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ISBN : 2266136070
Éditeur : Pocket (02/09/2004)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 299 notes)
Résumé :
Voilà un roman aux atmosphères chaloupées et torrides de Tenessee Williams. En septembre et dans la chaleur sucrée d'un soir, à l'intérieur d'un café. De pales ventilateurs tournent au-dessus des banquettes de moleskine, des rangées de bouteilles se reflètent dans l'immense miroir posé derrière le comptoir. Aux murs, les publicités pour Coca-Cola rappellent qu'ici c'est l'Amérique profonde. Plus exacte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  17 mai 2016
Ce roman est inspiré d'un tableau d'Edward Hopper qui représente une femme vêtue d'une robe rouge, assise à un bar, entourée de trois hommes et qui a plu et presque obsédé Philippe Besson (au point qu'il en a acheté une reproduction) et peu à peu les personnages se sont animés et une histoire s'est construite entre eux.
Cette histoire se déroule comme une pièce de théâtre, un huis-clos, qui respecte les trois unités : lieu, temps, action et l'auteur réussit à y introduire toutes sortes d'émotions, dans une ambiance électrique comme peut l'être une fin d'après-midi orageuse.
le café Phillies était « leur bar » et Ben, le serveur, a connu Louise et Stephen à l'époque où ils étaient amoureux et vivaient ensemble. Il connaît tout de Louise car il l'a vu sombrer, souffrir, s'accrocher après leur séparation, mais sans jamais sortir de son rôle de serveur, accueillant les confidences sans juger. « Il s'est toujours contenté de l'écouter, sans ponctuer ses phrases. Il a la conviction que les serveurs de café doivent être affables et discrets ». P 23
Comment peut-on se reparler au bout de cinq années de séparation durant laquelle chacun d'eux a évolué de son côté, comment renouer le lien ? La conversation peut-elle reprendre là où elle s'est arrêtée ? Comment parler à l'autre sans le heurter, sans commettre d'impair ?
Peut-on resurgir dans la vie de l'autre après une rupture, une trahison puisque Stephen a épousé une autre femme dont il a eu des enfants ? Est-ce que l'autre a encore une place pour vous dans sa vie ? A-t-il d'ailleurs refait sa vie sans vous ?
Bien sûr, tous les souvenirs remontent, les bons comme les mauvais. Stephen est issu d'une famille de notables qui, notamment le père, a très mal accueilli Louise à l'époque, une petite actrice ne pouvait pas s'intéresser à leur fils sans une arrière-pensée. « Aujourd'hui encore, son évocation pèse lourd entre eux deux. Dans le laconisme de Louise, il faut comprendre que la rancune n'a pas été jetée à la rivière. Dans la discrétion de Stephen, il convient sûrement de déceler une volonté de ne pas raviver des plaies. On retient ses coups ». P 47
Philippe Besson aborde tous ces sujets sans tabous, tente d'apporter une réponse aux questions, aux doutes et pousse chacun dans ses retranchements. Il joue aussi sur les silences qui s'instaurent entre eux quand la tension devient trop palpable et qui permettent de gagner du temps. Les silences d'aujourd'hui, comme ceux d'autrefois, le silence face au tumulte du coeur. Même les absents, tel Norman dont on attend toujours l'arrivée ou le coup de fil, ou même Rachel, habitent le bar. Chaque rôle est important dans ce huis-clos.
Il exploite aussi l'immobilité derrière laquelle chacun se réfugie pour ne rien dévoiler à l'autre de ses faiblesses, une économie de mots et de mouvements qui reflète l'atmosphère suggérée par le tableau de Hopper.
J'ai adoré cette histoire car les personnalités des protagonistes sont fouillées, explorées dans les moindres recoins, avec leurs failles et leurs fragilités comme Philippe Besson sait si bien les décrire, les décortiquer, sans complaisance en utilisant toute une palette d'émotions. de plus, je trouve son idée de départ géniale et il l'a exploitée de fort belle façon.
Un livre paru en 2002, qui était depuis des années dans ma bibliothèque, un roman court (191 pages) mais tellement dense, un coup de coeur. J'en vois certains sourire, car je fais partie du fan-club de Philippe Besson donc, pas objective…
Note : 9/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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marina53
  29 janvier 2013
Nous sommes à Cape Cod aux Etats-Unis. Septembre est là mais l'été ne semble pas vouloir s'en aller. Une certaine douceur plane sur cette ville. le bar, Chez Phillies, est encore ouvert malgré le peu d'habitués. Mais, il faut dire que la seule cliente, Louise, assise au bar, un Martini posé devant elle, est presque devenue une amie de Ben, le serveur. Un silence règne entre eux mais ces deux-là n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre. Elle attend impatiemment Norman, son amant, qui ne devrait pas tarder.
La porte s'ouvre, mais ce n'est pas l'être désiré qui apparaît mais Stephen, un de ses anciens amants. Est-ce le hasard qui les fait se réunir à nouveau? Ces deux êtres vont-ils réussir à se parler? Louise va-t-elle accepter de prendre un verre avec lui, malgré leur séparation douloureuse d'il y a cinq ans?
Initialement attirée par la couverture, représentant une toile de Hopper, « Les rôdeurs de la nuit » dont l'exposition m'a réellement convaincue quant au génie de ce peintre, je me suis tournée vers ce roman plus par intuition que par l'histoire en elle-même. Malgré cela, le plaisir de lecture fut bel et bien là. Partir d'un tableau et échafauder toute une histoire, raconter ou plutôt inventer le présent et le passé de ces trois personnages peut s'avérer un exercice délicat et pourtant, Besson l'a réussi avec brio. On se passionne pour cette histoire, pour ces héros qui deviennent, le temps de quelques heures, des personnes vivantes...Besson s'est inspiré de cette toile et a véritablement donné corps et vie à ce tableau. L'écriture, toute en finesse, en poésie et retenue, est séduisante et enivrante.
Une arrière saison chaleureuse et apaisante...
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missmolko1
  09 novembre 2012
L'idée de départ de ce roman m'a attiré. Partir d'un tableau et d'imaginer une histoire autour des trois personnages présent sur cette peinture. Je trouve ça vraiment original et je suis admirative de l'imagination de l'auteur.
J'ai ouvert le livre à 14h et a 17h il était fini, impossible de le lâcher tellement j'ai adoré. On entre dans ce roman ou plus précisément dans ce tableau et l'on s'assoit au bar, on observe ces trois personnages, on les écoute.
Avec chaque paragraphe, on change de narrateur et on alterne ainsi entre Ben (ou Benjamin) le serveur, Stephen l'homme au costume et Louise cette femme à la robe rouge.
Peu d'action puisqu'il s'agit la d'un huis-clos, une fin assez prévisible mais pourtant j'ai pris beaucoup de plaisir a la lecture. L'écriture de Philippe Besson, que je découvrir ici est fluide, très agréable et décrit à merveille les sentiments et les pensées de chaque personnage.
Chaque personnage m'a conquise car je dois dire qu'au début du roman, chacun m'agaçait. Louise maitresse d'un homme marié qui atteint désespérément que son amant quitte sa femme, Ben le serveur effacé, qui travaille dans ce même bar depuis neuf ans dans une ville ou a part sa plage rien ne semble très attrayant et enfin Stephen, parfait goujat qui après avoir quitté Louise pour une amie a elle, revient car il est a nouveau seul. Autant dire qu'ils n'avait, tous les trois, pas grand chose pour eux! Et pourtant au fils des pages, je les ai apprécié de plus en plus, les trouvant même sympathiques et attachants.
Mon seul regret c'est que ce livre est bien trop court! Forcement toute l'histoire tourne autour de ce tableau mais j'aurai aimé savoir ce que deviennent nos personnages, en quittant ce bar, mais ça c'est aux lecteurs de l'imaginer....
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Chrisdu26
  21 octobre 2012
Un peintre, un tableau, un auteur, une histoire.
En lisant l'arrière saison, j'ai reçu trois bonheurs : Celui de découvrir un nouvel auteur, un livre et un peintre.
Ce livre est un réel coup de coeur comme je les aime. L'histoire s'est accaparée mon âme et lorsque j'ai tourné la dernière page je me suis retrouvée dans le vide, comme lorsqu'on écoute une grande musique et que l'on coupe le son, «Erik Satie, Gymnopédies par exemple». Pourquoi ? Pourquoi pas !
C'est grave docteur ??
Pourtant ce n'est pas le livre du siècle mais l'histoire me touche.
Stephen et Louise ont autrefois formé un des couples les plus en vue de Boston. Elle, jeune comédienne, lui, brillant jeune homme diplômé de Harvard. Ils ont vécu ensemble cinq ans d'amour, jusqu'au jour où Stephen s'est laissé séduire par Rachel, une brillante jeune femme diplômée de Harvard, d'une famille fortunée, tout à son image. Il fait son choix, quitte Louise qui lui a fait jurer de ne jamais chercher à la revoir.
Un soir dans un bar, il n'y a personne, sinon Ben, le barman, et elle. Louise est au comptoir. Ils échangent des banalités. C'est alors qu'apparaît un revenant : Stephen.
Comment reprendre le fil après cinq ans d'absence ? Comment revenir vers quelqu'un que l'on a trahi ? Comment avouer que l'autre avait raison ? le mariage de Stephen avec Rachel a t'il échoué ? Pourquoi Stephen est là, que cherche-t-il vraiment ?
C'est un huis clos comme je les aime. Un face à face ou va ressurgir de vieilles rancoeurs, des non dits, de la haine, de l'amour….
Philippe Besson s'est inspiré d'un tableau d'Edward Hopper pour écrire ce livre. Qui n'a pas rêvé un jour de donner la parole aux personnages d'un tableau. Et ben Besson l'a fait et plutôt bien.
Ce tableau s'appelle Nighthawks, peint en 1942, Hopper est inspiré par une nouvelle d'Hemingway «The killers» montrant des personnes assises dans un bar typique américain : Une femme de rouge vêtue accompagnée d'un homme, assis tous deux au comptoir, le barman et un homme de dos. La scène se passe tard dans la nuit. C'est le plus célèbre tableau de Hopper.
L'histoire part de cette scène, et j'ai adoré la façon dont Besson a mené l'histoire. Quelle belle plume !
Je connaissais le tableau d'Hopper avant le livre et maintenant je ne pourrai plus dissocier cette peinture de ce roman et de Satie.
C'est une scène digne d'être tournée au cinéma.

Pour finir ce livre je l'ai trouvé dans le cartable de ma fille Mathilde. Alors merci ma grande pour ce moment de bonheur et de partage. J'en veux encore !!!

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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Jean-Daniel
  19 septembre 2017
Les tableaux du peintre américain Edward Hopper ont inspiré plusieurs romanciers, parmi lesquels Philippe Besson, avec son livre « L'arrière-saison ». Le choix du peintre Hopper n'est pas innocent, la simplification des formes, des architectures, les aplats et la luminosité des couleurs laissent libre champ à la liberté créatrice de l'écrivain. Philippe Besson indique que « L'arrière-saison » est issu de l' « envie impérieuse » que lui a donné « Nighthawks » de raconter l'histoire de cette femme et des hommes qui l'entourent dans un café de Cape Cod.
Le tableau « Nighthawks » présente un bar à l'angle d'une rue à New-York. L'automne commence à s'installer, il fait nuit, la rue est déserte, on voit un homme et une femme rousse vêtue d'une robe rouge qui nous rappelle la féminité mais aussi la violence, accoudés tous deux au comptoir. Un troisième consommateur, assis seul, est peint de dos. Le serveur est en tenue blanche, penché sur son bar, occupé par son travail, il est le seul personnage en mouvement. Les personnages ne se regardent pas et paraissent absorbés en eux-mêmes.
Les tableaux de Hopper nous touchent car ils sont d'une simplicité trompeuse et d'une naïveté remplie de symboles. Philippe Besson laisse son imagination prendre possession des personnages et donne vie à ce tableau. Il imagine ce que les personnages pensent et disent. Rapidement, ils s'animent et une histoire se construit entre eux. Une intrigue amoureuse s'esquisse à l'intérieur du restaurant-bar, décor unique du roman.
Hopper oppose à la frénésie de la société américaine, une attitude de réserve, de statisme, d'immobilité et de solitude ; pas de personnages agités ou de représentation de foule. Hopper essaie d'imposer l'image de personnages qui ont le temps de s'isoler et de s'adonner à la méditation. Dans un style très dépouillé, Besson transforme le café Phillies de New-York en restaurant à Cape Cod et l'histoire se déroule comme une pièce de théâtre avec les unités de lieu et de temps. Seuls les souvenirs nous emmènent quelques années plus tôt hors de cette salle. Nous sommes au théâtre et pourtant il y a peu de dialogues, cette rareté accentue les silences des protagonistes et nous maintient constamment dans l'atmosphère du tableau.
Le climat morose d'une Amérique « petit-bourgeois » est rendu dans l'arrière-saison où le bar se mue en café-théâtre. le temps d'une représentation, Louise et ses comparses endossent les secrets des personnages figés à travers lesquels Hopper a représenté « le reflet négatif du rêve américain ».
Louise, la femme en rouge, écrit des pièces à succès. Elle attend Norman, son amant, qui lui a promis de rompre avec sa femme puis de la rejoindre. Mais au lieu de Norman, c'est un autre homme qui arrive inopinément : Stephen Townsend, l'homme avec lequel Louise a vécu une histoire d'amour passionnée jusqu'au jour où il la laissé tomber pour une autre femme avec qui il est séparé depuis peu. On assiste aux retrouvailles de ces anciens amants, cinq ans après leur séparation. Norman, lui ne viendra pas, en dépit de sa promesse, n'ayant pu rompre avec sa femme.
L'intrigue n'est en fait pas nouvelle, la femme attend un homme qui ne viendra pas mais arrive un homme qu'elle n'attendait plus. Les mots sont justes, comme des touches de couleur dont l'assemblage forme un tableau. le texte, évocateur et précis, comme la peinture de Hopper, se lit avec plaisir et nous permet d'imaginer la scène.
Dans ce tableau à huis-clos, l'analyse des sentiments est très fine. Comment peut-on se reparler au bout de cinq années de séparation durant laquelle chacun a évolué de son côté, comment renouer le lien sans commettre d'impair ?
Hopper s'est souvent inspiré de la littérature et du cinéma pour peindre ses tableaux mais inversement, des écrivains ou cinéastes se sont inspirés de ses tableaux. Le grand talent de Besson est d'avoir réussi à donner vie à des personnages de tableaux et de mener par petites touches le lecteur dans la scène. Il sait remarquablement refléter l'atmosphère suggérée par le tableau de Hopper. Celui qui aime la peinture d'Edward Hopper devrait apprécier ce roman, c'est mon cas, et pendant toute ma lecture le tableau est resté présent dans mon esprit.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   31 janvier 2013
Elle est convaincue que le monde change, que la vie propose des épreuves mais qu'on peut rester soi-même et triompher de ces épreuves. En fin de compte, les souffrances font partie de l'existence, elles ne peuvent pas nous être épargnées mais elles valent cent fois mieux que des moments insipides, elles sont le prix à payer pour affirmer ce qu'on est et accomplir ce qu'on a décidé.
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Chrisdu26Chrisdu26   29 juillet 2015

Tout à coup, ils ne sont plus uniquement leur passé ou leur passif, leurs amnésies criantes ou leurs remontrances muettes, ils ont des corps, des formes qu'ils connaissent bien, des peaux qu'ils ont souvent caressées, des bras qui leur ont servi à s'étreindre, des bouches qui se sont touchées chaque jour pendant cinq ans. Le désir, il est palpable. La violence qu'ils ressentent, qui les heurte tous deux ensemble, elle est physique. Ils s'en retournent aux origines.
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Lea25Lea25   15 avril 2013
Cependant, il ne perçoit pas l'intérêt qu'il y a à évoquer le passé si c'est pour n'en retenir que ce qui blesse. Il pense aussi que la prescription est possible, qu'elle est même souhaitable, que tous les deuils ont une fin. Et ça ramènerait un sourire sur le visage de Louise de parler d'autre chose. Elle est en train de se faire du mal et cela le contrarie. Il voudrait lui dire qu'elle ne tirera aucune satisfaction de ces règlements de comptes, qu'on ne guérit pas de ses blessures en les ravivant.
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Jean-DanielJean-Daniel   19 septembre 2017
 Le crépuscule de Cape Cod tombe sur les vérandas des villas avoisinantes, où de jeunes femmes aux épaules découvertes ont profité jusqu’au dernier moment des rayons du soleil. Des chaises à bascule grincent avec le vent léger qui se lève, qui arrive maintenant de l’océan. Une balançoire bouge sans que nul ne l’actionne. Un frisson parcourt les dunes et agite les fils électriques pendus aux poteaux qui longent la route de la côte.
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CrumpetCrumpet   09 décembre 2012
Louise et Stephen ne songent pas à partir. Le silence du café les protège et personne ne les attend. C’est cela qui leur est arrivé : plus personne pour les attendre. Ils sont seuls comme ne le sont que les vieillards. Ils ont le regard hagard de solitude. Ils ont le souffle court des épuisés. Ils ont les gestes ralentis des plus démunis. Ils s’abritent dans un café improbable, à l’extrémité d’un continent. Ils égrènent leur vie comme d’autres des prières, en roulant des chapelets entre leurs doigts osseux. Ils sont parvenus au terme de quelque chose, sans être en mesure de discerner encore ce qui pourrait commencer pour eux. Ils se sont égarés.
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