu'on ne pense. On loue beaucoup le sien, mais qui est-ce qui a vécu avec lui? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l'esprit? N'en ais-je pas vu moi qui paraissent avec leurs amis les meilleurs gens du monde? C'est la beauté, la douceur, l'enjouement même, il n'y a pas jusqu'à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu'on leur trouve [...] Oui, fiez vous y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d'heure après pour laisser place à un visage sombre, brutal, farouche, qui devient l'effroi de toute une maison.

    Acte I Scène 1
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  • Par Woland, le 03 mai 2015

    [...] ... SYLVIA : Si je n'aimais pas cet homme-là, avouons que je serais bien ingrate.

    MARIO, riant : Ah ! ah ! ah ! ah !

    MONSIEUR ORGON : De quoi riez-vous, Mario ?

    MARIO : De la colère de Dorante, qui sort, et que j'ai obligé de quitter Lisette.

    SYLVIA : Mais que vous a-t-il dit dans le petit entretien que vous avez eu tête à tête avec lui ?

    MARIO : Je n'ai jamais vu homme ni plus intrigué ni de plus mauvaise humeur.

    MONSIEUR ORGON : Je ne suis pas fâché qu'il soit la dupe de son propre stratagème, et d'ailleurs à le bien prendre il n'y a rien de si flatteur ni de si obligeant pour lui que tout ce que tu as fait pour lui jusqu'ici, ma fille ; mais en voilà assez.

    MARIO : Mais où en est-il précisément, ma soeur ?

    SYLVIA : Hélas, mon frère, je vous avoue que j'ai lieu d'être contente.

    MARIO : Hélas, mon frère, dit-elle ! Sentez-vous cette paix douce qui se mêle à ce qu'elle dit ?

    MONSIEUR ORGON : Quoi, ma fille, tu espères qu'il ira jusqu'à t'offrir sa main dans le déguisement où te voilà ?

    SYLVIA : Oui, mon cher père, je l'espère.

    MARIO : Friponne que tu es, avec ton cher père ! tu ne nous grondes plus à présent, tu nous dis des douceurs.

    SYLVIA : Vous ne me passez rien.

    MARIO : Ah ! ah ! je prends ma revanche ; tu m'as tantôt chicané sur mes expressions, il faut bien à mon tour que je badine un peu sur les tiennes ; ta joie est bien aussi divertissante que l'était ton inquiétude.

    MONSIEUR ORGON : Vous n'aurez point à vous plaindre de moi, ma fille, j'acquiesce à tout ce qui vous plaît. ... [...]
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  • Par Woland, le 03 mai 2015

    [...] ... MONSIEUR ORGON : Ne l'amusez pas, Mario, venez, vous saurez de quoi il s'agit.

    MARIO : Qu'y a-t-il de nouveau, Monsieur ?

    MONSIEUR ORGON : Je commence par vous recommander d'être discret sur ce que je vais vous dire, au moins.

    MARIO : Je suivrai vos ordres.

    MONSIEUR ORGON : Nous verrons Dorante aujourd'hui ; mais nous ne le verrons que déguisé.

    MARIO : Déguisé ! Viendra-t-il en partie de masque, lui donnerez-vous le bal ?

    MONSIEUR ORGON : Ecoutez l'article de la lettre du père. Hum ... "Je ne sais au reste ce que vous penserez d'une imagination qui est venue à mon fils ; elle est bizarre, il en convient lui-même, mais le motif en est pardonnable et même délicat ; c'est qu'il m'a prié de lui permettre de n'arriver d'abord chez vous que sous la figure de son valet, qui de son côté fera le personnage de son maître."

    MARIO : Ah ! Ah ! cela serait plaisant.

    MONSIEUR ORGON : Ecoutez le reste ... "Mon fils sait combien l'engagement qu'il va prendre est sérieux, et il espère, dit-il, sous ce déguisement de peu de durée, saisir quelques traits du caractère de notre future et la mieux connaître, pour se régler ensuite sur ce qu'il doit faire, suivant la liberté que nous sommes convenus de leur laisser. Pour moi, qui m'en fie bien à ce que vous m'avez dit de votre aimable fille, j'ai consenti à tout en prenant la précaution de vous avertir, quoiqu'il m'ait demandé le secret de votre côté ; vous en userez là-dessus avec la future comme vous en jugerez à propos ..." Voilà ce que le père m'écrit. Ce n'est pas le tout, voici ce qui arrive ; c'est que votre soeur, inquiète de son côté sur le chapitre de Dorante, dont elle ignore le secret, m'a demandé de jouer ici la même comédie, et cela précisément pour observer Dorante, comme Dorante veut l'observer. Qu'en dites-vous ? Savez-vous rien de plus particulier que cela ? Actuellement, la maîtresse et la servante se travestissent. Que me conseillez-vous, Mario, avertirai-je votre soeur ou non ? ... [...]
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  • Par VACHARDTUAPIED, le 11 avril 2013

    DORANTE
    Tu ne dois la confidence que je vais te faire, qu'à l'estime que j'ai pour toi.
    SILVIA
    Je le crois ; mais tâche de m'estimer sans me le dire, car cela sent le prétexte.
    DORANTE
    Tu te trompes, Lisette : tu m'as promis le secret ; achevons, tu m'as vu dans de grands mouvements, je n'ai pu me défendre de t'aimer.
    SILVIA
    Nous y voilà, je me défendrai bien de t'entendre, moi ; adieu.
    DORANTE
    Reste, ce n'est plus Bourguignon qui te parle.
    SILVIA
    Eh qui es-tu donc ?
    DORANTE
    Ah, Lisette ! C'est ici où tu vas juger des peines qu'a dû ressentir mon coeur.
    SILVIA
    Ce n'est pas à ton coeur à qui je parle, c'est à toi.
    DORANTE
    Personne ne vient-il ?
    SILVIA
    Non.
    DORANTE
    L'état où sont toutes les choses me force à te le dire, je suis trop honnête homme pour n'en pas arrêter le cours.
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  • Par DBC-Anais, le 13 janvier 2013

    Je n'ai fait qu'une faute, c'est de n'être pas parti dès que je t'ai vue.

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Vidéo de  Marivaux

Extrait de la pièce de théâtre "L'Ile des Esclaves" de Marivaux, mise en scène Irina Brook. Réalisation : Roberto-Maria Grassi











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