> Patrick De Vos (Traducteur)
> Anne Gossot (Traducteur)

ISBN : 2877302202
Éditeur : Editions Philippe Picquier


Note moyenne : 3.96/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
C'est avec ces deux récits admirables et particulièrement bouleversants, couronnés en 1968 par le prix Naoki, l'une des plus hautes distinctions littéraires, que Nosaka conquit la notoriété. Peu de temps auparavant, Mishima avait applaudi à son premier roman : "Les Porn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 11 mars 2012

    Pasdel
    Ne connaissant que très vaguement le dessin animé le tombeau des lucioles, je n'avais donc aucun à priori à lire le livre, si ce n'est d'être grand admirateur de Mishima. Sachant que ce dernier est l'antithèse littéraire de Nosaka. Mais bon une fois chassé ces principes restrictifs, rien ne s'oppose à la découverte d'un autre grand écrivain japonais de l'après-guerre.
    Une fois le système prosodique maîtrisé, les deux récits se lisent plutôt facilement. Ces deux textes fondateurs de l'œuvre emmènent le lecteur dans la vie tourmentée et triste de l'auteur où tous ces vieux démons resurgissent, et transpirent à travers ces longues phrases.
    Tristesse et inspiration autobiographique pour La Tombe des lucioles, fouille dans les entrailles du passé et de l'occupation pour les algues d'Amérique. Deux récits différents, deux tons opposés : pathétique pour l'un, ironique pour l'autre, mais un seul but exorciser.
    J'ai franchement adoré le premier récit, le second plus désordonné ma laissé plutôt sur ma réserve.
    Je suis bien content d'avoir lu Nosaka, mais je ne suis pas sûr que je réitérerai l'expérience.


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-la-tombe-des-luciol..
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    Critique de qualité ? (30 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    LiliGalipette
    Lecture du mois d'avril sur Babelio. Venez en parler avec nous sur le forum !
    Récits d'Akiyuki Nosaka.
    La Tombe des lucioles - Sous un pilier de la gare de Sannomiya, Seita meurt le 21 septembre 1945. Sa petite soeur Setsuko est morte le 22 août précédent. le récit rebrousse alors le temps et revient au 5 juin, quand Kobé a été bombardé par les B29 américains. La ville n'est plus que flammes et la chaleur de l'été se mêle à celle des brasiers funéraires. La mère des deux enfants meurt et le père, lieutenant dans la marine, est injoignable. Seita fuit la ville, Setsuko sur le dos. Ces orphelins de guerre sont mal accueillis par une tante perfide et ils décident de s'organiser une vie à deux dans une cave. Seita chaparde dans les potagers et pille les maisons pendant les bombardements, quand les villageois sont terrés dans les abris. Mais ses rapines ne suffiront pas les sauver, lui et sa petite soeur.
    "Dans le titre du récit, Nosaka a donné au mot "lucioles" une graphie originale signifiant littéralement : feu qui tombe goutte à goutte."(p 20) Les bombes, avant de toucher le sol, sont de lointaines et sifflantes lucioles. Précédées du bourdonnement terrifiant des avions, elles éclatent en une multitude d'averses de feu. Mais les vraies lucioles du récit, ce sont les enfants. Leurs quelques moments de joie, leurs éclats d'espérance et de rire au plus fort de la guerre sont des étincelles qui ne demandent qu'à briller longtemps, mais que l'Histoire souffle brutalement et avec une indifférence certaine. Leur beauté se pare des atours de l'éphémère, mais l'injustice gronde devant ces flammes mouchées trop tôt.
    En quelques quarante pages d'un récit semi-autobiographique, l'auteur déploie une émotion intense et magistrale. Son récit est pathétique et la tristesse résignée qui s'en dégage est révoltante. Moins que nouvelle, ce texte est un conte. Bien que nourri de réalité, il transcende le réel pour installer les personnages dans un univers suprasensible où la douleur et les sentiments sont eux-mêmes des personnages.
    Le tombeau des lucioles, film d'animation adapté du texte par Isao Takahata, est une fidèle mise en images du texte de Nosaka. Seule différence subtile, ici Seita est le narrateur et on le voit hanter les lieux de sa mémoire. L'adorable Setsuko revient au monde de fugitifs instants au cours desquels l'éclatante splendeur de son enfance porte au coeur des coups douloureux. Ce quatrième film du studio Ghibli, paru en 1988, est aussi émouvant que le récit de Nosaka.
    Les Algues d'Amérique - L'arrivée du couple Higgins, des Américains que son épouse Kyôto a rencontrés à Hawaï, ne laisse pas d'agacer Toshio. "Un Américain, ne serait-ce qu'un gosse, pour lui, c'est de la graine d'occupant." (p. 133) Toshio, adolescent pendant la guerre, a été souteneur et pourvoyeur de denrées diverses pour les soldats américains qui occupaient le pays. Sa rancune est tenace et justifiée, puisque le couple Higgins, des décennies après la guerre, agissent en pays conquis et méprisent une culture dont ils ne font pas l'effort de percer les beautés. Les souvenirs de Toshio se réveillent et, pêle-mêle, nous entraînent dans un univers où la connaissance de l'Amérique est bâtie sur des mythes, des suppositions et des rancoeurs.
    L'idée que les Japonais se font de la langue anglaise est désopilante. Les cours de discussion anglaise dispensés aux jeunes Japonais étaient l'occasion d'échanger et d'apprendre quelques mots hésitants et une prononciation simplifiée. Moins drôle et plus utilitaire, cette langue étrange était mise au service de la lutte contre la faim : la mendicité était le lot quotidien des occupés qui, dans les meilleurs jours, volaient les rations destinées aux soldats américains. le chewing-gum est un élément traumatisant de la guerre : "Mais pourquoi donc les soldats américains éprouvaient-ils le besoin de distribuer leurs cigarettes et leurs chewing-gum aux premiers venus ? Par peur d'être chez les ennemis de la veille ? Etait-ce de la pitié pour des estomacs vides ? C'est pourtant pas le chewing-gum qui calme le ventre." (p. 88) Les papiers argentés des barres à mâcher s'envolaient dans les rues dévastées comme des lucioles modernes, preuves d'une reddition consommée.
    Ce récit qui fait suite à La Tombe des lucioles renverse l'émotion et joue sur la gamme du cynisme et de l'ironie glaciale. L'Américain, même en temps de paix, reste l'ennemi, le vainqueur et la bête. Toshio aligne maniaquement les raisons de la défaite du Japon. La taille de l'ennemi, soit vingt centimètres de plus, a été déterminante alors même que les Japonais étaient censés avoir les reins plus solides, au sens physique du terme. Pour Toshio, il s'agit aujourd'hui de faire plier l'ancien ennemi, de le pousser à aimer le Japon, à en reconnaître au moins une beauté. C'est un ridicule combat singulier dont le visiteur n'a pas conscience et qu'il n'honore pas, laissant le Japonais seul face à ses démons.
    En deux récits et deux tonalités, Akiyuki Nosaka écrit les plaies que le Japon lèche encore dans les années soixante. de ces traumatismes passés aux fureurs que la terre a déchaînées le 11 mars 2011, l'archipel est plus fragile que ce que son PIB indique.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 04 avril 2012

    Chaplum
    La Tombe des lucioles regroupe deux nouvelles dont la première porte le titre du recueil et narre l'histoire de deux enfants, dont le père est parti combattre dans la flotte japonaise et qui se retrouvent seuls après le décès de leur mère lors des bombardements américains. Dans l'enfer de la guerre, ce frère et cette soeur vont essayer de lutter contre la faim et l'indifférence.
    Les algues d'Amérique nous plonge au coeur d'une famille dont l'épouse veut absolument accueillir un couple américain qu'elle a rencontré lors de vacances à Hawaï offertes par son mari l'été précédent. La venue de ces Américains replonge Toshio dans ses souvenirs de l'après-guerre quand les Américains sont arrivés au Japon en conquérant.
    Ces deux récits ont apporté la célébrité à Akiyuki NOSAKA et ont été couronnés du prix Naoki, haute distinction littéraire au Japon. En partie autobiographiques, ils révèlent la douleur de l'auteur qui a perdu son père à la guerre et sa colère contre l'Etat japonais qui a laissé mourir ses citoyens mais aussi contre les américains. Les comportements et les attitudes des uns et des autres sont décrits sans pitié ou raillés avec humour.
    La Tombe des lucioles est une nouvelle poignante, émouvante et dure. le destin de ces deux orphelins reste difficile à lire et pourtant, l'auteur ne tombe jamais dans le pathos ou le misérabilisme. Dès les premières lignes, j'ai été incapable de me détacher de ce texte, tant il m'a fascinée. Il est rare que l'on découvre cette guerre de l'intérieur, du côté du peuple japonais et ce, sans tabou. L'auteur montre le peu d'entraide, même entre les membres d'une même famille, la médisance et la jalousie et surtout la convoitise pour le peu de bien d'autrui.
    Les algues d'Amérique a un ton plus léger et ludique, même si le fond reste tout aussi critique. le romancier a choisi la moquerie et l'humour pour blâmer son pays, ses décisions et son système d'éducation mais aussi les Etats-Unis, son consumérisme et son sentiment de supériorité.


    Lien : http://www.chaplum.com/la-tombe-des-lucioles-de-nosaka-akiyuki-6291
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hebephrenie, le 24 avril 2011

    Hebephrenie
    Première participation au club de lecture de Babelio – avril 2011
    Quand on démarre « La Tombe des Lucioles », en ayant auparavant vu l'anime qui en a été tiré, on sait que l'on va avoir à faire à un texte difficile. On sait que NOSAKA Akiyuki narre l'errance de deux orphelins dans une guerre qui les affame. La personnalité de cette lointaine tante, sa cruauté de ne voir qu'en eux deux bouches à nourrir à l'époque du marché noir et du rationnement nous attriste et nous révulse. On sait aussi l'attendrissement que l'on va porter sur ce frère, Seita, qui va tout faire pour sauver sa petite sœur Setsuko, en chapardant de quoi survivre dans les champs éloignés, mais surtout en lui offrant du réconfort (et de l'oubli aussi) en illuminant leur grotte-sanctuaire de lucioles. Mais ce à quoi l'on s'attend beaucoup moins, c'est à cette langue qui accroche, ces descriptions crues, qui renforce l'horreur des situations. Bien sûr, n'étant pas (encore) japonisante, le recours à la traduction est indispensable, même s'il se doit d'être interrogé. L'argot omniprésent m'a gêné dans la lecture, bien qu'il puisse être considéré comme un artifice littéraire permettant proximité et identification.
    De ce fait, la comparaison entre la nouvelle et son adaptation cinématographique va dans le sens d'un adoucissement. Et cet adoucissement transparaît dans la mutation du mot « tombe » du titre en « tombeau » (comme cette boîte que Seita garde sur lui avec les ossements maternels). Alors que la tombe est froide, impersonnelle, le tombeau est écrin, souvenir et mémoire.
    La seconde nouvelle traite du rapport d'un quarantenaire japonais avec l'américain, à la fois la langue et l'ancien colon, le nouveau frère. Alors que le personnage principal, Toshio, doit accueillir, sur demande de sa femme un couple d'américain, il se remémore l'occupation après la seconde guerre mondiale (seuls passages où Toshio devient narrateur). Et c'est avec les mêmes artifices qu'il essaie d'être un bon hôte. Mais là où, pendant l'occupation, il essayait de profiter de la richesse américaine en offrant des femmes aux soldats, Toshio offre au vieil américain des spectacles sexuels où les acteurs ne peuvent se départir de l'origine du spectateur. C'est ainsi que renait la distance qui confine à la haine. Il est parfois comique d'imaginer les japonais affamés désarmés face aux rations de chewing gum déposés en parachute, mais le ton de la nouvelle se veut bien plus dur, empreint de rejet de l'Autre. Comme les lucioles, les algues d'Amérique (en fait le thé noir) cristallisent dans un procédé tout japonais l'incompréhension et le pardon impossible.
    Du point de vue strictement littéraire, il est intéressant de voir dans cette nouvelle une préfiguration des thèmes qui seront eux de la littérature Jpop (ceux d'un Ryu Murakami par exemple).
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par purplevelvet, le 02 mai 2011

    purplevelvet
    Pour moi, comme pour pas mal d'autres participants, le récit n'est pas tout a fait inconnu, car nous sommes assez nombreux a avoir vu le Dessin animé qui en a été tiré sous le titre très proche " le tombeau des lucioles", d'Isao Takahata. Je l'ai vu il y a quelques années, et je jure, coeur sur la main, que c'est le seul et unique film au monde qui m'ait arraché une larmichette à la fin (autant dire un véritable exploit, car je ne suis vraiment pas le genre à pleurer au cinéma), tant l'histoire est triste. Oui, le seul film qui m'aie fichu à ce point le cafard est un dessin animé, que je vous conseille, mais si possible un jour où vous êtes remontés à fond, moral en acier.
    Donc, l'édition Picquier propose deux nouvelles ou courts romans :La Tombe des lucioles et Les alguesd'amérique, donc le dénominateur commun est la seconde guerre mondiale, vue du côté japonais.
    Le premier narre les dernières semaines de la vie de Seita, un jeune garçon, et sa soeur Setsuko, orphelins de guerre, qui tentent de survivre après la dévastation de leur ville par les bombardements. Entre combines pour se procurer de la nourriture, spoliation des quelques biens qui leur restent par une tante malhonnête ( mais qu'on arrive pas vraiment à détester, en temps de guerre et de rationnements, les notions de famille et de solidarité laissent la place à la loi de la jungle), recherche d'abri de fortune, maladie et famine qui sévissent...l'histoire finira mal, ça on le sait dès la première page, Seita meurt, tout le récit n'est qu'un flash back de leur rapide déchéance.
    Et pourtant malgré la noirceur du sujet, qui n'épargne rien des horreurs de la guerre, des blessés qui agonisent dans une école, des morts qu'on brûle par dizaines sans y mettre les formes, l'ensemble est assez apaisé, il n'y a pas d'accusation directe de l'ennemi, tout ce qui se passe est en quelque chose la faute d'un concours de mauvaises circonstances. Un point de vue très bouddhique dans le fond, avec comme leitmotiv les lucioles qu'attrapent Seita et sa soeur par jeu avant la guerre, pour s'éclairer dans leur cachette un peu plus tard. Animaux dont la fragilité représente métaphoriquement celle des humains face aux autres "lucioles" que sont les bombes incendiaires par qui la catastrophe arrive. J'ai bien aimé cette double métaphore. le langage quand à lui est un peu dur à suivre, et a du être un cauchemar à traduire quand on connait un peu l'emploi des pronoms personnels en japonais: langue parlée, certes, mais aussi changement incessant de point de vue, entre narrateur extérieur et fil des pensées de Seita. Mais on s'y fait.
    Les algues d'Amérique, quand à elle, désignent clairement les coupables: les américains, collectivement. c'est en tout cas le point de vue du héros Toshio, qui était adolescent en 1945 et n'arrive pas à pardonner aux américains en général, tout en étant fascinés par eux. de son point de vue, si le Japon a perdu, c'est uniquement parce que les américains étaient au choix: plus grand, plus costauds, mieux habillés que le soldat japonais lambda. Or voilà que sa femme vient d'inviter un couple de retraités américains "bien sous tout rapports", et que Toshio va devoir jouer les guides, ce qui ne l'enchante guère et lui rappelle de mauvais souvenirs de rationnements, d'une époque ou avec 3 mots et demi d'anglais, il servait d'entremetteur pour les soldats auprès de prostituées. le message est clair l'américain, c'est l'envahisseur, celui qui arrive en pays conquis pour faire du tourisme sexuel. Et c'est exactement ce qui arrive: le vieux monsieur bien est en fait un vieux cochon qu'il va falloir emmener visiter les quartiers chauds, Toshio retrouve sa vieille occupation honnie d'entremetteur. Dans sa logique, c'est simple: il faut trouver un moyen que l'américain soit dépassé, l'obliger à avouer qu'au Japon, c'est mieux que chez lui. autant dire que Toshio va se vautrer lamentablement dans cette entreprise, englué qu'il est dans ses certitudes ( il faut dire aussi que l'auteur n'y va pas de main morte avec ses deux spécimens d'américains bien colonialistes). Et ce qui cristallise cette incompréhension, ce mur qui sépare les deux pays, ce sont " les algues d'Amérique", en fait, du thé noir trouvé dans un colis de l'armée américaine, que les japonais ne connaissent pas sous cette forme et prennent pour des algues à assaisonner la soupe ( on boit plutôt du thé vert par là bas ).
    Les deux textes sont très différents, bien que sur un même thème. Dans les deux cas, la narration est très libre, et donc la lecture demande un peu d'attention pour ne pas perdre le fil. Mais si on adhère à ce genre de langue déconstruite, l'ensemble est assez plaisant à lire, et la deuxième nouvelle un peu humoristique et égrillarde, détend un peu l'atmosphère après les Lucioles.

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2011/04/la-tombe-des-lucioles-akiyuki..
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Citations et extraits

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  • Par patouche, le 07 février 2012

    Cet étudiant , au visage tendu, adressant un jour dans le tramway bondé la parole à deux soldats près de lui..."What do you think of Japan ?", l'un haussa les épaules et l'autre lui répondit en le regardant dans le blanc des yeux ;"Half good , half bad " , le garçon acquiesça d'un air aussi sérieux que si on venait de lui asséner un axiome philosophique , avant de saisir la tablette de chewing-gum que lui tendait le premier, de la rouler comme une cigarette entre ses doigts et de se l'engouffrer dans la bouche .Tous les passagers , dévorés d"envie , suivaient son manège sans rien en perdre...Mais pourquoi donc les soldats Américains éprouvaient -ils ce besoin de distribuer leurs cigarettes et leurs chewing-gums au premier venu ? Par peur d'être chez leur ennemi de la veille ? Etait-ce de la pitié pour des estomacs vides ? C'est pourtant pas le chewing-gum qui calme un ventre .
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  • Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    "Mais pourquoi donc les soldats américains éprouvaient-ils le besoin de distribuer leurs cigarettes et leurs chewing-gum aux premiers venus ? Par peur d'être chez les ennemis de la veille ? Etait-ce de la pitié pour des estomacs vides ? C'est pourtant pas le chewing-gum qui calme le ventre." (p. 88)
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    "Dans le titre du récit, Nosaka a donné au mot "lucioles" une graphie originale signifiant littéralement : feu qui tombe goutte à goutte."(p 20)
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  • Par LiliGalipette, le 02 avril 2011

    "Un Américain, ne serait-ce qu'un gosse, pour lui, c'est de la graine d'occupant." (p. 133)
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