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ISBN : 2253071307
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Pyxis est une entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo. Rapidement devenue un pilier du secteur, cette société dynamique incarne le rêve de nombreux jeunes passionnés par la culture japonaise. On vante son état d’esprit novateur, son cadre de travail agréable, et ses best-sellers sont une vitrine attrayante.

Comme beaucoup d’entreprises, Pyxis a à son actif de très nombreux stagiaires. Tous les six mois, ces derniers arrivent d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  15 janvier 2015
Aussi inopiné qu'inespéré, ce premier coup de coeur de l'année n'en dégage que plus de charme.
Voilà prise la lectrice qui croyait prendre.
Samantha Bailly aura su faire tomber les uns après les autres tous mes préjugés et toutes mes préventions. Ne connaissant vraiment pas grand chose de la littérature young adult, c'est en aveugle que je m'étais lancée dans la lecture des "stagiaires" et si les débuts furent quelque peu déstabilisants, autant sur la forme que sur le fond, j'ai été happée malgré moi par le style très mature, l'humour tout en finesse et la narration totalement maîtrisée de cette jeune auteur contemporaine.
"Les stagiaires" retrace le parcours d'une poignée d'étudiants qui achèvent leur cursus par un stage en entreprise chez Pyxis, une société d'édition de produits culturels parisienne. Mené tambour battant et sans aucun temps morts, le récit dresse un tableau que j'ai jugé pour ma part très réaliste et très juste de la découverte du monde de l'entreprise. Je me suis moi-même revue à Paris pendant mes études, bûchant tout en cumulant les petits boulots, logeant dans un 9 m² régulièrement investi par les cafards et avec les WC sur le palier, mais m'amusant follement dans le même temps de la vie parisienne, inlassable entremetteuse de plaisirs.
Peut-être est-ce dû au fait que je travaille désormais moi-même dans le monde de l'édition mais ce roman m'a vraiment parlé, me remémorant notamment les difficultés tant pécuniaires que psychologiques inhérentes à cette délicatesse transition entre adolescence et indépendance. Il m'a aussi donné un éclairage criant de vérité sur la fameuse Génération Y dont l'un des aspects les plus problématiques est justement l'intégration dans le monde de l'entreprise. A cet égard, je laisserai la parole à l'un des stagiaires qui, parlant de Pyxis, résume parfaitement cette nouvelle idéologie de l'épanouissement personnel dans le milieu professionnel comme condition sine qua non de l'engagement : "C'est sûr qu'on s'amuse bien, ici. Il se passe tout le temps quelque chose."
Etant née en 1980 (oui, vous pouvez lever les yeux au ciel, je raconte un peu ma vie, là), je suis exactement à cheval entre la Génération X (celle des adulescents) et la Génération Y (celle des zappeurs-geeks) et j'ai été impressionnée par les connaissances de notre jeune auteur qui signe ici ce que je ne craindrais pas de définir comme un roman sociologique. Sous couvert de narrer avec légèreté ces parcours qui se croisent et se décroisent au gré des échanges, flirts, bévues, etc. - traités sans aucune mièvrerie, je tiens à le préciser - c'est un large panel de nouveaux codes sociaux et de comportements en mutation qui est passé à la loupe et ce, sans recours aux facilités de la chick-lit. Au final, voici un roman qui aborde mine de rien de vrais sujets de société qui nous concernent tous.
Grâce à Samantha Bailly, non seulement j'aurai passé un excellent moment de lecture mais je me serai aussi couchée moins bête, ayant appris une foule de nouveaux mots. Bref, c'est un succès.

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Allison
  11 août 2014
Je tiens à remercier Milady et Babelio pour l'envoi de ce livre, même si j'ai finalement été très déçue par les Stagiaires, ayant lu de nombreux avis très positifs à son propos, des avis de blogueuses que j'apprécie et dont je partage les goûts la plupart du temps. J'avais aussi beaucoup apprécié l'intrigue de Oraisons, que j'ai lu l'an dernier, j'étais donc ravie de lire une nouvelle histoire signée Samantha Bailly. Malheureusement, il n'y a pas grand chose qui m'ait plu dans les Stagiaires, et beaucoup de points m'ont dérangée.

Mais le point qui m'a le pluuus embêtée dans cette lecture, c'est la totale absence d'empathie que j'ai expérimentée, ne m'étant ni attachée ni intéressée à un seul des personnages. Car oui, mon plus gros problème dans les Stagiaires, c'est le cœur même du livre : ses personnages. Ils sont tous hyper caricaturaux, ce sont de vrais stéréotypes sur pattes avec des personnalités sans nuance. On y trouve la provinciale un peu perdue dans la ville parisienne, la grosse geek de service, l'allumeuse en chien, le gros hipster de base et le fils à papa autodestructeur. Ils se résument chacun à ça, ont tous une personnalité unilatérale et ils n'ont pas du tout, du tout réussi à me toucher.

L'histoire est portée par Ophélie (la provinciale) et Arthur (les fils à papa) que l'on suit alternativement un chapitre sur deux. Ce sont donc les deux sur lesquels on en apprend le plus, laissant les autres en retrait et surtout, ne nous permettant de les connaître qu'à travers les deux personnages principaux.

Ophélie et Arthur donc, tout comme Alix (la geek), Hugues (le hipster) et Enissa (l'allumeuse) ont décroché un stage, chacun dans un domaine différent, chez Pyxis. À la base maison d'édition spécialisée dans les mangas mais qui développe aussi de petits jeux vidéos, Pyxis est une boite qui se veut super jeune et moderne et où l'ambiance est hyper détendue. En apparence le rêve absolu de tout stagiaire, un peu comme Google, vous voyez le genre ? On peut venir y bosser en jean, jouer à la console à la pause et il a même des salles de sport, ainsi que la légendaire salle de sieste, si l'on en croit les rumeurs... Entre ça et la potentielle embauche à la fin du stage, il y a de quoi se réjouir ! Sauf que, bien entendu, tout n'est pas aussi rose qu'il n'y paraît et les stagiaires vont vite s'en apercevoir.

Pour Ophélie, c'est la grosse galère. Son salaire de stagiaire est ridicule, et elle peine à trouver un logement sur Paris qui corresponde à ses moyens. Elle a laissé famille et copain derrière elle et ne peut compter que sur elle-même pour s'en sortir, avec la peur constante de ne pas y arriver et de devoir rentrer la queue entre les jambes. Arthur au contraire, est soutenu financièrement par ses parents et prend tout à la légère. Mais c'est du coté de sa vie personnelle que tout va mal, et il va trouver en Ophélie une distraction intéressante.

J'ai été dérangée par le fait qu'on oublie un peu vite la thématique principale du roman. Oui, on commence avec des stagiaires qui se donnent à fond avec l'espoir d'obtenir un emploi sur le long terme dans la boite où ils rêvent de bosser, où ils se font exploiter par leurs supérieurs grâce à cet appât... mais très vite on passe à coté et Pyxis disparaît complètement au profit des intrigues amoureuses, comme si le stage n'avait été qu'une excuse pour permettre à ces jeunes gens sans aucun points commun de se rencontrer et de tisser des liens dans l'adversité.

Tiens, j'y pense, je me permets un petit coup de gueule personnel, à propos d'un passage qui m'a vraiment fait grincer des dents : La réaction d’Ophélie quand Alix lui avoue n'avoir jamais pris de drogues à 23 ans. La jeune fille répond quelque chose du genre « même pas un joint, rien ? » et ajoute mentalement LA phrase qui m'a choquée : « Cela dit, si sa vie était jusqu'ici une série de chats et de forums de discussion, ceci explique cela : Le virtuel n'offre pas toutes les expériences de la vie, loin de là. » Je vais passer pour la coincée du bulbe de service mais, whaaaat ? En quoi le fait de choisir de ne pas se droguer fait de vous un être inférieur qui n'a aucune expérience de la vie ? Dans quelle monde c'est la base de l'expérience humaine ? Entre ça et Arthur qui se fait des rails de coke sur la cuvette des WC en boite à toutes les soirées, ça ne m'a pas aidé, niveau identification... Oui, comme je l'ai dit, je ne me suis vraiment attachée à aucun personnage, surtout pas à Arthur : je n'arrive pas à trouver en moi de la compassion pour la stupidité qui mène à l'autodestruction.

J'ai aussi eu la douloureuse impression que Samantha Bailly en faisait trop, tout le temps. Par exemple, un passage où les stagiaires discutent de Pokemon semblerait presque inspiré du livret tutoriel fourni avec la cartouche de jeu de la première version (je chipote, mais Pokemon c'est important). Quant à la fin, elle m'a laissée de marbre. Il faut dire que je m'attendais à quelque chose du genre, mais j'ai tout de même été déçue devant la solution de facilité choisie par l'auteur. Mais après tout, il n'y avait guère d'autres façons de finir ce roman et cette fin a le mérite d'être assez ouverte pour permettre une suite, et assez fermée pour offrir une fin convenable à ceux qui, comme moi, ne liront pas la suite.

L'intérieur du livre en lui même a cependant une mise en page très sympa, avec des fenêtres de conversations instantanées, des échanges de mails, de sms, le tout mis en forme de façon réaliste et graphique, crédible et très agréable à suivre. Il y a cependant quelques rares ratés de mise en page même s'ils sont peu nombreux et finalement pas dérangeants. J'ai apprécié ce coté ludique, vivant et original, complètement en phase avec le récit. La plume de l'auteur est fluide et agréable à lire et j'ai remarqué une amélioration depuis Oraisons, une assurance dans le style qui m'a plu. Bon, il est forcément difficile de juger du style de quelqu'un dans un roman qui met majoritairement en scène des dialogues, des messages interposés parfois volontairement mal écrits et du langage sms, mais j'ai quand même apprécié de voir les progrès de l'auteur.

J'ai donc très peu aimé les Stagiaires, même si je comprends qu'il puisse toucher un certain public auquel je n'appartiens pas. Je ne reste cependant pas catégorique quant à Samantha Bailly, laquelle avait réussi à me séduire avec Oraisons, et je lirai la suite de la saga qui sort prochainement chez Bragelonne avec plaisir et en tentant d'oublier les Stagiaires au plus vite... Même s'il semblerait qu'une suite doive donc voir le jour. Mais je ne me pencherai sûrement pas plus sur la question !
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orbe
  29 mai 2014
Une entreprise recherchée exploite ses stagiaires tout en leur faisant vivre une expérience inoubliable. Pyxis, spécialisée en jeux vidéos et en Manga vend du rêve à ses clients comme à ses employés. le livre "Les stagiaires" raconte l'histoire d'une poignée de jeunes, garçons et filles, et de leur expérience unique : fête, soirée de travail à rallonge, histoires d'amour, fin de contrat... Vie professionnelle et privée se mélangent et comme une broyeuse, personne ne sortira indemne de cette aventure...
Nous suivons plus spécifiquement Ophélie sans moyen financier mais avec beaucoup de volonté, qui espère être embauchée à l'issue de son stage et Arthur pour qui cette expérience est la réalisation d'un rêve d'enfant, l'espoir d'une autre trajectoire possible. Les portraits sont acides mais les personnges restent émouvants dans leurs tentatives de construire leur chemin... à quel prix ?
Un roman très proche de la réalité de ces jeunes qui doivent passer par des stages mal rémunérés et dont ils n'ont pas toujours les codes avant d'obtenir, peut-être, un éventuel CDD. On y parle réalisation professionnelle et égalité des chances mais pas seulement car le récit s'accompagne de réflexions plus philosophiques sur le sens de la vie. Intéressant !

Lien : http://cdilumiere.over-blog...
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Ptitelfe
  03 avril 2014
Avant tout, je tiens à dire que je trouve la couverture très sympa, et une fois le livre lu, on se rend compte qu'elle correspond bien à l'histoire et aux personnages! les petits détails sont amusants, j'adore le sac toad, l'iphone branché, le pc allumé, tout ca sur une table de bistrot!
Ensuite, point positif avant de parler de l'histoire : la play list. A chaque début de chapitre, Samantha inclus un extrait d'une chanson, et autant dire que j'ai préparé cette play list sur deezer et qu'à part quelques titres inconnus, la plupart des autres sont des chansons que j'aime beaucoup! Y a même le générique des Pokémon!! Mais où donc va nous mener l'auteur?
La narration est alternée entre deux personnages principaux : Arthur, 23 ans, qui fait partie de l'élite de Paris. Issu d'une famille aisée, il est habitué aux grosses soirées, mais ne prend pas la vie au sérieux et ne pense qu'à s'amuser, et ce malgré sa vie de couple avec Juliette. Drogue, alcool, tromperie sont les mots qui ornent sa vie quotidienne; Destiné à intégré une banque sur les envies de sa maman, le garçon doit trouver quand même un stage pour finaliser son école à l'Hedec. Il va donc se diriger vers l'entreprise Pixies, qui développe l'édition de mangas et de jeux vidéos. Il va passer un entretien pour le service de gestion- compta
De l'autre côté, il y a la jolie et discrète Ophélie, 22 ans, originaire de Rennes, qui vient à la capitale après avoir décroché son stage dans la même société au service communication. Elle est en couple depuis un an mais la distance va être difficile et surtout, Ophélie sait ce qu'elle veut, et qu'elle le trouvera dans la Capitale. Son parcours chez Pixies est assez difficile car sa chef n'est pas du tout sympa, c'est vraiment la caricature de la "working girl".
Comme tous les six mois, il y a de nouveaux stagiaires et des groupes qui se forment et la nouvelle équipe est assez hétéroclite! Samantha Bailly n'hésite pas à caricaturer chaque personnage et cela nous plonge dans des expériences vécues, aussi bien en tant que stagiaires que jeune employé dans une entreprise, ou après un long parcours dans une grosse société! J'ai beaucoup ri quand Caroline envoie à Ophélie la déontologie à adopter, et l'adaptation de termes à dire et éviter! Elle dévoile la manipulation "acceptée" faite par la hiérarchie et au milieu naviguent ces jeunes qui veulent décrocher un CDI à la fin de leur stage.
En parallèle, elle nous donne un aperçu du coût de la vie parisienne et la difficulté de trouver un logement, de savoir comment de jeunes diplomés peuvent s'en sortir dans la vie avec toutes ces charges financières....
Enfin bref, encore une fois, j'admire la maturité de Samantha Bailly. Je sais qu'elle a vécu une expérience dans une boite de jeux vidéos mais de là à réussir aussi aisément à analyser le système interne d'une entreprise, je dis bravo!
De plus, elle arrive toujours avec une facilité déconcertante à donner vie à ses personnages! Entre leurs conversations sur le messenger du boulot aux soirées au bar d'à côté, les enjeux de séductions, les besoins de s'amuser et d'expérimenter, les amitiés qui se lient... Chaque personnage est atypique et sympathique, même si ma préférence irait pour Hugues!
Le seul reproche que je ferai n'est pas envers l'auteur ni le roman mais plutôt envers les éditions Milady qui nous prennent vraiment pour des vaches à lait, le livre est excessif, 18,50 euros! Mais bon Samantha Bailly est une auteure que je veux absolument suivre depuis que je l'ai découvert à travers Ce qui nous lie et donc j'ai craqué sur ce livre...
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Marionrey
  14 octobre 2017
j'ai adoré Les stagiaires ! J'ai passé un excellent moment et me suis beaucoup attachée aux personnages.
Qui n'a jamais été en stage ? On connaît tous (ou presque) ce que c'est ! Et bien j'ai trouvé ce livre très réaliste concernant le rôle que l'on donne aux stagiaires dans les entreprises. Ça m'a fait beaucoup rire et j'ai vraiment aimé cet aspect du livre, c'est la vraie vie ! Tout au long du roman, nous alternons entre deux points de vue, celui d'Ophélie et celui d'Arthur, deux des nouveaux stagiaires de Pyxis, entreprise très connue spécialisée dans les mangas et les jeux vidéos. Tous deux démarrent une nouvelle vie, surtout Ophélie qui quittera ses parents pour s'installer sur Paris ! Ce sont tous deux des personnages bien différents. Ophélie est une jeune fille sérieuse, posée et prend très à coeur ce nouveau départ. Arthur lui, est bien plus instable : fêtard et infidèle, le cliché du mec qui a beaucoup de confiance en lui. Je peux vous dire que leur rencontre sera plutôt explosive.
On ne suit pas uniquement Ophélie et Arthur. D'autres personnages font leur entrée, eux aussi stagiaires et tous forme un petit groupe très attachant et très soudé. Parce qu'entre nouveaux, il faut se soutenir ! J'ai adoré ce groupe de potes qui tentaient chacun dans leur domaine de se faire une place au sein de l'entreprise et plus important encore, de la garder. le milieu professionnel est parfois (même très souvent) difficile. Il est de plus en plus dur pour les jeunes de trouver un emploi et c'est une réalité qui je trouve, a bien été démontrée dans ce livre. Malgré des personnalités très différentes, tous ont le même objectif : réussir leur vie. le monde du travail peut être sans pitié et l'auteure, via des personnages plutôt agaçants et antipathiques, le montre bien également. Une vision du monde du travail que j'ai trouvé intéressante et vraie !
En dehors du milieu professionnel dans lequel évoluent les personnages, nous les suivons également dans leurs vies privées et ce n'est pas de tout repos ! Entre les ennuis d'Arthur avec sa petite amie, Ophélie et sa recherche d'appartement, Alix la geek en mal d'amour, Hugues et ses soirées mouvementées, on ne s'ennuie pas une seconde. Un des points extrêmement positifs dans ce livre, c'est la cohésion entre les personnages et les amitiés qui se lient au fil des pages. Même si faire un stage est difficile et stressant, c'est aussi une aventure humaine et ce petit groupe me manquera certainement.
Je été vraiment très agréablement surprise par Les stagiaires. Amour, amitié, travail, des sujets qui nous touchent tous et toutes ! La plume de Samantha Bailly est fluide et tellement agréable. Je ne voyais pas les pages défiler et à la fin, j'avoue que j'aurais souhaité en savoir encore plus sur l'avenir de chacun des personnages. Je vous conseille vraiment de le découvrir !
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Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   15 janvier 2015
Parfois, j’ai envie de tout balancer, de partir faire un road trip en Amérique du Sud. Après, je me dis que c’est super cliché : quel étudiant d’école de commerce blindé ne fait pas sa crise pseudo-aventurière avant de signer bien sagement un CDI ? Je les vois bien, ceux des promos au-dessus, qui postent leurs photos de voyage sur Facebook. Ce sont toutes les mêmes : une bande de potes chaussés de lunettes Ray-Ban, sur un fond de paysage à couper le souffle. Le must : le saut dans les airs, captation de l’unique moment où ils ont tenté de toucher le ciel, avant de retomber les pieds vissés au sol. Dans trois ans, leur statut passera de « Célibataire » à « En couple », et ils mettront des clichés Instagram de leur super déjeuner entre collègues à New York.
Flippant.
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SanchanSanchan   22 mars 2014
-Bon je vais te donner une petite définition. Stage: période de formation, d'apprentissage ou de perfectionnement en entreprise.
Je le dévisage, interdite face à son rappel. Ca m'étonnerait que Caroline accepte ça comme justification à l'absence d'article dans la boîte mail, demain.
-Tu fais le boulot d'une employée, là, déclare-t-il. (...) Vous êtes payés 400 euros, merde!
-Je sais bien, je sais bien...
-Un conseil: ne commence pas à entrer dans ce cercle infernal. (...)
Tu seras exploitée, jusqu'à l'épuisement, continue-t-il, un citron qu'on presse, qu'on presse, qu'on presse, et quand il n'y a plus de pulpe: poubelle.
-Charmant, murmuré-je.
-Voilà dans quelle société on évolue Il faut se battre, Ophélie! Ne pas accepter qu'on te traite de la sorte! Tu es en stage, pas en poste! Si Pyxis permet que quelqu'un fasse autant d'heures sup, alors ça veut dire qu'il y a un besoin. La boîte n'a qu'à ouvrir des postes avec l'argent des jeux online, si ça marche si bien!
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Gwen21Gwen21   14 janvier 2015
- Hey ! Mademoiselle ! Vous êtes charmante ! Belle comme tout !
Il n’y a rien que je déteste plus que les hommes qui accostent dans la rue. Leurs compliments sonnent comme des insultes. Quand on est une femme, on dirait que le simple fait d’aller d’un point A à un point B nous met dans une zone de non-droit.
- Surtout réponds pas, salope !
Ces mots me brûlent. La rue est le lieu où l’on peut être agressée verbalement pour ne pas avoir répondu à des avances.
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Gwen21Gwen21   14 janvier 2015
Je sors avec soulagement du wagon asphyxiant. Les nombreux Parisiens partis s’aérer en province rejoignent Paris. Ils ont pourtant la mine grise, les soucis semblent planer au-dessus de leurs têtes, sans doute sont-ils découragés par la perspective du lundi.
Dans le métro, j’observe toute cette foule agglutinée autour des barres de métal. Pas un sourire ne semble susceptible de fleurir sur les lèvres.
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Gwen21Gwen21   16 janvier 2015
Décidément, je ne suis convaincu ni par sa teinture blonde ni par sa nouvelle coupe dégradée. À croire qu’il n’y a rien de plus vieillissant que d’essayer de se rajeunir.
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