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ISBN : 2264061685
Éditeur : 10-18 (21/08/2014)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Un jeune couple s'installe dans une maison en apparence abandonnée. Leur idée? La rénover. Tandis qu'elle chantonne et jardine, lui, à pas prudents, essaie - en remuant les murs et la poussière - de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu'il habita enfant, avant que la mort soudaine de son père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d'herbes folles et de rivière, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie. La... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
marina53
26 janvier 2015
Avec Ema, il vient tout juste d'emménager dans la maison de son enfance. Une maison encore emplie de silences, de poussière, de toiles d'araignée et de souvenirs. Elle ne demande qu'à être retapée, nettoyée, fleurie, embaumée pour être à nouveau vivante, à l'instar de ce jeune couple. Lui, être fragile, sent qu'il peut à tout moment perdre pied. La mort soudaine de son papa l'a ébranlé. Mais la vie est là, à ses pieds. Il suffit juste de se pencher pour la cueillir. La pêche, la visite de la voisine, le sauvetage d'un ragondin, la visite du frère, autant de moments qui réenchantent la vie...
D'une grande et sincère simplicité, Thomas Viniau nous offre une parenthèse enchantée. de la poésie et un brin de magie se dégage de ce roman dans lequel l'auteur joue avec les mots, nous plonge dans cette rivière et nous aide à panser nos blessures du quotidien. Celles du narrateur sont juste devinées, il n'y a pas besoin de mots parfois pour les décrire. On les ressent, c'est bien là l'essentiel. La maison de son enfance et Ema, qu'il aime regarder jardiner, seront un nouveau départ pour lui. Chaque instant est vécu avec intensité. Thomas Viniau, de par son écriture poétique et maîtrisée, décrit des moments tout simples avec subtilité et intensité. L'on referme ce roman tout doucement comme l'on referme la porte de cette maison et l'on s'éclipse sur la pointe des pieds, de peur de voir le bonheur s'envoler...
Ici ça va... dorénavant...
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gouelan
22 juin 2017
Ici ça va, dans la petite maison de l'enfance où se cachent les souvenirs. Dans la cabane où reposent les objets oubliés. Au bord de la rivière, où la vie suit le cours des saisons. Dans le potager qui renaît une fois les ronces vaincues. Près d'un vieil homme qui lit la vie dans les feuilles de la nature, d'une petite fille dont le rire se sauve jusqu'à Neptune, et d'une autre qui mime la vie avec ses mains papillonnant dans l'air.
Loin des tourments, de l'angoisse, un couple se reconstruit, reprend son souffle. Comme un coin de jardin, ils se débarrassent des lianes qui les étranglent, y laissent passer la lumière, les ronds de soleil à travers le feuillage, la douceur du vent, la fraîcheur de la pluie, la morsure du froid qui prépare le printemps prochain.
Ils réapprennent à vivre, à regarder, à écouter, à sentir, à entendre le silence.
Une histoire simple, presque immobile, qui s'avance doucement vers un apaisement. Le jardin s'embellit, il prend de belles couleurs, sans truquage.
Une histoire qui fait du bien.
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LiliGalipette
29 mai 2013
Le narrateur et sa femme, Ema, ont acheté une vieille maison au bord d'une rivière. La maison d'enfance du narrateur. Les travaux de rénovation sont nombreux, surtout dans le coeur de cet homme qui a perdu les souvenirs de son père et qui doit lutter contre l'angoisse. Mais, peu à peu, la nouvelle maison apporte la paix à l'homme, au couple. « Elle m'a dit qu'elle était heureuse d'être ici. Qu'elle était pleine d'espoir pour l'avenir. Je lui ai répondu que moi aussi. Nous nous sommes endormis comme ça. Bien au chaud dans nos projets. Avec demain comme couverture. » (p. 21)
Le passé proche est sensible et le passé lointain est douloureux. D'une certaine manière, l'homme doit réapprendre à vivre. « C'est ainsi que les crises ont commencé, je crois. En oubliant trop tout ce qu'il y avait à perdre. En se voilant la face. En se forçant à croire. La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. » (p. 54) Au rythme des saisons, de la nature et de la maison, le narrateur progresse lentement sur une voie plus sereine. Il s'apaise, se pardonne, se redécouvre et se tourne vers l'essentiel. « J'apprends à ne plus écouter les chansons lancinantes de mes plaintes. » (p. 75) Avec les souvenirs qui reviennent par bribes, tout laisse à penser que l'homme blessé finira par redresser la tête.
Ce court roman aux chapitres tout aussi courts est une histoire de l'absence et du souvenir. le titre a valeur d'incantation : plus qu'une information donnée à l'autre, c'est un espoir que l'on exprime, une promesse que l'on se fait. En retrouvant la maison de son enfance, le narrateur trouve enfin le lieu qui lui correspond. Et qu'importe si certains souvenirs font défaut : Ema est là pour en créer d'autres, pour peindre sur les murs une nouvelle histoire.
Très intime, voire intimiste, ce récit à la première personne est fortement tourné vers la nature et le lendemain. Certaines phrases sont particulièrement touchantes, mais je ne peux pas dire que j'ai été vraiment transportée par ce roman. Cela tient peut-être au fait que j'ai des centaines de souvenirs de mon père et qu'il ne m'a pas encore quittée. Et peut-être n'ai-je pas été sensible à la gravité fugace que l'auteur tente de partager : celle de l'existence et du renouveau. Toutefois, Ici ça va est un texte empreint d'une grande sensibilité et d'une profonde finesse. Des âmes plus sensibles ou plus nobles que la mienne ne pourront qu'aimer ce récit.
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ATOS
31 octobre 2014
Ça impressionne l'écriture. Ça impressionne comme un raboteur de parquet, comme un boulevard de capucines, comme des mains négatives, comme une rivière en reflet dans le ciel. Thomas Vinau impressionne. « Ici ca va ». Une mémoire qui ne vient pas. Des notes éparses. Une composition qui ne se reforme pas mais qui se formule en éclat. L'écriture , en phrases certaines et justes, fait entendre une musique qui fait remonter la soie de toute l'égratinure des bonheurs, et de toute l'écorchure des pleurs. C'est beau un tableau comme ça, un peu comme une journée particulière. Ici ca va, oui, ici ça nous va même très bien. Comme une halte sur les rives d'un fleuve, dans les bras d'un saule, dans le ventre de l'été. Non, je ne me rappelle pas. Oui,je me souviens. Question d'intensité, silences du temps. Thomas Vinau est poète et ce présent est étonnant.
Astrid Shriqui Garain
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Amorina
26 avril 2015
Des mots qui coulent comme une rivière, des phrases rayonnantes de clarté, et voici que s'échappe d'entre les pages tout l'onirisme profond et délicat de ce superbe roman.
Reconstruire pour se réparer. D'une vie à bout de souffle, l'auteur fait naitre tout à la fois un poème et un tableau. Des rimes pétillantes et graves, des touches d'un vert et bleu éclatants. L'eau, les arbres, les fruits, le ciel, et ces notes d'or et d'argent qui tintent presque au dessus de l'horizon.
On aimerait s'assoir sur le rivage, se laisser emporter dans la lenteur apaisante de cette vie qui s'écoule comme hors du temps. Partager les gestes qui sauvent, ceux de ce couple qui triomphe sans bruit, dans la quiétude d'une campagne plus belle que jamais. Goûter jusqu'aux impressions. L'odeur d'une tarte aux prunes. Les pétales de fleurs et la pluie sous les doigts. La chaleur, écrasante, sur la peau consolée. Seuls, avec la nature merveilleuse et la présence rassurante de l'Amour. Comme il serait bon de cueillir nous aussi ces fruits lourds de soleil et confier à l'avenir le soin de notre guérison. Ainsi qu'à travers cette lecture, retrouver la consolation et s'abandonner à la lumière, à l'espoir, à la magie.
Un très beau moment de douceur et de beauté fragile.


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Citations & extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5326 janvier 2015
Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est ce que la vie m'a appris.
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NadaelNadael31 août 2012
Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est ce que la vie m'a appris. Si tôt. La perte. Le peu de fois où je l'ai oublié, le boomerang m'est revenu dans les dents. (…) La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. À grands coups de demains et de câlins.
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AifelleAifelle13 novembre 2012
"J'ai ramoné la cheminée avec mon talent habituel. De la suie jusque dans la cuisine. Ema a rigolé de mes maladresses quotidiennes. Du coup je ne me suis pas énervé. Avant j'aurais tout balancé par terre en cassant un truc ou deux. Son rire a tout désamorcé. Alors j'ai ri aussi. Avec du recul c'est une bien meilleure technique. Elle aime me voir essayer. Mais contrairement à moi elle ne déteste pas me voir échouer. Elle n'a pas besoin d'être confortée sur ma virilité. Ma capacité à être un bonhomme. A construire. A la protéger. Elle n'aime pas ma perfection. Ça tombe bien. J'apprends à ne plus écouter la chanson lancinante de mes plaintes. J'apprends à rire plus fort. J'apprends à recommencer."
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gouelangouelan22 juin 2017
Des saloperies, a dit le vieux. Ça bouffe tout et on ne peut rien faire des ces trucs-là. Je n'ai rien dit. Il a raison. Et puis je n'ai pas besoin de le convaincre. C'est comme expliquer à un type qui a fait la guerre qu'il ne faut manger que le blanc des poireaux parce que le vert rajoute de l'amertume. Cela n'a pas vraiment de sens pour quelqu'un qui a mâché ses chaussures. Mais c'est comme ça. Un monde où l'on ne peut rien faire de ces trucs-là, c'est justement le monde que nous voulons. Un monde neuf, sauvage, hirsute et tendre. Un refuge qui ne serve à rien. Comme nous.
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marina53marina5326 janvier 2015
La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. A grands coups de demains et de câlins.
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Videos de Thomas Vinau (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Vinau
Que lisent les écrivains ? (5/11) Timothée de Fombelle présente « Ici ça va » de Thomas Vinau .Timothée de Fombelle : « On m'a donné « Ici ça va » de Thomas Vinau. Je l'ai lu et en ai aussitôt acheté douze pour les offrir. » À lire Ici ça va de Thomas Vinau aux éditions Alma Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle aux éditions Gallimard Réalisation : Michel Abescat, Pierrick Allain, Christine Ferniot Pour suivre nos vidéos, abonnez-vous à la chaîne Télérama ou rejoignez-nous sur : https://www.facebook.com/Telerama https://twitter.com/Telerama?
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