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ISBN : 207274136X
Éditeur : Gallimard (24/08/2017)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 16 notes)
Résumé :
"Personne ne se souvient de leurs noms, mais je vais vous dire un ou deux mots de cette passementière qui toute sa courte vie souffrit tellement des dents, de ce marchand de produits chimiques de Saint-Paul que seules de grandes quantités de vin rouge consolaient, de ce menuisier qui sculptait de petits jouets en bois pour l'enfant qu'il attendait, de ce cordonnier qui se souvenait de ce geste touchant, sa femme relevant ses cheveux, elle était morte pendant le sièg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Cacha
  27 juin 2019
Voici le récit de quelques jours qui ont marqué L Histoire, celle de la Commune de Paris.
Passé et présent se mêlent lors des déambulations parisiennes de l'autrice, ce qui a légèrement perturbé ma lecture.
Dans la lignée de "14 juillet" d'Eric Vuillard, nous suivons la vie de plusieurs protagonistes, célèbres ou "illustres inconnus", de cet évènement majeur de l'histoire de France. Michèle Audin s'est bien documentée sur la question, se qui m'incite à penser que tous les personnages ont réellement existé, même si elle leur prête des attitudes et surtout des sentiments pas forcément fidèles à la réalité.
Je donne une mention spéciale à l'auteur anonyme et pleine d'esprit des SMS qui ont guidé l'autrice presque jusqu'au bout de son travail.
Je me suis attachée à tous ces héros ordinaires qui ont ravivé ma mémoire de la célébration du centième anniversaire de la Commune de Paris, en 1971.
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Marti94
  21 août 2017
J'étais très motivée pour lire le dernier roman de Michèle Audin «Comme une rivière bleue», traitant d'une période historique qui m'intéresse particulièrement : la commune de Paris. J'avoue que j'ai eu une drôle d'expérience de lectrice passant de paragraphes passionnants à de longues énumérations ennuyantes.
L'histoire est centrée sur une courte période, entre mars et mai 1871. le parti pris de Michèle Audin est de raconter la vie de gens qui ont vécu la commune de Paris de l'intérieur, des anonymes pour la plupart, c'est-à-dire d'adopter un point de vu sociologique pour présenter des évènements politiques qui ont marqués l'historique de France.
Je trouve l'idée très bonne et plutôt originale mais le résultat n'est pas totalement convainquant.
D'abord parce que le (très beau) titre fait référence à un homme célèbre et pas à un homme de la rue. Il s'agit de Jules Valles, fondateur du journal le Cri du Peuple. En 1871, il fait partie des élus de la Commune de Paris et appartient à la minorité au conseil de la Commune opposée à la dictature d'un comité de Salut public.
Il écrit dans son roman autobiographique « L'Insurgé » à propos du 26 mars 1971 : « Quelle journée ! Ce soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux, le murmure de cette révolution qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue ; ces tressaillements, ces lueurs, ces fanfares de cuivre, ces reflets de bronze, ces flambées d'espoir, ce parfum d'honneur, il y a là de quoi griser d'orgueil et de joie l'armée victorieuse des républicains. »
Alors que Vallès est mis en avant, comme Charles Longuet, Auguste Blanqui, Edouard Vaillant, Martin Nadaud, Elie et Elysée Reclus, Pierre Leroux et surtout Lissagaray, grand témoin de cette période, les femmes célèbres comme Louise Michel sont à peine évoquées. Pourtant, Louise Michel est une des figures majeures de la Commune de Paris, d'autant plus qu'elle collabore à des journaux d'opposition comme le Cri du peuple de Vallès. Et dans ce livre, les journaux ont beaucoup d'importance. Car c'est à partir du siège du Journal Officiel, quai Voltaire, et des réunions de la rédaction, mais aussi des passages impromptus de ceux qui rédigent des articles, comme Paul, que vont se tramer les faits et les préoccupations des parisiens. C'est Charles Linguet, socialiste et homme de culture qui dirige le journal. Il est intéressant de savoir comment ils s'y prennent pour diffuser des informations et évoquer des questions essentielles comme, par exemple, la science pour tous et la nécessité de la science pour l'éducation du peuple.
Si les journalistes ont autant d'importance c'est parce que Michèle Audin s'est beaucoup documentée en consultant les journaux de l'époque à la bibliothèque.
D'ailleurs, elle le raconte. Enfin, pas elle mais le narrateur qui décrit sa démarche et ses recherches dans le but d'écrire ce livre. Il y a donc une alternance entre le présent et le passé. Je ne dis pas que c'est mal, au contraire, mais je me demande pourquoi elle parle au masculin. C'est bizarre et ça n'apporte rien, comme les messages d'inconnus reçus et classés dans une boîte spams-poèmes.
Ce qui compte surtout, ce sont les lieux. Là j'ai beaucoup aimé retrouver des endroits connus marqués par l'histoire et qui symbolisent la lutte pour la liberté, comme le mur des fédérés, l'École Turgot, le square Severine, le Moulin de Saquet à Vitry-sur-Seine et puis les quartiers comme Belleville évoqué par Goncourt qui parle « d'un quartier qui a l'apparence d'un quartier vaincu mais non soumis ». D'ailleurs, le narrateur fait une visite virtuelle de Paris avec Lissagaray où chaque rue est un point d'étape. Car Prosper-Olivier Lissagaray était un journaliste républicain et socialiste connu pour l'enquête qu'il a mené avec acharnement sur l'Histoire de la Commune de 1871. Il recueillit ainsi des témoignages auprès de tous les survivants dans l'exil, à Londres, en Suisse et consulta tous les documents alors disponibles à l'époque.
L'auteur nous emmène aussi déambuler dans les rues du Paris actuel en suivant l'itinéraire des vestiges des fortifications.
Il faut dire qu'il y a un énorme travail de recherche et j'en suis assez admirative. Malheureusement, les énumérations sont trop longues, comme si il était indispensable de restituer toutes les informations recueillies. La description heure par heure quand les versaillais attaquent en mai 1871, la liste interminable des victimes et martyrs, par exemple, donne un côté documentaire à ce livre pourtant présenté comme un roman.
Ces descriptions à n'en plus finir de personnes noyées dans la masse sont pour moi plutôt contre-productives bien que Michèle Audin sait aussi rappeler les moments de fête et les bals organisés à une époque pleine d'espérance pour un avenir meilleur.
Ce livre m'a été offert par les éditions Gallimard dans le cadre d'une opération masse critique et je les remercie de tout coeur.
Lu en août 2017
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montmartin
  16 août 2017
En mars 1871, le Paris populaire est armé, il faut donc mater les populations des quartiers ouvriers et désarmer la garde nationale. Mais le gouvernement préfère filer à Versailles. C'est le printemps, un parfum de bonheur et de liberté envahit les avenues et le vin coule à flots. le 28 mars deux cent mille inconnus sont dans la rue, ils sont marchand de vin, corsetière, herboriste, lingère, charbonnier, teinturière, tripier, après tant de misères et de défaites ces malheureux ont repris confiance, la Commune est proclamée, tout le monde se parle, se bouscule, danse, la soif de s'étreindre et de s'aimer, quelle journée !
Quelques mouvements communalistes dans plusieurs villes de province ont vite été matés. Début avril, les gardes nationaux qui tentent une sortie vers Versailles sont massacrés, la guerre civile contre la Commune est engagée, les bombardements et les enterrements se succèdent. La Commune est emprisonnée, cernée, étouffée, personne en France ne sait ce qui se passe à Paris. Tous les cinq minutes un coup de canon, les ambulanciers mitraillés sous leur drapeau blanc. La fin est proche, bientôt les fontaines seront remplies de caillots de sang et de fragments de cervelles…
Karl Marx, Jules vallès, Léon Blum, Adolphe Thiers, Edouard Vaillant, Gustave Courbet tous ces grands hommes revivent sous la plume de Michèle Audin ainsi que la foule des anonymes qui vont se faire tuer pour défendre la Commune.
L‘auteur insiste sur l'importance des journaux ils ont pour nom, le cri du peuple, la Vérité, le Gaulois, le père Duchêne, la Sociale, le Vengeur et les crieurs de journaux s'égosillent dans les rues de Paris.
Des phrases courtes, rendent le récit encore plus vivant, le lecteur est vraiment plongé dans les évènements, nous voici dans les réunions de la Commune, de la commission de l'éducation nouvelle, du club des prolétaires, de l'internationale, de l'Académie des sciences, on discute pendant des heures sur des mots et on oublie la classe ouvrière à l'origine de la révolution.
Le narrateur marche dans les rues de Paris à la rencontre des lieux et des immeubles où se sont déroulés les événements. Nous sentons les odeurs, entendons les bruits, les cris des marchands ambulants. Nous assistons aux concerts, représentations théâtrales ou déjeuners sur l'herbe au profit des veuves, des orphelins et des familles des blessés. Nous participons à la chasse aux curés, ces parasites qui mangent du bon pain alors que le peuple trime. Nous tirons sur les cordages pour faire tomber la colonne Vendôme. Nous dansons à la foire aux jambons ou à la foire au pain d'épice. Nous sommes sur la barricade de la rue blanche tenue par cent vingt femmes, petit barrage de fortune qui va céder face à la vague de cent trente mille Versaillais qui sont entrés dans Paris et la Seine coule rouge. le drapeau tricolore flotte à nouveau sur les Batignolles, l'ordre et le calme vont régner. Les dénonciations peuvent commencer, et les déportations en Nouvelle-Calédonie s'activer.
Un travail de recherches phénoménal pour faire revivre les 72 jours de la Commune, une plongée dans le Paris ouvrier où le patron peut amputer le salaire misérable de ses employés par des amendes selon son bon vouloir. Michèle Audin fait ressurgir au jour le jour la Commune, telle qu'elle fut vécue par le peuple de Paris.
Je remercie Babelio et les Editions Gallimard de m'avoir donné l'opportunité de lire ce roman.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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TRIEB
  01 septembre 2017
Peu de romans ou d'essais historiques sont consacrés à la Commune de Paris .Est-ce dû à la brièveté de l'événement ? À son caractère d'utopie révolutionnaire inenvisageable ? Probablement un peu de tout cela .Michèle Audin, dans son récit Comme une rivière bleue évoque cette période, non pas du point de vue global de l'histoire, mais de celui des Communards de base, ceux des quartiers en pleine ébullition, des faubourgs populaires, de ceux qui tiennent des réunions enflammées par la passion de transformer le monde.
Michèle Audin ne manque pas de décrire avec fougue et conviction ce qu'éprouvent à titre privé et dans leur for intérieur les Communards, comment ils s'aiment, se querellent, se retrouvent .Le récit s'articule en descriptions successives des quartiers parisiens juste après la proclamation de la Commune en mars 1871 .On arpente ainsi la place de Grève, le onzième arrondissement, le Faubourg Saint-Antoine, le quai Conti .Mais c'est la prise du journal Officiel qui est présentée comme l'une des premières décisions de la Commune, c'est l'occasion d'y présenter les personnages que l'on retrouvera à travers la récit :Emilie Lebeau, Pierre Vésinier, Florris Piraux ,Paul Vapereau,Charles Longuet .On y croise bien sûr les grandes figures de la Commune, Jules Vallès qui s'écrit : « Quelle journée !Ce soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux !le murmure de cette révolution qui passe tranquille et belle comme une rivière bleue … ».
Mais que se passe-t-il de décisif ? Michèle Audin nous le rappelle en évoquant les décisions de la Commune, celle d'Edouard Vaillant proposant une paie identique aux instituteurs et institutrices, ou la création d'une autogestion au travail, la suppression des amendes frappant les ouvriers : « Il faut signaler aussi, le 3 mai, le projet de règlement très autogestionnaire soumis à l'approbation de la Commune par cinq cents ouvriers des ateliers de repartions et transformation d'armes du Louvre. »
Le récit de Michèle Audin s'attache aussi à la vie quotidienne dans les quartiers, aux bals organisés, à l'évocation de la joie qui éclate, des sentiments qui débordent d'intensité : « Cette nuit-là….Les soucis, le manque de pain, ça bouffait le désir et la joie .L'espoir né des dix derniers jours, dont la fête a révélé l'ampleur (…) Embrasse-moi, camarde ! Aime-moi camarade !(…) C'est une grande soif de bonheur, c'est la joie de ce bonheur enfin trouvé, Et Paris s'endort dans ces souffles haletants. »
Autre point historique souligné par Michèle Audin : le rôle joué par les Francs-maçons lors de la Commune de Paris et déjà illustré dans Les chemins de la fraternité de Jean-François Nahmias, roman historique consacré également à cet événement. Beau texte, qui nous introduit dans les coeurs et les âmes des Communards, comme pour réhabiliter-mais en a-t-elle vraiment besoin ?-l'utopie, cette vielle lubie humaine .La mort de la Commune est décrite à la fin du roman : exécutions massives, évasions de certains, déportations en Nouvelle-Calédonie, à l'instar de Louise Michel. Concluons avec le bel hommage de Ferrat, en 1971 :
« Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C'étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l'avenir
Aux pavés de la ville
C'étaient des forgerons
Devenus des héros »
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Delphine-Olympe
  27 septembre 2017
Ce livre-là, je ne pouvais évidemment pas passer à côté, les mots qui lui donnent son titre étant empruntés à Vallès qui, dans L'Insurgé, évoquait en ces termes la révolution « tranquille et belle » en train de s'accomplir.
Le plaisir fut immédiat : retrouver l'écrivain que j'ai côtoyé tant d'années durant sous les traits d'un personnage de roman et relire ici ou là ses propres mots avaient pour moi une saveur unique. En lisant, je sentais le sourire se dessiner sur mes lèvres...
Alors c'est vrai, je suis entrée dans ce texte par une porte un peu particulière. Mais, indépendamment de cela, il s'agit d'un très beau texte, émouvant, plein de vie et de vitalité.
Que sait-on aujourd'hui de la Commune ? Imagine-t-on le bain de sang que connut Paris à l'issue des soixante-douze jours qu'a duré ce fol espoir et cette rage à vouloir renverser l'ordre établi pour rendre au peuple sa dignité et mettre un peu de justice où il n'y en avait pas ? Loin de figer l'événement dans un continuum historique et de tenter d'en faire l'analyse, Michèle Audun tente simplement de récréer par ses mots l'atmosphère qui régnait alors, dans un exercice qui n'est pas sans me rappeler le très beau 14 Juillet d'Eric Vuillard. Elle redonne vie à ceux dont l'Histoire n'a pas retenu les noms, ceux qui furent massacrés par milliers, ceux qui furent humiliés et contraints au silence.
Et qu'était la vie de ces cordonniers, de ces couturières, de tous ces humbles qui s'échinaient à travailler encore et encore pour gagner tout juste de quoi ne pas mourir ? Des vies de labeur incessant qui, subitement, s'ouvraient sur autre chose. Il faut imaginer ces soixante-douze journées durant lesquelles on pouvait aller au concert, fût-ce en entendant les détonations retentir aux portes de Paris, ces soixante-douze journées au cours desquelles on pouvait songer à autre chose qu'à subsister, songer à s'aimer, songer à construire une société où règnerait au moins un peu d'équité et de justice, ces soixante-douze journées où l'on put se prendre à rêver d'un monde enfin meilleur.
Car oui, il s'agissait bien d'un rêve. Ces hommes et ces femmes, pour la plupart, n'étaient pas prêts, et la désorganisation était complète. Tout est allé si vite...
En nous entraînant avec son narrateur dans une déambulation parisienne, Michèle Audun nous offre le spectacle de la sublime ferveur que connut fugitivement le peuple parisien. Elle nous révèle aussi combien il paya cher l'audace de ce rêve, tant l'acharnement des Versaillais à le salir fut sans limites.
S'appuyant sur les quelques témoignages que certains des protagonistes purent donner par la suite, Michèle Audin livre un texte empreint d'humanité qui rend un magnifique hommage à ceux que l'histoire officielle voulut longtemps oublier. Un texte qui invite aussi, pourquoi pas, à (re)lire les oeuvres d'un auteur qui m'est cher et qui connut un si long purgatoire...
Lien : https://delphine-olympe.blog..
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critiques presse (1)
LaCroix   08 décembre 2017
Malgré tant de morts, Michèle Audin restitue le vivant dans un récit polyphonique et singulier sur la Commune de Paris…
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
chachourachachoura   22 juin 2017
Personne ne se souvient de leurs noms, mais je vais vous dire un ou deux mots d'eux, de cette passementière qui toute sa courte vie souffrit tellement des dents, de ce marchand de produits chimiques de Saint-Paul que seules de grandes quantités de vin rouge consolaient, de ce menuisier qui sculptait de petits jouets en bois pour l'enfant qu'il attendait, de ce cordonnier qui se souvenait de ce geste touchant, sa femme relevant les cheveux, elle était morte pendant le siège, de cette tourneuse qui aurait voulu être institutrice, de cette brocheuse qui avait un carnet dans lequel elle notait ce qu'elle faisait ou pensait, le carnet aussi a disparu...
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Marti94Marti94   21 août 2017
- Et comment vas-tu voter, si tu ne sais pas lire ?
- Mais les filles, elles votent pas !
- Bientôt, elles voteront.
Caroline se souvient de la vieille proposition de Pierre Leroux – « tous les hommes et les femmes majeurs électeurs… »- que tout le monde semblait avoir oubliée, bien avant la mort du philosophe, et que tout le monde continuera longtemps à oublier.
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Marti94Marti94   21 août 2017
Marx ne croyait pas la situation mûre pour une insurrection. Mais on ne choisit ni son lieu ni son moment et l’insurrection est là, il l’analyse et il la soutient. Évidemment. C’est le fait le plus glorieux de notre parti depuis l’insurrection de juin, a-t-il écrit. Il sait beaucoup plus de ce qui se passe à Paris que n’importe quel français vivant hors de la ville.
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TRIEBTRIEB   01 septembre 2017
Cette nuit-là….Les soucis, le manque de pain, ça bouffait le désir et la joie .L’espoir né des dix derniers jours, dont la fête a révélé l’ampleur (…) Embrasse-moi, camarde ! Aime-moi camarade !(…) C’est une grande soif de bonheur, c’est la joie de ce bonheur enfin trouvé, Et Paris s’endort dans ces souffles haletants.
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Marti94Marti94   21 août 2017
Comme le remarqua des années plus tard un exilé d’une autre histoire, le perdreau sur canapé manqua plus à ceux qui en avaient mangé qu’à ceux qui en ignoraient l’existence.
Mais est-ce que le fait de n’avoir jamais vraiment mangé à sa faim rendait plus facile de crever la dalle encore plus ?
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« C'est la fin de l’affaire Audin, mais seulement le début d’une histoire apaisée »
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