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> Michel Arnaud (Traducteur)

ISBN : 2070315010
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 58 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Un jour de janvier de l'an 1941 un soldat allemand marchait dans le quartier de San Lorenzo à Rome. Il savait en tout 4 mots d'italien et du monde ne savait que peu de chose ou rien. Son prénom était Gunther. Son nom de famille demeure inconnu. "
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par painnoir, le 31 mars 2013

    painnoir
    Oulala. Que trois critiques? Combien d'entre-nous a eu la chance de tomber sur ce livre?
    La Storia ; c'est de l'Bombe. C'est le cuir d'une époque déchiré par les yeux d'une femme. C'est les misérables à la sauce italienne. C'est la grande histoire dans la petite. C'est l'histoire d'un destin.
    Un petit bout de femme, Iduzza (diminutif de Ida) dans le maelström de la guerre, tente de survivre à Rome, avec son fils Useppe.
    La Storia ; c'est la folie des hommes décortiqués par Elsa Morante.
    La Storia ; Elle cri, pleure, fait trembler, fait froid dans le dos ; La Storia.
    La Storia ; C'est la vie d'une saison en enfer entre les mains de l'amour.
    J'avais lu le Christ c'est arrêté à Eboli ( et non pas à Ebola, quoique là… Il a du faire demi-tour) de Carlo Levi ( entre parenthèse un tout petit petit ouistiti qui mérite d'être dévoré cru), qui déjà m'avait plongé dans cet Italie sans italique. Dans ce décor derrière les épaules de Musso-Lit-Ni, dans ce décor qui nie le monde ; on est happé. Parce tout est là, dit, avec les non-dits. On entend la voix des sans-voix, on boit avec ceux qui ne boivent rien d'autres que la poussière de l'histoire. On suit cette mère, cet amour de femme, on est là, entre 1940 et 1947, on plonge dans cette période dantesque et on hésite, on marche d'un pas peu assuré, puis on espère, on croit, on se bat, on entend l'armée allemande passer, les fascistes danser, on sent la résistance se lever. On est là et Ida nous porte à bout de bras…
    Elsa Morante a écrit là, une œuvre majeur du long et éphémère XX siècle.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sophonisba, le 07 mars 2013

    Sophonisba
    Ce livre parle de la guerre, mieux nous fait vivre la deuxième guerre mondiale à travers une galerie de personnages attachants et parfois un peu surréalistes. Ce mélange des réalités dures et d'une sorte de poésie en fait pour moi une oeuvre magistrale.
    A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par loicdj, le 15 avril 2013

    loicdj
    Cet ample roman de 1974 a couronné la carrière littéraire d'Elsa Morante, Mme Alberto Moravia à la ville. Il retrace quelques années de la vie d'Ida Ramundo, institutrice veuve d'origine juive, qui doit, après avoir été violée par un soldat allemand, élever seule, dans la Rome fasciste puis occupée, son premier fils Nino, voué à mal tourner, et le petit Useppe, issu de ce viol et aussi attachant que fragile (il est épileptique).
    Le roman a été un best-seller partout où il a été publié, a eu les honneurs d'une adaptation cinématographique par Luigi Comencini avec Claudia Cardinale La Storia et s'est imposé comme un des classiques de la littérature européenne du XXè. Et pourtant, quel étrange roman... Sur un fond quasi néo-réaliste (on croirait lire un script pour Rosselini), le roman multiplie les variations de tons étonnantes. A des pages d'une grande brutalité succèdent des scènes étonnamment paisibles centrées sur la maternité, l'éducation du jeune enfant et l'amour canin ; à de longs débats sur communisme et anarchie se mêlent des épisodes de contrebande et d'escroquerie et ainsi de suite. le personnage principal est lui-même déconcertant : fade, effacée, mauvaise mère (quand même), Ida échoue à protéger sa progéniture comme à faire face aux défis de cette guerre qui la dépasse. L'esthète pourra donc pester contre certaines facilités et un sentimentalisme ostentatoire mais la force simple de l'histoire emporte tout et, comme il se doit, la mort de l'enfant arrache les larmes et emporte l'adhésion, in fine.
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 06 octobre 2010

    ignatus-reilly
    Un livre sur le deuxième guerre mondiale vu du côté italien. Il narre la tragique destin d'Ida Ramundo et des ses deux enfants Useppe et Ninnarieddu.
    Ida est une institutrice à moitié juive et Useppe, le fruit d'un viol par un jeune soldat allemand ivre.
    Ils devront lutter avec acharnement pour leur survie mais ne sortiront pas vainqueurs de ce combat.
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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 06 mars 2011

    paulotlet
    A travers cette fresque familiale, le récit de la vie d'une femme et de ses deux fils ballottés par les événements, Elsa Morante retrace l'histoire de l'Italie du début du siècle à l'immédiat après-guerre. Fascisme, guerre, shoah, communisme, libération et reconstruction, les événements rythment le livre.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 20 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Un jour de janvier de l'an 1941, un soldat allemand, jouissant d'un après-midi de liberté, se trouvait seul, en train de flâner dans le quartier de San Lorenzo, à Rome. Il était environ deux heures de l'après-midi, et à cette heure-là, comme d'habitude, peu d egens circulaient dans les rues. Aucun des passants, d'ailleurs, ne regardait le soldat, car les Allemands, bien que camarades des Italiens dans la présente guerre mondiale, n'étaient pas populaires dans certaines périphéries prolétaires. Et ce soldat ne se distinguait pas des autres de la même série : grand, blond, avec l'habituel comportement de fanatisme disciplinaire et avec, en particulier dans la position de son calot, une correspondante expression provocante.

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  • Par ignatus-reilly, le 06 octobre 2010

    De plus en plus s'étend sur les territoires du monde le cancer industriel qui empoisonne l'air, l'eau et les organismes et dévaste les centres habités, de même qu'il dénature et détruit les hommes condamnés à la chaîne à l'intérieur des usines.

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  • Par ignatus-reilly, le 29 septembre 2010

    On raconte qu'une tigresse, dans une solitude glacée, se soutint avec ses petits en léchant, quant à elle, la neige et en distribuant à ses petits des lambeaux de chair qu'elle s'arrachait du corps avec les dents.

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  • Par ignatus-reilly, le 29 septembre 2010

    "Pauvre petit oiseau à ta maman, je crois bien que tu réussiras pas à grandir et que tu feras pas de vieux os. Cette guerre est le massacre des petits enfants.

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  • Par ignatus-reilly, le 29 septembre 2010

    Et à la vérité, petits, grandis ou adultes, jeunes, âgés ou vieux, dans le noir on est tous égaux.

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Vidéo de Elsa Morante

Un siècle d'écrivains, une collection dirigée par Bernard Rapp, France 3, 1997. Un film de Francesca Comencini sur Elsa Morante, écrivain (1/6)











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