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ISBN : 2264061685
Éditeur : 10-18 (21/08/2014)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 167 notes)
Résumé :
Un jeune couple s'installe dans une maison en apparence abandonnée. Leur idée? La rénover. Tandis qu'elle chantonne et jardine, lui, à pas prudents, essaie - en remuant les murs et la poussière - de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu'il habita enfant, avant que la mort soudaine de son père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d'herbes folles et de rivière, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie. La... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  26 janvier 2015
Avec Ema, il vient tout juste d'emménager dans la maison de son enfance. Une maison encore emplie de silences, de poussière, de toiles d'araignée et de souvenirs. Elle ne demande qu'à être retapée, nettoyée, fleurie, embaumée pour être à nouveau vivante, à l'instar de ce jeune couple. Lui, être fragile, sent qu'il peut à tout moment perdre pied. La mort soudaine de son papa l'a ébranlé. Mais la vie est là, à ses pieds. Il suffit juste de se pencher pour la cueillir. La pêche, la visite de la voisine, le sauvetage d'un ragondin, la visite du frère, autant de moments qui réenchantent la vie...
D'une grande et sincère simplicité, Thomas Viniau nous offre une parenthèse enchantée. de la poésie et un brin de magie se dégage de ce roman dans lequel l'auteur joue avec les mots, nous plonge dans cette rivière et nous aide à panser nos blessures du quotidien. Celles du narrateur sont juste devinées, il n'y a pas besoin de mots parfois pour les décrire. On les ressent, c'est bien là l'essentiel. La maison de son enfance et Ema, qu'il aime regarder jardiner, seront un nouveau départ pour lui. Chaque instant est vécu avec intensité. Thomas Viniau, de par son écriture poétique et maîtrisée, décrit des moments tout simples avec subtilité et intensité. L'on referme ce roman tout doucement comme l'on referme la porte de cette maison et l'on s'éclipse sur la pointe des pieds, de peur de voir le bonheur s'envoler...
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TerrainsVagues
  12 mars 2018
Ici ça va, merci.
Pas un meurtre, pas d'intrigue politicofinansexuelle, pas de tortionnaire ni de sérial taré, pas de fin du monde, pas d'égotique, pas d'épouvante, pas de questions existentielles ni de guerres, pas de pathos ni de tragique, pas de lutte de pouvoir, pas de pouvoir du tout c'est encore mieux, pas de superflu dernier cri, pas de trou dans la couche d'ozone, pas d'accident, pas de sang de pleurs de cris, pas de naufrage, pas d'emprisonnement, pas de flics, pas de militaires, pas de psys, pas de multinationales, pas d'argent, pas d'enquêtes, pas d'extra terrestres ni de méchants envahisseurs ni de savants fous, pas de nasillons ni de fachos, pas de bobos, pas de télé ni de journaux, pas d'enfants martyrs ni d'enfants soldats, aucun tremblement de terre ni volcan en éruption, pas de tsunami, pas de tempête de tornade de cyclone d'inondation, pas de terroristes , pas de religions, pas d'injustices pas de camps, pas d'espionnage, pas de dictature ni de génocide, pas de crimes passionnels ni de chagrin d'amour, pas de divorce, de garde d'enfant, pas de juges ni de procès, pas d'humiliations ni d'esclavage ni asservissement, pas de viol ni torture, pas de psychopathes de psychorigides de psychoses, pas de…
Euh… vous êtes toujours là? Non parce qu'en général pour capter le lecteur il faut un truc qui fasse sensation, on se fout de ce qui va bien. Pire, souvent ça en rend certains agressifs.

Donc ici tout va bien, très bien même. de l'amour en barre saupoudré de petits bonheurs quotidiens tout simples, le tout baignant dans un océan de poésie.
Ici ça va et si les souvenirs de Thomas font parfois l'école buissonnière, sa reconstruction cimentée par l'amour d'Ema et par leur complicité, fait de ce livre une petite merveille prenant à contre pied certaines de nos préoccupations quotidiennes qui nous font trop souvent passer à coté d'un p'tit truc anodin qui pour peu qu'on lui jette un regard différent, ou un regard tout court, a tout pour nous ensoleiller une journée.

Ici ça va, c'est un petit journal, quelques instantanés où perfuse la paix, la sérénité. Rien de spirituel là dedans, c'est du bio, du vrai, du naturel, comme une respiration. Des billets courts et intenses d'émotions simples et tellement belles.
Ici ça va, il n'y a qu'enchantement, joie, plaisir, délice, calme, gaité, charme, grâce, poésie…
Euh… vous êtes toujours là?
Donc les trains qui arrivent à l'heure ça vous intéresse?
Alors n'hésitez pas une seconde, foncez. Ce bouquin est un Sourire. XXL le sourire.
Merci m'sieur Vinau, une fois de plus.
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michfred
  17 février 2018
D'abord j'ai aimé le titre.
Parce qu'il me mettait aussitôt dans la tête une chanson d'Arthur H que j'adore , qui s'appelle je crois le Chercheur d'Or mais dont le refrain est " Ici ça va"...
"Ici ça va,", dit Thomas Vinau lui-même, "est une lettre du front. C'est par ces mots que je commencerais une lettre si j'étais loin, que j'allais bien et que je voulais rassurer quelqu'un".
Une longue lettre, un court récit.
La chronique pudique et poétique d'une reconstruction, après un accident, une dépression, un choc, un deuil...on ne sait pas, et là n'est pas le propos.
Pas de confidence pathétique, pas d'exhibition narcissique, pas d'enlisement névrotique, pas de marasme dépressif.
Juste des gestes de réparation- un toit qui fuit, une cabane qui brinquebale, un couteau qui rouille- , des gestes généreux -semer, délivrer, rassurer- , des gestes qui entretiennent - élaguer, débroussailler, cueillir.
Une certitude: Ema, son amour, son rire, sa confiance. Et tout redevient promesse, élan, chanson. Renaissance.
Un seul lieu: ici, au bord de la rivière d'une enfance perdue, oubliée, enfouie dans un entrelacs de broussailles et de souvenirs.
Thomas Vinau est unique pour donner des ailes à la tristesse, pour la faire envoler, légère, dans la vibration d'une rencontre -un vigneron, une petite fille sourde- , dans la chaleur des affections - celle d'un frère qui revient, celle d'un chien qui vadrouille.
Autant la tristesse d'un Olivier Adam plombe, poisse et s'apesantit, autant celle de Thomas Vinau féconde, caresse et s'évapore en rosée tendre, irisant le monde tout autour.
Car derrière elle, il y a une joie. Pas bébête, pas béate, pas benête.
Une joie faite de petits riens, de moments précieux et fragiles. Petites perles de rien du tout. de quoi se faire un collier.
Un grand collier d'air, comme disait joliment Aragon.

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gouelan
  22 juin 2017
Ici ça va, dans la petite maison de l'enfance où se cachent les souvenirs. Dans la cabane où reposent les objets oubliés. Au bord de la rivière, où la vie suit le cours des saisons. Dans le potager qui renaît une fois les ronces vaincues. Près d'un vieil homme qui lit la vie dans les feuilles de la nature, d'une petite fille dont le rire se sauve jusqu'à Neptune, et d'une autre qui mime la vie avec ses mains papillonnant dans l'air.
Loin des tourments, de l'angoisse, un couple se reconstruit, reprend son souffle. Comme un coin de jardin, ils se débarrassent des lianes qui les étranglent, y laissent passer la lumière, les ronds de soleil à travers le feuillage, la douceur du vent, la fraîcheur de la pluie, la morsure du froid qui prépare le printemps prochain.
Ils réapprennent à vivre, à regarder, à écouter, à sentir, à entendre le silence.
Une histoire simple, presque immobile, qui s'avance doucement vers un apaisement. Le jardin s'embellit, il prend de belles couleurs, sans truquage.
Une histoire qui fait du bien.
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sabine59
  12 octobre 2017
Renaître, entre souvenirs flous du passé et avenir à construire.
Renaître, les pieds dans la rivière, le coeur plus confiant.
Renaître, apprivoiser la mort, savoir rire de ses maladresses avec la tendre Ema.
Prendre des forces dans son terrier, secouer ses peurs. Avancer.
Se réveiller devant l'apaisante nature. S'y révéler.
Émerveiller le lecteur. L'éblouir de mots simples et touchants, le faire plonger dans les remous aquatiques de l'enfance, lui faire imaginer une maison dans les arbres. Un foyer de verdure. Un berceau du temps, si doux.
Rêver ...
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Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
hellza24hellza24   16 juillet 2018
J'ai renoncé au mélodica. J'ai renoncé à la pêche à la mouche. j'ai renoncé aux chaussures de marche. J'ai renoncé à être un grand bricoleur. Ça n'a pas de sens. Je ne suis pas mon père. Je suis un type qui aime regarder sa femme se concentrer en tirant la langue. Je suis un type qui aime nourrir et protéger un ragondin. Je suis un type qui a besoin d'apprendre. Je suis un type qui aime pisser debout. Je porte un collier de pierres noires et invisibles autour de mon cou. Le collier de ceux qui gardent leurs absents à l'intérieur. Nous sommes nombreux à le porter. Je ne le sens presque pas. Il n'embarrasse plus ni mes gestes ni mes rêves.
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marina53marina53   26 janvier 2015
Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est ce que la vie m'a appris.
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NadaelNadael   31 août 2012
Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est ce que la vie m'a appris. Si tôt. La perte. Le peu de fois où je l'ai oublié, le boomerang m'est revenu dans les dents. (…) La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. À grands coups de demains et de câlins.
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marina53marina53   26 janvier 2015
La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins.
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AifelleAifelle   13 novembre 2012
"J'ai ramoné la cheminée avec mon talent habituel. De la suie jusque dans la cuisine. Ema a rigolé de mes maladresses quotidiennes. Du coup je ne me suis pas énervé. Avant j'aurais tout balancé par terre en cassant un truc ou deux. Son rire a tout désamorcé. Alors j'ai ri aussi. Avec du recul c'est une bien meilleure technique. Elle aime me voir essayer. Mais contrairement à moi elle ne déteste pas me voir échouer. Elle n'a pas besoin d'être confortée sur ma virilité. Ma capacité à être un bonhomme. A construire. A la protéger. Elle n'aime pas ma perfection. Ça tombe bien. J'apprends à ne plus écouter la chanson lancinante de mes plaintes. J'apprends à rire plus fort. J'apprends à recommencer."
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Vidéo de Thomas Vinau
Une lecture de Thomas Vinau.
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