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EAN : 9782955337707
290 pages
Anaïs W. (16/11/2015)
4.36/5   21 notes
Résumé :
"Parfois, je me demande comment ma vie aurait été si mon frère n’avait pas ruiné notre famille. Est-ce que je serais là, à zoner toute la journée dans cette banlieue merdique ? Est-ce que mes parents auraient encore un minimum de considération pour moi ?

Mais le mal est fait. À quinze ans, je suis rongée par la culpabilité et l’incompréhension. Je cache mon mal-être derrière mes allures de garçon manqué et ma brutalité. Pour survivre, j'essaie d'oubli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Ce livre, le premier d'Anaïs W., auto-édité, nous relate le parcours (difficile et chaotique) de Debbie, une ado, vivant dans une cité. Une famille détruite, la violence physique, la drogue, le désespoir sont son quotidien. Une période difficile de la vie (l'adolescence) dans un environnement encore plus difficile (une cité). L'agressivité est sa seule défense face à toutes les épreuves qu'elle doit surmonter. Seule l'amitié la sauve mais pour combien de temps?
Une oeuvre brutale et crue, mais aussi bouleversante et saisissante.
Les personnages, tous brisés par la vie, sont attachants ; et chaque page accroît le suspense : Debbie se sauvera t'elle? Addictif!
Une magnifique découverte! Je le conseille vivement!
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Cher(e)s ami(e)s, sept mois environ après vous avoir fait part de mon ressenti concernant « L'espoir au corps » de Anaïs W., je vous retrouve, aujourd'hui, pour une nouvelle chronique qui porte sur son premier livre publié le 15 octobre 2015.
Celles ou ceux qui me suivent régulièrement, savent, qu'après l'avoir lue une première fois cette année, je m'étais engagée à réitérer l'expérience au motif que cette auteure brillante le méritait.
Chose promise, chose due puisque je suis heureuse de vous annoncer qu'au-delà des tours vient à son tour de rejoindre ma pile de livres achevés.
Cherchant un bouquin se lisant rapidement dans l'attente d'une lecture commune, le susnommé me parut idéal pour meubler ce temps attendu que j'avais été séduite naguère par la plume de cette jeune femme.
Je me plongeais donc dans cette nouvelle aventure avec joie, curiosité et surtout l'espoir de passer un bon moment.
Accrochée immédiatement par les premières pages, j'ai su que je ne m'étais pas trompée. Je tenais dans les mains un ouvrage que je ne pourrai lâcher avant la fin nonobstant la lourdeur du thème évoqué.
A la sortie, je confirme que, sans approcher le coup de coeur, ce récit vaut son pesant d'or. Il est captivant, entrainant et nous ancre dans une réalité sordide mais pourtant bien réelle. Je me suis régalée.
On rentre dans l'histoire en s'immisçant subitement dans le quotidien de Debbie, adolescente de quinze ans qui vit, entourée de parents ruinés et totalement défaillants, dans un petit appartement pitoyable de la cité de Palias depuis cinq ans, après que son frère ait commis l'irréparable.
Derrière ses allures de garçon manqué, une désinvolture et une brutalité exacerbée, la jeune fille cache un mal-être et une immense culpabilité. Pour se protéger psychologiquement, elle a bâti autour d'elle au fil des années une muraille que même ses meilleurs amis ne peuvent franchir.
Essayant d'oublier sa souffrance, elle tente de survivre dans cet environnement glauque, misérable en attendant des jours meilleurs… jusqu'à ce que, par un soir d'été, le passé refasse soudainement surface et fasse sombrer dans le chaos ce qui restait de sa famille. C'en est trop pour elle. Elle fuit alors à tout prix ce présent, empruntant un mauvais chemin, flirtant parfois avec l'irrémédiable…
Qu'en est-il de cette fâcheuse trajectoire ? Qui y rencontrera-t-elle ? Restera-t-elle au bord du précipice ou tombera-t-elle finalement ? Sera-t-elle aidée, sauvée ? Dans l'affirmatif, par qui, comment ? En bref, s'en échappera-t-elle et que deviendra-t-elle ?
Ces questions non exhaustives vous turlupinent ? Lancez-vous...
Cette histoire qui est à la base une fiction colle pourtant au mieux de ce qui se passe réellement dans les cités de banlieue françaises. C'est raconté sans omissions, sans fioritures, en allant à l'essentiel. C'est poignant, saisissant, noir mais tellement véridique. A tel point, que je me suis demandé et me demande encore si ce n'est pas autobiographique.
La force essentielle de A.W. c'est de réussir, par son écriture percutante, efficace mais aussi fluide à nous embarquer dans un univers tragique, pesant, malsain que nous ne pouvons abandonner. On s'immerge inexorablement dans la vie de la cité pour en devenir métaphoriquement un membre à part entière.
Sans que cela soit péjoratif, elle brosse un juste portrait de la famille typique s'entassant dans les tours ou autres barres d'immeubles. A savoir des foyers empêtrés dans des problèmes professionnels, financiers, d'intendance et qui souffrent lentement mais sûrement d'un manque d'autorité sur leurs enfants.
Les personnages qui nous sont présentés ne sont pas parfaits mais très attachants. Ce sont avant tout des êtres humains avec leurs qualités, leurs défauts, leurs faiblesses. Ces jeunes ont chacun leur caractère, chacun un passé plus ou moins trouble mais ensemble ils forment un vrai clan capable de résister à n'importe quelle tempête.
J'ai été charmée par la relation fraternelle qu'entretiennent Debbie et Jonathan. Ces deux adolescents matures, cabossés par la vie sont la définition même de l'amitié si j'ose la comparaison. A leur contact, j'ai ressenti de l'empathie, de la tristesse, du bonheur, de la colère. Ils m'ont véritablement touchée.
Les autres protagonistes ne sont pas en reste. J'ai adoré les côtoyer. Ils sont eux aussi très réalistes, plus ou moins rebelles et en attente d'affection, d'amour.
L'absence de la cinquième étoile se justifie par le fait que je pense que la renaissance de Debbie et de certains de ses amis aurait du être davantage développée. J'aurais apprécié plus d'explications quant à cette période pourtant importante à la vue du dénouement. Cette partie pêche par une absence de profondeur. Un chapitre dédié n'aurait-il pas été nécessaire ?
Pour conclure, je dirai que j'ai aimé ce livre bien qu'il soit différent du troisième. J'ai été une nouvelle fois conquise par la jeune romancière. Par son habitude de choisir des sujets délicats à traiter dans la littérature. Par la façon dont elle construit son scénario et tisse son emprise sur le lecteur. Par sa vision, sa retranscription des évènements et surtout par sa propension à distiller de l'espoir malgré tout.
Je l'achète ? : Je ne peux que vous le conseiller. Cet opus très réaliste, criant de vérité, informatif et enrichissant confirme le talent d'Anaïs. Ecrire un roman sombre, violent basé sur une histoire de tragédies, de déchéances, d'addictions, d'amitiés puis un autre sur fond de maladie, de deuil, d'amour grâce à « L'espoir au corps » avec autant de justesse n'est certainement pas donné à tout le monde. Belle réussite !
Vous ne serez pas déçus. Vous serez peut-être émus, happés, insatisfaits. Une chose est néanmoins certaine, vous n'en ressortirez pas indifférents.
Merci pour ce dur mais non moins agréable instant de lecture.

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Si vous souhaitez ressentir les émotions d'adolescents livrés à eux-mêmes, plongés dans la cité, cherchant à capter l'attention de parents absents, négligents, ou qui essaient tout simplement de survivre eux aussi... Si vous avez envie de vivre des amitiés fortes, mais aussi violentes comme peuvent l'être celles de jeunes en quête de repères... Si vous aimez les fins heureuses mais réalistes... Alors vous avez trouvé le bon auteur !
Le style d'Anaïs W. est fluide, direct et tellement vrai que vous "vivez" l'histoire à chaque seconde de lecture. On "voit" les protagonistes se mouvoir à travers les pages du livre, ils envahissent notre bulle de lecture pour nous plonger encore plus dans leurs vies.
Les personnages, sans concession, sont pragmatiques. Ils portent un regard transparent sur leurs vies. Leurs défauts ne sont pas occultés, bien au contraire, ce qui les rend vrais.
L'histoire pourrait être celle de tout un chacun. Elle nous raconte qu'il est toujours possible de s'en sortir, avec l'aide des autres, mais ne nous berce pas d'illusions pour autant.
En résumé, "Au-delà des Tours" est une ode au courage et à la ténacité, une page ouverte sur la vie de nombre de jeunes.
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Curieux de savoir ce qu'écrivait Anaïs Weibel que je ne connaissais qu'à travers son blog https://leslivresdanaisw.fr/ j'ai décidé d'acheter le premier de ses livres, « Au-delà des tours », livre de 2015 revu en 2021.

Les quelques côtés qui m'ont gênés portent essentiellement sur la forme : on trouve parfois des maladresses qui ralentissent la lecture (Ah, ce fameux « autres alternatives » !) et il m'est même arrivé de temps en temps de ne plus savoir qui parlait dans les dialogues, même en relisant la phrase. J'ai ressenti quelques longueurs aussi et me suis dit que l'écriture était perfectible dans la narration, par exemple la description des mouvements des personnages. Des ressemblances avec le livre « Moi Christiane F. » m'ont également questionnées, mais il faut dire que ce témoignage a marqué une génération et que ce qu'il décrit n'était pas forcément si rare.

Mais ce n'est pas l'essentiel. On comprend que l'autrice a quelque chose à raconter et la sincérité que l'on ressent m'a plongé sans difficulté dans le monde qu'elle décrit au travers d'une jeune fille devenue sauvage et passablement insociable : jeunes paumés (mais ultrasensibles), ruptures familiales, sentiment d'enfermement dans leur cité de Palias. On la suit dans ses égarements, on la voit se voir chuter sans pouvoir ou sans vouloir s'en sortir, tourner en rond dans sa tête et dans sa cité, l'impuissance des parents eux-mêmes dépassés (eh oui, les parents ne sont pas des superhéros). Ni elle ni ceux qui l'entourent ne comprennent ce qui lui arrive, mais n'est-ce pas le lot de l'adolescence souvent ?
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Au-delà des tours
de Anaïs W.

L'histoire :

Il y a huit ans, son frère a commis l'irréparable. Depuis Debbie et ses parents, ruinés, vivent dans un petit appartement pitoyable de la cité de Palias. Derrière ses allures de garçon manqué, sa brutalité et sa désinvolture, Debbie est une jeune fille de quinze ans rongée par la culpabilité et l'incompréhension. Même ses meilleurs amis, Jonathan et Cyril, ne peuvent franchir la muraille qu'elle a bâtie autour d'elle au fil des années. Mickaël, le petit nouveau s'y essaiera pourtant avec plus ou moins de succès, jusqu'à ce qu'un nouveau drame familial ne lui coupe les ailes…
D'injustices en mauvaises nouvelles, isolée et affaiblie, Debbie va perdre définitivement pied et fuir la réalité à tout prix. Qui viendra la sauver ? Qui la convaincra de se battre une dernière fois ?

Mon avis :

Ce livre est le premier roman d'une jeune auteure et aussi le premier auto-édité que j'ai accepté de chroniquer à la suite de nos échanges sur internet.
Après tout, étant moi-même auto-édité, il me semble important que nous nous entraidions, entre auteurs indépendants… Mais ce n'est pas pour ça que je vais me montrer complaisant !
Ceci dit, je suis plutôt content, parce que je n'ai aucune envie de me montrer méchant envers qui que ce soit, et ce premier roman ne souffre guère de critique.
Bien sûr, j'ai relevé çà et là quelques petites maladresses, mais c'est un premier roman… et ces maladresses sont bien peu de choses en comparaison à la qualité générale de ce récit.
Cependant, si vous n'avez pas le moral, laissez-le dans un coin en attendant d'avoir repris du poil de la bête. C'est noir ! Terriblement noir ! Une plongée en apnée dans les tourments de cette adolescente malmenée par la vie, dont on se demande à chaque page si on va pouvoir enfin respirer un peu d'air frais. Mais le récit nous accroche et on se laisse entraîner vers cet abyme, sans regret, avec juste l'envie de rejoindre la pauvre Debbie, de lui tendre la main pour la remonter à la surface.
L'histoire se passe dans les citées, et tout en nous en montrant les aspects les plus sordides, Anaïs W. évite tous les clichés du genre. On y rencontre évidemment la « racaille » dont les médias ne nous montrent jamais qu'une seule facette, mais, et c'est là sa force, l'auteur nous en propose une autre vision, celle d'adolescents comme les autres, avec les mêmes rêves, les mêmes angoisses que tous les adolescents, qui ont juste quelques problèmes supplémentaires dus au milieu dans lequel ils évoluent.
Pour moi ce livre est une vraie bonne surprise, il mérite sincèrement qu'on s'y arrête. Je suis certain qu'Anaïs W. a encore bien des choses à écrire, et j'ai hâte de le découvrir.
Je ne ferai pas de classement par étoiles pour les auteurs auto-édités, mais je dirais simplement si le livre mérite le détour.
Pour celui-ci, c'est sans conteste un grand oui !
Lien : http://poljackleblog.blogspo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Encore une nuit, d’abord dans la ruine où ça sent la pisse, puis au centre, à La Ramée. Shit, Downers, alcool. J’essaie de ne pas penser à Jérémy et à ses mises en garde et me laisse bercer par les ondes de béatitude. Pourtant, ça ne suffit pas. En croisant mon visage déformé dans le miroir des toilettes, je me souviens de ce que je fuis et pèse le poids des erreurs que je suis en train de commettre… Mais je n’ai qu’une peur, me retrouver seule, face à mes démons. La vodka les assagit, les Downers les séquestrent jusqu’au petit matin.
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Ne reste que la rage et la haine. Un état primitif. J’imagine le pauvre Guillaume chouiner dans les jupes de sa mère, celle qu’il a ruinée psychologiquement et financièrement et qui, pourtant, l’accueille chaleureusement. Son fils, son chouchou et moi crevant la gueule ouverte des années après. Guillaume fait belle figure en revenant du jour au lendemain fraîchement intégré avec son petit mariage et son petit boulot. Lui s’en sort, moi pas. Moi, je me noie dans un verre d’eau en fixant la nuque découverte de ma mère. Elle, qui ne mesure décidément pas l’ampleur qu’a eue ce braquage sur nos vies. Elle a pourtant été séparée de Bastien, a été obligée de quitter tout son confort, lynchée par sa propre famille. Elle aurait pu comprendre et répondre à ma souffrance. Au lieu de quoi, elle l’a ignorée.
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Blasée, fatiguée, je m’étends sur le plastique chaud. Je tente de paraître blindée mais mon armure se fend de partout. « Guillaume le bulldozer », ses copains le surnommait comme ça depuis le jour où il avait foncé dans un tas de poubelles en scooter. Un putain de boulet de canon contre ma muraille.
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