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ISBN : 2020088045
Éditeur : Seuil (01/06/1985)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Daniel, notre jeune homme rangé, n'est pas un cousin éloigné de Simone de Beauvoir. Pour lui, on n'a pas raison de se révolter. S'enfoncer dans le conformisme, voilà le salut. La grande affaire de cet héritier de la maison " Henry, laines et tissus " est d'épouser Mlle Berthe Voraud dont les parents donnent des bals et, à la belle saison, louent une maison à Bernaivilliers (accès par la gare du Nord). Entreprise pleine d'embûches. Réussira-t-il ?
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Gwen21
  29 juin 2018
Alliant l'ironie d'Octave Mirbeau et la verve de Jules Renard - auquel ce roman est d'ailleurs dédié dans un avant-propos panégyrique -, Tristan Bernard, lui-même célèbre pour ses mots d'esprit, s'en donne à coeur joie en bousculant son "héros", Daniel, vingt ans, toutes ses dents, prétendant dandy, pour le plus grand bonheur du lecteur et de ses muscles zygomatiques.
Toute fin du XIXème siècle, Daniel, oisif qui ne s'offre pas même le luxe d'être un distingué dilettante, s'apprête à franchir le seuil du nouveau siècle... en ne faisant rien. Son existence se déroule mollement du Moulin Rouge au lit des demi-mondaines, des cafés chics aux stylées villas de villégiature. Foncièrement fainéant, superficiel et médiocre, d'une naïveté qui frise l'idiotie, Daniel est un modèle d'égoïsme. le prix des choses ? Aucune idée. Les sentiments des autres ? Aucune importance. Mais aussi vrai que son existence est vide, il est avéré que la nature a horreur du vide et Daniel se met donc en quête d'une compagne : Monsieur veut se marier. La blonde Berthe, archétype de la jeune fille accomplie, fera bien l'affaire, aussi entreprend-il sa conquête, entre calculs maladroits et initiatives hasardeuses...
En découvrant la plume superbe de Tristan Bernard, je ne m'étonne plus qu'il ait été aussi ami avec Jules Renard, cet autre grand auteur facétieux. Il voue autant d'affection que de mépris à son protagoniste et son humour tout en finesse fait mouche à chaque phrase. A travers ce roman d'apprentissage aussi joyeux qu'instructif, Tristan Bernard nous immerge dans l'atmosphère de la Belle-Epoque avec réalisme mais surtout avec une légèreté qu'on aimerait trouver chez Proust pour le rendre plus digeste.

Challenge XIXème siècle 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge 50 OBJETS 2018 - 2019
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Vermeer
  02 octobre 2019
Petit roman léger, décalé mais tellement drôle sur la vie, les désirs et les espoirs d'un jeune homme parfaitement convenable du tout début du XXeme siècle.
Daniel, jeune bourgeois obsédé par les apparences et les conventions s'est mis en tête d'épouser la riche (mais l'est-elle vraiment ?) Berthe, d'avoir une situation sans trop travailler.
Deux jeunes gens prétentieux, ternes, médiocres intellectuellement, superficiels, calculateurs mais drôles involontairement. Critique de la société bourgeoise qui broie le plaisir, les sentiments sincères, de ses esprits étriqués.
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LesLecturesDeRudy
  07 juin 2018
J'aime beaucoup ces livres anciens qui grâce au numérique sont à nouveau disponible facilement . J'aime leur écriture ancienne , surannée et les habitudes d'un passé révolu qu'ils décrivent .
Un parfum de nostalgie flotte autour de ces romans des temps anciens.
Dans ce roman on peut se rendre compte à quel point en quelques années la mentalité et les moeurs ont profondément changés.
Dans ce roman nous suivons la vie d'un jeune homme de bonne famille à partir de ses 16 ans jusqu'à son mariage avec une jeune fille du même milieu bourgeois que le sien. Il fréquente les bals, suit la mode du temps et n'a d'autres préoccupations que celle de se conformer aux normes de la vie mondaine .
Ce qui étonne au premier abord c'est la légèreté du personnage qui survole la vie comme un touriste sans jamais se poser de questions existentielles. Dans ce livre, pas de scène dramatique rien que de petits événements au travers desquels on devine tout le contexte social de la petite bourgeoisie de l'époque.
On y découvre l'importance de l'étiquette et des bonnes manières qui servent surtout de couverture aux vrais sentiments et que le baiser volé en cachette comme de bien entendu quand les amoureux ont la chance d'échapper à la dure surveillance des parents et de la société constitue le summum de l'érotisme. Tout cela est présenté de façon badine et agréable.
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fanculo
  20 février 2019
Daniel Henry partage ses journées des études de droit qu'il suit en dilettante, quelques heures à "travailler"dtravailler dans les bureaux de son père, surtout, ,ii fréquente les cafés chics, les bals, les soirées et se conforme à la vie mondaine de la bourgeoisie. Il apparaît comme survolant sa vie égoïste et oisive. Il decide, pour mettredu piment dans sa vie, de faire la conquête de la blonde Berthe voraud caricature d'une jeune fille de bonne famille.
C'est un roman qui nous fait découvrir avec beaucoup d'humour l'importance des bonnes manières qui régissent la bourgeoisie. Tristan Bernard nous transporte avec bonne humeur et légèreté dans et fin de 19eme siècle.
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JunoR
  14 juin 2018
[Livre audio lu par Pomme]
J'ai adoré ce court roman. La médiocrité du personnage principal, sa petitesse, sa "monsieur-tout-le-monderie" y est exquise et si bien décrite, si parfaitement ajustée...
C'est drôle, c'est frais, c'est bien tapé, ironique sans tomber dans le sarcasme, moqueur sans être railleur, tendre sans être pathétique, bref la justesse de ce roman m'a semblé véritablement admirable.
Je retire néanmoins une étoile pour la fin, un peu abrupte et comme inachevée et pour la lecture par Pomme qui n'est pas de qualité homogène. En effet, certains chapitres n'ont pas été montés et il reste la toux rauque, les raclements de gorge, la sonnette de visiteurs attendus... On s'attend presque à ce qu'elle décroche le téléphone lors de sa lecture à certains moments. Dommage.
Lien : http://www.litteratureaudio...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   26 juin 2018
Il ne se donne pas la peine d’évaluer soigneusement les risques possibles d’une aventure ; il perd un temps infini à se prémunir contre le péril le plus lointain, aussitôt que le hasard de ses pensées le lui fait entrevoir. [...] Il a des principes, acquis au hasard, et auxquels il obéit par crainte plus que par raison, et aussi par paresse, pour n’avoir pas à choisir le meilleur parti en examinant les circonstances. Esclave de certains proverbes, il gâche sa besogne pour ne pas la remettre au lendemain. Il a toujours plusieurs cordes à son arc et les laisse pourrir toutes ; il se trouve plus démuni au moment de s’en servir, que ceux qui n’avaient qu’une corde à leur arc, et qui l’ont entretenue avec vigilance.
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Gwen21Gwen21   28 juin 2018
- C’est une grande faute, dit-elle enfin, de laisser les jeunes gens dans le désœuvrement. Sous prétexte d’examen de droit, tu ne vas pas au magasin, tu restes à la campagne, et, au bout du compte, tu ne fais rien. N’essaie pas de me faire croire que tu travailles. Quand on entre dans ta chambre, on te trouve étendu sur ton lit. Il y a un livre sur ta table, oh ! je sais bien. Il était ouvert à la page 32, il y a quinze jours. Il est maintenant à la page 40. Voilà ce que tu appelles travailler.
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Gwen21Gwen21   25 juin 2018
Il était convenu entre les deux amis que l’amour, auquel chacun d’eux croyait séparément de toute son âme, n’existait pas. Ils méprisaient les femmes, qu’ils ne connaissaient pas. Plus tard, ils les méprisèrent, quand ils les connurent. Mais il y eut toujours une dame, précise ou indéterminée, qui au but de leur ambition les attendait. Dans leurs rêves de gloire, c’était cette maîtresse idéale qui consacrait leur triomphe.
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Gwen21Gwen21   27 juin 2018
- Beau ? cria Mme Beau.
Une porte s’ouvrit au fond et Beau parut. Il n’était ni beau, ni laid. Ce n’était donc pas sur son propre visage qu’il fallait chercher l’origine de son nom patronymique, qu’il ne méritait ni par acclamation, ni par ironique antiphrase.
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JunoRJunoR   14 juin 2018
Il s’installa dans un coin de l’antichambre et attendit des personnes de connaissance. D’ailleurs, dès qu’il en voyait entrer une, il se hâtait de détourner les yeux, et paraissait absorbé dans l’admiration d’un tableau ou d’un objet d’art
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Et si on ne se mentait plus?
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