> Albert Bensoussan (Traducteur)

ISBN : 2070769135
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Le 7 avril 1803 naît à Paris la militante féministe et ouvriériste Flora Tristan, fille d'un officier péruvien au service du Roi d'Espagne et d'une bourgeoise parisienne. Un siècle plus tard, le 8 mai 1903, son petit-fils, Paul Gauguin, meurt seul et presque aveugle dan... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (14)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 03 avril 2012

    nastasiabuergo
    Voici un livre très agréable à lire, bâti sur le principe d'un chapitre dévolu à Flora Tristan suivi d'un consacré à Paul Gauguin. Cet ouvrage est à composante essentiellement biographique où l'on sent les heures des recherches de l'auteur sous chaque ligne. L'auteur a pris le parti de raconter les vies de la grand-mère et du petit fils quasi in extenso mais en basant son roman sur les points d'orgue de leur vie respective. A savoir, pour Flora Tristan, son tour de France en vue de la constitution de l'union ouvrière et Paul Gauguin son séjour en Polynésie française soit à Tahiti soit aux Marquises. Partant de ces points d'appui, l'auteur utilise les flashbacks pour raconter la vie antérieure de ses personnages. Flora Tristan, militante féministe, pré-syndicaliste et femme de lettre dont l'idéal est l'union internationale de tous les opprimés (chômeurs, ouvriers, femmes) en vue d'infléchir les bourgeois et de leur offrir des conditions de vie meilleures. D'autre part, Paul Gauguin (est-il besoin de le présenter), peintre post impressionniste taraudé par le déclin de l'art occidental et en quête de l'art brut, primitif, non perverti. L'un et l'autre, avec des personnalités et surtout des moralités assez différentes poursuivent leur idéal jusqu'à la mort, quitte à en payer le prix, souvent lourd. La partie Gauguin a le mérite d'attirer l'attention sur certains tableaux pas nécessairement les plus connus ou bien de donner l'état d'esprit du peintre lors de leur élaboration. le livre est solide, très léché, bien construit (toujours un peu la même mécanique qui peut éventuellement lasser à la longue) mais il m'a probablement manqué le supplément d'âme, le petit truc indéfinissable que l'on ressent en lisant un pur chef-d'œuvre d'où mes 4 étoiles au lieu de 5, mais ceci, n'est bien sûr que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 30 mars 2012

    BVIALLET
    Un beau livre sur les destins entrecroisés de Flora Tristan et de Paul Gauguin . le second étant le petit-fils de la première . Vargas Llosa raconte ces deux vies en alternant les chapitres . Ainsi le destin de la féministe , de la passionaria qui va de ville en ville prêcher la Révolution aux ouvriers s'entrecroise avec celui du peintre employé à la Bourse ,marin , aventurier et enfin peintre à la recherche de l'inspiration et dans une sorte de quête éperdue du bon sauvage qui le mènera à Tahiti puis aux Marquises . Dommage que le style soit assez lourd et surtout que Llosa abuse des interpellations du genre :"Florita ! L'Andalouse ! L'Espagnole ! Un peu comme s'il s'adressait à elle directement . La vie extraordinaire de ces deux écorchés vifs reste passionnante par elle-même . On dévore quand même le livre , mais on reste sur sa faim en se demandant ce qu'il est advenu d'Aline , la mère de Gauguin . On sait juste qu'elle fut violée par son père alcoolique et que Flora passa son temps à le fuir , tout en essayant de récupérer ses enfants . On regrette que ce soit un roman-biographie , on aurait préféré la démarche plus modeste et plus honnête d'une simple biographie .
    Passionnant néanmoins , les prémices du socialisme , du communisme et de l'anarchisme où l'on découvre qu'ils furent basés sur des utopies comme "Le voyage en Icarie" d'Etiene Cabet publié en 1840 où il explique que grâce aux impôts progressifs sur le revenu et sur l'héritage , on pouvait parvenir à l'égalité économique par la répartition et même établir la propriété collective .
    Passionnants également les rapports entre Gauguin et Van Gogh car il est montré que le plus fou des deux était certainement le Hollandais mais que Gauguin , loin d'être son persécuteur en fut plutôt la victime .
    Des destins hors du commun qui permettent à l'auteur de maintenir l'intérêt du lecteur .

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brouillard, le 27 février 2011

    brouillard
    Deux destins à un siècle d'intervalle : Flora Tristan féministe militante et Paul Gaughin peintre aujourd'hui reconnu. Deux êtres entiers, passionnés, prêt à tout pour défendre leurs convictions. Une alternance des chapitres qui leur sont consacrés, pour faire découvrir ses êtres d'exception qui ont marqué l'Histoire avec un grand H. Mario Vargas Llosa est admirable dans sa peinture des faits, des tempéraments, des atmosphères, des obstacles et de leur quête d'absolu. Sa plume est riche, colorée, ombrageuse parfois, mais si poétique. C'est un livre qui mérite une bonne place dans une bibliothèque.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par nanouch, le 22 janvier 2012

    nanouch
    C'est ma collègue qui m'a propose de lire Le paradis un peu plus loin. Jamais je ne l'aurais lu sinon. J'ai eu du mal a m' y mettre et puis j'ai pris plaisir a le lire jusqu'à ce que je m'essouffle a nouveau. Je n'ai pas fait comme elle qui a d'abord lu d'une seule traite les chapitres consacres a Flora Tristan puis ceux sur Gauguin. J'ai préféré suivre le "fil" choisi par l'auteur, sans jamais vraiment comprendre le lien entre les chapitres ( y en avait-il d'ailleurs ?) Les chapitres sur Flora étaient pour moi un grand bol d'air frais et m'ont permis de tenir jusqu'au bout. Je retrouvais cette révolutionnaire avec plaisir beaucoup plus que son petit fils dont la vie dissolue, ou les oeuvres ne m'émeuvent.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bibliopholie, le 15 novembre 2011

    bibliopholie
    Mario Vargas Llosa nous offre un livre magnifique entre roman et biographie. Il nous fait pénétrer dans l'intime de deux personnages d'exception, Paul Gauguin et sa grand mère Flora Tristan. Toute l'ambition de l'ouvrage est là, retracer les quelques mois, chaotiques pour les deux, qui précèdent la fin de chacun. 1803 - 1903, cent ans les séparent.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par zhivago, le 16 mai 2012

    ...monseigneur Martin fit dérober les quarante-cinq photos pornographiques qui ornaient l'atelier, pour les brûler sur un bûcher inquisitorial, ou, qui sait ? pour les conserver en secret, et se prouver ainsi, de temps à autre, sa force d'âme et sa capacité de résistance à la tentation.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par zhivago, le 15 avril 2012

    Oubliez votre deuil, sortez de ce sarcophage. Commencez à vivre. Étudiez, faites le bien, aidez les millions d'êtres qui, eux, souffrent de problèmes bien plus réels et concrets, la faim, la maladie, le chômage, l'ignorance, et ne peuvent y faire face. Votre problème n'en est pas un, c'est une solution. Le veuvage vous a épargné d'avoir à découvrir l'esclavage que représente le mariage pour une femme. Ne jouez pas les héroïnes romantiques. Suivez mon conseil. Revenez à la vie et occupez-vous de choses plus généreuses que la culture de votre douleur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par zhivago, le 13 mai 2012

    Le lieu de naissance n'était qu'un accident; la véritable patrie, on la choisissait avec son corps et son âme.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par zhivago, le 11 avril 2012

    Elle se rendit compte qu'elle avait les yeux humides, Flora fit un effort pour chasser de son esprit ces souvenirs désagréables. l'important, c'était que ces revers et ces désillusions, au lieu de te détruire, t'avaient rendue plus forte, Andalouse.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par deriblek, le 03 avril 2012

    Elle ouvrit l'oeil à quatre heures du matin et pensa : "C'est aujourd'hui que tu commences à changer le monde, Florita." Nullment inquiète à la perspective de mettre en marche le mécanisme qui, au bout de quelques années, devait transformer l 'humanité en faisant disparaître l'injustice.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Videos de Mario Vargas Llosa

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Mario Vargas Llosa

Pantaleón y las visitadoras (2000), film réalisé par : Francisco J Lombardi. Adaptation de «Pantaléon et les Visiteuses» (1973), le roman de Mario Vargas Llosa. Trailer.











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Paradis, un peu plus loin par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (85)

> voir plus

Quiz