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ISBN : 2844202799
Éditeur : Thierry Magnier (2004)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De son enfance, elle ne se souvient de rien, ou presque. Juste d'avoir été "la fille du pauvre Jean-Paul". Mais son père n'est même pas mort, bien pire, il a disparu, tout lâché. Il les a abandonnées, du jour au lendemain, sa mère et elle. Alors, son enfance après l'att... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 27 octobre 2014

    marina53
    Son père est parti du jour au lendemain, sans crier gare. Alors qu'il se rendait comme tous les jours au boulot, rien ne laissait paraître qu'il n'allait pas revenir pour manger. Sa mère et elle l'ont l'attendu... En vain. Le pire scénario est envisageable et l'attente interminable. Quarante jours, il leur aura fallu attendre pour enfin savoir ce qui lui était arrivé. Quand les gendarmes sont venus leur annoncer qu'il était tout simplement parti refaire sa vie ailleurs et qu'il ne voulait plus les voir, ce fut un véritable choc. Peut-être même pire que s'il était mort. Des tas de questions se bousculent alors dans la tête de cette adolescente. Pourquoi son propre père ne veut-il plus la voir? Pourquoi les avait-il abandonnées? A partir de ce moment, sa vie prend un tournant: il y aura sa vie avec son père et sa vie sans lui. Dès lors, elle et sa mère ne partagent presque plus rien, chacune s'enfonce dans son propre chagrin, la communication s'étiole. Sa mère en vient même à reporter sa colère et sa douleur sur sa propre fille...
    Dans ce roman autobiographique, Marie-Sabine Roger nous livre un moment fort de son enfance, à savoir la disparition de son papa. Du jour au lendemain, elle se retrouve seule avec sa maman avec qui elle ne partage rien. Elle grandira sans lui et malgré cela, elle ne cessera d'y penser, de l'imaginer dans sa nouvelle vie et à rêver qu'un jour il reviendra. Elle assistera impuissante au naufrage de sa mère. Heureusement, elle va faire la rencontre d'un personnage haut en couleurs (normal pour un fleuriste) mais surtout elle s'adonnera à l'art. L'auteur dépeint tout en finesse et poésie l'adolescente qu'elle était et son ouverture au monde grâce à la sculpture. Entre le manque de dialogue entre la mère et la fille, la confusion des sentiments et l'envie de s'envoler, l'on est plongé en pleine adolescence. Un roman tendre et touchant...
    Une poignée d'argile et des poussières d'étoiles...
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 25 décembre 2013

    canel
    Quarante jours interminables entre la mystérieuse disparition paternelle et l'annonce officielle de sa fugue. La mère s'est effondrée peu à peu pendant l'attente, plus encore en apprenant la fuite, reportant malgré elle sa douleur, sa honte et sa colère sur sa fille de dix ans déjà fragilisée par ce drame. Attitude qui les éloigne forcément l'une de l'autre, pousse de plus en plus l'adolescente à idéaliser ce père absent, et la convainc que sa mère ne l'aime pas.
    Intéressante, cette vision d'une désertion soudaine. Un divorce ou même la mort auraient été moins douloureux : c'est la blessure de l'égo qui torture cette femme, pas le vide de l'absence. D'autant que sa honte est décuplée par la curiosité des autres, leur regard réprobateur, leurs soupçons : si son mari l'a laissée, elle est (un peu) responsable, forcément.
    Intéressante également la description des relations mère-fille : l'incompréhension mutuelle et les conflits exacerbés par les événements, le repli de la jeune adolescente qui se réfugie dans la création artistique.
    Curieusement, je trouve que les textes pour adolescents de cette auteur - tout comme ses nouvelles pour adultes - sont plus profonds, moins stéréotypés, moins mièvres et démagos que la plupart de ses romans pour adultes. Je préfère.
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    • Livres 4.00/5
    Par Benjo1306, le 07 juin 2012

    Benjo1306
    La fille de Jean-Paul nous raconte comment son père a disparu. Une longue partie de ce roman est basé sur les réactions, les attitudes, les comportements de la narratrice et de sa mère qui ont du mal à vivre cela. Mais ce n'est pas une disparition comme on peut le penser et c'est donc beaucoup plus dur à supporter.Nous vivons avec la fille du salaud son enfance, plus ou moins délabrée et cette phrase est significative : « Mais il est vrai qu'il reste peu, au fond du crible, une fois la vie tamisée » Nous vivons aussi son entrée au collège, et puis sa découverte d'un lieu où elle pourra s'épanouir pour oublier le mutisme quotidien de sa mère. Un lieu où l'art s'installe dans ses mains fragiles, d'abord le dessin puis la sculpture grâce au fleuriste qui travaille en dessous de chez elle. Et c'est là que s'exprime toute la beauté de ce roman, comme une fleur qui éclot après la pluie. Et c'est tout le style de Marie-Sabine ROGER, qui s'intéresse souvent aux gens cassés par la vie, des gens qui en apparence, on l'air de bien vivre mais qui, au fond, ne dise rien de leur mal qui les ronge jour après jour. Dans ce roman, ce sont les phrases courtes qui règnent, des phrases qui rythment le récit d'une force inégalée. On retrouve les mots imagés et les mots qui se croisent bien que contraires dans leur sens mais qui le trouvent ensemble dans l'écriture de l'auteur de La tête en friche (adapté en film). Je vous invite donc, à découvrir et à ressentir cette poignée d'argile qui ouvre la porte d'une vie meilleure...
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    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 09 juillet 2013

    zabeth55
    Encore un joli portrait que nous offre Marie-Sabine Roger.
    Il s'agit cette fois d'une petite fille qui devient adolescente. Son père les a abandonnées, sa mère et elle, du jour au lendemain, sans explications.
    Une jeunesse solitaire, secrète, encore une fois très bien dépeinte, tout en finesse et en sensibilité.
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    • Livres 5.00/5
    Par myriampele, le 16 juillet 2012

    myriampele
    Cette jeune fille vit avec sa mère seule depuis que son père les a quittées
    Elle ne peut rien échanger avec cette mère qui s'est emmurée dans son chagrin. Alors elle s'invente un monde dans un jardin abandonné. C'est une histoire magnifique, qui ne peut que réveiller l'adolescent qui sommeille en chacun de nous...
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 27 octobre 2014

    Ne cherche surtout pas la perfection parce que la perfection n'a aucun intérêt. Elle est... comment dire? Elle est neutre. C'est ça: neutre! Pas de saveur, pas d'odeur, pas de charme. La perfection, ce n'est qu'une accumulation de critères moyens. Ni trop grand ni trop petit. Ni trop gros ni trop maigre. Ni trop blanc ni trop noir... C'est le contraire de la vie et de l'art. Parce que l'art, c'est dans l'inattendu, la gaucherie, l'erreur. C'est ce qui nous bouscule et nous enthousiasme. C'est ce qui nous saisit. La beauté, l'émotion, ça naît souvent de mariages hasardeux. Ou d'erreurs ou de dérapages. Mais jamais de la perfection...
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  • Par canel, le 26 décembre 2013

    Je ne sais ce qui fut, pour elle, le plus dur : le regard que lui porteraient les autres, ou celui qu'elle s'adresserait à elle-même, le matin, devant son miroir.
    Non pas veuve, ni divorcée, mais pire : ABANDONNÉE. Autant dire qu'elle n'était rien. Mais qu'elle deviendrait suspecte aux yeux du monde, tôt ou tard.
    Quels étaient ses torts, ses faiblesses ? Quel était son secret, la faille inavouable - il fallait bien qu'il y en ait une - enfin, ce qui avait poussé ce pauvre homme à partir ?
    Il y aurait deux camps.
    Mon père était un salopard ignoble, sans honneur. Un pourri.
    Mon père était une victime, qui avait fui. Car on ne quitte pas les gens POUR RIEN quand même !...
    (p. 41-42)
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  • Par canel, le 25 décembre 2013

    Aujourd'hui je sais que la pente est facile pour se laisser glisser vers la haine, à quatorze ans. Les sentiments sont neufs, pas encore émoussés. On peut haïr autant qu'on aime. Les blessures sont éternelles, et les serments, définitifs. Un rien exalte, ou mortifie. (p. 72)

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  • Par marina53, le 27 octobre 2014

    On peut trouver du beau partout. Ce qui compte, c'est le regard que tu portes sur les choses.

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  • Par marina53, le 28 octobre 2014

    Il ne faut pas réveiller le passé à tout prix, confronter la mémoire à la réalité. Il faut laisser dormir l'enfance.

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