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EAN : 9782070141951
384 pages
Éditeur : Gallimard (29/08/2013)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 321 notes)
Résumé :
Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille. Comment survivre à la trahison? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans concession mais non sans humour, entend répondre. Rien n'y échappe, ni les risques de la vie à deux et les glissements du désir ni les contradictions d'un certain féminisme et la dif... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
carre
  05 mars 2015
Olivier est journaliste, marié à Juliette, ils ont deux enfants Emma et Johann. Un soir, Olivier en panique téléphone à sa femme, pour lui annoncé qu'il l'a trompe avec Victoire. Pour Juju, c'est une défaite. Mais la guerre n'est pas perdue.
Plus de 400 pages, pour nous parler d'un adultère, ou l'envie de prendre les personnages un par un, histoire de les baffés devant leurs médiocrités. Parce que franchement, les héros de Nelly Alard sont peu sympathiques. Entre un Olivier, pathétique pleureur et une Juliette qui ne pense qu'a sauver son mariage en supportant tout et n'importe quoi, il y a des baffes qui se perdent. Je n'est pas accroché au roman, qui se lit sans déplaisir mais ou l'émotion m'a semblé volontairement gommée par l'auteur, description clinique d'une trahison.
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tynn
  12 février 2014
Ca démarre comme une comédie... car ce couple de bobos parisiens, la quarantaine juvénile, votant socialiste, suivant une analyse, lisant Télérama et habitant les Buttes-Chaumont représente une somme de clichés telle que c'en est presque cocasse!
Et que dire de la mise au jour de l'infidélité de Monsieur, accueillie par Madame avec un détachement de bon aloi, comme il se doit de tout couple moderne tolérant quelques fredaines.
Vraiment, j'ai cru à une comédie légère par un ton plaisant, ironique, grinçant, Lui et pour sa mauvaise foi, Elle et sa niaise acceptation.
Et la briseuse de ménage s'appelle Victoire. Et elle est insupportable!
Et puis, peu à peu, cette histoire de couple est devenue éreintante pour moi, lectrice. Ce huit-clos est un peu surréaliste:
l'homme faible et menteur invétéré, s'autorisant comme un caprice le droit à l'aventure et se dédouanant complètement de la casse conjugale (le pauvre chéri, il est tombée sur une croqueuse d'hommes, quelle déveine! );
l'épouse, bien que rincée, restant tolérante, attentive, maternelle et sexy dans le lit conjugal;
et la briseuse de ménage, caractérielle et manipulatrice, dans une logique d'harcelement.
Ca tourne en rond, c'est d'une tristesse affligeante. Et ça énerve! La faiblesse abyssale de l'homme donne des envies de projection de livre sur les murs! Et c'est interminable car je suis assez hermétique au grattage jusqu'à l'os de la gangrène des sentiments.
En conclusion, si Nelly Alard voulait me faire réagir, elle y a parfaitement réussi!
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Aela
  11 septembre 2013
Rien ne va plus chez les bobos.
Juliette et Olivier son compagnon habitent dans le 19ème près des Buttes Chaumont.
Elle, est ingénieur dans l'informatique mais souffre de voir sa carrière patiner.
Olivier quant à lui est journaliste.
Ils ont deux enfants et une vie de couple moderne, une vie de couple moderne lambda pourrait-on dire même.
De la frustration dans leur vie, un manque d'enthousiasme, une vie de couple qui s'essoufle malgré la bonne volonté de chacun.
Tout dérape lorsqu'Olivier avoue à sa femme, par téléphone, qu'il a une liaison avec une jeune normalienne brillante, conseillère municipale socialiste d'une commune de la banlieue parisienne et présidente d'une association très féministe et très connue.
Comment va réagir Juliette? Mal, évidemment..
Elle se remet beaucoup en question et remet leur couple en question.
Elle demande à Olivier de rompre avec Victoire, ainsi s'appelle la jeune amante d'Olivier.
Victoire, quant à elle, ne veut pas lâcher le morceau et menace de prendre des mesures extrêmes si Olivier la lâche.
Voilà une situation très "classique" certes mais quand même bien contrariante.
Olivier tergiverse, n'ose pas rompre tout à fait, souhaite au fond de lui-même garder les deux femmes et s'enferme dans une sorte de lâcheté muette.
Même si le sujet est tout sauf nouveau, c'est très bien traité, et l'auteur nous livre un beau portrait de la "bourgeoisie intellectuelle" d'aujourd'hui, ceux qu'on appelle familièrement les bobos, avec leurs réactions, leurs coutumes, leurs lieux de rassemblement, leur mode de pensée.
Bref c'est un roman et une étude sociologique en même temps.
Le langage employé est très intéressant par sa crudité parfois.
C'est une analyse de couple faite au scalpel, où l'on voit les glissements du désir, les attentes de chaque partenaire, les émois, les non-dits, les rancunes.
Bref une longue descente dans la brisure d'un couple.
La deuxième partie m'a semblé comporter quelques longueurs mais le livre dans son ensemble est un très beau portrait de couple, réaliste et intense psychologiquement.
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zabeth55
  13 février 2015
Ayant lu et aimé « le crieur de nuit », c'est avec plaisir que j'ai ouvert « Moment d'un couple »
Hélas, le début ne m'a pas emballée, j'ai trouvé ça banal, pas spécialement bien écrit.
Un homme annonce à sa femme qu'il la trompe. Comment faire face à la trahison ?
Voilà le récit typique du triangle amoureux ?
A chaque angle, un personnage plus horripilant que les autres.
- Olivier, le mari, irresponsable et incapable de prendre une décision
- Juliette, la femme, d'une complaisance à toute épreuve malgré son séisme intérieur
- Victoire, la maîtresse, hystérique et manipulatrice.
Finalement, je suis quand même rentrée dans cette histoire, mais qu'ils ont pu m'agacer ces trois là !
Une chose m'a dérangée aussi, c'est l'absence de ponctuation pour les dialogues, ni tirets ni guillemets. Je n'ai pas bien saisi la raison de les négliger. Une fantaisie d'écriture ? Mais peut-être suis-je trop conventionnelle.
Finalement j'ai trouvé ça peu plausible et un peu long. Il y a cent pages de trop.
Dommage car Nelly Alard m'est extrêmement sympathique.
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Fleitour
  09 juillet 2017

Ayant remis la main sur le livre de Nelly Alard, chaudement recommandé par ma femme, et après avoir lu son premier livre le « Crieur de Nuit », je me suis dit qu'on devrait pouvoir se délecter de ce vaudeville bobo.
On rentre très vite dans le vif du sujet, Olivier a rencontré une personnalité du monde politique, une femme brillante, présidente d'une association féministe très connue, et membre du parti socialiste, normalienne elle prépare l'ENA.
Dans sa naïveté Olivier pense allier ses deux amours et annonce à sa femme par téléphone qu'il vit un truc très fort, et que "c'est du sérieux », et qu'il faut qu'ils en parlent, « tient donc !».
Sa connaissance sans doute assez fine du milieu politique, et surtout le journalisme politique où travaille Olivier, comme le milieu des entreprises innovantes en informatique où s'implique Juliette, ont fourni à Nelly Alard de multiples pistes pour faire durer le délice de leurs joutes verbales .
Le côté jubilatoire de ce récit vient de la maîtrise avec laquelle Juliette, détruit progressivement toutes les tentatives d'Olivier pour reprendre la main et ménager sa conquête Victoire (tout un programme). Il finit par baisser les bras pour ne plus voir dans sa passion qu'une mauvaise farce, une descente aux enfers, subissant un harcèlement continue de la maîtresse qui se sent à tort bafouée, loin, très loin de l'idylle imaginée.
Ce sera sans doute Juliette qui va se sortir le mieux de ce huis clos pervers ou les sentiments sont poussés au bout de logiques absurdes, attitudes qui conduisent à des cacophonies calamiteuses, et pour Victoire au début du désespoir.
L e plus cocasse, c'est de découvrir à la fin du livre, que notre militante présente parfois sur les plateaux de la télévision est en arrêt maladie depuis un an ! Une égratignure de plus dans le portrait de Victoire, et autopsie cruelle d'un monde de privilégiés.
j'ai été séduit par la finesse de ce thriller sentimental, qui livrera une fin surprenante, l'écriture est toujours plaisante, entre humour, et piques acerbes lancées ici ou là à chacun de ces trois solistes, l'harmonie d'un instant annonce toujours un couac cinglant, réjouissant pour le lecteur.
C'est excessif, c'est le parti pris de l'auteur de se moquer de ses semblables, ça peut horripiler aussi !
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critiques presse (6)
LaLibreBelgique   26 novembre 2013
Au plus près de chacun de ses personnages, Nelly Alard en sonde les grands sentiments et les principes auxquels chacun se réfère selon ses désirs propres. Et pour un bon plaisir de lecture.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   19 novembre 2013
Le sujet n'est pas original, mais Nelly Alard a une façon unique de scruter la complexité des relations amoureuses et de mettre en lumière les nuances d'une émotion.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   18 septembre 2013
D'une rare pertinence, Moment d'un couple confirme le puissant talent d'analyse et de narration de son auteur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   10 septembre 2013
Dans «Moment d'un couple», que la rumeur présente comme un roman à clés, Nelly Alard met en scène une femme politique qui brise les ménages. Effrayant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   05 septembre 2013
Autour de cette impossibilité de trancher dans le vif - appelons cela faiblesse, lâcheté ou encore crainte de blesser -, Nelly Alard bâtit un roman d'amour haletant, avec un suspense digne des meilleurs thrillers.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   23 août 2013
Au final, Moment d'un couple est un livre amusant, voire drôle (surtout dans sa première partie), qui pourrait être un petit manuel de résistance en milieu inhospitalier et qui présente deux visages antagonistes de la femme.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   11 septembre 2013
En retournant à la bouche de métro, elle marcha la tête levée vers les immeubles haussmanniens du Boulevard Malesherbes, tentant d'imaginer les appartements sur lesquels ouvraient les hautes fenêtres.
Au prix du mètre carré dans ce quartier, ils valaient une fortune.
Qui donc, aujourd'hui, avait les moyens de s'offrir de tels appartements?
Personne de son entourage en tout cas.
Jamais de sa vie, lui semblait-il, elle n'avait parlé à l'un d'eux, ou alors c'était sans le savoir.
Qui étaient-ils donc, ces mystérieux habitants du 8ème arrondissement qu'elle ne croisait jamais nulle part, ni au travail, ni en vacances,ni dans aucun des endroits où se déroulait sa vie sociale?
Même dans leur quartier populaire, Olivier et elle n'auraient plus pu se permettre d'acheter aujourd'hui.
En sept ans, les prix avaient presque doublé.
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petitsoleilpetitsoleil   03 décembre 2013
Les professeurs du collège de banlieue où Victoire était supposée enseigner avaient envoyé une lettre ouverte aux rédactions de plusieurs journaux, s'étonnant que leur collègue en congé maladie depuis plus d'un an soit en mesure de siéger à un conseil municipal, de présider une association et d'assurer sa promotion personnelle sur les plateaux télé.
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petitsoleilpetitsoleil   03 décembre 2013
Les gens lui jettent des coups d'œil gênés en passant auprès d'elle, les plus compatissants l'abordent : Ca ne va pas, mademoiselle ? Est-ce qu'on peut vous aider ? Elle fait non de la tête, note au passage qu'on l'appelle toujours mademoiselle, c'est bon signe, répond Merci, ça va aller.

C'est ridicule mais la bonne nouvelle, ce qui la sauve du malheur total, c'est que personne ne lui donne quarante ans et d'ailleurs c'est la vérité, à cet instant dans sa tête elle en a vingt ou quinze ou même cinq, dans sa tête en cet instant elle est une jeune fiancée, une petite fille.

On ne le dit pas assez mais un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécus coexistent à l'intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.
Au final tout cela n'a qu'un rapport très vague avec le temps qui nous sépare de notre naissance, cette histoire d'âge, enfin c'est ce qu'il lui semble.
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AlicejAlicej   19 décembre 2015
Avec Victoire il avait eu la sensation confuse que les mots qu'il disait se suffisaient à eux-mêrmes, qu'ils contenaient leur propre réalité, jamais il n'avait été question pour lui que cette réalité déborde et envahisse sa vie, pourquoi refusait-elle de le comprendre? Avec Juliette c'était le contraire, il avait cru qu'un amour sans mots était possible. A quoi bon des mots puisque avec Juliette l'amour était partout dans les meubles du salon dans les chemises qu'il portait dans les goûters des enfants dans les enfants surtout les enfants évidemment c'était vertigineux comme les mots s'étaient en eux incarnés ou plutôt en l'occurence l'absence de mots, de toute manière devant l'existence des enfants tous les mots devenaient dérisoires. Bien sûr les enfants ne justifiaient pas tout mais la vie aurès de Juliette était douce elle était devenue comme une partie de lui ou lui une partie d'elle ou plutôt ils étaient devenus deux parties d'un même corps
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traversaytraversay   24 décembre 2013
Dire je t'aime, pense Juliette, c'est s'inscrire dans le temps, pas comme dire j'ai envie de toi ou je suis bien avec toi. Dire je t'aime, V a raison, c'est un serment, ça inclut le temps et la globalité, j'aime tout ce que tu es, je t'aimerai toujours ou en tous cas longtemps. On ne peut pas dire je t'aime puis cinq minutes après je ne t'aime plus, mais quinze plu tard, oui, quelle est la durée de vie implicite du mot je t'aime ?
Pour combien de temps on signe quand on dit ça ?
C'est quoi la durée du bail ?
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Vidéo de Nelly Alard
Critique de "La vie que tu t'étais imaginée" par Olivia de Lamberterie dans Télématin du 11/01/2020
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