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ISBN : 2361570882
Éditeur : TRANSBOREAL EDITIONS (06/02/2015)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 15 notes)
Résumé :

Un matin d’automne, Antoine Bertrandy s’est arraché à son confort francilien pour s’élancer dans le sillage des pèlerins aspirés vers le mystère de Saint-Jacques. Courbé sous le poids de son sac et de ses attentes, il a relié Compostelle depuis Saint-Jean-Pied-de-Port en empruntant le Camino real francés.

Dans le décor de cette comédie humaine itinérante – où vibrent de concert spiritualité et téléphones portables –, chacun peut épuiser ses f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
MarcoPolo85
  13 avril 2015
Impressionnante cette envie de tout quitter et d'aller rejoindre ce flot de femmes et d'hommes qui marchent vers l'Apôtre, qui marchent pour rencontrer les autres ou qui marchent pour se retrouver eux-même. Les envies, les souhaits sont aussi variés que le nombre de rivières se jetant dans un fleuve.
Antoine Bertrandy, auteur de « Vers Compostelle – drôles de rencontres » est parti de Saint Jean Pied de Port pour St Jacques entouré de gens de toute nationalité.
Lui aussi, il avait besoin d'une rupture dans son quotidien ; il avait une blessure (peut-être plusieurs) qui n'avait pas cicatrisé.
Et ceux qui étaient devant lui ou bien dans son sillage avaient au fond d'eux-même une histoire qui ne pouvait que les conduire sur ce chemin devenu mythique.
Ce parcours, qu'on appelle ici le « camino frances », Antoine le suit d'un pas rapide, se demandant parfois, pourquoi aller si vite, sans prendre le temps de le vivre. Son besoin d'avaler du kilomètre lui permet, certainement, de calmer des rages intérieures ou des difficultés quotidiennes.
Des questions, que des questions que se posent ces pèlerins en manque de quelque chose. Mais, des questions qui parfois se transforment en réponses, ne serait ce que par les échanges fructueux entre marcheurs, ou par le recueillement pris dans une chapelle, une église ou encore sur le sentier. Des moments de joie, de bonheur qui arrivent soudainement et vous inondent l'âme et le corps.
Antoine Bertrandy a senti, pendant son trajet, ses pensées sombrer en même temps qu'il traversait la Meseta, contrée quasi désertique entre Burgos et Leon ; des moments de solitude pour lui qui semblaient ne pas finir.
Puis, une renaissance s'est opérée. Les jambes se sont faites plus légères. Antoine se sentait presque pouvoir gravir les montagnes. Lui, qui se trouvait égoïste de partir (loin de sa famille), au début, a perçu un nouveau vent se lever.
Du torrent tumultueux descendant des Pyrénées, le fleuve parcourant l'âme de l'auteur s'est assagi pour s'ouvrir tel un estuaire vers de nouveau horizons plus apaisés.
Bravo à Antoine Bertrandy pour son témoignage et ses rencontres très fortes avec des gens tellement divers et variés.
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keisha
  03 juillet 2015
Encore un récit de voyage à Compostelle? Comme je n'ai lu que celui de Rufin, je ne risquais pas l'overdose et de toute façon je fais totalement confiance à l'éditeur dans ses choix. Vous êtes prêts? Sacs bouclés? Bonnes chaussures? Bâton?
Antoine Bertrandy, à le lire, n'est pas un adepte de la randonnée et avant de partir parcourir le Camino Francés, de Saint-Jean-Pied-de Port à Compostelle, s'entraîne tout simplement à Paris. Un équipement correct, de bons conseils, et il quitte femme et enfant pour cinq semaines. Au fil des étapes il livre ses expériences, sans trop s'appesantir sur les paysages et les petits bobos, mais analysant honnêtement ses réactions et états d'esprit et surtout relatant les rencontres les plus frappantes, et il y en aura! Drôles de rencontres dixit l'intitulé, et c'est bien sous cet angle que le récit s'articule, vivant, agréable à lire, souvent amusant, parfois émouvant. Sur ce chemin il suffit de peu pour retrouver quelqu'un ou le perdre, en allant (volontairement ou non) plus ou moins vite, ou choisissant une autre auberge.

Je vous invite à cheminer vous aussi et comme j'ai reçu deux exemplaires du livre, je vous l'envoie si vous êtes intéressés, il en vaut la peine et pas question de le laisser dormir sur une étagère!
Épilogue : "Il y a autant de pèlerinages que de pèlerins. J'ai emprunté le même chemin que beaucoup d'autres et je me suis arrêté dans des refuges où, chaque année, des milliers de marcheurs s'arrêtent aussi. Si chaque voyageur qui atteint Saint-jacques se mettait à écrire le récit de son voyage, il y en aurait plus de 200 000 par année. Pourtant aucune relation ne serait semblable à une autre. Certains privilégieraient probablement l'aspect spirituel ou religieux du voyage. D'autres mettraient l'accent sur l'aspect culturel et historique et sur l'importance patrimoniale que nous découvrons tout au long de notre progression. Mon voyage a été plus que tout autre chose, une chemin de rencontres.. Je me suis peu à peu ouvert aux autres et tous ces autres en se confiant à moi en retour m'ont ouvert à moi-même. Surtout, ils m'ont ouvert les yeux sur mes peurs et mes frilosités, m'ont mis à nu et m'ont fait accepter, sans le savoir, ma part de sordide, de laid, de sale, de mort. Ma part de tristesse, de colère et de haine.(...) L'essentiel est d'être parvenu à surmonter mes obstacles intérieurs jusqu'à atteindre le but ultime de ma marche, Santiago. Après quoi je peux revenir chez moi. Ni neuf, ni nouveau, mais plus fort. "
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Chantalama
  22 avril 2019
Encore un livre sur le pèlerinage à Compostelle, penserez-vous ! Oui, mais de même qu'il existe plusieurs chemins vers Compostelle, il y a plusieurs façons d'aborder le pèlerinage allant de la curiosité au spirituel en passant par l'exploit physique. Et donc plusieurs façons de relater l‘aventure. Comme beaucoup Antoine Bertrandy a ressenti le besoin d'entreprendre cette marche sans pour autant en connaître la véritable motivation. Avant de se lancer il pouvait trouver plusieurs raisons mais au fur et à mesure qu'il avance le sens premier s'efface, laissant place à des rencontres. Ce n'est que peu à peu, au gré de celles-ci, que le voile se lèvera. En effet si le besoin de se retrouver face à face avec soi-même est une des aspirations, étrangement ce n'est pas dans la solitude que la révélation va s'opérer mais bien étonnamment grâce à la simplicité et l'authenticité des rencontres avec les autres. L'auteur s'ouvre progressivement aux autres marcheurs qui en retour vont l'ouvrir à lui-même et en quelque sorte le mettre à nu, lui révélant sa part d'égoïsme, "sa part de fumier sur laquelle, au printemps, pousse le blé nouveau". Car c'est bien un autre homme qui rentre à Paris trois semaines plus tard, un homme renouvelé, libéré de ses chaînes, qui reprendra le cours de sa vie… mais autrement. Son regard sur les autres aura changé, sa perception de la vie et sa façon d'être aussi. Alors en quoi ce récit très personnel peut-il nous concerner ? Si ce n'est nous donner envie de cheminer à notre tour, du moins ressentir cet effet miroir, en découvrant au fil des pages les portraits qui par leur authenticité nous interpellent. L'humour et l'autodérision nous attendent tout au long de ce chemin et allègent l'avancement, ce qui rend la lecture somme toute agréable.
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LN
  24 août 2015
Antoine Bertrandy a lui aussi cédé aux appels des sirènes et a quitté son confort franciilen pour affronter les aléas du chemin de Compostelle. Il décide de relier Compostelle depuis Saint-jean-Pied-de Port en empruntant le Camino real francés. Il ne sait pas très bien pourquoi il part, mais peu à peu, au fil de ses rencontres, un chemin intérieur se dessine en lui. Il s'agit d'opérer en marchant un travail "d'introspection et de clarté, démêler la vérité du mensonge, séparer ce qui est important de ce qui ne l'est pas et, en définitive, pour pouvoir avancer, trouver ma propre voie." p. 25
Le sous-titre met en avant les rencontres que l'auteur a pu faire durant sa route. Il met l'accent sur ceux que l'on recroise souvent, peut-être pas par hasard, ceux que l'on fuit, ceux qu'on aimerait connaître davantage. Tous ont en commun "une petite fêlure et une quête." et apportent quelque chose, une présence, une lumière, un conseil :
"Tu sais, moi, chaque jour, je m'arrête une demi-heure ou une heure au bord du chemin, un peu à l'écart. Je m' assois par terre et je regarde l'Espagne belle tout autour de nous. Et alors je me dis : "The way is a gift."" p; 206
Ils aident aussi le pélerin à accomplir son propre chemin intérieur, en effet en se livrant, il pratique la maïeutique chers aux antiques et s'enrichit ainsi.
"-Si je comprends bien, tu marches vers Compostelle pour arrêter de regarder derrière toi en somme ?
-C'est ça. Je marche pour avancer. Pour me remettre en route. Au fond, c'est très simple." p. 112

Mais les pélerins ont aussi un caractère narcissique dont il est peu question dans les autres récits: "S'inventer un destin de pélerin, se comparer aux voyageurs déguenillés du Moyen Age, c'est être coupable de vanité, la vanité suprême de celui qui a la prétention de s'en être affranchi. Certains jours, rien n'a plus d'importance que nos ampoules aux pieds, le poids de notre sac à dos et le temps qu'il fait. Que nous importent l'histoire récente de l'Espagne et la destinée des Syriens, des Ukrainiens et de Centrafricains ? Nos pieds nous portent et nous ne désirons rien voir d'autre. le "moi" objet égotiste, prend le dessus sur le "je", sujet de l'expérience intérieure. Ca n'est plus une libération de l'âme mais le triomphe exquis et conformiste de notre individualité. (...) A prétendre mener un chemin spirituel et prétendument désintéressé, nous risquons en permanence de tomber dans le fossé de l'obsession narcissique, de nous retrancher du monde, de devenir parfaitement acosmiques." p. 149
Prendre conscience de ses limites d'homme fait aussi partie du chemin. le voyage ouvre sur d'autres réalités et met en avant l'importance du cheminement qui prévaut rapidement sur le but !
Un très beau récit qui allie cheminement intérieur et extérieur dans une harmonie parfaite !
Lien : http://www.lecturissime.com/..
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Aifelle
  24 août 2015
Je ne compte plus le nombre de récits lus sur le chemin de Compostelle, mais je suis toujours aussi friande de ces périples ponctués d'histoires de pieds blessés, de sacs à dos pesants, de dortoirs nauséabonds et de kilomètres sans fin.
Celui-ci est sous-titré "drôles de rencontres" et c'est tout l'intérêt, la diversité des personnes croisées, avec qui l'on a engagé un dialogue plus ou moins profond, sans oublier ceux que l'on fuit. L'auteur ne manque pas d'humour ni d'humilité. Il recherche souvent la marche en solitaire, mais ne dédaigne pas les échanges du soir autour d'un bon verre.
Il est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port pour cinq semaines, en octobre,laissant derrière lui femme et enfant. Il ne sait pas très bien ce qu'il attend de ce voyage, le but l'intéresse finalement assez peu, c'est le chemin qui va le raboter un peu plus chaque jour et le faire passer par de multiples états intérieurs.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
moustache78moustache78   29 janvier 2015
Je ne désire qu’une chose en ce jour d’abattement : ne plus voir personne, ne plus parler. Fuir les pèlerins qui, derrière moi, semblent me poursuivre. Ralentir pour ne plus voir ceux qui, devant moi, semblent m’attendre. Ne pas les rattraper pour ne pas avoir à ânonner le sempiternel dialogue qui désormais m’accable : “Qui es-tu ? D’où viens-tu ? D’où es-tu parti ? Jusqu’où vas-tu ?”
Précédé et suivi par tant d’autres, je crois la solitude impossible. Pourtant je n’ai plus effectué une seule véritable rencontre depuis mon entrée dans la Meseta. Mes amis ont disparu. Certains ont achevé leur voyage. D’autres sont derrière moi. D’autres encore sont devant. Mais où ? Où sont-ils tous ces pèlerins qui, à Saint-Jean-Pied-de-Port, s’élançaient par dizaines ? Enfermé en moi-même, je ne les vois plus et je les regrette. Cette Tierra de Campos est le lieu terrible de l’isolement des marcheurs. L’âme se morfond dans ses tréfonds et le pied s’ennuie sur ces tracés trop plats et trop balisés, sur ces sentiers trop aménagés, bordés d’arbres faméliques plantés là pour apporter de l’ombre mais qui, faute d’eau et de joie, semblent refuser de pousser.
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AifelleAifelle   24 août 2015
"Cela étant, on aurait bien tort de croire que dans le sillage de Saint-Jacques ne se bousculent que des âmes dépouillées de leurs attaches terrestres, coupées du fracas du monde par cette déambulation volontaire, pédestre et nomade. En réalité, sur ce sentier de misère, bien peu sont les pélerins qui avouent chercher Dieu, mais nombreux sont ceux qui avancent le nez en l'air, à la recherche, non pas d'un signe divin, mais d'un panneau indiquant une connexion Wi-Fi.
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MarcoPolo85MarcoPolo85   10 avril 2015
En réalité, sur ce sentier de misère, bien peu sont les pèlerins qui avouent chercher Dieu, mais nombreux ceux qui avancent le nez en l'air, à la recherche non pas d'un signe divin mais d'un panneau indiquant une connexion Wi-Fi.
p82
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Videos de Antoine Bertrandy (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Bertrandy
Rencontre avec Émeric Fisset, Géraldine Dunbar & Antoine Bertrandy (Transboréal) I Escales le mois du Voyage chez Gibert Joseph.
Transboréal
Transboréal est une maison d'édition française des grands voyageurs explorateurs. Organisateur de conférences liées au voyage. Transboréal réunit dans son sillage, outre ses 126 auteurs, 160 autres voyageurs francophones qui ont eu à c?ur de découvrir une région du monde et d?en faire partager la découverte à travers des livres ou des films. Transboréal anime aussi une librairie de voyage dont les 5589 titres sont en ligne.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=a0e0261958c12283435555666337ae2fb2dd1f81&q=+Transbor%C3%A9al&product_type=*
Émeric Fisset
Né à Paris en 1962, Émeric Fisset s?est fait une spécialité des voyages en solitaire, sans liaison radio ni soutien logistique. Ce Meudonnais a pris goût à l?itinérance dès l?âge de 17 ans au sein d?Hôpital sans frontière, que ce soit auprès des réfugiés cambodgiens de Thaïlande, des Karamojong affamés d?Ouganda, à l?hôpital français de N?Djamena, au Tchad, ou à la suite du séisme d?El-Asnam, en Algérie. Après deux années comme officier parachutiste dans l?infanterie de marine, avec notamment une mission d?entraînement en jungle au Gabon, il participe à des convois humanitaires pour la Bosnie et la Lettonie.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=48f139c5ad702143ed2b1ff7f86599630a757a8d&q=%C3%89meric+Fisset&product_type=*
Géraldine Dunbar
Née à Londres en 1972, Géraldine Dunbar est de père sud-africain et de mère française. Elle a passé toute sa jeunesse en Grande-Bretagne, où elle grandit dans un univers artistique : son père est technicien de cinéma, sa mère artiste et enseignante, son beau-père, Painton Cowen, écrivain et musicien, et sa grand-mère, Pamela May, ballerine au Covent Garden Royal Ballet. Fascinée par les grands espaces, elle s?intéresse dès l?âge de 7 ans à l?Union soviétique, entreprend l?étude du russe à 12 ans et, depuis la France où elle réside à partir de 1990, effectue son premier voyage à Saint-Pétersbourg en 1992, à 19 ans : un séjour de deux mois dans une kommunalka, un appartement communautaire réunissant cinq familles.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=48f139c5ad702143ed2b1ff7f86599630a757a8d&q=G%C3%A9raldine+Dunbar&product_type=*
Antoine Bertrandy
Un matin d?automne, Antoine Bertrandy s?est arraché à son confort francilien pour s?élancer dans le sillage des pèlerins aspirés vers le mystère de Saint-Jacques. Courbé sous le poids de son sac et de ses attentes, il a relié Compostelle depuis Saint-Jean-Pied-de-Port en empruntant le Camino real francés. Dans le décor de cette comédie humaine itinérante ? où vibrent de concert spiritualité et téléphones portables ?, chacun peut épuiser ses fantasmes et ses certitudes jusqu?à ressentir, en son for intérieur, le frémissement de la renaissance. de cette expérience jaillit un récit riche de rencontres truculentes, de séparations déchirantes et de moments drolatiques. Un texte prodigue en réflexions sur le sens du pèlerinage et, en somme, sur la vie.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/vers-compostelle-droles-de-rencontres-6156934.html
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