ISBN : 2253135356
Éditeur : Le Livre de Poche (1994)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.21/5 (sur 109 notes) Ajouter à mes livres
De la mort de François Ier en 1547 à l'édit de Nantes en 1599, la France s'enlise dans l'épreuve des guerres de religion. C'est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d'une noble ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 04 octobre 2011

    purplevelvet
    un coup de coeur énorme! A tel point que sitôt fini le premier tome, j'ai déjà enchaîné sur le deuxième, ce qui est très rare chez moi.
    Car le sujet pourrait paraître assez aride et complexe ( les guerres de religion au temps de Henri II, François II et Charles IX), mais Robert Merle a eu la très bonne idée de choisir un angle d'attaque plus picaresque et humoristique que directement historique, et ça passe très bien. Et même si on y croise Catherine de Médicis, ses royaux fils, l'amiral de Coligny... ils ne sont pas le sujet essentiel du roman.
    Car pour le narrateur Pierre de Siorac, la situation des huguenots au milieu du XVI° siècle, les guerres de religions, les massacres... tout celà n'a de réalité qu'au travers des chamailleries incessantes de ses parents, de la conversion plus ou moins forcée au protestantisme des domestiques, du culte secret à Marie que les chambrières établissent dans le grenier en douce du maître de maison...
    Tout a moins de réalité aussi que les revers qui peuvent affecter les habitants d'un coin de campagne sarladaise à cette époque, pour qui les principaux dangers sont surtout les sécheresses, les mauvaises récoltes, la mortalité infantile, les bandes de gueux qui détroussent les voyageurs, les épidémies de peste ou de choléra qui ravagent régulièrement le pays... et pour qui il est clair que les luttes de parti entre catholiques et protestants sont surtout de fait d'excellent prétextes pour les seigneurs rivaux d'essayer d'agrandir leurs terres aux dépends de la population.
    Mais tout ceci est brossé de manière assez humoristique, au travers de tableaux savoureux ( les veillées au château sont souvent assez savoureuses, à cause de la cuisinière Maligou, fervente catholique, qui voit le diable partout, mais qui n'a aucun complexe à herboriser pour les femmes du château, et à paillarder avec le curé du village car elle "connait les herbes et où les mettre")
    Une charge assez drôle est aussi lancée contre la médecine de l'époque, les croyances sur les humeurs et tempéraments, les débuts de la prophylaxie...
    Bref, on y trouve un instantané très agréable à lire d'une époque et d'un lieu en pleine mutation politique, humaine, médicale, culturelle...

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2011/08/fortune-de-france-tome-1-robe..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 03 avril 2012

    gill
    Robert Merle entame avec cet ouvrage une grande fresque historique qui en treize tomes va couvrir une grande part du XVI et XVIIème siècles. Pierre de Siorac naît en 1551 dans le Périgord d'un père huguenot et d'une mère catholique, qui vivront séparés.
    Autour de lui s'organise le récit, d'abord au sein de sa famille, très vite dans sa province puis en parcourant le royaume de France.
    Robert Merle y mêle savamment les grands évènements historiques, les descriptions de scènes de la société d'alors, les grands personnages et les petites gens. C'est un véritable livre d'histoire romancée, écrit d'une plume alerte et savoureuse qui bénéficie de l'érudition formidable de son auteur. Depuis ''Les rois maudits'' de Maurice Druon jamais la littérature n'avait rendu hommage aussi brillamment à l'Histoire de France.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par isalune, le 29 décembre 2007

    isalune
    Fortune de France - Robert Merle
    Vous allez tous me détester.
    J'ai lu Fortune de France et ... je n'ai pas aimé.
    *pas taper, pas taper*
    Enfin pour être plus nuancée, ce n'est pas que je n'aie pas aimé. J'y ai aimé des tas de choses, les rappels historiques, les personnages touchants, le vocabulaire de l'époque, fleuri, les expressions régionales ou latines. Mais ce livre ne m'a pas vraiment divertie. J'ai commencé à aimer un peu, vers la moitié, autant dire que l'ensemble m'a paru long, long, long à boucler...
    C'est grave docteur?
    Quand j'essaie de trouver une explication, je ne vois que celle-ci. J'ai emprunté le livre à la médiathèque. Il était assez vieux. Quand je l'ai ouvert, il s'en est dégagé une odeur de renfermé qui m'a dégoûtée. Et chaque fois que je reprenais le livre, je retrouvais l'odeur insidieuse donc je n'étais jamais pressée de l'ouvrir et souvent je me hâtais de le refermer. Est-il possible que les livres aient ainsi des effets physiques et inattendus, à l'instar de ceux du Nom de la Rose, qui empoisonnaient leurs lecteurs par un poison placé au coin de la page, les moines absorbant ce poison en mouillant leur doigt pour tourner les pages...
    in cauda venenum ;-)
    isa
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Que dire sur Fortune de France ? Si ce n'est que c'est un petit bijou du roman historique. L'auteur a fait un travail très fouillé et approfondi afin de restituer l'ambiance propre au XVIe siècle, siècle de violences et de passions s'il en est. le propos est toujours historiquement juste, le style est très agréable à lire et la grivoiserie jamais bien loin. Bref le premier tome de cette saga offre de biens belles heures de lectures. le petit plus qui ajoute du charme c'est l'insertion de termes de vieux français à certains moments du récit qui le rendent truculent à souhait…
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par dimitri, le 09 août 2011

    dimitri
    A l'époque des guerres de religion, le fait d'être cadet vous écarte de l'héritage. Certains s'engagent dans des compagnies de chefs de guerres en espérant amasser du butin. C'est ce qu'à fait le père du héros. Il s'est ensuite associé à un autre capitaine pour acquérir et gérer un domaine dans le sarladais.
    Le livre est la chronique de la vie de ce domaine vu au travers des yeux du jeune garçon jusqu'à son départ pour étudier la médecine (c'est aussi un cadet).
    Le récit est agréable et le contenu intéressant par ses éléments sur l'histoire, la vie politique mais aussi la vie quotidienne. Robert Merle a la bonne idée de parsemer le texte de quelques termes de l'époque et du lieu (regroupés dans un lexique) ce qui en accroît le charme.
    Bien que très marqué par l'opposition entre huguenots et catholiques, le propos n'est pas manichéen, ce qui est rendu au travers de l'évolution du regard du jeune garçon sur son père. J'ai particulièrement aimé la conclusion "sociale" d'une opération de maintien de l'ordre à Sarlat.
    Une lecture agréable et intéressante donc. Je lirai sans-doute le tome 2.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 04 avril 2012

    J'ai écrit la première ligne de "Fortune de France" le 24 mars 1976 et j'ai tracé le dernier mot du dernier volume le 4 mars 1985, quelques minutes avant que mon plus jeune fils m'appelât par téléphone à "la repue de midi".
    Je pus alors me retourner pour embrasser du regard l’œuvre accomplie : neuf années d'un labeur de bénédiction, de longues journées passées à la Bibliothèque Nationale, cinq heures d'écriture quotidienne, et surtout acquise dès le premier volume, conservée jusqu'au dernier, et à ce jour multipliée, la faveur du public.
    Au bonheur d'avoir terminé ma tâche s'ajouta pour moi l'inouï plaisir de l'arrêter sur un de ces rares moments de l'histoire de l'homme où la justice et l'humanité triomphent de l'intolérance : l'année 1599, la dernière année du XVI°siècle, mais aussi celle qui vit l'enregistrement de l’Édit de Nantes par le parlement de Paris...
    (extrait de l'avant-propos de l'édition parue aux "éditions de Crémille" en 1990)
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  • Par purplevelvet, le 30 août 2011

    Guise volait de triomphe en triomphe. A l'Hôtel de Guise, le prévôt des marchands l'attendait, entouré de ses pairs. Il lui offrit vingt mille hommes, et qui plus est, deux millions d'or -plus que les riches bourgeois de paris, n'avaient accordé à Henri II pour lutter contre l'Espagnol. Ces offres étaient faites, précisait le prévôt, pour pacifier le royaume, autrement dit, pour le plonger dans l'horreur d'une guerre fratricide.
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Vidéo de Robert Merle

Démo de la pièce de théâtre "Ceux de Malevil" d'après le roman "Malevil" de Robert Merle; adaptation et mise en scène: Jérôme Dalotel.








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