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EAN : 9782253166894
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (06/02/2013)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
En 1933, à l'âge de soixante-sept ans, Tristan Bernard publie un roman criminel qu'il intitule, le plus simplement du monde, Aux abois. Ceux qui le lisent alors en sont déconcertés : c'est un livre tragique, sombre et même provocant. Mais les lecteurs d'aujourd'hui seront sans doute amenés à faire une autre constatation : si le roman rappelle un peu Crime et châtiment de Dostoïevski, il annonce aussi, et curieusement, l'Etranger de Camus.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
neutrinou
  23 février 2018
"Aux abois", c'est le livre dont Camus s'est fortement inspiré pour écrire l'Étranger. C'est bien simple : "Aux abois", c'est "L'étranger" sans l'Algérie.
Ne serait-ce que pour cette raison, il faut le lire.
Mais il y aurait bien d'autres raisons. Dommage que Tristan Bernard ne soit pas étudié à l'école. Sans doute trop dérangeant. On lui préfère des auteurs convenus et faussement libertaires comme le médiocre Prévert.
Il n'y a que des termes négatifs pour décrire "Aux abois" : pas un mélo, pas un polar, pas un livre de polémiste sur la justice ou la peine de mort. Même pas un livre psychologique.
En effet, même si on peut se faire peur en se disant que n'importe qui pourrait être le héros meurtrier, l'histoire est invraisemblable. C'est l'intérêt du livre : on dirait une étude, une "gedanken-experiment" - une expérience de pensée comme Einstein en produisait : et si toi, mon cher ami, tu tuais quelqu'un dans un moment d'égarement, que ferais-tu, que ressentirais-tu...?"
Tiré de mon blog. Tu peux lire la critique complète à l'adresse ci-dessous - si le coeur t'en dit, bien sûr !
Lien : http://brikbrakbrok.blogspot..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2018
L’argent, qui gonfle ma poche, n’a aucune valeur. Il ne vaut que par son pouvoir d’achat. Or, rien de ce qu’il peut me procurer ne m’intéresse.
 
… Non, je ne veux pas me dire que cet argent ne me sert à rien. C’est une impression qui m’est trop pénible.
 
J’avais fait parfois ce rêve d’être un philanthrope, un petit manteau bleu, d’aller dans les faubourgs, de donner un billet de mille à un pauvre diable qu’on allait saisir. Mais maintenant, le bonheur des autres ne me dit plus rien… 
Peut-être parce que je n’ai plus en moi de bonheur possible, parce que je n’imagine plus de bonheur. 
Il faudrait tout de même gagner beaucoup d’argent, en accumuler, pour le plaisir de voir grossir le tas. Seulement je puis perdre mon petit magot. Et ces billets auxquels je ne tiens pas, il me les faut tout de même. La vie m’est odieuse, mais je ne veux pas la quitter. Je ne me croyais pas capable de tuer quelqu’un. L’événement m’a prouvé le contraire. Mais je suis sûr que, moi, je ne pourrais jamais me tuer.
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patatarte2001patatarte2001   05 février 2018
...je me suis contenté de prendre moi aussi des yeux apitoyés, comme si je donnais raison à cette idiote. Se plaindre est un besoin pour elle. Elle venait me voir pour s'abreuver de tristesse.
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patatarte2001patatarte2001   04 février 2018
Vraiment, pour aimer la vie, il faut avoir été aux prises avec ses difficultés et s'en être tiré, même passagèrement.
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patatarte2001patatarte2001   06 février 2018
Séance au greffe. Nouvel interrogatoire d'identité. Ils finiront par me connaître. On a encore pris une empreinte de mon pouce. C'est effrayant ce que dans ce métier-là il faut se salir les bouts des doigts.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2018
Ah ! quand on n’est pas bien portant, ces idées qui font leur trou comme des vers, et qui cheminent, cheminent sans arrêt ! J’ai essayé de dormir, mais c’était encore plus bête ! Car l’estomac en déroute a pris la direction du jeu. Je me suis réveillé en sueur, avec un pouls fébrile. Les deux hommes étaient dans le couloir, en face de mon compartiment, pourquoi pas en face du leur ?
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