AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266220284
Éditeur : Pocket (20/02/2014)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 145 notes)
Résumé :

C’est l’histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d'Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu'on appelle Le Breton, de Flora et d'Árpád. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball.

L'histoire de gens qui n'avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  14 février 2015
Si Manon Moreau avait la notoriété de Jean-Christophe Rufin, nul doute que "Le vestibule des causes perdues" aurait déjà dépassé les 600 000 ventes.
Si vous cherchez un livre qui a toutes les chances d'être un gros coup de coeur et dont les pages se tournent toutes seules,
si vous cherchez une écriture simple, belle, vraie ; un témoignage émouvant sans être mièvre,
si vous cherchez des personnages qui vous ressemblent et vous parlent,
si vous donnez un sens à l'existence, si vous aimez rêver et vous réjouir,
si vous aimez aimer, tout simplement, ce roman est pour vous.
Alors, voilà ce que vous allez faire, vous allez finir de lire cet avis et vous allez vous précipiter chez votre libraire pour acheter ou commander ce livre, car...
ce livre est un concentré de vie et de renaissance, d'espoir et de vérité,
ce livre est un chant enthousiaste qui vous portera à croire que chaque rencontre est précieuse, que chaque être qui croise votre route est un cadeau à déballer soigneusement, les yeux brillants d'excitation, et dont il faut savoir profiter,
ce livre vous donnera envie de sourire, de rire, d'aimer et de vivre,
ce livre vous racontera le Chemin, celui de Compostelle mais aussi et avant tout celui de nos vies, humbles, inconnues, discrètes et parfois bancales ; il vous racontera tous ces chemins différents qui ont pourtant la même valeur ; une valeur à découvrir, une valeur dont il faut chercher le sens, une valeur à enrichir pour mieux la partager.
Bon, ça y est, vous avez terminé de lire cet avis alors comment se fait-il que vous soyez encore devant votre écran quand cette pépite vous attend à la librairie ? Si vous êtes du genre à réclamer de chaque journée un petit bonheur, je vous sers celui-ci sur un plateau.

Challenge de lecture 2015 - Un livre basé sur une histoire vraie
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10125
LePamplemousse
  28 février 2015
Vous n'êtes pas croyant et vous n'avez jamais effectué de randonnées de votre vie ? Et bien, ce livre est pour vous !
Malgré le sujet, à savoir l'histoire d'un pélerinage à Compostelle, l'histoire n'aborde qu'assez peu l'aspect religieux de cette marche.
Ici, nous avons donc des personnes qui sont toutes un peu cassées, fêlées, voire carrément au fond du trou, et qui vont peu à peu se réparer, retrouver une envie, une personne ou une raison de s'en sortir et d'aller mieux.
Dit comme ça, ça paraît un peu bateau, déjà lu, je le reconnais bien volontiers...mais j'ai dévoré cette histoire car les personnages y sont vraiment attachants, j'ai eu la sensation de les accompagner tout au long des kilomètres, j'ai senti le poids du sac à dos, j'ai ressenti la douleur constante des ampoules aux pieds, j'ai eu froid dans les cols montagneux, j'ai frissonné pendant les journées de pluie, j'ai ressenti la chaleur du soleil dans ma nuque, j'ai vu le soleil se lever, j'ai soufflé de bonheur le soir quand j'ai enfin pu m'asseoir...
Un roman qui vous fait partager ça, ça n'a pas de prix !
L'auteur écrit finement, les phrases ne sont jamais tartes, les propos sont loin d'être mièvres, les personnages ne sont ni agaçants, ni portés à la sensiblerie.
Bref, c'est un énorme coup de coeur.
Allez, je vous laisse, mes chaussures de randonnées sont toutes seules à la cave et je crois bien que je vais les emmener faire un tour en forêt !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          696
TheWind
  06 juillet 2015
Chez moi, il y a un calendrier perpétuel intitulé « Sagesses du Monde » avec des photographies accompagnées de maximes, de proverbes, de citations d'auteurs. Alors qu'elle ne savait pas encore lire, ma plus jeune fille s'amusait à imaginer la phrase du jour. C'était rigolo.
On se souvient surtout de celle-ci. La photographie représentait un marcheur avec un sac à dos suivi de trois ânes bien chargés. Ma fille a fait semblant de lire et a dit : « Marcher, c'est la vérité. »
J'ai beaucoup pensé à cette phrase en lisant « Le vestibule des causes perdues ». N'est-ce pas la vérité que chaque pèlerin cherche en cheminant jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle ? Sa vérité ?
La phrase qui accompagnait réellement cette photo correspond tout aussi bien à certains personnages de ce roman. Il s'agit d'une citation de Maurice Magre : « Quand on porte un chagrin, il faut le porter loin pour le laisser un peu s'égrener sur la route. »

Pour Babel, une hospitalera, le chemin de Saint-Jacques c'est « le vestibules des causes perdues ». Elle explique à Mara :
« Bah oui. Je n'ai pas trouvé mieux. Comme au vestibule, on y vient régler les problèmes. Sauf que ce ne sont pas des problèmes qu'on trimballe. Ce sont des causes perdues. »
Elle avait raison, Babel, se disait Mara. Et elle pensait à Clotilde, cette dame bourgeoise bien fatiguée, à Arpad le hongrois qui garde accrochée à son sac à dos une délicate chaussure de bébé, à Sept Lieues qui n'a pas l'air de savoir ce qu'il fait sur ce chemin mais qui trace à une allure incroyable malgré des godasses en fin de vie, au Breton taciturne qui s'isole chaque soir dans la lecture de son cahier bleu, à Robert le retraité, à Henrique le joueur de guitare brésilien, à Bruce professeur d'université qui a soudainement plaqué sa vie parisienne pour devenir peregrino.
Elle pensait aussi à elle, Mara. Petite brunette à l'aspect fragile, un peu paumée, un peu naufragée et qui ne demande qu'à trouver un port d'attache.

Chacun d'entre eux porte en effet son chagrin mais au fil de leur pérégrination, au fil de rencontres plus ou moins improbables, et de leur amitié naissante, leur fardeau deviendra moins lourd à porter.
« Le vestibule des causes perdues » n'a rien à voir avec un roman de spiritualité. C'est un roman qui redonne sa place à la sensibilité et à la générosité, qui redonne sa place aux relations humaines, qui redonne sa place à l' « Essentiel », avec simplicité, candeur et bonne humeur.

J'ai parfois trouvé ce roman un peu long et répétitif. Mais n'est-ce pas aussi ce qui attend tout randonneur ? Un long chemin qui use les pieds, les jambes, parfois semé d'embûches mais qui amène, sans nul doute, quiétude et émerveillement.
Pour finir, je terminerai avec ce proverbe tibétain (qui fait partie de mon calendrier, oui, oui, c'est ça, je vois que vous suivez bien) qui résume bien la fin de ce roman et que je vous laisse méditer.

« Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
Marple
  20 mars 2016
Le vestibule des causes perdues raconte la marche vers Compostelle d'une petite bande de cabossés de la vie. Entre aventures sous la tempête, grosses ampoules et franche camaraderie dans les auberges, des liens se tissent et des noeuds se dénouent. C'est plein de tendresse et de bons sentiments. Un peu trop peut-être...
C'est pour ça que je suis partagée après cette lecture, au point d'avoir tardé presque un mois à écrire ma critique. Partagée, car la rêveuse idéaliste en moi a adoré cette bienveillance, cette chaleur, cet humanisme, cet humour, cette douceur, alors que l'observatrice plus cynique s'est gaussée de toute cette guimauve, du titre à la mode Gavalda-Pancol aux personnages bien stéréotypés en passant par tous les gros clichés sur l'amour, la vie, la mort...
Bref, je ne sais pas si j'ai trouvé ça drôle et émouvant, ou niais et complaisant. Ou alors le tout à la fois ! Pour réconcilier mes deux interprétations, il ne me reste plus qu'à partir moi-même pour Compostelle. Et c'est là ce que je retiens avant tout du livre, une envie farouche de marcher, vers Compostelle ou ailleurs, longtemps et en silence, pour faire un peu de ménage dans mon coeur, mon corps et mon cerveau.
Merci en tout cas à Gwen pour le cadeau.
Challenge PAL
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          474
KATE92
  23 février 2015
Tout d'abord, merci à GWEN21...
J'ai adoré sa critique et l'achat de ce livre s'est donc imposé.
Belle découverte.
ETRE OU NE PAS ETRE / OU NOUVELLE VIE
Lu en 4 jours...
J'ai adoré et aimé la vie de ces personnes qui a priori étaient en plein désarroi avant de commencer le chemin et qui arrivant en bout de course (si je puis dire) sont totalement différentes et aptes à reprendre leurs vies d'une façon plus sereine.
Dommage de les quitter... J'ai voulu faire durer ma lecture mais n'y suis pas arrivée, souhaitant toujours connaître plus sur le devenir des "héros".
Effectivement, gros coup de coeur en ce "presque" début d'année.
Commenter  J’apprécie          478
Citations et extraits (91) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE92   19 février 2015
Paris, un jour de pluie

Il pleut ce jour-là à Paris et l'homme marche.
Pas comme les autres, les passants, les badauds, les étudiants du Quartier Latin.
Lui marche vers quelque chose, vers quelqu'un, peut-être. Il va son chemin, sa vie tient dans ses pas. Tendu vers le haut de la rue, au-delà du périphérique, au-delà de la campagne sage. Par-delà les champs.
Il échappe au monde alentour, les voitures, les gouttes d'eau sales, où va-t-il, on ne sait pas. Il s'échappe et le lourd sac dont son dos est chargé n'y fait rien : désormais plus rien ne l'arrêtera. Son indifférence est une insolence, il attire les regards fascinés et envieux. D'autres le prendront pour un fou, un vagabond, avec ce bâton de bois comme un prédicateur, ce coquillage rose accroché à son sac.
Peu lui importe, il n'est déjà plus là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          192
mosaique92mosaique92   26 novembre 2015
A mesure qu'il marchait, qu'il devenait pèlerin, le chaos prenait sens, doucement, le flou se dessinait des contours. Il suivait sa route, et la lumière se faisait. Le vieil ordre des choses s'effondrait dans un éboulis de pierres blanches sous ses chaussures de marcheur. (...) Il pouvait enfin (...) déborder les murs et les frontières intimes, prendre la poudre d'escampette et de la hauteur.Vue de la crête d'une sierra, la vie avait plus de gueule. (p 324)

(Isabel surnommée Babel, tenancière d'auberge, s'adressant à Mara, pélerin)
- Je te parle du chemin. De Compostelle. En marchant jusqu'à Santiago, et surtout, en faisant l'hospitalera ici, j'ai rencontré tant d'histoires inextricables, de pèlerins emmêlés... Et pourtant, on marche, on se parle, on s'épuise, on prie parfois. On se refile des pansements, des idées réconfortantes, des pommades miraculeuses...Le chemin de Saint Jacques, pour moi, c'est le vestibule des causes perdues...
(...) Elle avait raison Babel. Sur le chemin les causes perdues s'entrechoquaient dans un tintamarre étourdissant, comme les cloches au cou des chevaux dans les Pyrénées, elles se répondaient, tintinnabulaient pour s'appeler, se retrouvaient pour ne pas se perdre. (p 343)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Gwen21Gwen21   14 février 2015
- N'empêche tous tes bouquins, ça ne vaudra jamais le soleil quand tu marches, comme aujourd'hui. Quand tu lis t'es enfermé, t'es pas dehors, tu bouges pas, tu marches pas.
- Pas du tout, il y a des livres qui voyagent et d'autres qui te disent de partir.
Commenter  J’apprécie          441
joedijoedi   20 juin 2015
Qu'est-ce qui marche sur quatre jambes le matin, deux le midi, trois le
soir ?
Le pèlerin.
Le pèlerin qui se traîne hors de son lit à l'aube, à quatre pattes à cause des courbatures. Qui, frais, dans la journée, se passe de son bâton, avant de s'en remettre totalement à lui comme un radeau le soir.
Commenter  J’apprécie          310
TheWindTheWind   04 juillet 2015
Dans sa poche, elle touche sa credencial. La chose la plus précieuse. Elle en connaît chaque sello, comme des petites pierres blanches sur son chemin. Les pierres blanches du Petit Poucet. Elle passe le doigt sur le papier, suit les dessins d'encre qu'elle conaît par coeur, les dessins d'une carte au trésor. Certains soirs, Mara se demande quel trésor...La credencial est déjà à moitié recouverte de ponts, de symboles étranges, d'étoiles, de petits pèlerins.
Quel trésor ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
autres livres classés : saint jacques de compostelleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Manon Moreau (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
non
il était Zen
catholique

10 questions
889 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre
. .