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Sophie Lebot (Illustrateur)
EAN : 9782732476933
La Martinière Jeunesse (04/05/2017)
4.15/5   26 notes
Résumé :
Un conte intense, illuminé par une princesse prénommée Lucia...

Elyséa était le pays le plus heureux d'entre tous. Dans le ciel scintillait un doux soleil. Un jour, la terre se mit à gronder. Le sol se fendit et le royaume fut précipité dans les entrailles ténébreuses. Le peuple s'éveilla dans un amoncellement de décombres. Il fallait bien survivre: tant bien que mal, ce nouveau monde s'organisa, troué de tunnels sans joie, on l'appela le monde d'en b... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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orbe
  29 mai 2017
Elyséa est un monde idéal, dirigé par un roi et une reine aimés de tous. Soudainement tout s'écroule et le royaume se trouve projeté dans un univers sombre et confiné où chacun tente de survivre.
Alors que la reine abandonne toute joie, elle donne vie à une enfant, lucia, à la peau blanche et aux yeux couleurs du ciel. Elle devient aussitôt le symbole de l'espoir d'une renaissance...
Un album très grand format qui est illuminé par de belles illustrations qui font bien ressentir le clivage entre l'avant et l'après. J'ai particulièrement apprécié les petits détails et les lustres et cages vides qui semblent emprisonner les hommes.
Les jeux de lumière, présents à chaque page, appuient et éclairent le texte pour le rendre vivant.
L'histoire en forme de conte amène le lecteur à réfléchir aux raisons de ce désenchantement. Que s'est il passé pour que du jour au lendemain, tout se fissure ?
Il faudra attendre les dernières pages pour mieux comprendre toute la portée de l'histoire. Après un récit en deux temps : l'apogée et la crise, c'est le rétablissement puis l'explication qui décentre le regard vers la relation de l'homme et de la nature.
A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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sophronie
  02 mars 2022
Un jour, les ténèbres s'abattent sur le beau royaume d'Élyséa et les habitants sont plongés dans un monde souterrain où le ciel ne filtre plus.
Le roi Alcménon et la reine Radamenta sont saufs et d'autres gens aussi. Ils tentent de survivre, s'organiser. La reine, malgré sa tristesse, tombe enceinte et donne vie à une fillette dont les yeux sont très clairs. Lucie (Lumière) fait le bonheur de tous et elle porte les espoirs de retrouver le mode d 'en haut. Pour la parer de beaux atours, un jeune tisserand se sert de la soie fabriquée par les araignées.
Le jour où le roi décrète qu'il est temps de marier Lucie, un concours est organisé : fabriquer la plus belle robe de mariée. le jeune tisserand gagne haut la main. le mariage est couvert par les chants des habitants et un miracle se produit. le plafond s'ouvre et tous retrouvent le royaume d'en haut. Lucie découvre ce monde, mais garde une nostalgie du monde d'en bas. Elle fera planter des tunnels végétaux pour retrouver de l'ombre et le souvenir des labyrinthes.
À la question de Lucie, pourquoi ai-je été privée de ce monde, Radamenta répond avec un argument écologique.
Les illustrations sont sublimes et mettent bien en valeur ce conte moderne.



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Takalirsa
  03 décembre 2017
Quel album magnifique ! le format (géant), les illustrations (somptueuses) et l'histoire (poétique) font de ce conte un moment magique et un peu hors du temps.
Le contraste visuel entre les deux premières pages marque nettement le passage du paradis (avec ses teintes à la fois pastel et lumineuses) aux décombres (où un feu pâle constitue la seule faible source de lumière). Tout au long des pages suivantes, où s'organise la survie "dans ce monde hostile", la clarté n'apparaît que par touches, halos de lucioles au coeur de l'obscurité, îlots de lanternes ponctuant le deuil de tout un peuple. le texte, aux mots minutieusement choisis, contribue autant que les images à forger cette ambiance toute particulière en opposition clair-obscur qui m'a évoqué celle de Tant que nous sommes vivants d'Anne-Laure Bondoux.

D'ailleurs, tout comme dans celui-ci, une réflexion philosophique va pointer en filigrane. Avec la naissance de Lucia, "la lumière", les ombres ne tardent pas à être repoussées, toujours plus loin au fur et à mesure que la fillette grandit. Cependant Lucia ne fait rien de particulier pour mériter ce titre de "symbole d'espoir" attribué par son peuple, il lui suffit d'exister. En revanche j'ai beaucoup aimé le personnage du petit tisserand, Organd, qui crée de la beauté à partir du malheur : c'est avec les fils de soie des araignées des tunnels qu'il réalise les magnifiques tenues destinées à Lucia (et qui contribuent à son rayonnement). Organd est un garçon "bon et courageux", sans aucun orgueil malgré son talent.

C'est certainement la beauté de leur amour et la sincérité de leurs sentiments qui est à l'origine du miracle. La double page montrant le retour au "monde d'en haut" mêle la splendeur de la nature aux couleurs vives, qui renaît sur les ruines, aux visages anxieux des personnages, conscients de sa fragilité : et si le drame recommençait ? "J'ai beaucoup songé à cela dans le noir et le froid du monde d'en bas", avoue la reine, toujours de noir vêtue comme si elle n'osait croire au bonheur revenu. A la différence de sa fille, qui n'avait jamais rien connu d'autre que la noirceur et ne peut être qu'éblouie par tant de merveilles, Radamenta a en effet compris "que nous vivions dans ce paradis sans le voir", habitués à en exploiter les douceurs sans se soucier de les préserver...

Ainsi le message est double : non seulement nous, adultes, devons prendre conscience des richesses de notre planète et les protéger, mais nous avons aussi pour mission de transmettre ces valeurs aux générations suivantes pour qu'elles perdurent... Et quoi de plus efficace pour apprécier son bien-être que de s'en priver, ne serait-ce que quelques heures (telle la princesse s'engouffrant dans le labyrinthe de ténèbres) ? Ne sommes-nous pas tellement habitués à notre petit confort que nous n'envisageons pas de le perdre un jour ? Or la réalité pourrait bien rattraper très vite la fiction...
Un album à savourer et à méditer, et qu'on lit et relit avec plaisir.
Lien : https://www.takalirsa.fr/la-..
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Ophelien
  04 mai 2017
Un jour, sans raison particulière, le monde lumineux et coloré d'Elyséa sombre au fond de la terre, et est englouti sous les ténèbres. Les quelques survivants doivent s'y accomoder même si la reine et le roi sont terriblement triste de cet évènement.
Alors leur vie change, ils apprivoisent l'obscurité et bientôt, sous terre, naîtra une petite princesse nommée Lucia. Blonde et aux yeux bleus aussi clairs que le ciel qu'ils observaient autrefois, tous ont espoir en elle afin de revenir à leur contrée d'origine.
C'est un très beau conte et tout est clairement expliqué à la fin. Une fin très poétique. Des interrogations sur les petits plaisirs simples de la vie, sur la nature, elle qui peut tout nous donner et tout nous reprendre à n'importe quel moment. J'ai beaucoup aimé les dessins, on a l'impression de flotter perpétuellement dans une sorte de rêve enchanteur, c'est très doux et très bien travaillé.
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Nadael
  10 janvier 2020
Élyséa, pays merveilleux, royaume bienveillant, où la lumière inonde, les fruits et légumes abondent, le ciel est clair, les fleurs chatoient, le roi et la reine sont aimés de tous… Élyséa, lieu enchanteur et délicieux… Seulement un jour, le temps s'obscurcit, la terre se met à gronder, et soudainement le sol se dérobe. le royaume tombe littéralement dans un gouffre sombre et froid. Plus de clarté, plus de source bienfaisante, plus de victuailles, plus de sourires, plus de parfums. Hommes et femmes s'organisent pour survivre mais les visages sont devenus tristes et pâles. Désespérée, la reine se tient loin des regards et dissimule ses traits sous un voile noir. Malgré tout la vie s'accroche à elle, puisqu'elle donne bientôt naissance à un enfant : Lucia. Petite fille de la nuit, elle n'est pourtant que lumière. Ses yeux sont bleus comme l' azur, son teint est blanc comme le jour, son tempérament est joyeux. Elle ne veut se vêtir que de blanc. Alors Organd, un jeune tisserand lui confectionne des robes immaculées avec les fils de soie d'une belle araignée bleue… Lucia grandit et amène à la pénombre souterraine un halo de lumière, chaud et doux. Tous se mettent à espérer de la princesse un miracle : les retrouvailles avec leur paradis perdu…
Un conte incandescent au texte poétique et aux illustrations pleines de finesse et de sensibilité. une histoire en clair-obscur qui fait jaillir la beauté de la nature, l'importance de la préserver, la nécessité de la savourer : ouvrir grand les yeux et prendre conscience de la chance qu'on a de vivre là.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
NadaelNadael   10 janvier 2020
« Je pense que nous vivions dans ce paradis sans le voir. Nous dévorions les fruits et les légumes, mais sans les goûter. Nous buvions l’eau pure de la source, mais sans la préserver. Nous profitions de la lumière et de la chaleur du soleil, mais sans comprendre au plus profond de notre cœur la chance que nous avions. Nous étions aveugles, sourds, stupides… »
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