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EAN : 9782072821172
72 pages
Gallimard (04/10/2018)
4.14/5   11 notes
Résumé :
« Clémence Janet est née le 2 septembre 1879 à Tournus (Saône-et-Loire). Sa mère était couturière et son père tailleur de pierres. Elle était ouvrière en soie. Elle s'est mariée le 27 février 1897 à Lyon (5e arrondissement) et a donné naissance à deux enfants, Antoine (29 août 1897 - 14 septembre 1897) et Louis (13 février 1900 - 23 juin 1977). Elle est morte à Lyon (2e arrondissement) le 15 janvier 1901. ».

Ces cinq phrases sont les traces laissées ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Isa0409
  20 octobre 2019
Oublier Clémence.
Ou plutôt ne pas l'oublier.
Dans un court texte basé sur l'état civil de son arrière grand-mère, formé de seulement cinq phrases pour décrire vingt-et-une années de la vie de Clémence, Michèle Audin tente de comprendre la vie de cette femme dont on ne lui a jamais parlé.
Et le constat est bien triste ; on connaît bien souvent l'Histoire, mais que sait-on de sa petite soeur, l'histoire de tout un chacun, qui a contribué, sans aucun doute, tel un ouvrier appliqué et besogneux, à construire cette grande dame ?
Voilà un très bel hommage, dont on ressent l'émotion au fil des pages ; en évoquant tour à tour la place des femmes dans cette société de la fin du XIXè siècle, leurs métiers, la vie de couple, la naissance des enfants, les conditions des ouvriers, la narratrice met en lumière une part d'ombre de notre histoire.
Qui était Clémence et comment a-t-elle vécu? Comment est-elle tombée amoureuse ? Comment a-t-elle aimé et donne la vie ? Autant de questions qui restent malheureusement sans réponses.
Une belle déclaration d'amour, un très beau livre & une ode à la mémoire !
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GabySensei
  03 décembre 2018
La vie d'une ouvrière de la soie (arrière grand-mère de l'auteure) à Vaise (près de Lyon) à la fin du XIX éme siècle. Un portrait dressé à partir de faibles informations laissées à l'État civil. L'auteure reprend chaque mot de l'état civil pour le développer sur un page. Comment rendre son humanité et une histoire à une femme, alors que les souvenirs ne sont plus. Un exercice de style étonnant et émouvant !
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som
  04 juin 2019
Court et très joli texte de Michèle Audin. A partir des quelques termes laconiques d'un état civil, elle tente de reconstituer la vie de Clémence, anonyme parmi les anonymes, pour lui restituer un peu de sa singularité. L'auteur tire les fils de chaque mot et donne de la chair à une vie somme toute banale et à ce titre emblématique de tant de femmes dans l'Histoire. de suppositions en extrapolations, Michèle Audin fait là oeuvre d'historienne à la manière d'un Alain Corbin.
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Stemilou
  22 novembre 2019
Contrairement à ce qu'annonce le titre de ce livre court il ne s'agit pas d'oublier Clémence mais bien d'en garder un souvenir même s'il faut pour cela imaginer ce qu'à pu être sa vie.
A partir de ces quelques lignes sur l'état civil de Clémence qui ne vécue que vingt et une années Michèle Audin tente de reconstitué la vie de celle qui se révèle être son arrière grand-mère dont on ne lui a jamais parlé et dont elle découvre l'existence par un fabuleux hasard. C'est en utilisant chaque mot de cet état civil que nous découvrons L Histoire et son histoire, parfois quelques révélations sur Clémence, parfois une descriptions de temps difficiles, de moments joyeux ou d'événements plus officiels. Malheureusement les instants difficiles sont plus nombreux, la vie plus compliquée, les naissances et les morts sont étroitement liés. le statut d'ouvrière dans cette fin du XIXè siècle n'est pas très enviable et Clémence n'est pas une exception, sa mort prématurée parle pour elle.
L'auteure nous donne à penser ce qu'à pu être la vie de Clémence et de ses concitoyennes, de qui elle était et qui était son entourage, même si toutes les réponses aux questions que l'on se pose ne sont que des suppositions. On a envie de savoir qui elle était peut être tout autant que son arrière petite fille Michèle.
Ce livre est une sorte de respect donné à cette femme qui fut au début de tout et qui aurait tant eu à dire, un hommage afin que l'on oubli pas Clémence.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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critiques presse (1)
Bibliobs   19 octobre 2018
Dans "Oublier Clémence", la fille de Maurice Audin ressuscite une ouvrière en soie, dont la vie tient en cinq phrase dans l'état civil.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   23 janvier 2019
En 1879, plusieurs grands hommes sont nés, parmi lesquels Albert Einstein, Paul Klee, Joseph Djougachvili, qui devinrent un physicien, un peintre, un dictateur .
Des naissances de femmes célèbres ?
Du côté de la fiction, 1879 est l'année de la création de la pièce - Une maison de popée- , de l'écrivain norvégien Henrik Ibsen, dans laquelle sont évoqués la condition, le rôle, la vie d'épouse d'une femme de la bourgeoisie. L'année aussi de la parution en feuilleton de -Nana-, un roman d'Emile Zola dont l'héroïne, fille d'une blanchisseuse et d'un couvreur, essaie de sortir de la misère par la prostitution de luxe, et meurt, si je compte bien, à l'âge de dix-huit ans.
En 1879, un congrès ouvrier socialiste se réunit à Marseille, au cours duquel Hubertine Auclert fit adopter une résolution qui proclamait l'égalité absolue des deux sexes. (p. 16)
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mimo26mimo26   03 octobre 2018
Le prénom Clémence n’a été donné que quatre fois, en 1879, à des fillettes nées dans le quartier lyonnais de Vaise. On préférait Jeanne, Claudine, Marie ou Joséphine.

Pourquoi Clémence ?

Janet, le patronyme de Clémence, n’est pas un nom rare. Un psychologue, un philosophe, un mathématicien et même un baron d’empire ont porté ce nom. Des hommes. Mais il n’y a aucun mathématicien, ni d’ailleurs aucun intellectuel, il n’y a aucun baron, même d’empire, dans l’ascendance de Clémence.

La même année que Clémence, presque cent mille enfants sont nés en France. Naître était une chose, vivre en était une autre : dix-sept mille de ces cent mille bébés sont morts avant leur premier anniversaire. Les raisons de ne pas survivre étaient nombreuses. Un peu d’espoir pourtant : si les antibiotiques étaient encore loin, Pasteur commençait à avoir l’idée des vaccins.

On naissait à la maison. Les femmes accouchaient seules, avec l’aide d’une sage-femme, ou d’un médecin pour les plus aisées. C’est une sage-femme qui est allée déclarer la naissance de Clémence.

Le 2 septembre n’est pas une date célébrée de l’histoire de France. C’est celle de la défaite de l’armée impériale à Sedan, neuf ans avant la naissance de Clémence, en 1870.

Né en 1850, le père de Clémence, qui a été soldat, a certainement fait cette guerre. Il fut même peut-être de « la plus belle armée que la France ait connue », celle qui ensanglanta Paris en mai 1871.

La mère de Clémence a participé à l’histoire de France elle aussi. Figurante de l’exode rural, elle fut de cette main-d’œuvre féminine facilement exploitable qui vint former la classe ouvrière des villes au cours de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle.
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Video de Michèle Audin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Audin
Maison de la poésie (10 nov 2017) - Texte et Lecture de Jean-Philippe Domecq, extrait du Dictionnaire des mots en trop (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution novembre 2017).
Le Dictionnaire des mots en trop :
Comment ? s?entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
Et pourtant. Ame, artiste, coach, communauté? ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu?ils charrient d?affects, d?idéologie, de pseudo-concepts ? notre résistance mais pas celle du voisin ! ? Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d?un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
Une expérience littéraire qui vient compléter, en l?inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
Auteurs : Malek Abbou, Jacques Abeille, Mohamed Aïssaoui, Jacques Ancet, Marie-Louise Audiberti, Michèle Audin, Olivier Barbarant, Marcel Bénabou, Jean Blot, Jean-Claude Bologne, François Bordes, Lucile Bordes, Mathieu Brosseau, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Thibault Ulysse Comte, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Remi David, Erwan Desplanques, Jean-Philippe Domecq, Christian Doumet, Renaud Ego, Eric Faye, Caryl Férey, Michaël Ferrier, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Cécile Guilbert, Hubert Haddad, Isabelle Jarry, Cécile Ladjali, , Marie-Hélène Lafon, Sylvie Lainé, Frank Lanot, Fabrice Lardreau, Mathieu Larnaudie, Linda Lê, Guy le Gaufey, Jérôme Meizoz, Christine Montalbetti, Christophe Pradeau, Marlène Soreda, Abdourahman A. Waberi.
http://www.editions-marchaisse.fr/catalogue-dictionnaire-des-mots-en-trop
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