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ISBN : 2264074159
Éditeur : 10-18 (21/02/2019)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 44 notes)
Résumé :
L'autre génieZurich, 1886. Mileva Mari? quitte sa Serbie natale et décide de braver la misogynie de l'époque pour vivre sa passion de la science. À l'Institut polytechnique, cette étrangère affublée d'une jambe boiteuse, seule femme de sa promotion, est méprisée par tous ses camarades. Tous, sauf un étudiant juif farfelu, aux cheveux ébouriffés, stigmatisé par sa religion. C'est Albert Einstein. Les deux parias tombent aussitôt amoureux. Et élaborent ensemble leur p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  29 mars 2019
Les femmes à haut potentiel intellectuel n'ont pas forcément eu leur place à une certaine époque, encore moins quand la contraception n'existait pas. Elles voulaient faire carrière, éviter d'être des femmes au foyer, mais madame Einstein ou pas, la réalité les a vite rattrapées.

Même si ce livre est en partie romancé, on comprend aisément que cette femme, (Mileva Maric), chevronnée en mathématiques, n'ait pu exercer son talent que dans l'ombre de son mari. Il l'a évincée, avec des arguments plus ou moins recevable, tout est relatif pour
Albert Einstein ! Mais quelle est sa participation réelle dans les théories qu'il a publiées ?
Un livre agréable à lire malgré des passages très spécialisés, qui laisse malgré tout une fois de plus un goût amer sur la condition féminine.
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Horizon_du_plomb
  25 janvier 2019
« Sois audacieuse, me murmurait-il dans notre langue serbe natale, si peu usitée. Tu es une mudra glava. Une sage. le coeur de nos ancêtres slaves bat en nous, celui des bandits et des brigands qui obtenaient leur dû par tous les moyens possibles. Va chercher ton dû, Mitza. Va chercher ton dû.  »
Un roman biographique qui suit la volonté de carrière de Mileva Maric alors qu'elle est admise à l'Institut polytechnique de Zurich où seules quatre femmes ont été admises avant elle.
« Les nombres constituaient l'ossature d'un gigantesque système physique qui intégrait toute chose. Tel était le langage secret de Dieu, j'en étais certaine. Telle était ma religion. Je menais une croisade, et les croisés ne pouvaient pas se permettre la moindre faiblesse – ni la moindre idylle, ai-je pensé, toujours consciente du regard de M. Einstein sur moi. »
Destin semblable de femme au début : comme Marie Curie venant de l'est, croyant fermement au positivisme (mais teinté de religion dans le cas de Maric) et trouvant l'amour dans la science partagée. Mais, par après, les divergences se font comme une époque réajuste l'équilibre interne d'un couple de ses conventions sans qu'aucun travail ne puisse y remédier.
L'écriture est très facile et accessible à des adolescents. le livre peut d'ailleurs parler des HP si on recadre ses problématiques à notre époque : une personne trop intelligente qui doit trouver sa place décalée.
« Tu veux bien me laisser le temps de démêler ce qu'il représente pour moi ? a-t-elle supplié. »
« Nous étions toutes des filles bien élevées, à qui l'on avait appris à être polies. Comment aurions-nous pu refuser ? »
Le livre ne s'échoue pas sur l'écueil d'un féminisme trop lapideur du mâle. Il parle de liberté et choix face à la société avant tout. On voit bien l'évolution du couple et du personnage. Si, au début, j'ai trouvé l'auteur nuancée, à la fin du livre, j'ai trouvé qu'elle forçait clairement le trait, ne s'éloignant pas seulement d'Einstein mais aussi sans doute de la vraie Mileva.
« — Eh bien, en Voïvodine, une fille boiteuse ne peut pas espérer se marier. »
J'ai connu deux boiteuses dont une qui a même porté un enfant. Je peux dire que même à l'heure actuelle, elles subissent encore le regard quand ce n'est pas aussi malheureusement leur propre regard sur leur corps de femme alors que dire à la fin du 19ème siècle.
« — On dirait une éternité blanche, ai-je fait remarquer à un moment.
L'éternité. Découvrirais-je jamais une vérité scientifique ou mathématique à l'impact aussi durable que la théorie de l'éternité ? »
Les paysages suisses et de l'Europe centrale ont un petit coté « La mélodie du bonheur ». le livre a aussi un petit coté « Les quatre filles du docteur March » durant la pension à Zurich.
La mise en scène de la découverte de la relativité est jolie et bien amenée par rapport à l'histoire mais rappelons qu'elle est fictionnelle. La plupart des historiens de la science pense que Mileva n'a rien apporté d'essentiel à Einstein. Rappelons qu'Einstein a surtout été dépassé en termes mathématiques pour la relativité générale qui, avec ses tenseurs, est bien plus complexe que la relativité restreinte.
http://physicsbuzz.physicscentral.com/2008/12/einstein-controversy.html
https://www.independent.co.uk/news/long_reads/mileva-maric-albert-einsten-physics-science-history-women-a8396411.html
« La lumière était-elle faite de minuscules particules, ou d'éther, selon la théorie de Newton ? Était-ce une sorte de mouvement dans un espace rempli de matière, comme le croyait Descartes ? Ou encore, selon la théorie de James Clerk Maxwell, qui nous fascinait tous les deux, une danse entre des champs électriques et magnétiques entremêlés ? Et cette idée selon laquelle les rayons lumineux étaient des oscillations électromagnétiques, pouvait-elle être démontrée par des équations mathématiques ? »
Évidemment, parfois, on voit les limitations d'une auteure généraliste sur un sujet scientifique qu'elle ne maîtrise pas mais globalement la physique est respectée (je n'ai juste pas aimé l'histoire du champs moléculaire d'un atome), tout en n'étant pas absconse.
« Je ne lui ai pas adressé en retour son surnom de Johnnie, le diminutif de Jonzerl.  »
C'est difficile de ne pas en dire trop dans cette critique, trop d'éléments sont à découvrir sans qu'on les spolie d'autant qu'ils s'imbriquent dans une ligne de vie. J'ai d'ailleurs regretté que d'autres critiques en parlent ouvertement gâchant ainsi en partie l'effet de la lecture.
« J'avais posé sur mon bureau les deux réponses distinctes – et très différentes – que j'avais rédigées. Chacune des voies qui s'offraient à moi comportait ses propres gratifications et ses propres dangers. Laquelle choisir ? »
Comme ces films récents sur des femmes d'exception : « Collette, Mary Shelley », on imagine sans peine le film en reconstitution historique ce qui ne veut pas dire que le livre ne s'attarde qu'aux clichés faciles. (PS cela a déjà été fait avec la série Genius)
Franchement, je n'attendais rien de cette lecture et, sans être brillante, je dois dire qu'elle est plus consistante que ce à quoi je m'attendais. C'est un roman qui bien qu'historique a une écriture fluide et un propos contemporain. Bref, comme avec ma lecture de « Toutes les fois où je ne suis pas morte » en 2017, je suis agréablement surpris.
« Puis, après que j'avais débarrassé la table et couché le petit, il n'était pas rare que les membres de l'Académie Olympia arrivent et poursuivent leur discussion de la veille, que ce soit sur l'Antigone de Sophocle, le Traité de la nature humaine de David Hume ou La Science et l'Hypothèse, d'Henri Poincaré. C'était seulement une fois nos amis partis, Hans Albert endormi et la maison toute propre qu'Albert et moi attaquions notre vrai travail.
À ce moment-là, je reprenais vie. »
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ayame82
  07 septembre 2018
L'héroïne de ce roman est Mileva Maric jeune étudiante en science-physique à l'institut polytechnique de Zurich. En cette année 1896, elle vient de s'installer dans la pension Engelbrecht après avoir quitté sa famille restée à Zagreb (capitale de la Croatie).
Elle poursuit ses études dans l'espoir de devenir professeur de physique.
Cette jeune femme brune, le teint slave, souffre d'une claudication qui l'empêche (surtout selon sa mère) de pouvoir se marier. Elle est très intelligente et surtout douée pour les calculs mathématiques. Elle se lie d'amitié avec trois autres pensionnaires de la pension Engelbrecht originaires comme elle des pays slaves et venues à Zurich pour poursuivre leurs études. Elles se soutiennent mutuellement face aux préjugés envers les femmes et les habitants d'Europe de l'Est.
Mileva est la seule femme à assister aux cours du professeur Weber à l'institut polytechnique. Ces camarades sont stupéfaits par sa présence sauf un élève : Albert Einstein. Il est admiratif de la volonté exprimée par la jeune femme de poursuivre des études aussi pointues. Il va même commencer à la courtiser malgré les refus de Mileva d'entamer une relation amoureuse.
[Mais elle ne put résister bien longtemps, et, deux ans après s'être installée à Zurich ils entamèrent une relation amoureuse. Au début, ils vivaient cette relation comme très stimulante du point de vue de leurs recherches en sciences physiques : ils échangeaient des idées, proposaient des théories… mais leur liaison pris un tournant décisif quand Mileva tomba enceinte et dût abandonner ses études. Albert refusa de reconnaître l'enfant et de se marier. Mileva se senti abandonnée et ce sont ses parents qui l'ont aidé et soutenu lors de cette grossesse.
il ne fit aucun effort pour venir rencontrer sa fille Lieserl. Il proposa même de la faire adopter.
Pour pouvoir se marier et offrir par la même un père à sa fille, Mileva accepte de rejoindre Albert à Berne pour se marier dans l'espoir qu'il acceptera que leur fille les rejoint plus tard.
Malheureusement, il refusa toujours et la petite Lieserl mourut 8 mois plus tard de la scarlatine chez les parents de Mileva en 1903. Mileva souffrit énormément de la perte de sa fille et se jura de se consacrer pleinement à la physique en hommage à Liserl.
La seule chose qui unissait encore Albert et Mileva était la physique. Ils continuaient de travailler ensemble à des articles à paraître dans de grandes revues scientifiques. Mais Mileva découvrit rapidement que Albert signait les articles de son seul nom sans la mentionner. Elle eut beaucoup de mal à le supporter et c'est uniquement parce qu'elle était de nouveau enceinte qu'elle resta auprès de lui. Ils eurent deux fils. Albert les aimait beaucoup mais il se comportait de plus en plus mal avec Mileva et finit même par la tromper. Au fur et à mesure que sa renommée devenait importante il traitait Mileva de plus en plus mal, alors qu'il lui devait beaucoup d'un point de vue scientifique refusant toujours de la nommer comme co-auteur des articles sur lesquels ils avaient travaillés ensemble. En juillet 1914, Mileva le quitte et demande le divorce. Elle part pour Zurich avec ses deux garçons.masquer]
Ce roman historique s'inspire de la vie de la scientifique Mileva Maric première épouse d'Albert Einstein. Il n'existe que très peu de documents pour réussir à déterminer si oui ou non elle a participé à l'élaboration de la théorie phare d'Albert Einstein sur la relativité. Des lettres retrouvées et le fait qu'il ait versé la totalité de la somme touchée lors de l'obtention du prix nobel tendraient à prouver qu'elle était le co-auteur de cette théorie.
Par contre, très peu d'éléments permettent de découvrir ce qu'est devenue Lieserl. Mileva et Albert en parlent dans leur correspondance, puis d'un seul coup ils ne la mentionnent plus du tout…
Je reste très partagée sur ce roman. L'écriture de Marie Benedict m'a beaucoup plu, les personnages sont bien décrits ainsi que l'ambiance “scientifique” du début du siècle. Mais le portrait qu'elle fait d'Albert Einstein est tellement noir et cruel que j'ai du mal à imaginer qu'un tel homme est pu (et soit toujours) adulé par de nombreux scientifiques. Je lui laisserai quand même le bénéfice du doute…
Je recommande cet ouvrage aux personnes aimant les romans historiques mais surtout aux personnes qui aiment découvrir de beaux portraits de femmes par le biais de leur lecture.
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Aufildeslivres
  29 avril 2018
Une fiction qui rejoint la réalité dans ce qui pourrait être la vie de Mileva Maric, première épouse d'Albert Einstein. Brillante scientifique, elle pourrait avoir eu un rôle déterminant dans les découvertes attribuées au physicien de renom. Il est à noter que le conditionnel s'impose lors de la lecture de ce roman puisque aucune certitude n'est établie. Les nombreuses recherches de l'auteure semblent néanmoins permettre de décrire avec le plus de justesse possible le destin de cette femme hors du commun à l'aube du XXème siècle.
Ce sera donc l'histoire d'un couple célèbre, uni par la recherche et la passion des sciences, qui nous sera contée. Un amour fou brisé par l'égoïsme d'un homme talentueux qui s'appropriera les mérites et la reconnaissance, reléguant son ingénieuse épouse à des tâches purement domestiques. Mila, pourtant érudite et pratique sera anéantie par ce mari qui ne tiendra aucune de ses promesses, cet homme qui la négligera elle, leurs enfants, qui la dévalorisera, la trompera, la maltraitera.
Ce roman rappelle avec beaucoup d'exactitude la condition des femmes au XXème siècle. La lecture irrite tant l'injustice faite aux femmes hérisse. On voudrait hurler face à tant de commisération, face à ces hommes pétris de certitudes, imbus d'eux-mêmes et bornés. La situation de Mila révolte. Il est tant que l'on apprenne le rôle qu'elle a tenu dans les recherches de son célèbre époux et qu'un hommage soit rendu à ses travaux.
Un roman passionnant, intéressant et instructif, qui se lit d'une traite. Un roman qui suscite de nombreuses émotions.

Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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MAPATOU
  31 mars 2019
Disons le tout de suite, « Madame Einstein »
est un gros coup de coeur !
Mileva Maric intègre en 1886 l'Institut polytechnique de Zurich. Elle cumule les difficultés : elle est une des rares femmes admises dans ce prestigieux établissement, elle boîte à cause d'une malformation de la hanche et elle est serbo-croate.
Mais Mileva a la foi chevillée au corps. Elle est brillante en mathématiques et douée en physique. Elle a toujours été choyée et poussée vers les études par son père qui y voit pour sa fille un moyen de survie pour l'avenir. En effet,compte-tenu de son handicap , les parents de la jeune femme pensent qu'elle ne trouvera jamais un mari.
C'est peu de dire que Mileva ne sera pas bien accueillie dans cet univers exclusivement masculin. Seul un étudiant qui subit lui aussi une forme d'ostracisme en raison de ses origines juives lui témoigne une forme d'amitié : Albert Einstein.
Elle va travailler très dur pour se faire une place et être reconnue par ses professeurs. Elle a un but : « avoir le droit d'étudier les questions que les philosophes se posaient depuis la nuit des temps, celles auxquelles les grands esprits scientifiques de notre époque étaient prêts à apporter des réponses : la nature de la réalité, de l'espace, du temps, ainsi que son contenu. Je voulais me pencher sur les principes de Newton concernant les actions réciproques, la force, l'accélération et la gravitation, et les examiner à la lumière des dernières découvertes réalisées dans le domaine des atomes et de la mécanique afin de voir s'il existait une théorie unique capable d'expliquer la diversité apparemment infinie des phénomènes naturels et du chaos. »
Si Mileva résiste pendant longtemps à l'attrait qu'exerce sur elle Albert Einstein et à l'amour que celui-ci dit lui porter, elle finira par s'abandonner, Einstein lui promettant une vie de bohême où ils pourront tous deux exercer leurs talents de scientifiques à parts égales.
A partir de ce moment là va s'appliquer dans sa vie une des théories de Newton : « le changement de mouvement est proportionnel à la force motrice imprimée et se fait selon la ligne droite dans laquelle cette force est imprimée. » C'est à dire que sa vie sera dirigée par la volonté d'Albert Einstein qui va révéler des aspects peu reluisants de sa personnalité.
Si le couple travaille ensemble sur des concepts et des articles scientifiques, Albert Einstein s'en attribue tout le mérite, Mileva découvrant seulement au moment de leurs publications qu'il a refusé que son nom y figure en temps qu'auteure.
De blessures morales en trahisons, Mileva fera bonne figure pendant des années, jusqu'au moment où elle comprendra qu'elle doit donner à sa vie une autre direction si elle ne veut pas se renier complètement.
Elle obtiendra le divorce ainsi que l'argent du Prix Nobel, les articles sur la relativité de 1905 étant le fruit de son propre travail. Elle élèvera seule ses deux fils dont le plus jeune souffrait de démence.
On peut se demander si ce roman n'est que fiction ou repose sur des faits véridiques, notamment en ce qui concerne les travaux d'Einstein. La découverte dans les années 1980 de lettres échangées par le couple entre 1897 et 1903 met à jour l'influence de Mileva sur les travaux d'Albert. Ces courriers avaient jusque là étaient tenus secrets.
J'avais lu il y a quelques années l'excellent « le cas Eduard Einstein » de Laurent Seksik où Albert n'apparaissait pas sous un meilleur jour. le roman de Marie Benedict y fait écho. Mais il paraît que tous les génies ont leur part d'ombre…
Précipitez-vous pour lire « Madame Einstein »car Mileva Maric mérite d'être découverte.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 mars 2018
— Ce nom est aussi beau que l’arbre lui-même, ai-je dit.
— Oui, j’ai toujours eu un faible pour lui. Il est assez lyrique. Le Fagus sylvatica peut vivre jusqu’à près de trois cents ans et dépasser les trente mètres de haut, à condition d’avoir assez d’espace. Mais s’il est étouffé par les autres, sa croissance sera stoppée, a-t-elle ajouté avec un sourire énigmatique.
J’ai saisi son message. Chacune de nous, à sa manière, était un Fagus sylvatica.
J’ai reporté mon attention sur le sentie
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rkhettaouirkhettaoui   03 mars 2018
La physique était la matière où je me sentais le plus à l’aise. Dans ses règles secrètes sur le fonctionnement du monde – les forces cachées et les relations invisibles de cause à effet, si complexes que seul Dieu pouvait les avoir créées – se nichaient les réponses aux plus grandes questions sur notre existence. Si seulement je pouvais les découvrir…
Parfois, lorsque j’abordais de façon plus détendue mes lectures et mes calculs au lieu de m’y plonger avec une extrême concentration, j’entrevoyais les schémas divins que je cherchais désespérément. Mais je ne faisais que les entrevoir, justement. Dès que je tentais de les cerner, ils disparaissaient dans le néant.
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rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2018
Prendre la parole avant lui aurait été perçu comme une marque d’insolence extrême, et je ne pouvais me permettre un jugement de ce type dans la mesure où beaucoup assimilaient déjà ma présence dans cette école à une provocation. Il me fallait trouver le juste équilibre entre ma détermination à avancer sur un sentier encore peu battu et le respect des convenances que l’on attendait de moi.
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rkhettaouirkhettaoui   03 mars 2018
J’utilise le mot « bohème » à la manière des Français. Dans le sens de libre-penseur. De progressiste. Tout le contraire de la mentalité bourgeoise de certains de nos camarades…
J’ignorais comment interpréter cet échange. M. Einstein ne donnait pas l’impression de se moquer de moi, et j’ai même pensé qu’il essayait de me faire un compliment en m’accolant cette étrange étiquette. Tout cela me mettait de plus en plus mal à l’aise, à vrai dire.
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rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2018
C’était la volonté d’approfondir mes connaissances dans le domaine de la physique et des mathématiques qui m’avait conduite à l’Institut polytechnique, pas le désir de me faire des amis ni de plaire aux autres. Tout en gardant cette idée à l’esprit, je me suis armée de courage face à mon enseignant.
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