> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2070359492
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.35/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
A l'approche de la cinquantaine, le pasteur Oskar Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Eglise lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens le désolent. Comme si cela ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par RatonLaveur, le 23 novembre 2008

    RatonLaveur
    Un roman complètement fou à la limite de l'invraisemblable (parfois dépassée…) mais qui nous apporte un bon moment de jouissance. Un conseil, lire ce livre comme si on était enfant et que nos parents nous racontaient une histoire avec des animaux et des humains, une histoire où tout peut arriver et même si ce qui arrive n'a pas de sens, on peut quand même s'en délecter, se laisser porter par l'histoire, en rire ou en pleurer pour le seul plaisir de se faire raconter une histoire.
    La voici, cette histoire. le pasteur Huuskonen approche de l'âge fatidique de la cinquantaine. Son mariage bat de l'aile, sa foi est ébranlée, ses paroissiens le découragent, bref sa vie est toute croche. Et le jour de son anniversaire, ses paroissiens lui donnent le bébé ourson, rejeton de la maman ourse qui vient de tuer la traiteur du village (on ne peut imaginer cette scène de crime …)
    Le pasteur adopte cet ourson, rencontre une biologiste aux recherches particulières, hiberne d'une certaine façon avec son ourse, lui montre des tours et enfin, mis en congé par son évêque, par à travers le monde …
    Roman complètement hilarant, comme toute la production de Paasilinna, cet opus nous offre un bon moment de détente. Et malgré toute la légèreté de ce roman, on y retrouve des moments de réflexion et une recherche du sens de la vie qui nous porte à nous poser quelques questions. Derrière le rire, il y a toujours une réflexion qui sommeille. Paasilinna est maître dans l'art de la réveiller.
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    • Livres 5.00/5
    Par Litterature_et_Chocolat, le 29 septembre 2011

    Litterature_et_Chocolat
    Ce livre est une perle de la littérature scandinave : un humour décapant présent à chaque page, un ton qui oscille entre le sérieux et la dérision, le tout sur un rythme endiablé et sous une plume excellente.
    Arto Paasilinna peut entrer au panthéon des écrivains à l'humour hilarant : il possède ce talent rare de cumuler une excellente plume et des idées incroyablement loufoques.[...]
    Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen est un roman complètement déjanté et décalé : entre l'apprentissage du javelot ascensionnel, la construction de la tanière pour l'hibernation de Belzébuth et les frasques peu platoniques du pasteur, on se demande pour quelle destination on embarque au début du roman. L'auteur nous rassure prestement : il n'y a aucun temps mort, chaque page pétille d'humour et de légèreté, et on accompagne sans s'en apercevoir le pasteur Oskar Huuskonen et son « courte-queue » à travers toute l'Europe.
    Au passage le lecteur avide de savoir glanera de précieuses informations : comment vit, mange et hiberne un pestoun (connaissiez-vous « légendaire ‘pet de l'ours' » au sortir de l'hiver?), quels sont les éléments indispensables pour pratiquer le rituel du sauna finlandais, quelques citations bibliques, l'art d'écouter les messages provenant de l'espace…
    Subtilement caché sous la drôlerie de l'histoire, le message d'Arto Paasilinna n'en est pas moins bien présent : il suffit de peu de chose infléchir le cours de sa vie. Si tout le monde n'a pas la chance d'adopter un ourson aussi serviable que Belzéb, chacun peut trouver l'originalité et l'insouciance qui égayent l'existence. Et s'il suffisait d'y croire?
    [...]

    Lien : http://litteratureetchocolat.wordpress.com/2011/09/29/le-bestial-ser..
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    À l'approche de la cinquantaine, le pasteur Oskari Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Église lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens le désolent.
    Comme si cela ne suffisait pas, ses ouailles décident de lui offrir pour son anniversaire un cadeau empoisonné : un ourson qui vient de perdre sa mère, spectaculairement morte par électrocution au sommet d'un pylône à haute tension du village.
    Mais le pasteur s'attache peu à peu à l'animal et pousse la sollicitude jusqu'à lui construire pour l'hiver une tanière dans laquelle il finit par le rejoindre, en compagnie d'une charmante biologiste venue étudier les mœurs de la bête.
    Il n'en fallait pas moins pour que la vie d'Oskar Huuskonen bascule : la pastoresse demande le divorce, la biologiste prend la tangente et l'évêque, lassé des bizarreries du pasteur, le met d'office en congé. Ruiné et l'esprit chagrin, Huuskonen décide de partir à l'aventure avec son ours. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence.
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    • Livres 1.00/5
    Par 2dtens, le 09 février 2009

    2dtens
    Et bien je n'ai pas l'habitude de faire de mauvaises critiques, mais là je dois dire que ce livre ne m'a pas convenu du tout.
    Je suis dans l'obligation d'avouer que je ne l'ai pas fini, tellement j'ai eu des la peines à le lire dès les premières pages...
    On m'a conseillé alors de ne pas me forcer à le lire, chose que j'ai faite.
    Peut être que je n'ai pas lu ce roman au bon moment, alors je l'ai mis de côté, et peut que je le reprendrais un jour... mais vu les autres critiques des membres de Babelio, je pense que ça sera pas pour tout de suite. Mais on m'a viviement conseillé un autre livre de cet auteur que j'essaierai pour ne pas rester sur un échec!!
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 juin 2011

    brigittelascombe
    Voici du grand guignol dans l'humour et la bonne humeur car ce prêtre à poigne, ce pasteur Huuskonen, qui s'agite bruyament du haut de sa chaire,parle cru,adopte un ourson orphelin loufoque, étudie ses moeurs dans une caverne en compagnie d'une biologiste dévétue,se fait mettre à la porte par son épouse ulcérée, apprend à faire des signes de croix à Belzeb l'ours qui grandit et envahit son espace intime,devient défroqué au fil des pages entre mer blanche et mer noire en compagnie d'une belle Tania,vide des pintes à tour de bras,monte des spectacles avec son ours 'pieux' jusqu'en Israël, se roule dans le blasphème... ne peut que nous faire rire d'un bout à l'autre du livre.
    Une verve pimentée, un humour décapant et une imagination hors normes. Bravo Arto Paasilinna, je connaissais vos "Petits meurtres entre amis", il me reste encore une bonne trentaine de vos romans à découvrir et plus d'ici là car comme vous aimez à le dire:
    "Les finlandais ne sont pas pires que les autres mais suffisament mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours".
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Citations et extraits

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  • Par Litterature_et_Chocolat, le 29 septembre 2011

    Arto Paasilinna va faire des adeptes lorsque les premiers grands froids vont faire leur apparition…

    « Sur un plan général, l’économie entière du pays bénéficierait d’un sommeil hivernal, médita l’ingénieur-conseil Soininen. Tous les services pourraient par exemple être suspendus, seules les industries de transformation continueraient de tourner, grâce à la main d’œuvre étrangère qui resterait éveillée, et les exportations rapporteraient bien sûr toujours autant, hiver comme été. Maintenant, les chômeurs se tournent les pouces toute l’année, bien obligés, mais si on adoptait officiellement le sommeil hivernal, les périodes de chômage diminueraient d’autant et se réduiraient à l’été. D’où des économies considérables pour le budget de la nation, en ces temps difficiles. »
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  • Par clarinette, le 05 avril 2009

    Le pasteur Huuskonen s'occupait des cours de cathéchisme. L'ours savait déjà faire avec dextéritié des signes de croix et joindre les pattes, s'agenouiller lever le museau vers les cieux, prendre une mine pieuse et avoir l'air de prier. Il fallait maintenant peaufiner ces gestes et en apprendre d'autres. Oskar enseigna à Belzéb la lithurgie des principales cérémonies : baptême, mariage et enterrement. L'ours ne pouvait bien sûr pas chanter de cantiques, mais il se balançait avec ferveur au rythme des psalmodies de son maître.
    En plus de ces rites chrétiens, Oskar Huuskonen apprit à Belzéb à se prosterner en direction de La Mecque à la manière des musulmans et lui montra quelques pratiques médiumniques shintoïstes dont il se trouvait se souvenir. l'ours assimilait le plus souvent avec zèle le langage gestuel des croyants. Quand Huuskonen lui ordonnait de prier, il frémissait de la truffe et mâchillait des babines. Il prenait avec aisance une Bible entre ses pattes et la feuilletait comme s'il avait su lire l'Evangile.
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  • Par Marielino, le 20 août 2009

    […] L’on réfléchit au cadeau à offrir au héros du jour. Il fallait quelque chose d’original et d’emblématique. C’est alors que quelqu’un suggéra de faire don au pasteur de l’ourson mâle que l’on avait recueilli à peu de frais dans le sapin du jardin de l’organisatrice de banquets Astrid Sahari. […] On avait beau avoir proposé l’orphelin non seulement au parc animalier d’Ahtari, mais aussi au zoo de Korkeasaari et jusqu’à Lulea, en Suède, personne n’en voulait. On n’avait pas pour autant le cœur de le tuer, et voilà que s’offrait l’occasion d’en faire cadeau au pasteur Oskar Huuskonen. L’idée semblait bonne, car l’homme était originaire de Laponie, et fils d’un chef de flottage, donc en un sens proche de la nature primitive et sauvage, du moins par sa naissance, et le gratifier d’un ours semblait tout à fait approprié. D’autant plus que l’on échapperait ainsi à la nécessité de lancer une collecte auprès des paroissiens pour l’achat d’un autre présent.
    Personne n’ajouta tout haut qu’un ours vivant était un cadeau particulièrement bien choisi pour l’intransigeant ministre du culte : il aurait là de quoi méditer. C’était en outre une bonne occasion de rabattre son caquet à l’arrogante pastoresse imbue de sa personne et de son statut de suédophone, toujours prompte à critiquer Nummenpaa et ses habitants. Quand elle aurait à nourrir l’ourson et à nettoyer le tapis du salon de ses crottes, peut-être se rendrait-elle compte de ce que les gens pensaient d’elle. On pouvait aussi secrètement espérer que lorsque l’ours aurait grandi, il se déciderait, un jour de rogne, à se jeter sur le pasteur et la pastoresse avec assez de sauvagerie pour laver d’un coup tous les affronts accumulés.
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  • Par webdouwap, le 17 août 2009

    Tania Mikhaïlova regarda le pasteur Oskar Huuskonen, assis sur son tabouret dans un coin du baraquement, des écouteurs sur les oreilles, attentif au moindre crachotement du cosmos. L'écran de l'ordinateur était d'un gris uniforme, on n'y distinguait aucun signe de vie. L'opératrice radio songea qu'elle s'était vraiment trouvé là un drôle d'amant, un homme comme on en fait peu: un prêtre finlandais défroqué, arrivé dans l'ïle avec un ours qui dansait et faisait des signes de croix dans la boîte de nuit d'un paquebot-et voilà qu'en plus il avait trouvé moyen de s'installer chez elle et tentait de prendre contact avec des extra-terrestres. Une femme ne se méfie jamais assez de ce que le destin lui réserve
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  • Par webdouwap, le 17 août 2009

    Le couple faisait chambre à part depuis que Saara avait frappé Belzéb avec le battoir à tapis. Avant de se retirer chacun de son côté, le soir, ils se souhaitaient cependant bonne nuit. Pas de querelle ouverte dans cette famille, donc, mais un sentiment de malaise. La pastoresse, dans son lit, méditait sur son sort d'épouse d'un homme au cerveau détraqué. Oskar avait réellement perdu le sens des réalités, et bien sûr il ne s'en rendait pas compte. Un vieillard qui s'amourache d'une donzelle, comme Oskar de cette boulotte chercheuse d'Oulu, est déjà en soi ridicule et pitoyable, mais aller en plus se vautrer avec elle, et dans la tanière d'un ours ! A son âge, juste ciel ! C'était aussi navrant que lamentable. Saara Huuskonen avait téléphoné à un psychiatre et avait même, sous prétexte d'achats de Nöel, été parlé de sa honte à Helsinki, mais Oskar n'avait fait que hausser les épaules. Il était parfaitement sain d'esprit, prétendait-il, et Saara s'énervait pour rien comme d'habitude. La ménopause ? avait-il même osé suggérer.
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Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011








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