Médée, la furieuse.
Une femme bafouée devient une mère inhumaine. Médée, la magicienne. Ses sortilèges et ses imprécations apportent la mort et le néant.
La pièce de Sénèque est la version de Médée dont on se souvient le plus : une femme qui n'hésite pas à invoquer les ténèbres pour arriver à ses fins. La violence pétrifie le lecteur et nous donne l'impression d'être devant une furie. Un réel travail sur le mythe, même si cette version est de moins en moins portée aux nues par les écrivains contemporains.
Trop audacieux celui qui, le premier, sur un frêle esquif, fendit les flots perfides et, tournant le dos à sa terre natale, confia sa vie aux caprices des vents et qui, sillonnant les mers en une course incertaine, a pu se fier à une mince structure de bois, trop mince frontière délimitant les chemins de la vie et de la mort.