> Alzir Hella (Traducteur)

ISBN : 2253153702
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
A son ami Stefan Zweig, Romain Rolland attribuait " ce démon de voir et de savoir et de vivre toutes les vies, qui a fait de lui un pèlerin passionné... " Cette extraordinaire aptitude à se couler dans les destins et les âmes les plus différents, qui a valu à Amok ou à ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 16 septembre 2011

    cicou45
    Recueil de six nouvelles, à savoir La Peur, la nouvelle éponyme, Révélation inattendue d'un métier, Leporella, la femme et le paysage, Le Bouquiniste Mendel et enfin La collection invisible. J'aime beaucoup l'écriture de Stefan Zweig donc certains pourront probablement dire que je ne suis pas objective dans ma critique mais tans pis ! J'adore ! Bien que rempli de tristesse, ce recueil comporte aussi ses phases d'humour et de tentresse, voire d'attendrissement envers certains personnages.
    Stefan Zweig est, à mon goût, un auteur grandiose qui a su capter et décrire la psychologie de ses personnages.
    Pour citer Romain Rolland, ce dernier lui octroyait « ce démon de voir et de savoir et de vivre toutes les vies, qui a fait de lui un pèlerin passionné, et toujours en voyage » et je trouve qu'il avait admirablement raison.
    Cet ouvrage est poignant de sincérité et de compassion. Dans la première nouvelle, je trouve que cette femme qui 'set rendue coupable d'adultère n'est ni lâche ni cruelle en n'osant pas avouer la vérité à son mari mais est tout simplement humaine. J'attribue beaucoup de grandeur d'esprit aux personnages qui de ces nouvelles car, même s'ils ont des attitudes que je ne comprends pas toujours et que je ne peux donc pas louer, Zweig arrive, dans ses description et ses analyses, à leur inculquer soit une force de caractère pour certains ou des sentiments pour d'autres qui forcent respect ou admiration selon les cas. Une merveille !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 04 octobre 2010

    Stemilou
    Je trouve que cette jeune femme est quand même très peureuse, elle ne tient absolument pas tête à cette mégère et sursaute au moindre bruit dans son dos, mais je trouve que Stefan Zweig décrit formidablement bien ce sentiment qu'il décrit comme La Peur de la punition et comme une honte.
    Irène se sent coupable de ne pas arriver à avouer sa faute à son mari qui pourtant paraît soucieux de l'état dans lequel elle se trouve. On parcourt ses sentiments terribles jusqu'à un dénouement digne de Zweig.

    Il émane de cette nouvelle une tension extraordinaire, on s'inquiète pour Irène, pour sa vie et pour son couple, une histoire dramatique qui m'interroge sur le fait de savoir si l'on est réellement auteur de ses décisions, comment Irène, qui se pose elle-même cette question, a-t-elle put tomber dans les bras de ce pianiste ? Elle ne s'en souvient pas ! Et le mari qui lui tend des perches pour lui faire avouer ce qu'il sait déjà.
    Un jeux autour de sentiments forts : La Peur et l'amour.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-la-peur-stefan-zweig-58086951...
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 17 novembre 2010

    Stemilou
    Leporella
    Résumé

    Jeune femme, Crescence, originaire du val de Ziller, est embauchée comme domestique chez des aristocrates de Vienne. le couple vit dans la haine l'un de l'autre à un point que la vie domestique en est perturbée. Crescence, elle, ne fait guère attention à tout cela, son seul but étant de gagner le plus possible en fournissant des prestations irréprochables.
    Jusqu'au jour où sa vie va prendre un tournant inattendue, enfermée jusqu'à lors dans un silence, la voilà qui sourit grâce à quelques mots de son employeur ; d'ailleurs tout va changer elle prendra dorénavant partie pour Monsieur, dénigrant systématiquement Madame et lorsque celle-ci part en voyage elle se transforme en entremetteuse pour Monsieur. La vie et le visage de Crescence s'illumine.
    Mais pas pour longtemps, Madame revient et tout recommence. Elle ne le supporte plus et en l'absence de Monsieur décide de mettre fin à tout cela en tuant Madame.
    Espérant retrouver la félicité des derniers jours avec Monsieur, c'est tout le contraire qui se produit. Se rendant compte de ce que sa servante avait fait, que la perte de sa femme n'est en fait pas du à un suicide, le rôle de Crescence auprès de Monsieur va changer : de confidente elle se transforme en femme indésirable. Ne le supportant pas elle se suicide.


    Avis

    Sombre et réellement triste. Cette femme murée dans la tristesse et le silence s'éveille pour finalement se faner complètement. Un sentiment de pitié voilà ce que j'ai ressenti et pourtant c'est bien cette même femme qui commet un meurtre juste pour rendre heureux quelqu'un d'autre. Altruiste et bête !
    En tout cas ça reste une nouvelle des plus intéressantes, Zweig continu de nous charmer même dans l'horreur.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-leporella-stefan-zweig-6111692..
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Citations et extraits

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  • Par pilpilip, le 13 juin 2010

    La peur est pire que le châtiment, parce qu'il est toujours déterminé, quelle que soit sa gravité, et préférable à l'affreuse attente indéterminée qui se prolonge à l'infini, horriblement. Dès qu'elle a connu son châtiment, elle s'est sentie soulagée. Que ses larmes ne te trompent pas : c'est seulement maintenant qu'elles jaillissent, mais avant elles s'accumulaient à l'intérieur. Et dedans elles font plus de mal que dehors.
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  • Par pilpilip, le 13 juin 2010

    Elle se sentait comme enfermée dans un cercueil, à l'infini dans le silence, avec l'obscurité de ciels invisibles sur sa poitrine. Parfois, dans cette obscurité, l'horloge comptait tout haut les heures, puis la nuit devenait noire et sans vie ; mais pour la première fois elle crut comprendre le sens de cette obscurité insondable et vide.
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  • Par pilpilip, le 13 juin 2010

    Depuis qu'elle connaissait le danger et avait éprouvé grâce à lui un véritable sentiment, elle commençait à se sentir des affinités avec tout, et même avec ce qui lui était le plus étranger. Elle se retrouvait en toute chose, et le monde, jadis transparent comme le verre, devint tout à coup un miroir à l'endroit obscur où elle faisait une ombre. Où que se portât son regard, son attention, c'était soudain réel.
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  • Par ataxye, le 01 août 2011

    Elle dansa comme jamais elle n'avait dansé. Ce tournoiement la délivrait de toute oppression, le rythme gagnait ses membres et donnait à son corps des inflexions ardentes. Lorsque les instruments se taisaient, le silence lui était douloureux, l'énervement embrasait sa chair frémissante, et aussitôt que la musique reprenait elle se précipitait de nouveau dans le tourbillon comme dans un bain, dans une eau rafraîchissante, apaisante, élastique...
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  • Par pilpilip, le 13 juin 2010

    Mais il y a des atmosphères languides qui rendent aussi sensuel que l'orage ou la tempête, des bonheurs bien tempérés qui sont plus exaspérants, que le malheur. La satiété ne tourmente pas moins que la faim, et cette existence protégée, dépourvue de risques, lui donnait des envies d'aventure.
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret











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