" Un jour de janvier de l'an 1941 un soldat allemand marchait dans le quartier de San Lorenzo à Rome. Il savait en tout 4 mots d'italien et du monde ne savait que peu de chose ou rien. Son prénom était Gunther. Son nom de famille demeure inconnu. "
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Un livre sur le deuxième guerre mondiale vu du côté italien. Il narre la tragique destin d'Ida Ramundo et des ses deux enfants Useppe et Ninnarieddu.
Ida est une institutrice à moitié juive et Useppe, le fruit d'un viol par un jeune soldat allemand ivre.
Ils devront lutter avec acharnement pour leur survie mais ne sortiront pas vainqueurs de ce combat.
A travers cette fresque familiale, le récit de la vie d'une femme et de ses deux fils ballottés par les événements, Elsa Morante retrace l'histoire de l'Italie du début du siècle à l'immédiat après-guerre. Fascisme, guerre, shoah, communisme, libération et reconstruction, les événements rythment le livre.
Par Piling, le 20 juillet 2008
Première phrase du livre
incipit :
Un jour de janvier de l'an 1941, un soldat allemand, jouissant d'un après-midi de liberté, se trouvait seul, en train de flâner dans le quartier de San Lorenzo, à Rome. Il était environ deux heures de l'après-midi, et à cette heure-là, comme d'habitude, peu d egens circulaient dans les rues. Aucun des passants, d'ailleurs, ne regardait le soldat, car les Allemands, bien que camarades des Italiens dans la présente guerre mondiale, n'étaient pas populaires dans certaines périphéries prolétaires. Et ce soldat ne se distinguait pas des autres de la même série : grand, blond, avec l'habituel comportement de fanatisme disciplinaire et avec, en particulier dans la position de son calot, une correspondante expression provocante.
De plus en plus s'étend sur les territoires du monde le cancer industriel qui empoisonne l'air, l'eau et les organismes et dévaste les centres habités, de même qu'il dénature et détruit les hommes condamnés à la chaîne à l'intérieur des usines.
On raconte qu'une tigresse, dans une solitude glacée, se soutint avec ses petits en léchant, quant à elle, la neige et en distribuant à ses petits des lambeaux de chair qu'elle s'arrachait du corps avec les dents.
"Pauvre petit oiseau à ta maman, je crois bien que tu réussiras pas à grandir et que tu feras pas de vieux os. Cette guerre est le massacre des petits enfants.