> Carine Chichereau (Traducteur)

ISBN : 2752904606
Éditeur : Phébus (2011)


Note moyenne : 2.93/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres

Elle était pauvre, irrévérencieuse, sensuelle, très belle et rebelle à toute autorité, sauf à celle du génie et de l’amour. Elle s’appelait Molly Allgood, elle fut une comédienne célèbre et elle... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 31 août 2011

    LiliGalipette
    Roman de Joseph O'Connor.
    Londres, 1952. Dans une chambre sordide, on découvre une vieille femme rongée d'alcool et de souvenirs. Une voix s'adresse à elle et la replonge dans le passé. Pendant toute une journée, nous suivons les errances d'une actrice oubliée, d'une amante méprisée et d'une femme ruinée. Molly Allgood, dite Maire O'Neill, a connu le succès sur les planches au tournant du siècle. Son talent servait les pièces que son amant, le dramaturge irlandais John Millington Synge, écrivait pour elle. Molly était belle, libre, irlandaise et exigeante. Et tellement plus jeune que Synge. « Parce que c'est vrai, les commères, les curieuses, les fouineuses en ont toujours fait toute une histoire de votre différence d'âge. » (p. 14) Qu'importait les cancans, elle était son « Enchanteresse », il était son « Vagabond ».
    Mais la belle histoire d'amour prend l'eau de toute part. Les fiançailles resteront inabouties. D'abord sourde aux mises en garde, Molly ouvre les yeux et voit son rêve s'étioler. Elle sera la Muse de Synge, son amante passionnée, « une maîtresse perpétuelle, une doublure » (p. 189), mais son épouse jamais. Synge s'emploie à dégrossir la jeune Irlandaise pour en faire une femme du monde, avec des manières et de la tenue. Mais on n'enchaîne pas un poulain sauvage. Et la relation amoureuse se teinte d'amertume : « Il est l'exemple type que bien des femmes ont connu : l'amant qui se meurt d'amour, mais qui en secret rêve d'être éconduit. » (p. 113) le couple se déchire et exprime dans son art une passion délétère. « Elle le trouve bizarre. Il est nerveux, l'informe-t-il. Comme tous les écrivains. C'est le prix de l'art. Or elle sait le prix de l'art, elle le paie depuis un moment. Certains des Poèmes d'amour qu'elle lui a inspirés sont des hurlements de douleur. » (p. 106)
    Molly avait tout pour déplaire à la bourgeoisie bien-pensante et presbytérienne d'Irlande : elle était femme et des plus libres, elle était catholique, elle était une actrice. Les différences d'âge, de religion, de milieu social et d'éducation signaient l'arrêt de mort du couple. À la mort de Synge, elle n'a droit à rien. Elle vit un moment sur la vague de leurs deux succès, elle se grise de la reconnaissance d'un public qui célèbre l'auteur et l'actrice. Mais l'oubli s'approche d'autant plus vite que Molly plonge dans le réconfort mensonger de l'alcool. Les décennies ont filé et Molly n'a pas oublié l'amour de sa vie. Mais il y a si peu à en dire désormais. « Mais que dire ? Il a vécu. Il est mort. Nous nous désirions l'un l'autre. Il avait peur. Quelle mauvaise pièce cela ferait sans héros ni héroïne, les meilleures répliques restant en coulisses. » (p. 31) Entre passé et présent, les remous d'hier font les souvenirs d'aujourd'hui.
    Joseph O'Connor distille subtilement des références au fil des pages. On croise Daphné du Maurier et Manderley, Horace Mc Coy et un certain linceul, Oscar Wilde et Dorian Gray, etc. Entrecoupant le récit comme une voix à part entière, les ballades irlandaises donnent au roman une profondeur nostalgique aussi insondable que la solitude dans laquelle se replie la vieille Molly. La voix qui s'adresse à l'actrice déchue quelle est-elle ? Est-ce Molly qui s'admoneste une dernière fois ? Est-ce Synge, d'outre-tombe, qui parle encore à son bel amour ? Est-ce Sara, la sœur également actrice, qui contemple la triste fin d'une artiste qui n'a pas su s'envoler vers l'Amérique ? Peu importe, cette voix devient celle du lecteur et nous accompagnons Molly tout au long de sa journée, comme on accompagne un pèlerin sur le chemin de ses souvenirs.
    L'auteur fait revivre avec brio et finesse un couple d'amants maudits. Il place avec justesse Molly sur le devant d'une scène qu'elle n'aurait pas du quitter. Et Synge reprend ses droits d'auteur et d'homme sur le cœur de la jeune fille. Pygmalion d'un nouveau genre, Joseph O'Connor rend à Molly Allgood sa place sur un piédestal éternel. Ce roman, habilement construit et superbement écrit, soulève le rideau d'un théâtre immuable, celui des passions humaines.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 15 octobre 2011

    Cath36
    Dépaysant mais un peu lourd : tel est l'effet d'un discours indirect libre utilisé de façon en quasi permanente, et assaisonné de multiples digressions ou métaphores, par ailleurs souvent percutantes. Raconter une histoire en transcrivant ce qu'on croit être les pensées de son personnage, mais qui ne sont le plus souvent que les analyses de l'écrivain, est toujours à haut risque et a souvent pour conséquence de dépersonnaliser le dit personnage. Et c'est un peu ce qui se passe ici où l'auteur semble hésiter sans cesse entre la fiction et la biographie. La tentative de narrer de manière synchronique les diverses périodes de la vie de l'actrice Molly Allgood et de ses liens avec son amant le dramaturge John Millington Synge permet de naviguer facilement entre plusieurs époques et de relier aisément le passé au présent, chose qui se passe fréquemment quand on vit dans ses souvenirs, mais finit par lasser, et si dans l'ensemble j'ai admiré le style, j'avoue avoir poussé un soupir de soulagement en refermant le livre ; à la fin du reste je comptais les pages restantes. Mon conseil : ne pas lire d'une traite , mais par petites étapes pour savourer vraiment ce livre.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 21 mars 2012

    chocobogirl
    Si le dramaturge John millington Synge connaît une belle notoriété parmi les amateurs de littérature irlandaise, l'actrice Molly Allgood ne peut en dire autant parmi nos contemporains. Selon les vœux de Synge, ce couple de légende est resté dans l'ombre et Molly, terminera sa vie seule et sans le sou avant d'être internée en hôpital psychiatrique.
    C'est d'ailleurs en 1950, à Londres, que nous retrouvons l'ancienne actrice. La belle a perdu de son lustre et c'est désormais une vieillarde qui traîne ses nippes dans les rues à la recherche de quelques sous. Une vieille femme donc, qui survit péniblement, en se réchauffant à coup d'alcool et de souvenirs. Car des souvenirs, Molly en possède de nombreux. Tous liés à son grand homme de théâtre à qui elle restera toujours fidèle même après avoir choisi de le quitter. L'histoire d'amour de toute une vie que Molly nous conte à sa façon dans ce roman qui s'appuie sur des faits réels.
    Muse nous plonge donc dans les affres nostalgiques de Molly, suivant au gré de ses pensées des épisodes du passé. Se déroulant sur une journée à l'issue tragique, son parcours ne manquera pourtant pas de nous conduire à travers les époques.
    Sans aucun ordre chronologique, nous allons découvrir les débuts de Molly, sa rencontre avec Synge qui signera le début d'une vie amoureuse compliquée par la trop grande pudeur de Synge, son désir de rester secret et de ne pas trop s'impliquer, pris par les affres de la création et trop tenu par une mère dominatrice. Molly, elle, respire l'insouciance, la liberté. Elle n'hésite pas à braver les traditions de la famille pour vivre comme elle l'entend. Issu d'un milieu populaire, elle découvre à ses côtés l'art, la littérature et tente de perdre son accent peu raffiné. On est le spectateur de leurs échanges épistolaires, riche de références intellectuelles et de petits mots passionnés.Il est protestant , elle est catholique et pourtant leur amour dépasse les clivages.
    Au delà de leur histoire d'amour, on découvre aussi toute une époque, tout le milieu théâtral anglais qui vît les débuts de Synge et de Yeats, l'incompréhension du public, l'attachement de Synge envers les petits paysans qui va à l'encontre de son éducation.
    Leur histoire tournera court et c'est la vieille Molly qui, en tant que dernier témoin, nous livrera son témoignage sur cette époque bénie. le contraste est d'autant plus choquant que Molly vit désormais dans le dénuement le plus total, se nourrissant de souvenirs faute d'aliments. Sa déchéance est poignante, tout comme sa fierté à vouloir sauver la face, envers et contre tout. Les allers-retour entre les époques perturbent quelque peu au départ, avant de nous embarquer dans un tournoiement de misère et de gloire. Synge n'est plus mais l'amour de Molly continue de flamboyer sous sa carapace décrépie, s'accrochant à quelques lettres comme à un trésor de grande valeur.
    Formidable roman dont la très belle écriture nous interpelle dès les premières lignes ! La narration se fait à la deuxième personne et prend à partie à la fois le lecteur et Molly, comme une petite voix de la conscience qui admonesterait son enveloppe physique. Très écrit, dans une prose raffinée qui retranscrit bien les formes et l'ambiance de l'époque, Muse nous catapulte dans un Londres théâtral où les carrières se font et se défont au gré d'une opinion publique arrêtée et peu novatrice. Amour, solitude, difficulté de la création littéraire, théâtre, histoire irlandaise, ce roman d'inspiration historique et littéraire s'avère très dense et riche d'émotions. Suivant le parcours d'une jeune fille naïve qui deviendra néanmoins la Muse d'un grand auteur, le lecteur ne peut que s'attacher au personnage et découvrir un aspect peut-être méconnu de l'auteur. Centré autour de Molly, le texte tend à mettre en avant celle qui fut toujours dans l'ombre tout en brillant sur les planches.
    Muse est sans conteste un roman brillant qui fait la part belle à la finesse et transforme un amour à la fois passionné et douloureux en un petit bijou littéraire. Un superbe hommage à un dramaturge que, je dois le reconnaître, je ne connaissais pas vraiment.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-muse-joseph-o-connor-9..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par mimipinson, le 25 octobre 2011

    mimipinson
    Que je suis contente d'avoir terminé ce livre, non sans mal. S'il est indéniablement bien écrit, il est d'un abord difficile, voire parfois très difficile. Même lu à petites doses, ce livre ne parviendra pas à me séduire
    C'est surtout le changement de narration qui m'a mis mal à l'aise ; non pas que je n'aime pas cela ; bon nombre d'ouvrage fonctionne de cette manière-là. Mais en ce qui concerne ce roman, l'auteur en use et en abuse sans que cela soit clair au départ.
    En toute simplicité : je me suis ennuyée.
    O'Connor s'inspire des amours passionnelles entre une comédienne et un dramaturge de 18 ans son ainé pour bâtir, de manière assez brouillonne pour moi, une fiction très libre, puisque lui-même l'explique au terme de son ouvrage.
    Tout commence à la fin, alors que Molly erre dans Londres, imbibée d'alcool, à recherche du cachet pour survivre. Son grand amour n'est plus depuis longtemps, elle se souvient…..grand retour à ses débuts de comédienne. C'est sous la forme du « tu » qu'elle s'exprime, se parlant à elle-même….. C'est lourd D'autant plus lourd, que cela change souvent.
    Que retirer d'une telle histoire ? Que cette histoire d'amour était vouée à l'échec : Synge, protestant bien né, dans une famille attachée à ses principes ; Molly , catholique moins bien lotie. Tous deux sont obligés de se cacher, et sont l'objet d'un rejet de leur famille et de leurs amis comédiens ? le monde un peu spécial des comédiens ? En réalité, je me sens assez démunie, et à court d'argument à propos d'une lecture souhaitée, attirante sur le papier, et décevante à l'arrivée.
    Un grand merci aux éditions Phébus et à Babélio pour m'avoir permis de lire ce livre dans le cadre de la masse critique.

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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 06 octobre 2011

    sentinelle
    Ce roman au début prometteur et porté par une belle écriture s'enlise malheureusement progressivement, sa chronologie déroutante n'aidant pas vraiment à s'accrocher. Et c'est avec un léger sentiment de délivrance que j'ai tourné les dernières pages du récit. Pas vraiment mauvais mais pas non plus le meilleur roman de l'auteur, loin s'en faut, même s'il distille de temps à autre un charme volatile et indéfinissable, la patte de Joseph O'Connor sans doute.
    Plus qu'une biographie romancée, il s'agit surtout ici de la déchéance d'une femme jolie mais "mal-née", du poids des conventions sociales et de l'héritage familial quel que soit l'amour porté à l'autre. Que son partenaire ait été John Millington Synge n'a pas vraiment eu de signification particulière pour moi, si ce n'est qu'il introduit l'univers du théâtre et de l'écriture. Pour le reste, il semble toujours dans l'ombre, en retrait, distant et finalement inatteignable, il glisse entre les doigts cet homme-là.
    L'extrait d'une pièce écrite par Molly (lorsque deux univers, l'un bourgeois et l'autre rural, se rencontrent autour d'une table) est par ailleurs un petit bijou de drôlerie. Mais cela ne suffit pas à sauver ce roman dans l'ensemble assez maussade. Les couleurs dominantes sont du côté de l'amer, de la mélancolie, de la déchéance et des désillusions de la vie. Un roman triste finalement.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (5)


  • LePoint , le 18 novembre 2011
    S'il n'était que l'histoire d'un amour, si bouleversante soit-elle, ce roman n'aurait pas la même force. C'est aussi un hommage au monde du théâtre et une évocation de la littérature irlandaise où passent, très discrètes, les ombres de Joyce et de Samuel Beckett.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LesEchos , le 08 novembre 2011
    Joseph O'Connor fait oeuvre de fiction, mêle des extraits de vraies lettres à d'autres inventés, imagine une escapade du couple dans la campagne irlandaise... Ce faisant, il crée un couple de légende, dont les sentiments absolus attisent la passion artistique.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Telerama , le 05 octobre 2011
    Muse est tour à tour un poème épique, un échange de correspondance, un roman d'amour impossible. En choisissant une temporalité théâtrale - une journée dans la vie de la vieille Molly Allgood -, O'Connor y ajoute la puissance de la tragédie qui s'achève sur la mort prématurée de l'un, la déchéance de l'autre.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 02 septembre 2011
    Et c'est aussi le travail acharné du dramaturge, son combat "pour calmer ses démons", que décrit l'auteur de Desperados dans ce roman magnifique qui n'a rien d'une pâle biographie.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 26 août 2011
    Muse n'est pas un roman historique […]. Mais si Joseph O'Connor s'est débarrassé des faits, des dates, des lieux, c'est pour pouvoir approcher, léger, le mystère et la beauté qui nimbent les histoires d'amour.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 19 mars 2012

    Chère MIss O'Neill,

    Un petit mot pour vous dire combien j'ai apprécié votre compagnie au fil des années ainsi que notre amitié. Je ne suis pas au mieux en ce moment. J'ai un peu peur de temps à autre, et bien sûr j'éprouve des regrets. Les chemins j'amais explorés, etc.
    Je ne suis pas du genre à faire des scènes ni à dire ce que je ressens. Ma défunte épouse, qu'elle soit en paix, me gourmandait toujours parce que je ne parlais pas. Mais les hommes sont comme ça, j'imagine. Toutefois, je tiens à vous dire quelque chose qui, j'espère, ne vous bouleversera par trop : de bien des façons, je vous ai aimée comme la soeur que je n'ai jamais eue et même, pour être tout à fait honnête, comme une amie très spéciale. Ce fut un honneur de connaître une dame aussi belle, aussi gentille et pleine de vie. Sans oublier votre esprit enjoué et votre gaîté face à la vie. Tout ce que vous disiez était toujours si plein de bon sens, mais aussi de charité, de compassion envers les autres, de compréhension. A tel point que je me suis dit bien des fois : "Si tout le monde ici-bas était comme ma chère MIss O'Neill, nous ne serions pas dans la panade où nous sommes".
    J'aimais particulièrement les jours où vous me rendiez visite dans ma petite boutique, nos longues conversations, nos petites plaisanteries. Les livres sont merveilleux, n'est-ce pas, qui rassemblent les gens. Je pense qu'il représente la meilleure part de nous-mêmes, les livres et la musique. Et le courage.
    Hélas, je ne crois pas qu'il y ait grand-chose qui nous attende "de l'autre côté", comme on dit, cependant si c'était le cas, après tout, qui sait ? - je me suis trompé tant de fois ! -, j'ai pris l'engagement spirituel de vous accompagner tous les jours de votre vie, si je le puis.

    Au revoir, ma chère MIss O'Neill;
    Votre ami aimant
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  • Par Carosand, le 16 mars 2012

    Il sait qu'une seule chose nous distingue des bêtes : le fait que chacun d'entre nous porte en lui un Eden, un royaume de silence intérieur, que certains nomment l'âme, faute d'autre nom. La difficulté consiste à permettre aux gens de l'atteindre, même un instant, de recevoir sa bénédiction, d'être sauvés du sous-murmure crasseux de la vie.
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  • Par kathel, le 21 septembre 2011

    Même après sa mort, sous le déluge du deuil, tu continuais d’imaginer votre terre promise. Lui, regardant le rugissement du Niagara, ou bien au marché aux oiseaux à Bâton Rouge, à bord du bateau voguant vers Great Falls, dans le Montana. Certains vont au paradis, d’autres au purgatoire, mais les meilleurs partent pour l’Ouest éternel. Au cours des années qui suivirent sa disparition, durant les saisons de ta gloire américaine, à chaque fois que tu saluais le public, tu songeais à lui.
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  • Par csapin, le 28 décembre 2011

    L'existence est pleine de bienfaits. Ne serait-ce qu'être en vie ! Car les obstacles qui pèsent sur elle sont innombrables, insurmontables ; le simple fait d'y songer fait froid dans le dos. Les disparus sont si nombreux. Sans compter les milliards qui ne sont jamais nés. Aucun de nous ne devrait se trouver ici-bas. Pourtant nous sommes bien là. Et tout ceci constitue une aventure si belle, si étrange ; qui refuserait de s'y lancer, à part les fous, les écorchés ?
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  • Par Cath36, le 15 octobre 2011

    Monsieur,
    Il est grand temps d'entreprendre quelque chose au sujet du nombre d'indigents qui errent à travers Londres. Récemment... je dus traverser Trafalgar Square...en compagnie de mon épouse et de notre fille. Nous fûmes assaillis par la vision d'une femme d'un certain âge, endormie au pied de la colonne Nelson. Elle tenait à la main une bouteille bien visible... En tant que contribuable et patriote, fier d'avoir servi notre Royaume en tant de guerre, je me sentis insulté et mû par une juste colère de devoir subventionner la paresse chez ce type de personnes, qui devraient savoir que de jeunes gens impressionnables peuvent avoir à passer par là, sans oublier l'effet produit sur les visiteurs non londoniens....Vous comprendrez, Monsieur, que la Guinness, si je puis dire, me soit montée au nez.
    Salutations, et caetera,
    Un contribuable inquiet du Berkshire
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