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ISBN : 2226244328
Éditeur : Albin Michel (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.96/5 (sur 254 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un recueil de 5 nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l’architecture d’une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve.

Et pourtant, q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par bina, le 11 novembre 2012

    bina
    Voici encore un joli recueil d'Eric-Emmanuel Schmitt, j'ai beaucoup apprécié sa lecture.
    Il est constitué de cinq nouvelles, dont la première éponyme.
    Les deux messieurs de Bruxelles. Il y a 50 ans, un couple se marie dans une cathédrale. Dans l'ombre, derrière un pilier, Laurent et Jean se marie également, dans la clandestinité. Juste un échange d'anneau entre deux hommes qui ne peuvent pas légalement se marier. 50 ans plus tard, Geneviève apprend qu'elle est l'exécutrice testamentaire de Jean, un homme qu'elle ne connait pas, qu'elle n'a jamais rencontré. Dans cette nouvelle, nous remontons le temps, et voyons évoluer en parallèle le couple officiel et le couple clandestin, les joies, les peines, les souffrances, de ces deux couples, homo et hétéro.
    • Le chien : l'amour des hommes retrouvé grâce à un animal. Un chien est percuté par un camion et meurt. Cinq jours plus tard, son propriétaire se suicide. Comment peut-on se tuer pour un chien ? Cinq jours est le temps qu'il a fallut à Samuel pour rédiger une lettres contenant les explications nécessaires à destination de sa famille. Nous plongeons là-aussi dans le temps, remontons à l'occupation. Ado caché, dénoncé, déporté, survivant d'Auschwitz. Il a conservé son humanité grâce à un chien. « A ses yeux, j'étais un homme autant que les nazis », lors que pour ces mêmes nazis, ce chien « était une race en dessus de [la mienne] puisque les soldats appréciaient les animaux ». le chien, baptisé Argos comme dans Ulysse lui redonne goût à la vie dans cet enfer, et l'empêche, une fois rentré chez lui à Namur, d'assouvir sa vengeance. Il lui permet là-aussi de conserver son humanité, de ne pas plonger dans la barbarie, lorsqu'il se trouve face à face avec celui qui l'a dénoncé. Argos, les chiens de cette race et de ce nom vont se succéder dans sa vie, en mémoire à ce passé. Jusqu'à ce qu'il n'ait plus la force de recommencer.
    • Ménage à trois. Une nouvelle forme de couple se présente à nous. Constance, veuve Mozart, son nouvel époux, le baron von Nissen, et feu Mozart. Mozart, qui occupe la place centrale, puisque le Baron semble vivre avec elle, uniquement pour…Lui.
    • Un cœur sous la cendre. Amour et humanité sont présents dans ce récit bouleversant d'une famille. Alba et Magnus, leur fils Thor. Katrin, sœur d'Alba, et son fils Jonas, souffrant d'une malformation cardiaque et dont les jours sont comptés s'in ne reçoit pas une greffe. Mais en Islande, lorsque le volcan se réveille, et que le trafic aérien est perturbé, il parait difficile de trouver un cœur compatible. Un drame survient pour Alba et Magnus, alors que l'espoir est de retour pour Katrin.
    Commence alors pour Alba une épreuve difficile, elle se demande sans cesse si son fils mort a pu ‘'servir'' pour sauver son cousin. Volonté de vengeance, de tuer, par jalousie, par dépit. Jonas se retrouve au cœur d'un combat de mères.
    • L'enfant fantôme. Deuxième nouvelle où la maladie joue un rôle important. Un dilemme que beaucoup de parents ou futurs parents connaissent. Lorsqu'on vous annonce que que votre enfant à naitre souffrir d'une malformation ou d'une maladie lourde, faut-il lui donner la vie, tout en connaissant les traitements qu'il va endurer, la souffrance, la mort prématurée ? C'est oublier qu'au milieu de toutes ces difficultés, il y a la vie, ses joies, ses espoirs, même si la vie doit être courte.
    Toutes ces nouvelles tournent autour de l'amour, et surtout des vies virtuelles qui se cachent derrière la vie réelle. Ces deux hommes de Bruxelles, qui vivent en imagination et par procuration la vie de mère de Geneviève. Samuel, qui ne sait pas s'il aurait gardé son humanité sans un animal. Mozart, qui passe de l'ombre à la lumière grâce à son successeur dans le lit de sa femme. Alba, qui manque elle-aussi de perdre son humanité dans son combat de mère pour garder la tête hors de l'eau après la mort de son fils. Et l'enfant qu'on aura jamais, parce qu'on imagine sa vie avant qu'il puisse la vivre. le pouvoir de l'imagination et de se persuader de choses qui ne sont pas. Qui gâche la vie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellane92, le 27 novembre 2013

    Ellane92
    Les deux messieurs de Bruxelles est un recueil de 5 nouvelles dont la première donne son nom à l'ouvrage.
    Les quatre premières nouvelles sont plutôt longues, une bonne soixantaine de pages, presque des mini-romans, la cinquième est plus courte.
    J'ai plutôt apprécié les deux premières nouvelles ainsi que la dernière, je n'ai pas du tout accroché aux autres. Finalement, les nouvelles que j'ai le plus aimé étaient celles qui suivaient ses personnages pendant plusieurs dizaines d'années, décrivant leur vie, leurs espoirs, leurs tourments et leurs joies.
    J'aime la capacité d'E-E Schmitt d'adopter un point de vue différent, auquel on ne s'attend pas (comme on peut le voir dans ses romans La Part de l'autre ou L'évangile selon Pilate) ; on retrouve un peu cette approche dans les deux premières nouvelles, Les deux messieurs de Bruxelles et le chien.
    L'intérêt d'une nouvelle est souvent sa chute, à laquelle on ne s'attend pas. Effet raté concernant la troisième nouvelle, le ménage à trois, dont j'ai deviné rapidement l'issue ; du coup, le développement de l'histoire m'a paru longuet.
    Contrairement aux autres nouvelles qui s'inscrivent dans la réalité, qui pourraient ou auraient pu être, la quatrième nouvelle, le cœur sous la cendre, m'a paru peu plausible.
    Enfin, si j'ai beaucoup apprécié L'enfant fantôme, j'y ai perçu une certaine cruauté que je n'avais jamais trouvé chez cet auteur, qui me parait poser généralement un regard bienveillant sur ses personnages.
    Ces nouvelles parlent de ce qu'est un être humain, de ce qu'il y a derrière ce qu'on aperçoit au premier abord ; elles parlent aussi et souvent de la maternité, de la perte d'un être cher. Dans le journal d'écriture publié à la fin du roman, l'auteur nous fait part de ses pensées lors de l'écriture du recueil. Dans ces nouvelles, il développe un certain nombre de thèses sur des sujets d'actualité (le mariage homosexuel par exemple) que je ne partage pas et qui résonnent un peu, de façon discrète, comme des leçons de morale.
    Dans tous les cas, le talent de conteur de Schmitt est présent, et sa plume fluide et élégante nous embarque pour de jolies rencontres. Un recueil agréable à lire.
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 23 février 2013

    LecottagedeMyrtille
    De tous les visages d'Eric-Emmanuel Schmitt, je crois que c'est celui de conteur que je préfère... Il a le don de nous transporter d'un univers à l'autre, de nous embarquer dans une intrigue et de nous faire partager avec intérêt le destin de ses personnages. J'ai lu bon nombre de ses œuvres, j'ai été rarement déçue...Les deux messieurs de Bruxelles constitue un recueil prenant, qu'on dévore en quelques jours. Il est le digne petit frère des précédents recueils, Odette Toulemonde, La rêveuse d'Ostende et Concerto à la mémoire d'un ange.
    La nouvelle éponyme, Les deux messieurs de Bruxelles, trace le destin en parallèle de deux couples, unis le même jour : le couple officiel, Geneviève et Eddy, unis à l'église devant famille et amis, et le couple formé par Laurent et Jean, unis en toute discrétion, derrière un pilier, au cours de cette même cérémonie. le hasard qui a vu les deux couples se dire oui le même jour va les lier pour toute leur vie, sans que jamais Geneviève et Eddy ne s'en aperçoivent. En effet, Laurent et Jean vont suivre l'évolution de leurs sentiments et même devenir pères par procuration. C'est une nouvelle très émouvante, qui pique d'abord la curiosité du lecteur : Geneviève, âgée, reçoit un mystérieux héritage au début du récit, héritage qui va être explicité aux yeux du lecteur ; puis d'intrigant, le récit se fait ensuite plus intimiste pour soulever des questions qui parlent à chacun de nous – la longévité d'un couple, la fidélité, la paternité... C'est une nouvelle plus que jamais d'actualité.
    Le chien, inspiré d'une réflexion du philosophe Emmanuel Levinas, aiguillonne également la curiosité du lecteur : Samuel Heymann, médecin en milieu rural, a eu dans sa vie plusieurs chiens successifs qu'il a toujours nommés Argos, comme le chien d'Ulysse. Lorsque le dernier meurt écrasé, Samuel se suicide. le narrateur, un romancier, trouvera la réponse à cette fin brutale et incomprise en lisant le témoignage laissé par Samuel. Il lui faudra pour cela vivre à travers cette lettre l'horreur de l'histoire du XXème siècle.
    Ménage à trois est sans doute la nouvelle qui paraît au premier regard la plus banale mais se révèle finalement la plus ingénieuse... Une jeune trentenaire autrichienne épouse en secondes noces un ambassadeur danois, lequel semble d'intéresser davantage à son défunt mari qu'à elle-même. Je n'en dis pas plus, si ce n'est que vous serez sans aucun doute surpris ! « Allons, tu ne vas pas être jalouse de ma relation avec ton premier mari que je n'ai pas connu et qui est mort ? »
    Un cœur sous la cendre est un récit original, qui se déroule en Islande alors que Eyjafjöll se réveille. Alba voue une tendresse sans bornes à son neveu Jonas, un adolescent malade du cœur ; au contraire, elle entretient une relation conflictuelle avec son propre fils Thor, jusqu'à ce que l'imprévisible se produise...L'éruption volcanique dessine en quelque sorte un paysage mental, reflet des sentiments et des souffrances endurées par Alba. C'est une nouvelle poignante là aussi car si au départ je me suis attachée à Alba et à sa jolie relation avec son neveu, j'ai été déroutée par la suite. Mais qui sait jusqu'à quelles extrémités la souffrance peut nous mener ?
    Seule la dernière nouvelle, L'enfant fantôme, m'a semblé un peu moins travaillée que les autres et de ce fait, un peu frustrante, un peu abrupte, alors qu'elle soulève justement une question cruciale et ô combien déchirante. le narrateur, intrigué par l'attitude d'un couple marié qui fait mine de s'ignorer, découvre peu à peu leur histoire tragique. Alors qu'ils attendaient un enfant, Séverine et Benjamin ont été confrontés à un dilemme terrible : donner le jour à un enfant malade ou renoncer et lui épargner des souffrances.
    C'est donc une lecture, vous l'aurez compris, qui m'a transportée, qui m'a fait voyager dans l'espace et dans le temps et qui m'a surtout émue.
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    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 24 janvier 2013

    ph_hugot
    ...Heureusement, grâce à son éditeur Albin Michel, j'ai pu me racheter et me replonger dans une oeuvre d'Eric Emmanuel Schmitt, à savoir son tout dernier roman, Les deux messieurs de Bruxelles, qui , en fait, est un recueil de 5 nouvelles, qui ont toutes une thématique en commun, celle dont je vous ai parlé tout à l'heure, l'amour évidemment, et l'amour sous toutes ses formes : : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi amour de l'art ou amour de l'humanité.
    A travers ces 5 nouvelles, voyage de Bruxelles à Viennes, du 18ème siècle à nos jours. A travers une galerie de personnages dont la psychologie est à chaque fois bien creusée Eric-Emmanuel Schmitt nous pose avec vraie sensibilité et finesse des questions sur l'amour sous toutes ses formes.
    La première nouvelle, la plus originale et réussie à mes yeux, celle qui donne le titre voit se croiser un couple homosexuel qui vit le mariage et la paternité par procuration dans l'ombre d'un couple hétérosexuel, et cette idée ingénieuse est joliment exploitée tout au long de son récit.
    Les autres nouvelles, « le chien », « Ménage à trois », « Un cœur sur la cendre » et « L'enfant fantôme », on y voit un Beauceron qui redonne foi en l'humanité à un ancien déporté de guerre, un étrange triangle amoureux entre une femme, son défunt mari compositeur et son nouvel époux, une mère qui préfère son neveu à son propre fils, et un enfant qui ne naîtra pas parce que ses parents le savent malade, entre autres.
    Toutes ne sont pas de même qualités ( outre ces messieurs de Bruxelles, Ménage à Trois et l'enfant fantome m'ont semblées les plus réussies) mais toutes développent une même idée, ce besoin de compenser nos manques et nos frustrations par le pouvoir de l'imaginaire qui permet de s'ouvrir à d'autres vies....chronique en intégralité sur mon site www.baz-art.org

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/01/24/26108939.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 17 mai 2013

    Eve-Yeshe
    Dans ce livre, recueil de nouvelles, l'auteur nous parle encore de façon superbe de l'amour. L'amour entre deux hommes d'abord qui décident de s'unir pour la vie en assistant au mariage d'un jeune couple qu'ils vont suivre tout au long de leur vie. Leur cérémonie discrète, intime est bouleversante. Et cette première nouvelle, l'auteur compare les deux couples et leur évolution réciproque avec lucidité et tendresse.
    Dans la deuxième nouvelle, il nous parle de l'amour entre l'homme et l'animal, amour pur, sans calcul ni bassesse, comment un chien peut rendre sa dignité à un homme démoli par les nazis car il est juif. C'est une autre forme de couple uni pour la vie.
    La troisième plus brève et plus légère nous montre un autre type d'amour : l'homme et la musique….
    La quatrième est une réflexion sur la greffe d'organe, l'acte généreux du don et l'amour qu'il faut pour donner un organe ou vivre avec l'organe d'un autre.
    Une réflexion donc, sur toutes les formes d'amour possibles, ce livre nous évoque bien sûr « le Concerto à la mémoire d'un ange » où Eric-Emmanuel SCHMITT posait la question de la possibilité ou non de rédemption après un acte grave.
    L'écriture est légère, déliée, la plume vole, alors que le sujet est grave. C'est tout l'art de cet auteur dont j'aime énormément l'univers.
    J'attends le prochain roman avec impatience comme toujours….
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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 24 janvier 2013
    Des critiques ont vu dans ce recueil un exposé sur diverses formes d'amour, d'autres ont parlé d'une réflexion sur la mort. On peut aussi y voir le drame d'un écrivain qui écrit beaucoup...
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par Eve-Yeshe, le 19 mai 2013

    Ces deux mères ont le chagrin en commun ; comme beaucoup d’esprits contemporains, elles ne supportent pas la douleur morale. Notre abracadabrante époque refuse la souffrance. Après des siècles de christianisme, dont l’emblème était un agonisant cloué sur des planches, notre monde matérialiste tend à évacuer le calvaire. Quand on éprouve de la tristesse, on absorbe des médicaments, on prend de la drogue ou l’on va voir un thérapeute.
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  • Par Eve-Yeshe, le 17 mai 2013

    Non seulement je ne pensais pas qu’il me ferait la fête, mais je pensais qu’il ne me verrait pas. D’habitude, j’étais transparent, on ne me prêtait pas attention. Selon les nazis, j’appartenais à une race inférieure, bonne à mourir, ou à trimer avant de mourir. Une race en dessous de la sienne puisque les soldats appréciaient les animaux. Quand il m’avait marqué sa joie, j’étais redevenu un homme.

    à propos de sa première rencontre avec le chien Argos...
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  • Par boubi, le 15 septembre 2014

    Même affamé, Argos attendait lorsque je mastiquais mon pain. Un homme m'aurait sauté dessu; lui, il patientait avec confiance, certain que je lui donnerais un morceau. Pourtant, je n'aurais cédé ma part à personne ! Son estime me rendait bon. Si les hommes ont la naïvité de croire en Dieu, les chiens ont la naïvité de croire en l'homme. Sous le regard d'Argos, j'allais peut-être m'humaniser. (109)
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  • Par boubi, le 17 septembre 2014

    La mort n'est qu'un service rendu à la vie pour qu'elle se renouvelle et continue.
    Si la terre s'encombrait d'immortels, comment coexisrerions-nous ? Il nous faudrait alors inventer un moyen de faire de la place aux nouvelles générations.
    La mort constitue la sagesse de la vie. (251)

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  • Par christinefortin, le 02 octobre 2014

    Quand il m'avait marqué sa joie, j'étais redevenu un homme. Oui, dès qu'il m'avait regardé avec le même intérêt et la même impatience que les gardiens, il m'avait rendu mon humanité. A ses yeux, j'étais un homme autant que les nazis. (Le chien, p. 113)

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