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EAN : 9782749942636
211 pages
Éditeur : Michel Lafon (09/01/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.85/5 (sur 189 notes)
Résumé :
Nouvelle édition augmentée

Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : " La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle. "

Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
TCHITAT92
  16 septembre 2019
Découvert par hasard en visionnant une vidéo sur internet, j'ai immédiatement souhaité lire l'ouvrage (plutôt court) d'Aurélien Barrau. Ce que j'y ai découvert correspond à ce que j'en attendait : un pamphlet contre nos yeux fermés devant le désastre climatique à venir, et déjà en cours. le style est accessible, les idées finalement assez prévisibles, mais les faits sont là, et de les lire, assénés sur le papier, a un impact plus efficace sur notre esprit qu'une simple conversation entre voisins, connaissances, sur le sujet.
Nous voilà mis face au mur, il n'est plus temps d'ignorer la réalité. Pas de culpabilisation dans cet écrit, y est énoncée plutôt une autre manière de penser le monde, de penser sa vie quotidienne, son avenir. D'ores et déjà je n'ai pu que modifier mon regard sur mon vécu quotidien, et les petits gestes pronatures sont devenus plus fréquents, plus naturels. Je parviens aussi peu à peu à envisager un avenir, si aucune "découverte miraculeuse" n'intervient, ce qui devrait être le cas selon A. Barrau, sans grand voyage (ou très peu) à l'étranger, l'idée de ne pas pouvoir "voir en vrai" des sites mythiques trop éloignés imprègne mon esprit... C'est un pas bien plus douloureux que celui du "manger plus naturellement", baisser sa consommation superficielle et non-indispensable, favoriser les produits d'hygiène/maison naturels.... mais je crains qu'il ne devienne inéluctable.
Ce livre n'est pas à lire le soir, car oui, il est propice à la réflexion, mais s'avère aussi très anxiogène, on se sent tellement impuissant face à tous ces "grands" du monde, politiques comme industriels, financiers, ou simples "people richissimes", qui initient tellement de dégâts irréversibles contre les animaux, la faune, et l'humain demain, sans que l'on puisse rien y faire, nous les "petits" lambdas...
Mais ce n'est pas une raison pour les imiter, en citoyen du monde fatalistes ("il vaut mieux prendre tout ce qu'on peut prendre tant qu'on le peut" !!!) : sachons leur montrer l'exemple, et les pousser à renoncer à leur façon d'être, par des boycotts ou autres ; nous aussi avons un certain pouvoir, celui du nombre !!!
Lecture indispensable, à faire circuler autour de vous !!! Foncez !!!
Oui, il y a quelques longueurs, quelques redites, mais il faut bien marteler les faits pour qu'ils rentrent dans nos têtes de manière pérenne et efficace !
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Arthemyce
  27 juin 2019
On m'a prêté ce livre connaissant mon intérêt légitime pour le thème et pour être honnête je partais un avec un léger a priori négatif.
Non pas que je n'apprécie pas Aurélien BARRAU, d'autant que je le suivais déjà sur ses travaux scientifiques (1), mais par peur d'un ouvrage plutôt aseptisé, peut-être un peu trop doux et donc forcément en deçà de que le sujet mérite : on parle bien ici de la destruction de la vie par l'humain - principalement occidental, faut-il le rappeler?
Le livre démarre sur le constat implacable de l'écocide en cours. Nous consommons littéralement notre droit à la vie sur Terre en surexploitant ses ressources, qu'elles soient fossiles, minérales, végétales ou animales (humains inclus). Le foisonnement de chiffres (2) pour témoigner de l'ampleur de la catastrophe met un sacré coup au moral - soyons honnêtes. Il faut bien ça - et il s'agit de toute façon de la réalité - pour appréhender l'urgence de la situation.
Face au défi éminemment vital avéré, que faire?
Barrau pose un tour d'horizon non exhaustif des différentes évolutions envisageables en distinguant l'échelle individuelle et politique, mettant en exergue leurs forces et faiblesses pour conclure à l'évidence d'un changement global. A voir le bilan mondial de consommation, il est clair qu'au moins le gaspillage pourrait être endigué en bien des domaines - par exemple. C'est à la fois le pouvoir du consommateur en tant qu'individu et des Politiques en tant que Législateur de tracer la voix vers un monde plus responsable; mais surtout : vivable.
Hors ce changement ne peut advenir dans notre société occidentale droguée à la croissance. C'est une évidence que - désolé d'être franc - seuls les idiots peuvent nier. Aurélien BARRAU et certes Physicien mais un enfant comprendrait qu'une société basée sur la nécessaire croissance - et donc infinie - n'a aucune réalité possible dans un monde fini tel que l'est la Terre.
Un changement de paradigme vers un Ecologisme qui serait une règle d'or - sans être une dictature verte ! - passe nécessairement par un changement de paradigme sociétal. La concurrence entre les peuples et à l'intérieur même des peuples est une hérésie à bien des égards (lègue putréfié des premiers Utilitaristes, adoubé par une interprétation erronée du Darwinisme).
Non. On ne sauvera pas la vie sur Terre à l'aide du Capitalisme Néolibéral, principale forme d'oppression. On ne sauvera pas la vie sur Terre et les sociétés humaines sans une (r)évolution profonde, sans retrouver les racines du vivre-ensemble : le partage.
Le livre termine sur un petit chapitre de Questions/Réponses très pertinent qui permet à Barrau d'approfondir son point de vue sur certains sujets mais surtout de répliquer aux objections courantes le concernant directement (notamment, récemment, sa Rolex...) ou indirectement, aussi bien qu’infirmer tous les doutes les plus optimistes au sujet de l'effondrement en cours; Suit un petit "épilogue presque philosophique".
La pensée d'Aurélien BARRAU se rapproche à bien des égards de la pensée Libertaire, tel qu'il le mentionne lui-même dans le chapitre évoqué précédemment, mais aussi de la "Pensée Complexe" d'Edgar MORIN (sans toutefois le mentionner), ce qui confère à l'ouvrage une bienveillance et une profondeur particulièrement agréable.
Avec un peu moins de 140 pages - et "écrit gros" - c'est un ouvrage très accessible à un prix de 8€ (et sur papier recyclé histoire d'être le plus consistent possible avec ses principes) que je vous recommande non seulement de lire, mais surtout de faire lire - comme je m'apprête à le faire.
En espérant vous avoir donné envie.
(1) : https://www.youtube.com/channel/UCwgqYNmYaij2_8hq_tOFyZw
(2) : on regrettera tout de même l’absence de toute référence malgré la quantité de chiffres évoqués
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Pavlik
  17 juin 2020
Le 03 septembre 2018, Aurélien Barrau (avec l'actrice Juliette Binoche) était à l'origine de la publication, dans le journal le Monde, d'une tribune appelant le gouvernement à une action "ferme et immédiate" pour faire face au danger du réchauffement climatique. Elle fut signée par 200 personnalités.
De cette action découla la publication, en 2019, de cet ouvrage, qui a été l'objet cette année d'une deuxième édition augmentée. D'emblée il faut dire que ce texte d'Aurélien Barrau est fort bien construit, argumenté et qu'il oscille entre l'essai et le pamphlet en s'appuyant sur les qualités des deux catégories, sans en adopter les lourdeurs éventuelles.
Pour mémoire, rappelons qu'Aurélien Barrau n'est pas écologue ou climatologue de formation, mais astrophysicien et philosophe. Il n'invoque que sa légitimité de "vivant" et de citoyen pour prendre la plume et mettre en lumière l'effroyable constat de l'état de notre planète : effondrement des espèces animales et végétales, réchauffement climatique accéléré, pillage des ressources naturelles, pollution massive...et toutes les conséquences sanitaires et sociales, en cours ou à venir, pour l'humanité.
Puis il propose une méthodologie d'action, en appliquant à l'activisme nécessaire et urgent, en ces temps de fin du monde, la notion de "fractalité". La puissance de raisonnement et la sincérité d'Aurélien Barrau ne sont pas à remettre en question, selon moi. Si certains pourraient se sentir jugés, à la lecture de ce texte, c'est que, d'une part, la vérité fait mal (vision triviale des choses) et que, plus sérieusement, comme le disait si bien Bourdieu : "s'il y a une vérité, c'est que la vérité est un enjeu de lutte".
L'auteur, donc, ne saurait conclure autrement que par la nécessité d'un changement profond de paradigme (donc de catégories de pensée) sans lequel la mise en acte ne saurait advenir.
PS : j'ai vu certaines critiques qui reprochaient à Aurélien Barrau de ne pas citer suffisamment ses sources : c'est vrai. Mais je voulais attirer l'attention sur le fait que ça n'enlève en rien la justesse de son raisonnement, et qu'il ne prétend absolument pas être spécialiste de ces questions (cf préface). Il n'écrit qu'en tant que citoyen engagé, et non en tant que chercheur voulant se faire publier dans Nature. Je terminerais en disant que celui qui veut vraiment avoir accès aux données des chercheurs n'aura guère de mal à les trouver, à l'heure du web globalisé. Je suis prêt à parier qu'elles corroboreront les affirmations d'Aurélien Barrau.
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Mimimelie
  21 décembre 2019
Le père Noël est une ordure !
De toute façon ça m'est égal, je ne l'aime pas. C'est rien que des mensonges.
D'abord, depuis qu'il descend dans les cheminées, il sait bien que le feu ça fait des cendres ! Pourquoi il n'en parle jamais des cendres… S'il aimait vraiment les petits enfants il leur ferait cadeau de petits mots et de plein d'astuces... pour sauver leur avenir, comme le fait Aurélien :
« les temps sont décisifs »
« On ne combat pas des bombes atomiques avec des épées de bois, on ne combat pas une crise d'ampleur planétaire par des mesures d'ajustement. »
« Il n'est pas question de revenir à l'âge de pierre, mais au contraire d'inventer un devenir radicalement autre qui s'extrait de la logique de domination et d'appropriation."
« Nous souhaitons éradiquer la pauvreté. La solution évidente est à la portée d'un enfant de cinq ans : le partage."
« le poète est celui qui sait entrevoir ce qui n'avait pas encore été imaginé, qui sait que l'existant s'invente en même temps qu'il se découvre, ton avenir sera poétique ou ne sera pas."
Bon Noël les enfants. Hop ! Hop ! Hop !
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odin062
  21 janvier 2020
Aurélien Barrau, scientifique philosophe, nous offre ici un essai concernant l'écologie et l'avenir de l'humanité sur Terre. A vrai dire, je suis toujours curieux de lire ces livres médiatisés en sachant très bien, que cela ne m'avancera ) rien, étrange...
Entre constats et (heureusement) solutions, Aurélien Barrau nous alerte sur les enjeux planétaires d'aujourd'hui et de demain... Il est ludice : il est trop tard, mais pas trop tard pour tout. Alors sauvons ce qui peut être sauvé.
J'ai beaucoup aimé la partie "FAQ" ou Aurélien répond aux questions qui lui sont le plus souvent posées. C'est un bon moyen d'exposer ses idées même si, bien souvent, il y a des redites.
bref, un bouquin à mettre dans les mains des néophytes, pour les autres... Rien de nouveau malheureusement!
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
gabilougabilou   03 juillet 2019
Nous avons les journalistes et les politiques que nous méritons : nous lisons les premiers et élisons les seconds. Ils sont le reflet de nos attentes et la responsabilité est donc collective. [...] Je ne regarde pas le journal télévisé, mais quand il m'arrive de le voir chez mes parents, je suis stupéfait du temps consacré à des anecdotes insignifiantes - parfois dès l'ouverture - alors que l'essentiel est relégué à ce qui devrait être la place du fait divers. Cette construction des hiérarchies est lourde de conséquences : elle participe à la création d'une image du réel extraordinairement biaisée par rapport à l'axiologie que j'appelle ici de mes vœux.
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PavlikPavlik   16 juin 2020
Le fameux " politiquement correct ", moqué par tous, est structurellement du côté du système dominant. Tenter de le déporter du côté d'une pensée écologique, qui demeure évidemment marginale, inévidente, malmenée et incomprise, est un peu gros ! Quand les forces économiques les plus puissantes tentent de faire passer la défense acharnée de leurs intérêts pour un geste de subversion ou d'insolence, on confine au comique. Oui, soyons incorrects, mais soyons-le vraiment : c'est-à-dire en redéfinissant la correction elle-même.
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PavlikPavlik   17 juin 2020
Les discussions enflammées autour de "la dette" reprennent de plus belle. Mais cette dette est absolument virtuelle. Elle est conventionnelle, contractuelle. Elle n'a d'existence que parce que nous le décidons. Tout au contraire, la dette écologique est réelle, factuelle, matérielle : elle ne peut être annulée par décision. Elle tue au quotidien. Elle est la dette sérieuse. Comment est-il possible qu'elle nous obsède infiniment moins que sa consœur économique purement factice ?
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ArthemyceArthemyce   06 août 2019
Le faste décomplexé, la richesse obscène, l’égocentrisme prédateur, la figure du mâle possédant fier de son insouciance, sont immensément ringards aujourd’hui. Il est temps de faire savoir le ridicule de ces postures et de valoriser une certaine humilité responsable.

p. 93
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PavlikPavlik   11 juin 2020
Environ 1000 milliards d'animaux marins sont tués chaque année. Lors de la remontée des filets, la décompression fait éclater la vessie natatoire, sortir les yeux des orbites et, souvent, l'estomac s'extrait par la bouche. Les survivants meurent lentement, asphyxiées ou écrasés, alors même que les capacités cognitives et sensorielles des poissons ne permettent plus de douter qu'ils ressentent la douleur.
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Videos de Aurélien Barrau (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aurélien Barrau
Aurélien Barrau est un astrophysicien français réputé pour ses travaux et ses nombreuses publications. Egalement docteur en philosophie, il vient de publier "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité : face à la catastrophe écologique et sociale" aux éditions Michel Lafon.
Constat alarmiste sur la situation dans laquelle se trouve la planète terre, Aurélien Barrau y explique qu'il faut réfléchir en terme de "vivant" plutôt que de "biodiversité", afin de bien comprendre que la catastrophe écologique menace directement nos vies. Il appelle à une révolution plutôt qu'à une transition et explique que "l'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité".

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1503121-et-apres.html
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