AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330027060
Éditeur : Actes Sud (08/01/2014)

Note moyenne : 2.91/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Par une aube tranquille et glaciale, un jeune homme apparaît, seul, sur la route de Lisbon, dans le Nord des États-Unis. Aussitôt naît la rumeur qui bientôt envahit les rues de la ville : David Horn est revenu.
Quatre ans plus tôt, le garçon de quatorze ans n’est pas rentré d’une soirée comme les autres au cours de laquelle, en compagnie de sa petite bande, il avait refait, rageur, le tour d’un univers étriqué circonscrit par la montagne, le ciel pâle, une ri... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
horline
  02 février 2014
Il y a des retours qui sont plus inquiétants que les disparitions. En particulier à Lisbon, ville coincée entre les plaines enneigées du Nord des Etats-Unis car "quand on la quitte, on n'y retourne pas". Après quatre années d'absence, plus personne ne s'attendait donc à revoir David Horn adolescent taciturne de quatorze ans revenir sous les traits d'un jeune homme aux traits affirmés.

Que s'est-il passé ? Une fugue ? Un enlèvement ? Dans un roman classique, l'auteur remonterait le cours de l'histoire pour en démêler les écheveaux. Pas Hélène Gaudy qui, à l'aide d'une écriture élégante et endurante, préfère laisser germer des phrases pleines de ramifications, un champ de spéculations toutes plus inquiétantes les unes que les autres. Et c'est là le principal attrait de ce roman.
Par l'importance de certaines images qui se répètent, comme la lumière blafarde, la neige envahissante, la ville traversée par une artère déserte, et la tonalité presque glaçante des phrases, Hélène Gaudy entraîne le lecteur dans un huit-clos rugueux, un roman d'atmosphère où règne un sentiment d'intranquilité, où les adolescents ont tourné le dos à l'insouciance et à la légèreté. Ils laissent le sentiment d'être en fuite permanente, si ce n'est à l'extérieur de la ville, c'est du moins à l'intérieur d'eux-mêmes.
Lorsqu'ils ne cherchent pas à s'échapper c'est parce qu'il y a quelque chose tapie dans l'ombre de la forêt, qui étouffe cette ville désolée, repliée sur elle-même dans laquelle la rage et l'ambition sont dérisoires. Ce "trou, un bled qui […] masque le reste du monde" imprime son tempérament engourdi à chacun de ceux qui y vivent. Même les parents et toutes figures tutélaires demeurent reclus dans leurs hébétudes et leurs souvenirs, si bien que l'absence puis la rumeur du retour de David font naître un doute diffus, de vagues soupçons voire une anxiété latente, aussi bien chez les habitants que chez le lecteur.

Pourtant le roman ne raconte au final pas grand-chose, il est construit autour de l'absence et du silence énigmatique de David. C'est séduisant en ce qu'il démontre la capacité de l'auteur à saisir ce qui relève de l'insondable : des images fugaces, des souvenirs sensitifs et cérébraux, des années épuisées par l'attente, une fixité terne et silencieuse lorsque les personnages donnent au désoeuvrement ou à la mélancolie le visage du mutisme.
Cela donne des portraits sans concession dans une histoire qui se développe le long de la solitude et de l'ennui dans lesquels se réfugient les adolescents.
Toutefois, avec une écriture un peu plus condensée, le récit gagnerait en densité. J'ai parfois eu le sentiment d'être submergée par la torpeur et l'ennui qui frappent les habitants de Lisbon. C'est avec un peu de honte que je fais cet aveu car au regard de la qualité et du schéma d'écriture je demeure convaincue par le talent d'écrivain d'Hélène Gaudy.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          231
MarianneL
  24 juin 2014
À Lisbon, petite ville du nord des États-Unis, dont le nom peut se lire comme une fausse promesse de douceur et d'évasion, ville sans événement au milieu de nulle part, un jeune homme, David Horn, disparu à quatorze ans, resurgit quatre ans plus tard, amnésique et quasiment mutique.
«Roy et Howard connaissaient bien l'histoire de David Horn. Disparu du jour au lendemain. le trou, le vide de Lisbon. Chaque ville a un trou, un vide, leur avait dit le shérif Lucas quand ils avaient pris leurs fonctions. Celui de Lisbon s'appelle David Horn. Immédiatement, Howard avait eu cette vision d'un enfant à la bouche si grande qu'elle aurait dévoré son visage.»
Le retour de David Horn, personnage solaire et déjà énigmatique pour la bande d'adolescents qui gravitait autour de lui quatre ans plus tôt, et sa transformation en un être fantomatique, marqué par les années englouties de son adolescence, est le seul événement de cette cité engourdie par l'isolement et le froid, une ville qui devient blanche sous la neige en hiver.
«Devant la porte de sa maison, il déblayait la neige avec une pelle. Il en avait jusqu'à la taille et avançait pas à pas, repoussant le mur blanc de neige compacte, comme un prisonnier creuse un tunnel. Il en avait tellement, de la nuit dense autour du corps, que c'était pareil, ce mur-là de nuit, ce mur noir, à de la neige épaisse qu'on repousse à chaque pas.»
Son absence de quatre ans agit comme un trou noir au dessus duquel tous vont venir projeter leur portrait de David Horn, dans un récit polyphonique, où ce héros en creux est cerné à partir des souvenirs, des fantasmes et des angoisses de ceux qui l'ont côtoyé et qui cherchent à comprendre qui il est devenu : la police, ses parents, son ancienne bande d'amis qui s'est désagrégée, dont Prudence, l'amoureuse, et puis Prince Buchanan, l'homme qui vit à l'écart de la communauté dans sa maison de rondins avec pour seuls voisins les montagnes et le lac.
Imaginant une ville dépeuplée et triste, contrastant avec la nature grandiose qui l'entoure, élevée au rang de mythe par le cinéma et la littérature américains, Hélène Gaudy ne va pas s'engouffrer dans l'intrigue policière mais distille un malaise par moments poignant, et nous plonge avec talent au coeur du désoeuvrement d'un groupe de jeunes adultes promis à un destin banal, et au coeur du sentiment de perte d'une adolescence trop vite évaporée.
«Partir vers le sud.
Prudence avait presque oublié. Les idées qu'ils lançaient n'avaient jamais de suite, c'était comme ça, ils y étaient habitués. Leur tendance à la traîne, leur peu de perspectives auraient presque rendu vulgaire, déplacée, la moindre réalisation de leurs désirs.»
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Momiji
  02 mars 2014
Alors qu'il avait disparu après une soirée entre amis quatre ans auparavant, David Horn revient un jour à Lisbon, petite ville du Nord des Etats-Unis empêtrée dans un climat rude et vivant dans la torpeur de l'ennui. Dans cette bourgade caractérisée par l'éternelle attente que la morosité se brise, où les habitants rêvent d'une autre vie, David Horn, cet adolescent mystérieux désormais âgé de 18 ans, vient perturber le schéma routinier des habitants. Et il semble bien qu'il y ait des retours qui perturbent davantage que des absences auxquelles on s'est habitué...
Avant toute chose, merci à Babelio et à Actes Sud qui m'ont permis de lire Plein hiver, qui est le premier livre d' Hélène Gaudy que je découvre.
Cette lecture a été...étrange. J'en ressors sans m'y être attachée. Et ce n'est pas une critique. Je pense que le style d'écriture d'Hélène Gaudy nous place dans une position d'observateur, d'analyse et crée une mise à distance avec le cadre du récit. Ce qui m'a le plus marquée dans cette oeuvre est la capacité de l'auteur à créer des atmosphères très fortes et des ambiances très denses, qu'on ressent et dont on s'imprègne. Ses descriptions de Lisbon sont très réalistes et les détails qu'elle nous donne peignent un portrait très précis des lieux. La ville est cristallisée dans une temporalité différente du reste du monde, où la couche de glace qui la domine prend à peine le temps de fondre le temps de quelques courtes semaines qu'elle se reforme déjà. L'environnement paraît hostile, tout comme les habitants. Et pourtant, ce livre retient notre attention.
J'ai d'abord eu du mal à rentrer dedans. Il faut dire qu'on se balade d'une voix à l'autre, qu'on passe presque d'une page à l'autre dans un espace-temps différent, qui nous laisse à peine le temps de nous habituer à un nouveau contexte qu'on nous emmène encore ailleurs. Et au final, c'est une grande maîtrise de l'auteur qui se révèle dans ce procédé d'écriture et non une maladresse. Car dans ce livre, le thème majeur est l'interrogation sur l'identité, l'éloignement, l'attente, l'espérance d'une vie meilleure, là où il fait moins froid et où l'herbe sera forcément plus verte, les changements imperceptibles qu'on ne voit pas au quotidien et qui vous giflent violemment quand le passé revient dans votre présent pour le faire enfin exister et prendre sens.
Lisbon est une métaphore de ce passé dont on arrive pas à se détacher, qui perturbe la conscience et l'interprétation du présent, qui annihile toute possibilité de penser le futur. C'est aussi l'incarnation de ce poison légèrement dangereux qu'est l'habitude, la routine, si rassurante, si pesante en même temps et dont on ne se dépêtre qu'en acceptant de briser son cocon pour aller vers l'inconnu, excitant et plein de risques. Il y a un concert polyphonique avec des voix qui toutes évoquent le rêve d'une Amérique chatoyante et chaleureuse qu'elles ne connaissent pas, dont parfois elles n'osent même plus rêver. Quelques personnages centraux (la mère, la bande de copains...) gravitent autour de David Horn que ce soit parce qu'il fai(sai)t partie de leurs vies ou parce qu'ils ramènent toutes leurs pensées à lui. Et son retour signe l'obligation de s'interroger sur lui, mais aussi sur ce que l'on est, sur ce que l'on est devenu...ou pas. Celui dont on avait tout d'abord tant espéré les retrouvailles était devenu une affaire classée qui quand elle ressort du placard est accompagnée de ses cadavres...
Depuis que j'ai refermé l'ouvrage, j'y pense beaucoup. C'est une lecture singulière où la trame n'est finalement que le prétexte à des questionnements plus profonds. Hélène Gaudy ne cherche pas à mener l'enquête et à savoir ce qui s'est passé. C'est un parti-pris original où le silence de David, les souvenirs, la nostalgie prennent tout l'espace disponible. Il n'est pas spécialement facile d'accrocher tout de suite à l'ouvrage mais il en vaut le coup. le style est particulier : trois parties, sans réel dialogue, il y a une étendue de texte assez longue, qui aurait parfois méritée d'être raccourcie. C'est un texte qui implique le lecteur qui doit démêler les nuances et les structures. Un peu comme un paysage enneigé, beaucoup moins uniforme et simple qu'il n'y paraît et riche en couleurs pour celui qui va au-delà des évidences.
Lien : http://labiblidemomiji.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
mariecloclo
  09 septembre 2014
Bof, sentiment mitigé après avoir refermé le livre. Ce n'est pas nul mais il ne se passe pas grand chose dans ce roman et dans cette petite ville de Lisbon. L'atmosphère de ville morte, où il fait froid et gris où tout le monde se connaît et rien ne se passe est très bien rendue, trop bien même car elle finit par gagner le lecteur qui risque de s'endormir ! Il y a quatre ans, un adolescent a disparu de cette ville, il revient, comme transformé et muet. Ses parents, ses amis ne le reconnaissent plus, on ne sait pas ce qu'il a vécu. L'auteur évoque à petites touches, le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Mais trop lent et sans grand intérêt, j'ai un peu l'impression d'avoir perdu mon temps.
Commenter  J’apprécie          161
MyaRosa
  19 mars 2014
Après la lecture de ce roman, je suis très embêtée car j'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur mon ressenti. L'histoire se déroule à Lisbon, une petite ville américaine où tout le monde se connaît et dans laquelle on ne fait que passer. Les gens la traversent sans s'y arrêter car il n'y fait pas spécialement bon vivre. Il n'y a rien d'attirant ou de particulier dans cette ville. Ses habitants y sont comme englués et seuls les adolescents espèrent encore pouvoir en sortir. A Lisbon, tout semble terne, le temps semble suspendu. Pourtant, un événement est venu, par deux fois, bousculer les habitants de Lisbon : la mystérieuse disparition d'un adolescent qui s'est fondu dans le décor, comme s'il avait été avalé par la ville, et puis sa réapparition inattendue, quatre ans plus tard.

Ce roman est surprenant par bien des aspects. D'une part parce que son intérêt ne réside pas dans le pouquoi de cette disparition/réapparition. L'auteur préfère avancer des hypothèses, engendrer encore plus de questions, plutôt que de nous livrer un fait établi. Ce roman s'intéresse surtout à ces jeunes qui vivent à Lisbon, qui rêvent de mieux, qui cherchent à retrouver la douceur de l'enfance ou aspirent à devenir adultes, sans pour autant trouver ce qu'ils recherchent. le point positif de ce roman est sans aucun doute son atmosphère, et pourtant, c'est peut-être justement ce qui m'a dérangée. Hélène Gaudy a réussi à créer un roman fort, un huis-clos oppressant et froid duquel ressortent la solitude et l'ennui des habitants de la petite ville de Lisbon. Néanmoins, l'atmosphère était tellement forte que je me suis sentie, moi aussi, prisonnière de cette ville, incapable de sortir de cette torpeur dans laquelle j'étais plongée. Je n'arrivais pas à m'attacher aux personnages et je n'avais aucune envie de retourner à Lisbon. Je me suis sentie piégée et mal à l'aise. Pourtant d'habitude, j'adore ressentir cela, mais là je n'y ai pris aucun plaisir. J'avais surtout envie de me sortir de là, de quitter Lisbon pour ne jamais y revenir. L'ennui a pris le dessus et je me sens encore très mal à l'aise après avoir refermé ce roman. Cependant, je trouve ça vraiment fort que l'auteur ait réussi à nous faire ressentir exactement ce que doivent ressentir ses personnages. J'ai apprécié sa plume et cet aspect du roman en y repensant après, mais je quitte Lisbon pour ne plus jamais y revenir, c'est certain ! C'est une lecture vraiment troublante et je me rends finalement compte en écrivant ce billet de toute sa force et de son emprise, chose dont je n'avais absolument pas conscience durant ma lecture.

En quelques mots :
Quelle étrange impression ! Je n'ai pas apprécié ce roman lorsque j'étais plongée dedans, mais c'est après lecture et en essayant de mettre des mots sur mon ressenti que j'y trouve finalement du positif. Je me rends compte de la force de ce livre, de son impact et de l'emprise qu'il a sur le lecteur. Hélène Gaudy a un talent indéniable et cette lecture est vraiment troublante.
Lien : http://mya.books.over-blog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
Lhumanite   24 février 2014
La fascination de Plein Hiver ne tient pas seulement par sa pénétration et son art de créer, comme on dit, une atmosphère.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
NOISETTE41NOISETTE41   04 septembre 2014
Le motel comme une ile, une zone neutre, un sas de décompression avant de retrouver la maison, sa maison. Au motel, il n’était plus tout à fait Henry Horn et pas non plus cet homme nouveau qu’il avait construit là-bas, dans sa nouvelle ville, construit sur des ruines peut-être, Mais qu’est-ce-qui interdit, s’est-il demandé, qu’est-ce-qui pourrait bien interdire de construire sur des ruines ? Les fondations. Le psychiatre qu’il avait consulté avant de fuit Lisbon avait insisté là-dessus, la famille, les fondations. Henry ne savait plus trop ce qu’il était sensé faire avec ces fondations, les achever à coups de masse pour reconstruire sur un sol plat sans rien qui dépasse ou les exhumer patiemment, les fondations dévastées de sa vie. Table rase. Sur ces ruines-là, il avait bien construit. Tranquille. Sans larmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
horlinehorline   02 février 2014
Tenter une incursion ailleurs, ç’aurait été risquer de perdre le peu qu’ils avaient. Alors ils occupaient le temps ensemble. En croyant le remplir, ils le laissaient filer.
Commenter  J’apprécie          90
michelekastnermichelekastner   09 août 2014
C'est là qu'elle a commencé, la folie. Dans ce silence absurde qui lui semblait nécessaire, ce grand silence sans ouverture, sans faille. Ce qui s'était passé, là, sous ses yeux, c'était impossible à dire. Son immobilité. Ces quelques secondes où il aurait fallu tendre une main et où il était resté paralysé. Peut-être qu'il n'avait pas pu croire qu'il se passait enfin quelque chose, qu'il avait voulu laisser une chance à l'imprévu, à l'accident. Peut-être était-il resté immobile par une sorte de fidélité. Ne pas tendre la main à David, c'était le suivre, l'accompagner.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CarolineDBruihierCarolineDBruihier   04 mars 2014
S'asseoir sur les genoux des autres ou se caler entre leurs jambes, avoir contre sa poitrine leurs cheveux lisses, leur douce odeur de crâne, poser, en feignant l'habitude, la tête sur la chair élastique en dessous d'une épaule ou la tiédeur ferme d'un ventre, ces contacts étaient ce qu'ils avaient connu, dans leur jeune vie entière, de plus doux, de plus nouveau et de plus excitant. Prudence aurait pu accueillir dix garçons de plus dans la bande, elle les aurait aimés pareil, chacun pour ce que, d'après elle, il était et tous ensemble pour ce corps gigantesque dont elle ne pouvait plus du tout se passer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
diparidipari   20 décembre 2018
La ville est à peu près dépourvue de centre, rien qui ressemble vraiment à un point névralgique. Vu du ciel, c'est un quadrillage abstrait comme ces mystères géologiques qui dament certains déserts -- survivance des Martiens, des Incas, d'un peuple oublié ou inconnu des hommes.
Sur une carte, ces lignes qui se croisent à angles droits ont quelque chose de rassurant, de carré, rien de tortueux, d'ancien, aucun trou où se perdre -- un espace franc, ouvert, qu'on s'imagine arpenter avec la fluidité d'un zoom dans un logiciel de cartographie virtuelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Hélène Gaudy (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Gaudy
UN MONDE SANS RIVAGE | ?À l'orée du XXe siècles, mes personnages sont dans une espèce de frénésie, d'appétit, de saisissement du monde : ils veulent cartographier, posséder, dominer, découvrir.? Hélène Gaudy
? Paru le 21 août #RL2019 #RentréeLittéraire Également disponible en livre numérique https://rentree.actes-sud.fr/#Gaudy
autres livres classés : adolescenceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





.. ..